
Vous avez fait un long voyage? Dites-le dans votre CV. Ci-haut, l'Inde. Photo: Aijaz Rahi, AP
Questions de lecteurs
«J’ai obtenu mon baccalauréat en génie électrique, en décembre 2009, puis j’ai fait un long voyage. À mon retour, je n’étais pas certain de vouloir travailler dans le domaine. Après une longue période de doute, j’ai décidé d’opter pour l’informatique. J’y ai fait des stages dans le domaine pendant mes études. Que faire avec mon trou de deux ans dans mon CV?» – François
«Doit-on expliquer dans une lettre de motivation les trous sans emploi dans le CV?» – Élise
«La vie n’a pas de trou! Il ne faut pas qu’il y en ait dans son CV sinon, on peut se faire écarter d’emblée», affirme Claire Chénard, conseillère en ressources humaines agréée (CRHA), spécialisée en transition de carrière, chez Lee Hecht Harrison/DBM.
À ses yeux, il faut avoir un CV attrayant et bien présenter ces périodes sans emploi, mais pas sans activités.
«L’ingénieur pourrait commencer son CV avec ses expériences plutôt qu’avec ses études qui remontent à 2009. Cette section comprendrait son expérience de voyage et ses expériences de travail.»
Si le voyage a été fait il y a quelques années et qu’on a travaillé depuis, on le met à la fin du CV, d’après Mme Chénard.
Il faut aussi indiquer dans son CV les périodes de remise en question et de recherche d’emploi prolongées.
«On a pu faire du bénévolat, participer à des congrès ou à des activités en lien avec son domaine d’activités, retourner aux études, se perfectionner. On peut indiquer ces éléments dans une rubrique nommée activités paraprofessionnelles», indique Mme Chénard.
Lors de l’entrevue, il faudra arriver à expliquer ces périodes à un recruteur avec franchise et confiance.
«Si on s’est remis en question, on peut dire en entrevue qu’on se connaît maintenant beaucoup mieux. Ce que l’on retient d’un candidat tient principalement dans l’expérience, les compétences démontrées, l’attitude et le désir d’apprendre», précise la spécialiste.
Si on change de domaine, il faut mettre en relief dans son CV ses compétences connexes et transférables.
«Il faut aussi se présenter comme quelqu’un qui peut faire des choix et qui sait ce qu’il veut, précise-t-elle. On peut le faire dans la lettre d’introduction et ajouter un objectif de carrière dans son CV puisque les lettres ne sont pas toujours lues en premier.»
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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raoul914
3 mars 2012
10h22
On est en 2012, on peut aussi indiquer qu’on a élevés ses enfants.
lecteur_curieux
3 mars 2012
11h02
Les conseils généraux sont bons. Je ne peux quand même que constater par le vécu qu’il y a quand même des failles à cette manière d’évaluer les gens. Et cela peut aussi aller du côté de l’employé.
Les deux côtés ne prennent pas assez de temps pour se connaître vraiment et jouent pratiquement une game! Alors, cela peut conduire à des échecs ou des déceptions un coup l’emploi obtenu et aussi à des employeurs qui se privent de talents en adoptant une grille d’analyse peu souple.
Celui qui leur paraît le meilleur pourrait bien être un des plus mauvais au final.
lecteur_curieux
3 mars 2012
11h14
Puis se faire écarter d’emblée par un employeur avec qui vous n’êtes pas compatible. Ce n’est pas un si mauvaise chose au fond. Cela sauve du temps aux deux parties !
Il y a une question de domaine bien sûr mais aussi d’employeur et de patron. C’est difficile à expliquer mais on peut parfois deviner que cela va cliquer ou ne cliquera pas dès la première rencontre.
Bien sûr, on ne peut pas faire un CV personnalisé pour chaque employeur. Certains vont s’en moquer de votre bénévolat alors que pour d’autres cela sera vu comme bien. Et la même chose pour le voyage si vous l’indiquez.
