
Les travailleurs compulsifs engagés travaillent parce qu'ils en ont envie. Photothèque Le Soleil
Si vous travaillez énormément parce que vous aimez votre boulot et qu’il vous stimule : rassurez-vous ! Cet article du LA Times nous apprend que des chercheurs caractérisent ces travailleurs comme des compulsifs engagés. Et il semble qu’il n’y ait rien de mal là-dedans.
Les travailleurs compulsifs engagés sont différents des travailleurs compulsifs classiques.
Le type classique n’arrive jamais à décrocher du travail et il sent qu’il devrait toujours travailler. Ces travailleurs compulsifs classiques ont généralement plus de conflits au travail et moins de satisfaction par rapport à leur boulot. Ils ont également un pauvre réseau social, ainsi que davantage de crises cardiaques et de divorces.
Les travailleurs compulsifs engagés esquivent plusieurs ou tous ces effets négatifs puisqu’ils aiment leur boulot et qu’il ne leur cause pas de stress. Bref, ils travaillent parce qu’ils aiment ça !
Cette étude a été réalisée par Wilmar Schaufeli, professeur de psychologie organisationnelle à l’Université Utrecht, aux Pays-Bas.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca










Anonymous99
16 février 2012
12h02
ET ils ne se rendent même pas comptes qu’ils sont esclaves du système ! Est-ce une maladie causée par la matrice ?
theblob
16 février 2012
12h49
Compulsifs engagés ou pas, ils n’ont probablement pas de vie hors du travail. Aucune activité qui les passionne et qui leur donne hâte au weekend, par exemple.
J’aime mon travail, mais je vais faire du ski tous les weekends et j’en rêve éveillé la semaine.
gl000001
16 février 2012
13h38
Le problème vient de ceux qui “aiment” travailler 70 heures et qui ne comprennent pas que d’autres ne partagent pas leur passion ou compulsion. Si c’est un patron, c’est encore pire.
J’en ai eu un qui chialait quand on restait à la maison lors de tempètes. On pouvait télé-travailler et on ne perdait pas 3 heures dans le trafic. Mais lui le faisait, alors tout le monde devait le faire (il faisait du 6:30 à 18:30, il était ok coté trafic). Par chance, son boss à lui était pro télé-travail.
Mais j’ai toujours un doute sur ceux qui “aiment” ça. Le font-il pour meubler le vide de leur vie ?
ouate_de_phoque
16 février 2012
14h31
@gl000001
Je partage votre opinion. J’ai souvent eu à faire avec des patrons qui ne comprennent pas que nous n’aimions pas notre travail autant qu’eux et que nous ayions d’autres passions que le travail.
J’ai eu un boss (le pire) qui envoyait des courriels à 4am et qui téléphonait sur le cell à 6am pour demander s’il y avait des problèmes de messagerie car il n’avait toujours pas reçu de réponse. Nous avions beau lui dire que les gens dormaient encore à cette heure là et que c’est la raison pour laquelle il ne recevait pas de messages, rien à faire. Il disait que sur son message il avait indiqué qu’il voulait une réponse avant 7am. Ouais, pis, si la personne n’a pas lu le message ça change rien !?!
Offbeat
16 février 2012
14h35
Le travail, quelle aliénation quand on y pense. Et difficile d’imaginer quelqu’un qui, à l’instant de sa mort, dans un souffle ultime, dira: ”J’aurais dû passer plus de temps au bureau”.
morpa03
16 février 2012
14h43
Les raisons potentielles: Endettement, pension alimentaire à payer, appât du gain, avoir un projet en tête, fuir quelque chose, oublier quelque chose, ne pas pouvoir s’arrêter, etc
jutamat
16 février 2012
15h55
Le compulsif de type classique peut se comparer a la bipolarite.
Retirer cette personne du travail, soit qu’elle sombre, soit qu’elle
se trouve autre chose pour canaliser compulsivement son temps et ses
energies : sport/entrainement, shopping, benevolat, etc. Mon ami en est un…
poudingchomeur
16 février 2012
18h07
et ceux qui font des 50-60hrs au bureau par ce qu’ils ne sont pas heureux à la maison…
et ceux qui passent 50-60hrs au bureau et qu’ils ne sont pas plus productifs que celui qui en fait 30hrs
et les névrosés, compulsifs, qui lorsqu’ils s’arrêtent, tombent dans la démence parce qu’ils n’ont jamais eu le temps de bien se nourrir…
les prductifs, efficaces, efficients, équilibrés, sont rares
Anonymous99
16 février 2012
19h48
Je vous suggère le film documentaire “Corporation” qui décrivent certains patrons zélés de psychopates d’entreprise.
sophie0404
16 février 2012
20h50
Comme ceux qui n’osent pas prendre leur retraite… Ils ont l’âge, ils ont les moyens mais ils restent… (pendant ce temps, des plus jeunes n’ont pas de job mais bon, il s’agit d’un autre sujet!).
