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Question fréquente
Quelle est la médiane du salaire chez les programmeurs/analystes au Québec?
Chez les programmeurs/analystes débutants, elle est de 45 000 $. Chez les intermédiaires, elle est de 55 700 $ et chez les principaux, elle est de 63 000 $.
Source : TECHNOCompétences, Enquête de la rémunération 2010
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gl000001
30 janvier 2012
15h19
Madame Letarte: Quelle proportion occupe le web parmi tous les programmeurs-analystes ?
Tant qu’à faire, serait-il possible de l’avoir par champ d’activité : TI traditionnel, web, apps, ingéniérie …
martineletarte
30 janvier 2012
15h42
@ gl000001
Tous ces programmeurs oeuvrent dans le grand domaine des TIC.
Pour plus de détails, voici la médiane du salaire des emplois analysés :
Représentant du service à la clientèle 42 000 $
Directeur développement – R&D (VP, chef) 107 800 $
Chargé de projet – Expert 80 000 $
Chargé de projet – Suivi client 74 100 $
Conseiller en systèmes d’intégration 92 600 $
Administrateur de bases de données 73 900 $
Administrateur de systèmes de réseaux 62 700 $
Architecte informatique 80 700 $
Programmeur/analyste – débutant 45 000 $
Programmeur/analyste – intermédiaire 55 700 $
Programmeur/analyste – principal 63 000 $
Analyste des systèmes de gestion – intermédiaire 62 800 $
Analyste des systèmes de gestion – principal 70 300 $
Spécialiste de la téléassistance en TI (centre de soutien technique) 47 000 $
Analyste en besoins d’affaires – intermédiaire 67 700 $
Analyste en besoins d’affaires – principal 74 100 $
Programmeur/analyste organisationnel – « ERP » 81 500 $
Analyste de la sécurité de l’information 68 000 $
Programmeur 59 100 $
Intégrateur (WEB) 54 500 $
Technicien multidisciplinaire 47 900 $
Technicien support technique externe 71 900 $
Concepteur WEB – Web designer 55 200 $
Rédacteur technique 55 600 $
Infographiste 42 800 $
Conseiller en processus opérationnels 63 000 $
Analyste Web 61 200 $
Directeur artistique 62 700 $
Concepteur de jeux 60 000 $
Artiste 49 200 $
Concepteur scénariste 51 400 $
Directeur principal des ventes 91 000 $
Chargé de compte – Vente directe 61 400 $
mercador
30 janvier 2012
15h48
Curieux qu’on mette un programmeur, sans niveau, à 59 100$… Et que représente débutant/intermédiaire/principal ? Le nombre d’années d’expérience ? On peut savoir svp? Merci !
elvince
30 janvier 2012
15h51
Oubliez pas que même pour des salaires aussi bas (comparez avec des plombiers juste pour le fun…), c’est pas le pire. Dépendemment du secteur que vous travaillez dans le logiciel, vous pouvez avoir à faire beaucoup d’heures supplémentaires pas payées. Et dites-vous que ce problème-là grandit en fonction de comment le secteur est “hot”: Dans le jeu vidéo, le web et les iApps, tu en donnes en maudit, mais si tu vas travailler dans une banque ou au gouvernement, tu vas t’en sortir sans trop te faire exploiter.
Les compagnies à 3 lettres (CGI, DMR, CPU, etc.) sont au milieu environ: certains font parfois du bénévolat, d’autres non, et c’est variable.
En passant, c’est toujours drôle de voir une médiane à 63k$ et des employeurs qui se plaignent d’une pénurie. 63k$, c’est moins que n’importe quel employé spécialisé (plombier, électricien, menuisier) de la construction. Et comme un plombier peut commencer sa carrière à 17 ans alors qu’un programmeur finit son bacch à 22-23 ans, disons qu’objectivement, il vaut mieux ne pas être trop trop à l’argent pour vouloir devenir programmeur.
mercador
30 janvier 2012
16h13
Je suppose que ce sont des salaires de Montréal… Personnellement, 63K, je trouve ça beaucoup ! J’ai commencé à 24K il y a à peine 12 ans…
mrthebunny
30 janvier 2012
16h21
@elvince
“il vaut mieux ne pas être trop trop à l’argent pour vouloir devenir programmeur.”
