Martine Letarte

Martine Letarte - Auteur
  • Journaliste pigiste depuis 2005, Martine Letarte écrit sur le vaste monde de l’emploi dans La Presse depuis 2008.
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    Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (16)

    Endurez-vous des collègues de travail impolis?

    Mieux vaut ne pas endurer de collègues de travail impolis si vous souhaitez éviter d’en faire souffrir votre famille. PHOTOS.COM

    Mieux vaut ne pas endurer de collègues de travail impolis si vous souhaitez éviter d’en faire souffrir votre famille. PHOTOS.COM

    Si oui, il est bien possible que vous en souffriez au bureau, mais aussi, à la maison. Et vous n’êtes probablement pas seul. C’est ce qu’on apprend en lisant les résultats d’une étude de l’Université Baylor, au Texas.

    Des chercheurs ont montré que le stress causé par un collègue impoli peut être si intense qu’à la fin de la journée, le travailleur ramène ce stress à la maison. Cela peut avoir des conséquences sur la famille du travailleur. Notamment, le partenaire risque à son tour d’amener ce stress à son lieu de travail!

    De plus, lorsque le travailleur retourne à la maison plus stressé et plus distrait, le partenaire a tendance à prendre plus de responsabilités familiales. Cela peut donc nuire à sa carrière à lui!

    L’étude montre aussi qu’un tel stress nuit significativement à la satisfaction conjugale.

    Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca


    • Ah ! Seigneur !

      Endurer les collègues oh que vosu avez raison de dire qu’on ramène ça à la maison ! Bien malgré nous vous dirais-je…

      En 2010, j’avais un très mauvais milieu de travail du point de vue ”relations humaines” mais comme c’était un contrat à durée fixe, je l’ai ”toughÉ ou Toffé” jusqu’à la derni;er journée mais ça a été par la peau des dents je vous en passe un papier.

      Sauf que dans ce cas ce n’était pas de l’impolitesse c’était plutôt un comportemetn de ”bashing” des uns envers les autres, et que rien n.était dit de vive voix à la personne concernée. Cela se faisait toujours dans le dos. J’ai subit le bashing des collègues mais d’autres aussi. Moins que moi mais tout de même.

      Ce qu’il y a de ”bien” avec cette méthode c’est que jamais vous ne savez exactement ce qui se dit de vous mais peu à peu, les regards des autres envers vous changent, petit à peit vous êtes ostraciser du groupe, puis de fil en aiguille vous vous ramasser tout seul pour tout, la pause, le dîner et on ne vous invite que pour le strict minimum et le ton sur le quel on le fait vous fait comprendre que vous n’êtes pas désiré…

      Un beau matin vous vous rendez compte que vous ne vous sentez pas à l’aise au bureau, que vous n’avez plus envie de laisser la porte ouverte, plus envie de saluer les collègues ni de savoir comment ils vont, que vous n’avez plus envie de prendre un café DANS le bureau et que finalement vous avez de plus en plus envie de finir tôt, très tôt.

      Moi à la fin je faisais un saut quand on me disait salut, je respectais scrupuleusement mon horaire pour partir le plus vite possible en respectant mon contrat mais en évitant de croiser qui que ce soit. Je pensais tout le temps aux soirées et aux week-ends et chaque vendredi en finissant je devais aller dans mon magasin préféré faire le tour des allées pendant une couple d’heure juste pour faire descendre mon niveau d’anxiété et mon rythme cardiaque (j’ai un ti-probléme de tension…) avant de rentrer chez-moi et être un tant soit peu de bonne humeur.

      Le jour où j’ai eu terminé mon contrat, Dernier jour, dernière heure, dernière minute, j’ai surveillé le corridor pour être bien certaine de ne croier personne et je me suis sauvée par l’acenseur. Malheureusement, juste quand la porte se fermait ma ”bourreau” celle à l’origine du bashing a réussi à al bloquer et à me dire : ”Tiens tu te sauve sans dire bonjour à personne ?” Je lui ai dit les personnes qui voulaient me dire aurevoir sont toutes venues à mon bureau pour le faire, et je n’ai pas à courir après les autres pour le faire, lâche la porte de l’ascenseur.