J’aime ma job. Mais le jour où je pourrai partir, je vais partir.
Anecdote: Mon père, qui était à un an de sa retraite, s’est fait rencontrer un jeudi par son syndicat. Il lui annonçait que le lendemain, la direction le rencontrerait pour lui proposer une offre de départ. S’il l’acceptait, il finissait le lendemain. Il a fini le lendemain! Ça fait maintenant 5 ans qu’il est à sa retraite et ne le regrette toujours pas!
Repousser sa retraite de quelques années ne fait pas en sorte qu’on va en profiter quelques années de plus…
arouet
17 février 2012
07h32
Il est intéressant de constater, dans les commentaires ci-haut, que les travailleurs dits “normaux” (35 – 40 heures par semaine) ne comprennent rien au travailleurs compulsifs, et même les méprisent (ils sont selon eux névrosés, doivent avoir des problèmes à la maison, n’ont pas de vie, ne sont pas plus productif que les “normaux”, etc.) Je suis un de ces compulsifs au travail et suis fier de l’être. Je travaille de 60 à 65 heures par semaine et j’ai une conjointe et 2 enfants. Je ne manque jamais les activités des enfants, je fais les devoirs, je passe de bons moments avec ma femme et j’ai un bon réseau social. Je ne me considère pas comme un névrosé ou un esclave du système : je le fais par choix et pace que, contrairement à bon nombre de québécois, j’aime le travail. C’est évident que cette conception du travail ne peut pas être comprise par certains travailleurs à la mentalité “col bleu syndiqué”(que ceux qui se sentent visés prennent le commentaire pour eux : il ne vise bien sûr pas TOUS les cols bleus), qui ne jurent que par leur définition de tâche, qui pointent en sortant à 16H30 PILE et qui jamais ne feraient un léger effort de plus pour la méchante compagnie, symbole du capitalisme sauvage, qui les embauche. Je suis persuadé que plusieurs autres pensent comme moi, mais comme ce sujet, tout comme celui de l’argent, est tabou au Québec, peu le disent ouvertement. Et lorsque nous le faisons, nous recevons la pluie d’insultes habituelle, telle celle des premiers messages ci-haut ! “Travailleurs compulsif de tous les pays, unissez-vous “!
piedoq
17 février 2012
08h03
il n y a pas que le travail de bureau dans la vie , y a des emplois où sit tu fais pas le travail quand il faut qu il soit fait tu perds ta business pis c est pas long , par exemple , le transport , les fermes , le médical , la construction , la pêche et plein d autres
gilbertbergeron
17 février 2012
08h23
C’est ça la contradiction: des gens qui veulent de moins en moins travailler au Quebec mais qui veulent profiter de la vie de plus en plus… ALLO!!! ça prend de l’argent pour profiter de la vie a moins d’avoir une vie vraiment plate…
mononke
17 février 2012
08h57
Maintenant retraité je peut constater que j’ai beaucoup travailler et maintenant je …travaille encore plus… mais seulement quand ça me tente . et il y a une différence entre travailler et être actif…
Le sur-travail est souvent un cercle vicieux , un patron pris avec des taches à distribuer incluant certains dossier urgents et critiques qui doivent sortir absolument n’ira pas le donner à la tortue du bureau évidemment ça se ramasse et ça se pile sur ses bon éléments que l’on brule vite et qui en ont toujours plus …plus t’en fait plus on t’en donne… je le sais je l’ai vécu et pire en tant que boss je l’ai malheureusement fait … à ma dernière année on était 8 et je me suis tapé la moitié de tous les dossiers …
Mon boss était super content et m’as offert 4 jours plutôt que de partir …ben oui cé ça le cave payé 4 jours et remplir la tâche du double en 4 jours au lieu de 5 méchant deal!… ( en faire plus en moins de temps!) non merci! tant qu’à passer à autre chose….