Les atomes crochus, les affinités ne peuvent pas êtres mises en valeur grâce à des techniques de recherche d’emploi.
vlrglqqf
3 mars 2012
12h18
Un trou dans son CV professionnellement parlant? Ce pourrait être une diversion pour se resituer au niveau personnel après le rétablissement d’une longue dépression. Grands dieux!non! ce serait une brêche fatale. Disons-le autrement s’il est à props de le dire, soit une réorientation de carrière pour du changement. C’est mieux, mais dangereux aussi parce que sujet à mille et une interprétations, d’où le risque d’être pris au dépourvu. Un faux pas, et vous êtes “out” plutôt que très “in”. L’audace d’avouer sa propre vérité se paie parfois très cher, surtout si c’est là que le bât blesse. Il ne s’agit pas non plus de faire avaler des couleuvres au type qui est devant soi. Celui-ci reconnaît aisément ceux ou celles qui veulent se démarquer des candidatures potentielles. C’est un art que de savoir se vendre*!
Dans un cas comme dans l’autre pourquoi ne pas rester soi-même? Ainsi on ne risque pas de se tromper dans des menteries toutes planifiées d’avance.
___________
*Hazanivicius le sait, lui.
rllemieux
3 mars 2012
12h56
On la connaît la cause des pénuries de main d’oeuvre : les conseillers en ressources humaines.
maxsexcity
3 mars 2012
17h29
Je vois pas en quoi cela concerne l’employeur de savoir que pendant un temps on a rien fait de particulier.
Bret
3 mars 2012
21h07
Moi aussi, je pense que ça ne regarde pas l’employeur. Les gens ont le droit d’avoir des projets personnels qui ne sont pas du travail. Le but pour l’employeur est de savoir si la personne est capable de faire la job et si cette personne va pouvoir s’intégrer dans l’équipe, un point c’est tout! J’ai toujours trouvé que les entrevues d’emploi étaient une mise en scène un peu ridicule où règne le politiquement correct.
C’est à se demander si les conseillers en ressources humaines ne cherchent pas juste à justifier leurs emplois.
Alain02
3 mars 2012
22h11
Bonjour. – Retourne au étude; pour appendre l’informatique.
À @ rilemieux: Je suis d’accord concernant les conseillers ressources humaines.
# Moi; j’y ajoute les gouvernements = Suite à cette idée que pour travailler et gagner sa vie (des hauts salaires) les options CÉGEP et Université étaient les seuls valables.
## Presque toute une génération de diplômés – Qui se cherchent.
# *Baccalauréat* en génie électrique: Si je ne me trompe pas = C’est une préparation à des études universitaires, un propédeutique.
Cheminement:
Votre baccalauréat fini en 2009 * quelque stage en informatique ? – Voyage de trois ans, j’y ajoute votre temps d’attente suite à votre manque d’intérêt en électrique (2009 à 2012) – - Pour travailler votre option en informatique.
1 – Vous demandez comment remplir votre curriculum: = Cogitation ?
2 – JE suis d’accord que la vie n’a pas de trou mais là quoi écrire ==
= Votre bac.: Vous ne prévoyez pas travailler dans cette option.
= Ok ! vos stages (combien) en informatique = Ce ne sont que des stages ?
= Votre voyage ! ?
Non je conseillerais le retour au étude en informatique.
@ maxsexcity: Si vous n’avez rien à écrire bien ne rien écrire. Bonne chance.
supercorm
3 mars 2012
23h50
raoul914 – Encore faut il avoir des enfants …
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Maxsexcity – faux. En tant qu’employeur, j’aime bien connaitre la motivation du candidat. Qu’il ai prit un an pour apprendre l’Espagnole en voyageant en Amerique du sud c’est ok avec moi, mais qu’il ai “glande” comme un beigne a rien faire, ca c’est derangeant. Je ne veux pas d’un candidat qui cherche qques piastres pour repartir “glander” ailleurs …
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En tant qu’employeur dans le marche financier/boursier, un trou ne me derange pas, d’autant plus que dans mon domaine des gens sur le chomage depuis des mois, il y en a plusieurs. Que certains aient pris un “break” est ok avec moi, mais en autant qu’ils en ont profiter pour faire qques chose d’interessant, d’educatif, ou l’occasion d’explorer un hobby plus profondement. Mais si qqu’un n’a pas su faire qque chose de positif en qques mois/annees en dehors du marche du travail, s’il ne peut expliquer ce qui l’a motive ou passione tout ce temps, alors le cv va en dessous de la pile.