      Ce qu’elle a fait après que je lui aie adressée un regard assassin.

      Finalement cette période a eu quelques effets. Quoique je sois une personne extrêmement solide mentalement, il n’empêche que le stress quotidien maintenu pendant des mois a fait que je me suis mise à avoir des problèmes de sommeil, j’ai pris du poids, j’ai fiat des accès d’anxiété qui se traduisait par un léger tremblement des mains, une boule à l’estomac, une raideur dans le doset le tout quasiment sur une base quotidienne. Et chaque jour je me répétais mon ”mentra” ” Allez ma vieille vas-y ça ne durera pas tout le temps, c’est pour un temps seuleemnt, encore (Tant ou tant ) de jour, ferme les popings, serre les dents fonce, t’es capable.”

      J’ai été tellement heureuse de finir, mais tellement ! J’ai mis quatre mois a m’en remettre, a retrouver un état de sérénité, de calme intérieur. Je ne sais pas si je pourrais refaire cela mais ce que je sais c’est que je n’ai jamais plus eu envie de voir aucune des personnes que j’ai connu la ! J’en ai rencontré une, une fois au centre commercial et je me suis sauvée ! Un réflexe !

    • …Au bureau, la seule personne qui avait le droit de me casser les pieds, et encore il y avait des limites à ma patience, c’était celui qui «signait mon chèque de paie». Les autres avaient intérêt à se tenir à carreau. Bien entendu, cela m’a valu, à l’occasion, quelques solides inimitiés mais je m’en foutais. La vie, ça n’est pas un concours de popularité. Et croyez-moi, ça ne m’a jamais empêché de dormir. Peut-être dois-je ce trait de caractère à la partie irlandaise de mon ascendance.

    • Rarement je ramène ça à la maison. Je “décroche” bien.

      Je suis capable d’en prendre beaucoup mais ce sont les choses que tout le monde devrait savoir qu’il ne faut pas faire qui me dérangent le plus. Exemple : Parler fort, rire, tousser, éternuer … c’est normal. Ca ne me dérange pas. Mais siffler n’importe quoi juste pour meubler le silence … argh !!!
      Pianoter nerveusement sur le séparateur en métal, jouer la musique trop fort, clic-clic-clic avec le crayon … come on le monde. Vous ne vous rendez pas compte que vous dérangez autour de vous ?

    • Je partage le bureau avec 3 personnes. Le dernier arrivé n’est jamais dans la pièce et lorsqu,il y est, il ne me dérange pas.
      Les 2 autres sont d’une autre parie du globe. Les coutumes à table semblent différées largement des nôtres. Ils ne boivent par leur thé à la menthe, ils l’aspirent. Imaginez le bruit. Mangez la bouche ouverte est la norme pour eux et bien sûr, parler en mangeant aussi. Imaginez les bruits. J’en vient les nerfs à fleur de peau.
      Heureusement, il y a les écouteurs. J’écoute maintenant de la musique la plus grande partie de la journée. Avec mes anciens collègues, on travaillait en équipe. Maintenant, c’est chacun pour soi.

    • Un bon juron libérateur ne me dérange pas. Ça me fait plutôt sourire.
      Un éclat de rire, c’est relaxant ! Cela prouve que l’ambiance est bonne.
      Je crois que ce qui me dérangeait le plus c’était les odeurs de bouffe. Ton reste de poisson frit, pourrais-tu le manger ailleurs qu’à ton bureau… à côté du mien.

      L’impolitesse c’est quoi au juste dans le milieu de travail ?
      Harcèlement, sournoiserie ou juste un voisin bruyant ?

    • L’impolitesse d’un ou d’une collègue est un calvaire surtout lorsqu’on contrairement à ce collègue, on a appris les bonnes manières. C’est pénible et je l’ai vécu à deux reprises dans mon travail. J’ai enduré, me suis révoltée et quand le contrat de travail se terminait, j’en profitais pour écrire ma façon de pensée au mal élevé mais dans une lettre adressée à tous pour que le malapris sache que plusieurs pensaient comme moi. Au moins, ça me soulageait de savoir qu’il lirait mes commentaires et que tous les autres le sauraient. La vengeance est douce au coeur de l’indien. Ha!