Depuis ma retraite je manque de temps pour tout faire … je sais vraiment pas comment j’ai fait pour trouver le temps de travailler!
Julim
17 février 2012
09h40
Il y a un gros écueil à être un travailler engagé, surtout si l’on est célibataire ou marié sans enfants. Eh oui, les patrons s’attendent à ce qu’on soit toujours disponible pour faire des heures supplémentaires. Ils ne penseraient même pas à l’exiger de leurs employés ayant des enfants, comme si les employés sans enfants n’avaient pas d’autres obligations familiales, aussi lourdes (engagement communautaire, parents âgés; conjoints malades, etc.). Puis, quand on a le bonheur ou le malheur d’avoir un poste qui permet le télétravail, on s’attend à ce qu’on travaille même quand on est malade (38 Celsius et plus)… Puis, quand on essaie de faire respecter ses limites, on risque tout d’un coup d’être considéré comme un employé nul, surtout quand le patron est un travailleur obsessif. Il faut donc faire attention. Le zèle au travail n’a malheureusement pas sa place dans bien des milieux de travail. Notre santé, physique, mentale et émotionnelle, vaut de l’or. Personnellement, au moment de mon décès, je tiens à être de ceux qui disent : J’ai réussi ma vie – j’ai accordé de l’importance à ce qui compte – les gens. Selon moi, cela est bien plus important que de dire : j’ai réussi dans la vie.
gofrankiego
17 février 2012
14h05
Ben moi, je crois une seule chose : un accro du travail est une personne en déséquilibre. C’est on ne peut plus clair.
petit a ) soit on aime son travail pour ce qu’il est
petit b) soit on l’aime pour ce qu’il nous procure
J’aime mon nouveau travail mais j’aime encore plus ce qu’il me procure, donc moi aussi je fais du ski après mes 40 heures.
ouate_de_phoque
17 février 2012
15h44
@arouet
Ça ne veut pas dire que les gens qui préfèrent s’en tenir aux heures normales ne font jamais les efforts requis, lorsque nécessaires. Parfois les circonstances, comme un projet, peuvent exigés 3 ou 4 semaines de 70 heures; ensuite il y a retour aux heures normales.
Ces gens aiment aussi leur travail, mais préfèrent une vie équilibrée entre plusieurs activités de vie. À chacun ses choix.
Tant mieux si vous êtes équilibrés à travailler 60 à 65 heures par semaine, tout le temps. En plus de 25 ans sur le marché du travail, ayant travaillé aux USA, au Canada anglais et au Québec, dans plusieurs entreprises ayant des crénaux différents, je n’ai que rarement vu des gens qui travaillaient autant d’heures et qui étaient équilibrées. Plusieurs l’étaient au début, mais au fil du temps ils se sont perdus et ont perdu leur équilibre, leurs perspectives sur la vie.
Bref, faites autant d’heures que vous désirez, mais ne perdez jamais de vue que ce que vous exigez de vous-même n’est pas la norme que chacun désire, et ce n’est pas qu’ils sont paresseux : ils ont des passions différentes.
Julim
17 février 2012
16h00
Super d’accord avec gofrankiego. J’ai longtemps été de la catégorie a, mais quand le travail vient trop empiéter sur ta vie à la maison, il y a bémol. Tout est dans l’équilibre – une saine éthique de travail a sa raison d’être. Le problème, c’est les attentes irréalistes des patrons et clients – on confie aux employés le double d’une charge de travail et on s’attend à ce qu’ils le fassent dans une semaine normale de travail. Les accros au travail ne le sont pas tous par choix. J’en ai fait partie, malgré les nombreuses fois où j’ai mentionné aux patrons la nécessité d’avoir du renfort quand un employé quittait ou était en congé forcé ou volontaire.
D’ailleurs, pour le gars qui dit travailler 50/60 heures semaine , je me pose des questions sur la qualité de son travail. Il y a un cercle vicieux au travail – plus tu accumules d’heures supplémentaires, plus tu dois en faire par la suite, car, à un certain moment, la productivité n’y est plus. En plus, à quel point est-il présent quand il est avec sa conjointe est ses enfants? Doivent-ils constamment tenter d’obtenir son attention? Si c’est le cas, il est temps pour lui de revoir ses priorités de vie.