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Des excuses comme “j’ai rien fait, je me suis repose, j’ai pris ca cool pendant un an”, bref, pas d’interet de travailler avec des gens comme ca. Meme si le candidat est reveur, qu’il soit parti a la recherche d’un tresor perdu au Guatemala pendant un an, c’est un candidat que je considererais, car il aura l’avantage d’etre un passione et de prendre les moyens pour atteindre son but, accomplir ses reves.
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Quant a Francois ci haut, a la limite je prefere les gens qui voyagent “avant” de finir les etudes, ou apres avoir travaille qques temps dans leur domaine, avant de changer de carriere. Francois m’apparait comme un homme qui a ses priorites un peu a l’envers, et qqu’un qui n’est pas decide, mais j’aimerais bien connaitre davantage son voyage (ou et quand) pour comprendre son changement de cap …
jolico
4 mars 2012
02h20
@Alain02 – la partie de votre commentaire adressée à maxsexcity est impardonnable.
Mh188888
4 mars 2012
07h49
pourquoi l’expliquer? tous les monde a des temps d’arret.
dodgeviper
4 mars 2012
09h02
@Maxsexcity
Disons que vous avez fait vivre l’enfer à un employeur, et qu’il a du vous mettre à la porte en très mauvais termes…. Idéalement vous ne le mettriez pas dans votre CV….
Vous pigez ? Il est justifié de la part d’un employeur de ne PAS vouloir un candidat à problèmes. Idem pour un candidat qui veut seulement accumuler 20 semaines et se laisser vivre par le chomage. Un employeur doit être en mesure de se protéger de ces candidats “potentiellement coûteux”. Si les raisons des trous ne sont pas de ce genre, alors écrivez les simplement !
De plus, à celui qui dit qu’on ne peut pas personaliser son CV pour chaque employeur, eh bien dans certains cas, il faut le faire. Si on applique pour un poste qui parle de l’importance de l’écoute du client, on ne remets pas le même CV que pour un poste où les connaissances techniques sont priviligiées…. même si parfois le même candidat aurait les compétences pour ces deux emplois.
PS: La qualité du français est primordiale ! Partout dans la vie, mais encore plus dans un CV !
lecteur_curieux
4 mars 2012
09h11
Autre commentaire. Mon expérience personnelle, m’a fait croire que oui, il est préférable de suivre les conseils des professionnels en ressources humaines et ainsi on augmente nos probabilités de se trouver un emploi. Il faut, par contre, les intégrer et les adapter à nous.
C’est au niveau des valeurs du marché de l’emploi que je constate certaines failles. Dans cette façon de recruter les gens, plutôt que de favoriser réellement les plus doués pour le poste, on favorise ceux qui ont de plus aptitudes pour la vente et même on privilégie cela. C’est comme si on voulait que tous deviennent des vendeurs à commissions. Il est bon dans une société dans en avoir quelques-uns mais que tous deviennent comme eux ? On recule.
Difficile quand même de blâmer unilatéralement, les entreprises, elles n’ont pas tellement d’autres moyens pour évaluer les candidats au départ. Ce n’est pas comme dans le sport ou pour les artistes ou le talent peut se démontrer en audition ou bien pendant l’exécution du jeu.
Avez-vous déjà vu le film ”Le Meilleur” avec Robert Redford ? Évidemment que cela serait une exception si elle se produisait.
On pourrait aussi parler d’acteurs qui le deviennent sur le tard. Et est-ce grâce à des techniques de recherches d’emploi. Non c’est plus grâce à des rencontres en personne et où le talent se remarque.
Imaginez aussi dans le sport… Guy Lafleur quand il jouait avec les Remparts de Québec, jouait moins bien quand il savait qu’il y avait des personnes importantes dans l’aréna pouvant le recruter. Il jouait pour le public et non pour les patrons. Claude Ruel et Pollock étaient suffisamment intelligents pour le comprendre et avait remarqué que c’était comme aller à la chasse à l’orignal.