    • Je suis un peu surpris. Je trouve même que le jupon dépasse trop facilement pour certaines personnes. Se pourrait-il qu’il soit là le problème?

      Si on parlait de «manque de respect» alors là, j’aurais acquiescé. Le mépris, la condescendance, faire comme si on était seul, etc. Oui, ça m’embête.

      En fait, je crois que la traduction n’est pas idéale. Ce n’est pas tant de manque de politesse qu’on parle mais plutôt de manque de civilité (on parle même de rudesse). Parce que, sérieusement, pour ceux qui n’aiment pas se faire tutoyer ou qui ne supportent pas un sacre, si ça vous empêche de dormir, vous avez un problème…

    • @tonyverdechi
      Mauvais choix de mot, d’accord. Mais manquer de civilité, ultimement c’est … impoli.

    • Je suis hors sujet mais j’aimerais proposer un sujet pour une de vos prochaines chroniques. Que fait on avec un patron incompétant, menteur et paresseux qui passe tout son temps à s’attribuer les idées de ses employés et de s’en glorifier par la suite ?

    • @ tonyverdechi : Effectivement, loin de moi l’idée de me prétendre traductrice ! J’ai cherché différents mots possibles pour traduire le sens de «rudeness»… grossièreté, rudesse, impolitesse, incivilité. Honnêtement, je n’ai trouvé rien qui me satisfaisait. Je suis ouverte aux suggestions s’il y a des traducteurs à l’écoute !

    • @ matineletarte 18h03

      Dans mon dictionnaire de synonymes j’ai trouvé ceci:

      Grossièreté: impudence, irrespect, rusticité

      Rudesse: dureté, soldatesque, inconvenance

      Impolitesse: sans-gêne, insolence, incivilité, effronterie, impertinence

      Incivilité: discourtoisie, offense, outrage, inapproprié, incongru

      Dureté: rigoureux, turquerie

      @ jellybinne 15h58

      Il est démontré que la situation dont vous parlez relève probablement d’incompatibilité de caractère. D’où parfois la confusion quant à démêler incompétent, menteur, paresseux etc. De plus, est-il convenable de s’investir dans un travail qui ne nous convient pas du tout? Il faut aussi penser à la période d’ajustement entre tout ce beau monde.

      Dieu! Ce que je suis content d’être un retraité bien dans sa peau!

    • @Madame Letarte
      Le grand dictionnaire terminologique de l’OLF dit “grossier” pour “rude”.

      http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp

      Je crois que “impoli” est ce qui colle le mieux. Ce mot englobe plus ou moins les autres que vous nommez. Je comprend ce que vous voulez dire.

    • @vlrglqqf et @gl000001 : Merci ! Je crois aussi qu’impoli et grossier font assez bien l’affaire.

    • @jellybinne
      Cette situation m’est arrivée à deux reprises (un mélange de défauts que vous citez). Avec le temps, ces travers seront connus et le patron devra changer ou partir.
      Si vous êtes patient et pas trop susceptible, attendez. Sinon, brassez la cage mais préparez-vous à partir.

    • Hé hé

      J’ai ouvert, sans le vouloir, une boîte de Pandore.

      Martine (je suis impoli), le français est tout en nuance. C’est une de ses forces et de ses faiblesses. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai changé «En fait, je crois que la traduction n’est pas idéale» quelques fois pour finalement utiliser le mot «idéal». Ça relève une faiblesse de votre article sans vous critiquer car le choix des mots reste très difficile. En tout cas, je n’aurais pas fait mieux.

      Mais c’est important. Certaines personnes n’aiment pas se faire tutoyer et d’autres n’aiment pas les vouvoiements. Mais personne n’aime se faire parler avec condescendance… Deux choses différentes avec des résultats différents.

    • @vlrglqqf

      Incompatibilité de caractère ha bon ??? Seriez-vous assez aimable pour m’expliquer comment vous en êtes arrivé à cette conclusion avec si peu d’éléments ? Mon opinion est partagée par tous les employés du bureau et aussi par des ex collègues du personnage en question, le monde est petit vous savez.

      @gl000001

      J’espère que vous avez raison et oui partir est de moins en moins une option en ce qui me concerne, chaque jour cela devient une évidence.

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