Somme toute, après mûre réflexion, c’est super de faire un travail qu’on aime. Cela dit, il faut se respecter dans tout cela et s’assurer que cela comble ses besoins, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’un désir de tout contrôler (souvent le problème des accros au travail, plus particulièrement les patrons).
gofrankiego
17 février 2012
16h03
@sophie0404
”Comme ceux qui n’osent pas prendre leur retraite… Ils ont l’âge, ils ont les moyens mais ils restent… (pendant ce temps, des plus jeunes n’ont pas de job mais bon, il s’agit d’un autre sujet!).”
On se demande jusqu’où n’est pas allée votre réflexion…
Pendant qu’emploi-Québec affiche au-delà de 500 jobs chaque jour, pendant que tous les ministères sont en repêchage et recrutement de janvier en décembre auprès des finissants en techniques, je ne vous parle même pas des autre agence d’emploi, ni des chasseurs de tête en goguette, vous, vous nous dites que les jeunes n’ont pas de job… On se demande où vous vivez !
Avez-vous la moindre idée de ce que ça coûterais à la société si tous ceux qui sont en âge de prendre leur retraite, la prenais à l’heure dites ?
Je vous passe un papier que vos impôts seraient pas mal plus élevés.
vlrglqqf
17 février 2012
17h03
Entre l’esclave qui subit les travaux forcés et le travail qui rend esclave, c’est de la même dictature dont il est question. On est sous l’emprise d’un pouvoir, celui du déséquilibre de ses propres valeurs. Si le travail peut être une thérapie, il peut devenir aussi un supplice. Un activiste ou un perfectionniste ne sont pas des employés modèles. Tous les deux dépendent ou souffrent d’un malaise intérieur qui les obsède. C’est cette dictature intérieure qui les contrôle dans leur travail. Et c’est ici que se trouve le bobo. En sont-ils conscients?
loubia
17 février 2012
17h31
Arouet, ne le prenez pas mal, mais votre commentaire ressemble à celui de l’alcoolique qui dit qu’il n’y a aucun problème là, qu’il peut arrêter quand il le veut et que tout son monde est hyper-heureux quand dans les faits, il ne peut se passer de sa bouteille, sa femme et ses enfants sont chez Al-Anon et Al-Ateen.
60-65 heures par semaine, en supposant que vous dormiez comme le commun des mortels et que vous ayez comme nous tous des tâches triviales à accomplir, ça ne laisse vraiment pas beaucoup de temps pour la famille, les amis ou pour plus simplement s’arrêter pour respirer les roses.
Je valorise le travail, tout le travail, que ce soit au boulot ou à la maison. Par contre, mon but n’a jamais été de crever d’une crise cardiaque à 45 ans en laissant un compte en banque bien garni à mes héritiers. Ni que mes proches ne me reprochent mon absence et mon manque de disponibilité.
On peut aimer son travail sans en devenir esclave. Je pense aussi que ça cache quelque chose: insécurité face à la possibilité de manquer d’argent, peur de passer pour paresseux, et toute la panoplie des raisons citées ici dont la meilleure reste encore: passer le moins de temps possible avec ceux qu’on est supposés aimer.
La vie passe tellement vite…
arouet
17 février 2012
17h58
@ouate_de_phoque
Comme vous le dites : chacun son choix. Avouez tout de même que lorsqu’on veut défendre cette position, on se fait toujours démolir, au Québec. (En passant, je ne crois pas avoir dit que “les autres” ne font pas d’effort.)
@Julim :
Wow ! Bravo ! Sans même me connaître vous êtes capable de juger de la qualité de mon travail, de mon attention portée à mes enfants et de ma relation avec ma femme !
Pour qui vous prenez-vous ?
Si vous n’êtes pas capable de le faire (travailler de nombreuses heures par semaine tout en s’occupant de sa famille), ça ne veut pas dire que personne ne l’est.
nemo
17 février 2012
18h33
@arouet
Dites donc êtes-vous mon chum?
Blague à part, certaines personnes aiment le travail bien fait et aiment développer un peu plus aussi… mettons que quand on est un des principals actionnaires, ça aide aussi. Quand mon chum monte un projet, il devient super énergique, un nouveau défi s’offre à lui et il le prend de face.
Je travaille un petit 10 heures pendant l’hiver mais je travaille de 50 à 60 heures à certaines périodes de l’année. Jamais il ne me viendrais l’idée de me plaindre. Au contraire je deviens moi aussi super énergique, pleins d’idées dans la tête.