Savoir débusquer le véritable talent… Les entreprises et les candidats devraient finalement se rencontrer bien plus tôt, avant même d’entreprendre des études universitaires si possible.
lecteur_curieux
4 mars 2012
09h16
On pourrait aussi citer Dédé Fortin : ” Passe-moé la puck puis je vais en compter des buts ”.
http://www.tagtele.com/videos/voir/34584
Quand c’est rendu dans une société que l’on voit qu’il y a plus de talent réel chez des sans-abris que des hauts dirigeants de sociétés et certains cadres. On voit très bien, toutes les erreurs du système.
holosan
4 mars 2012
09h45
Ah! Les Ressources humaines, les Rh! Avec leur vision tronquée de la réalité de la vie… Il serait plus que temps qu’ils arrivent en 2012 comme tout le monde. On ne se destine plus dans le métier de son père et ayant étudié à la même école que lui dans le temps et en travaillant 35 ans dans la même boîte pour avoir une montre en or.
Mon Cv reflète mon parcours, mais ce n’est pas une confession. Il donne des indications suffisamment précises pour que le recruteur se fasse une idée de mes compétences et expériences. De toute façon, moi-même, je ne me souviens plus vraiment si j’ai commencé en juin ou en juillet. Comme un Cv ne peut pas avoir plus de 2 pages et que j’ai eu beaucoup d’emplois à temps partiel, et des fois, en même temps, je ne mets que les années, beaucoup plus facile de ne pas laisser de trou. Sinon, comment lister tous ces emplois? Vous pouvez inscrire quelque chose de général comme «contrats sur appel pour plusieurs employeurs dans le domaine X», mais assurez vous d’avoir au moins un vrai employeur dans cette période.
Vous pouvez aussi inventer un emploi peu compromettant dans une petite boîte qui n’existe plus depuis longtemps, et ce, surtout si vous avez habité dans une autre région. Si on va dire qu’on a fait une dépression, on se fait barrer automatiquement, alors… Faut se qu’il faut! Au pire, inventer une maladie d’ordre physique qui prend un peu de temps à se régler, mais qui, une fois, sous contrôle ne pose plus vraiment de problème, dérangement de la glande thyroïde ou n’importe quoi. Mais comment aller inscrire ça sur un Cv?
Ayant changé de domaine depuis longtemps, je suis tellement tanné de me faire parler de cette ancienne carrière malgré le passage des années. Est-ce que j’ai le droit d’essayer et de me tromper? À 18 ans, on ne se connaît pas comme à 34, j’ai étudié dans quelque chose et j’ai travaillé dans ce domaine pour me rendre compte que ce n’est pas pour moi. Moi, je me donne le droit de me tromper! Pis les Rh, regarder plus loin que le bout de votre nez. J’y ai quand même beaucoup appris et ça me sert encore.
Si j’ai travaillé au noir dans un domaine où beaucoup d’emplois sont au noir automatiquement, comment j’écris ça sur un Cv pour être sûr de ne pas avoir de trouble avec le chômage et l’impôt?
Il y a tellement de situations qui peuvent faire mal paraître votre Cv si on se fie à ces spécialistes des ressources humaines qui n’ont d’humaines que le nom. Je trouve qu’ils sont les artisans de leur propre malheur, parce que leurs méthodes obligent les gens à «arranger» la vérité parce qu’elle est trop complexe pour s’ajuster sur deux pages.
vlrglqqf
4 mars 2012
10h23
A bien y penser c’est vrai, l’employeur n’a pas à connaître vos activités qui expliquent le trou dans votre CV. Celui-ci doit se limiter à votre compétence professionnelle seulement. Dans mon commentaire d’hier à 12h18, je me suis mis dans la peau d’un candidat un peu trop parfait ‘accroche au poste affiché. C’est comme jouer au chat et à la souris qui se foutent de la durée de la joute, même si le temps c’est de l’argent.
En revanche si dans le CV de l’employeur on trouvait quelques irrégularités? On éviterait de le courtiser c’est certain. Ce serait le comble d’apprendre que notre futur employeur est un escroc bref, un être imparfait! C’est donnant donnant si on veut ruser. Mais pour obtenir un poste qui paraît nous convenir (aptitudes, compétence et expérience), la tentation est forte de se donner une petite gêne. Si j’étais employeur, je ne perdrais pas mon temps (c’est de l’argent) avec des prétentieux ou des trop prudents. Et puis il savoir prendre des décisions, sinon on reste aux crochets à plus intelligent que soi, on reste un éternel dépendant.
vlrglqqf
4 mars 2012
10h25
… un peu trop parfait qui s’accroche …
Alain02
4 mars 2012
11h12
Bonjour. – @ jolico ?