Pour connaître personnellement les temps morts et le plus que travail je peux vous dire que l’adage:” moins t’en fais, moins t’as le goût d’en faire” est véridique. Que voulez-vous on carbure aux défis.
justecommeca
17 février 2012
18h53
Selon moi, ce n’est pas nécessairement le nombre d’heures qui est problématique en soi. La capacité de décrocher quand on sort du boulot est aussi très importante – peut-être même plus. Si on peut laisser les problèmes du boulot au boulot et se concentrer sur ce qu’on aime quand on n’y est pas c’est plus iportant. Combien de gens ne font que leur 40 heures mais passent la moitiée de leurs temps libres à ruminer et se plaindre de leur travail?
Sont-ils vraiment plus équilibrés et plus heureux qu ceux qui font plus d’heures mais savent apprécier les autres facettes de leur vies?
Avec ce que j’observe autour de moi… je n’en suis pas convaincue…
ouate_de_phoque
17 février 2012
19h14
@arouet
La raison pour laquelle cette position est si difficile à défendre au Québec est que plusieurs des travailleurs compulsifs (classiques ou engagés) reprochent aux autres de ne pas prendre le travail aussi sérieusement qu’eux. Si on regarde ce qui se passe au Japon, où il est mal vu de ne pas abattre des heures et des heures de travail chaque semaine, plusieurs personnes se sentent esclaves et malheureux au travail. Ils aimeraient vivre une vie différente. De toute façon, pourquoi défendre cette position? Vie ta vie comme tu le désires; l’important est que tu ne deviennes jamais de ceux qui perdent de vue que les autres ont des passions différentes et que tu te mettes à les dénigrer.
@loubia
On peut penser à plusieurs artistes qui s’investissent à fond dans leur métier, passant plusieurs heures par semaine dans des tournages, à la radio, au théâtre et qui pourtant vivent leur passion des arts et disent être payé pour s’amuser. Quand on vit sa passion, les heures de travail sont des heures de plaisirs. Je vous donne raison qu’il y a peu de gens qui demeurent malgré tout équilibrés; comme je mentionnais à arouet dans mon message précédent, j’en ai rarement vu, mais cela existe. Moi j’ai vécu la passion de l’informatique pendant plusieurs années et le nombre d’heures avait peu d’importance. Je m’amusais vraiment beaucoup. Eh non, je n’ai aucun problème d’insécurité ou autre problème psychologique, ni problème de déni de la réalité.
Je comprends ce que vie arouet. En dépit de mon implication intensive dans mon travail, j’ai toujours été présent pour la famille. Mon épouse et moi nous nous partageions l’aide aux devoirs, moi étant plus fort en sciences et elle étant bonne en français. En plus d’éduquer les enfants mon épouse et moi faisions 5 heures de bénévolat par semaine, et tout le train-train qui vient avec le maintien d’une maisonnée (ménage, etc). Avant mon hernie discale je m’entrainais aussi 3 heures par semaine. Je dors minimum 7 heures par nuit la semaine et environ 9 heures le week-end. Mes trois enfants sont maintenant ados et nous avons une excellente relation et communication. La semaine prochaine mon épouse et moi fêtons notre 22e anniversaire de rencontre. J’ai un bon cercle d’ami(e)s que je fréquente quelques fois par année pour un lunch ou un café.
Tout est dans la gestion du temps, sans toutefois devenir maniaque et avoir un agenda programmé au quart de tour. Il y a des plages de temps qui peuvent être maximisées; les heures à attendre fiston à l’aréna pendant une pratique se transforment en heures d’études. Toutefois les heures lors d’une partie sont définitivement réservées pour regarder fiston. Il y a des renoncements, comme de ne pouvoir participer aux conversations sur ce qui se passe dans la dernière télé-série, ou de ne pas savoir qui est tel ou tel joueur de la NFL. Oui, plusieurs personnes me trouvent wierd de ne jamais avoir vu Omerta, Fortier, ou certaines autres séries. Je préfère la lecture sur l’histoire, la psychologie, la croissance personnelle, la gestion, les biographies.
J’avoue avoir une épouse extraordinaire, une partenaire de vie formidable; nous nous encourageons mutuellement à vivre nos rêves, nous formons ensembles une équipe du tonnerre.
Toutefois, comme je mentionne, à chacun ses passions, ses objectifs, sa planification du temps. L’important est de savoir respecter les rythmes de chacun, les désirs de chacun.
Malheureusement, plusieurs personnes qui travaillent beaucoup n’ont pas ce respect. Même si je travaille beaucoup, j’ai moi-même vécu ce manque de respect de la part de gens qui travaillaient plus que moi et qui ne comprennaient pas que je ne désirais pas travailler autant.
Dernièrement j’ai réduit mes heures de travail à 40-50 heures par semaine et je suis inscrit dans un programme de certification en coaching professionnel, ma nouvelle passion. Une dizaine d’heures de travail en moins, remplacées par une dizaine d’heures d’études et de cours.
ouate_de_phoque
17 février 2012
19h38
@justecomme ca
Tout à fait vrai, le “savoir-décrocher” est essentiel. Il faut apprendre à focuser sur le “ici et maintenant” car la qualité du temps qu’on passe avec quelqu’un en dépend. Passer une heure avec quelqu’un et être entièrement dédié à cette personne vaut plus que 3 heures passée avec cette personne en alternant entre cette personne et les souvenirs de la mauvaise journée au bureau.
vlrglqqf
17 février 2012
20h26
Ce que j’ai du mal à retenir chez les hyperprogrammés(es), c’est cette exaltation qui semble les pousser à performer autant. Si on travaille 60 ou 65 heures/semaine, c’est certain que l’impôt fédéral et provincial vous nous égorger! Pour se ramasser des REER me dites-vous et viellir riches, riches, riches! Dès que l’on retire de l’argent de nos REER, celui-ci devient imposable puisqu’il augmente nos revenus (air connu).
Quelqu’un l’a écrit ci-haut peu de gens sont tout à fait bien équilibrés sur toute la ligne, et c’est vrai. Les surdoués comme les carencés sont dans le même paquet. Ces TOC (troubles obesssifs compulsifs) peuvent se rencontrer chez des gens très bien tout en refusant de se reconnaître dans les statistiques médicales (anxiété, surmenage, insomnies, agressivité, stress et dépression).
l_i_o_n_e_l
17 février 2012
23h11
Selon la phrase: Les travailleurs compulsifs engagés sont différents des travailleurs compulsifs classiques.
J’ai commencé à travailler avec un bon salaire à 21 ans (1971) à cette époque je mettais 100$ par semaine de côté. Hé oui j’étais capable de le faire. Et je l’ai fais jusqu’en 2002, donc j’ai ramassé un bon pactole, même que je me suis payé 4 autos neuves et une maison.
De plus fait gros profit, en bourse, avec l’achat par Pétro-Canada des parts de Fina, là ça a été le gros pactole, et au fil du temps en 2002 j’ai pris ma retraite sans rien demander à personne.
Mais je dois dire que j’ai fais beaucoup de temps supplémentaire mais depuis 10 ans je me repose et je vis très bien.
rightman
18 février 2012
06h22
Pour l’argent, pour le statut, pour le pouvoir, pour le plaisir, pour les réalisations, pour pouvoir me retirer et réaliser mes plans avant d’être trop vieux. J’ai des gros plans que je vais financer en vendant ma compagnie. Mon mentor a pris sa retraite dans sa quarantaine, et je suis bien parti pour le faire aussi, si pas avant.
Beaucoup de gens parlent d’esclavage, quelle attitude née pour un petit pain, typique du Québec.
L’esclavage, c’est avoir des dettes, manquer d’argent, avoir des rêves que l’on ne pourra jamais réaliser. L’ambition, le travail, c’est ce qui a permis a ce continent de prospérer, d’innover, de devenir l’envie de la planète. Les esclaves sont ceux qui passent leurs soirées devant leurs TV, avec les cartes de crédit bien ”loadées”.
T Rightman.
respectable
18 février 2012
06h32
L’important est d’écouter son corps. J’ai déjà connu l’extase en faisant du 105 heures semaines. En vacance je suis malheureux. Même sur une île dans le sud. Si je passe une journée à faire du ski de Boss là je suis heureux car l’équilibre biochimique de mon cerveau aime l’effort intense. Tout ce qui n’est pas intense m’irrite. À l’Université il y avait beaucoup de perte de temps. Solution : Je n’allais presque pas à mes cours, je lisais mes livres en diagonale en travaillant. J’ai passé pareil. Beaucoup de niaisage, travaux d’équipes ect les gens (prof étudiants) sont convaincus d’être des génies alors qu’ils sont poches. J’ai eu un bon prof dans toute ma vie. Le reste ben ordinaire. Y’a pas beaucoup de gens extraordinaires alors il faut essayer de l’être soi-même et ça ne se fait pas sur une semaine de 4 jours de 9 à 5. Rigueur mes amis. “Accrochez votre char à une étoile” et attachez votre tuque avec de la broche. La vie est trop courte pour être ordinaire.