1 – Pourquoi ? = Je ne comprend pas!: Ha! Je croies savoir – J’ai écrit court, peut-être mal compris.
2 – @ maxsexcity: Ce que je veux dire c’est que si vous n’avez rien à écrire dans votre CV bien ne rien écrire.
# Je m’excuse pour m’avoir mal exprimé.
Remarque: Je n’ai pas de CV. personnel.
3 – Je travaille depuis l’âge de 13 ans, j’ai 59 ans – Jamais été sur chômage – jamais manqué de travail – Pas de CV.
## Quand je change d’emploi: Sa ce fait de bouche à oreille. Mes antécédents travail sont mon CV.
— Je m’excuse encore: Je ne suis pas un écrivain.
Bonne chance a tous ceux qui se cherche de l’emploi.
prodsac
4 mars 2012
12h31
Un trou?
L’important c’est d’avoir une entree au registre des entreprises (30$ par annee) comme entreprise infdividuelle enregistree… Comme ca, on a travaille comme autonome pendant x temps…]
De toute facon, les RH (je vais parler pour l’informatique) c’est rendu une gang de filles qui ne connaissent absolument rien la dedans et qui engagent sur on ne sait quelle base…
Vivement les chasseurs de tete et les references. Sinon, ya ben du patinage a faire ahha
piedoq
4 mars 2012
16h25
quelque part je pense que les entreprises se compliquent trop la vie ou bien les ressources humaines disposent de trop de temps libre , peux tu faire le travail , oui ,ben on se fout du reste
Bret
4 mars 2012
17h28
Cette discussion devient intéressante!
Les entreprises veulent que l’on se confesse, mais c’est juste dans un sens. Il n’est pas rare de voir des dépliants ou des sites web d’entreprises qui vantent “une carrière à votre mesure”, à coup de photos attrayantes, souvent puisées dans des banques de photos, et qui n’ont rien à voir avec la véritable entreprise. Il n’y en a pas une qui va dire d’emblée à un candidat qu’il y a un roulement élevé du personnel ou que l’ambiance est pourrie! Pourtant, ce genre d’information pourrait grandement influencer les candidats…
Je connais plusieurs personnes qui sont diplômées en ingénierie mécanique et électrique, mais qui travaillent en informatique. Il y a une base d’informatique dans toutes les formations de génie, mais encore plus en génie électrique. Une de ces personnes est diplômée en génie électrique, mais programme des applications iphones…
@Prodsac:
C’est la première fois que j’entends parler du truc du registre des entreprises, ça paraît presque trop facile. Il y a peut-être des complications avec l’impôt, non?
Mais je me demandais pour le cas de François, s’il ne pourrait pas juste jouer un peu sur les dates. Est-ce qu’une entreprise est capable de vérifier l’année d’un diplôme par un autre moyen que de demander à voir directement ce diplôme?
hdufort
4 mars 2012
21h17
J’ai un trou de 4 mois dans mon CV. La cause: j’ai été sauvagement agressé sur la rue Saint-Laurent en sortant d’un bar, en février 2000. Rien à me reprocher dans cet incident, mais je venais de quitter un emploi, et je n’ai pas pu reprendre ma recherche d’emploi avant plusieurs semaines. J’avais une fracture du nez, des hématomes et des dommages à une oreille. J’étais aussi en état de choc.
Hé bien, je me suis rendu compte que le seul fait de mentionner cet incident pour répondre à la question insistante du “trou” en entrevue suffisait à mettre mon interlocuteur mal à l’aise. La fin de l’entrevue se faisait à la va-vite… et on ne me rappelait pas… donc j’imagine que cet incident me rendait suspect. Soir. Bar. Battu. Rue Saint-Laurent. Hôpital. De jolis mots-clés!