Julim
18 février 2012
07h01
Arouet:
Si le commentaire blesse, il doit y avoir une part de vérité. Je ne me prends pour personne. J’ai travaillé dans un domaine hyper-exigeant où les échéances étaient serrées pendant plus de 20 ans. J’ai côtoyé un tas de gens, efficaces et non efficaces. Les accros au travail n’étaient pas toujours les plus performants, d’où mon commentaire. Je n’ai pas dit que votre qualité de travail était médiocre, j’ai dit que je me posais des questions à son sujet. Je parle par expérience. J’ai eu bien des fois à refaire un travail parce que la personne, débordée, avait omis bien des détails par manque d’attention, d’où mon commentaire. Pour ce qui est de l’harmonie travail-famille, j’ai des doutes sur les gens qui se targuent de concilier le tout. Les accros que j’ai connus manquent habituellement d’écoute, d’où mon commentaire sur la qualité de la présence auprès des proches. Il faut habituellement leur redire les mêmes choses plusieurs fois. Les gens qui savent vraiment bien gérer des longues heures au travail et obligations familales sont rares, et non la norme, selon moi. J’ai nombre d’accros dans mon entourage, et leurs conjoints/conjointes/enfants s’en plaignent tous. Donc, avant de dire que tout va bien, il y a lieu de faire des mises au point de temps en temps avec les siens. C’est ce que j’ai fait. Mes longues heures au boulot compromettaient ma qualité de vie. J’ai donc fait des choix. SVP ne faites pas l’éloge des longues heures de travail. C’est votre choix. S’il vous convient, tant mieux. Ne jugez pas les autres qui se contentent de faire les heures normales de travail prévues dans leur contrat. C’est leur droit. Si leur travail est bien fait, vous n’avez pas à redire.
jeanfrancoiscouture
18 février 2012
09h13
….@ouate_de_phoque,17 février 2012,19h14:« Quand on vit sa passion, les heures de travail sont des heures de plaisirs.»
+++++++
Vous avez mis le doigt en plein dessus. Cette phrase est, à mon avis, la seule justification possible d’un vrai «workaholic». Toute autre tentative d’explication n’est que de l’esbroufe ou du déni.
Voyez ceux qui sortent de leur semaine de travail-esclavage complètement vidés mais qui, au lieu de s’éacraser pour se «reposer», passent tout le week-end à parfaire la finition de ce petit meuble qu’ils ont fabriqué de leurs mains dans leur atelier du sous-sol. C’est que l’ébénisterie, c’est une pasion pour eux. La différence est là. Et un jour, circonstances aidant, comme par exemple la fermeture de leur usine pour cause de délocalisation en Chine, ils transforment leur passion en gagne-pain.
respectable
19 février 2012
08h18
>>>J’ose dire ceci: c’est peut-être même la chose la plus importante au monde, pour les hommes et pour les peuples. -Pat Lagacé à propos de l’argent
_______
On se contera pas d’histoire, ici il a raison.
Alain02
20 février 2012
13h57
Bonjour. – -Je suis reconnu et apprécier comme un travaillant – -
*Ha! Surprenant à lire les commentaires un excès d’acrimonies, de paralogismes*
Vous cherchez des problèmes = Travail, familiale, des causes à effets, l’appas du gain, du négatif, etc: C’est aberrant nous avons cette faculté d’apporter correction immédiatement à ces petit tracas de la vie. Le négatif n’existe pas (Perte de temps inutile)
Le travail, la vie familiale, les Passe-temps tout est coordonné et sans complication.
J’ai comme devise: Un problème se présente – Stop! tu t’assois, examines le problème car les solutions envisageables viennent avec ! Applique la meilleur !
** Les spécialistes et chercheurs: ILs ont pleine liberté de définir et classer les travailleur comme bon leur semble.**
Je dois quitté: Je vais peut-être continué plus tard.
Note: Je suis sur le marcher du travail depuis l’âge de 13 ans – aujourd’hui j’ai 59 ans – toujours le même métier (ma passion)
Ma conjointe je l’ai connu à l’âge de 15 ans (non marier) restons ensemble à 18 ans, 2 enfants
Note: Elle me surprend encore aujourd’hui.