J’ai donc dû inventer un pieux mensonge: des petites vacances bien méritées après la fin du contrat précédent. Des projets personnels. De l’auto-formation. Un petit voyage. Tout sauf la vérité. Je ne vais quand même pas hypothéquer mon avenir parce que j’ai croisé la route d’une bande d’ados violents un soir et que j’ai dû prendre un temps d’arrêt pour arriver à remettre mes lunetes sur mon nez sans grimacer!
hdufort
4 mars 2012
22h46
Ajout: Ma pause forcée de 4 mois “pour cause de santé” suivait un contrat de 3 mois dont je ne voulais pas parler dans mon CV (car j’avais travaillé brièvement pour une très grande entreprise qui venait d’être éclaboussée par un gros scandale financier). Le trou était donc d’environ 7-8 mois, ce qui est plus difficile à passer sous silence.
nickoleterrible
5 mars 2012
08h58
Les seuls trous que je serais tenté de cacher ce serait pour des raisons médicales.
Pour moi c’est pas grave d’avoir un trou. Dans la plupart des cas ça peut même montrer qu’on a affaire à un esprit libre. Quelqu’un qui a pris 2 ans et fait le tour du monde, revient en baragouinant 2-3 langues, a vu d’autres manières de vivre, de penser, pour moi c’est un méchant plus. Débrouillardise, audace, courage, ouverture d’esprit, c’est ce que ça me dit.
Que le gars change de domaine ? C’est quelqu’un qui sait s’affirmer parce que la démarche facile est de commencer à faire de l’argent en espérant qu’un jour se sera plus stimulant.
Mais il y a des cas plus “touché”, comme l’aborde @dodgeviper, si une personne quitte un emploi en claquant la porte ou en se faisant remercier, Ça dépend du type d’emploi.Sur une chaîne de production pas certain que ce soit “winner”.
Moi dans ce que je fais (je suis responsable d’une usine d’eau potable et du traitement des eaux usées) ça ne me dérangerait pas trop, en disant “c’est ça qui s’est passé, voilà ma version , tu me fais confiance on travaille ensemble, sinon on se souhaite bonne chance”, c’est rare qu’il y ait des avantages à mentir. C’est quand même des gens avec qui on est appelé à faire un bout de chemin.
nickoleterrible
5 mars 2012
09h22
@hdufort
Mais ensuite vous développez des liens ou professionnels ou d’amitié avec votre gestionnaire, si à un certain moment vous vous échappez, ça peut fragiliser le lien de confiance. Moi je me dirais “OK, quoi d’autre ? Ses expériences sont exagérées ?”.
Je ne vous juge pas, chaque situation est particulière. Je vous dis comment je réagirais. Probablement que je m’assiérais avec vous et que je vous ferais part de mes réflexions.
gofrankiego
5 mars 2012
09h56
Bon lundi,
Ben moi je trouve ça franchement déprimant que de devoir ”justifier” ce qu’on fait de notre vie. Je trouve que c’est de l’invasion de vie privée que d’expliquer ce qu’on a fait pendant deux ans ou + ou -.
Les personnes ont tout de même le droit de régir leur vie comme elles l’entendent cela ne change rien à leur formation ni à leur compétence. Je ne suis pas d’accord avec ça moi. On a pas à jusitfier un arrêt que ce soit par maladie, maternité, voyage, vacances, peu importe.
Si on a la formation et la compétence on ne devrait pas à avoir à s’expliquer sur le pourquoi du comment on a pris quelques mois de ”vacances”
gofrankiego
6 mars 2012
08h16
@holosan,
je voulais vous le dire hier mais finalement je l’ai oublié… il y a un passage sur votre billet qu’il faudrait faire attention quand vous dites : «quelque chose de général comme «contrats sur appel pour plusieurs employeurs dans le domaine X», mais assurez vous d’avoir au moins un vrai employeur …»
Si vous mettez des faussetés soit pour de faux diplômes, ou de faux employeurs ou autres, dans votre cv vous êtes passible de poursuites judiciaires. Alors faites attention à ne pas en mettre plus que le client en demande. Prenez le temps d’additioner vos mois de travail à temps partiel et vos petits contrats, 2X 9 mois de remplacemnt de congé de maternitéça fait quand même 1 1/2 an d’expérience, ça compte .(C’est un exemple bien sûr).
Ne soyez quand même pas trop inquiet parce que certains employeurs (genre banque – ministère etc.) sont parfaitement au courrant que les diplômes universitaires de certains de leur employés sont faux et ont été acheté (réf Enquête Radio-canada) sur le web et ils s’en foutent pas mal !
Et c’est avec ça que nous les citoyens ordinaires devont «dealer» quand on va faire des affaires à la banque ou chez Revenu Canada !!