Je suis d’accord, mais je ne voudrais pas dépeindre un portrait trop noir non plus.
Je suis programmeur-analyste sénior dans une PME (j’ai eu mon bac en informatique de gestion en 2000). Je considère que je gagne relativement bien ma vie, en tout cas je suis plus haut que ces chiffres, mais je connais des développeurs du même niveau que moi qui gagnent 10000$ de moins par année, des fois plus. Les salaires peuvent beaucoup varier selon le domaine fonctionnelle. Jeux vidéos, bancaire, boîtes de consultants…
Dans ma carrière, les “crunch time” occasionnels où j’ai eu à faire des heures supplémentaires sont demeurés l’exception, pas la règle. Mais je me suis toujours tenu loin du domaine des jeux vidéos. Et si je n’aimais pas mon poste, je cherchais ailleurs. Je me suis toujours assez facilement replacé.
Cela dit, je programme depuis que j’ai 12 ans et j’ai toujours adoré ça. Mais je me souviens encore qu’environ 1/3 des étudiants de ma promo avaient décroché après 2 sessions à l’université.
Quelqu’un qui veut devenir programmeur pour l’argent s’enligne vers une très, très amère déception. Il faut vraiment aimer ça!
Petite anecdote: je me souviens quand une amie qui étudiait en médecine nous avait raconté, tout excitée, qu’elle venait de disséquer son premier cadavre. Disons que j’ai su tout de suite que j’aurais été très malheureux dans son domaine! Y a pas juste le salaire, il vaut avoir la vocation!
skyzomarco
30 janvier 2012
16h40
@elvince
C’est un problème qui touche tous les secteurs. Dans le secteur pharmaceutique, si on regarde par exemple les gens avec une maîtrise (qui ont difficilement accès aux postes de direction) le salaire médian ne doit pas être beaucoup plus élevé que 60k $ sans sécurité d’emploi (puisque la plupart des emplois sont à contrat). Donc la durée des études n’est pas nécessairement proportionnelles à la rémunération.
Par contre il faut relativiser sur la qualité de travail. Les conditions d’un plombier sont différentes des conditions d’un programmeur. Sans enlever au travail de plombier, dans une profession comme les TI, l’imagination et la créativité sont de mise, ce qui est pour moi un gros avantage au niveau de l’intérêt pour y faire carrière! Le salaire n’est pas tout dans la vie!
martineletarte
30 janvier 2012
17h15
@mercador : j’ai demandé plus de précisions à TECHNOcompétences sur les différents programmeurs.
Sinon, pour les médianes du salaire, elles sont pour le Québec, mais le document précise qu’il peut y avoir des variations entre les régions :«Par exemple, selon l’Enquête TECHNOCompétences de rémunération 2010, le salaire de base réel d’un analyste-programmeur intermédiaire est d’une moyenne de 53 700 $ à Québec et de 60 500 $ à Montréal. Pour les entreprises œuvrant dans les autres régions du Québec, la moyenne s’élève à 51 600 $ comparativement à une moyenne de 57 600 $ pour le Québec.»
Pour télécharger le document : http://www.technocompetences.qc.ca/gestionrh/remuneration
raoul914
30 janvier 2012
17h38
@elvince Vous comparez des pommes et des oranges. Pas trop intéressant des passer ses journées à poser des prises électriques ou déboucher des toilettes. J’ai des amis de jeunesse dans la construction, c’était très payant quand ils étaient jeunes mais le corps ne suit pas en vieillissant et rendus à 50 ans ils m’envient de travailler de chez moi bien confortable.
jijirose
30 janvier 2012
17h44
@mercador: 24k? J’espère qu’avec vos 12 ans d’expériences, vous avez appris à mieux négocier! Un salaire autour de 63k, il me semble un salaire très correct! Je m’attendais même à un peu plus. J’ai déjà connu un gars qui faisait du support technique avec 5 ans d’expérience, et qui en était encore à 28k, alors que je sortais de l’école, et que j’avais 3k de plus que lui. Comme quoi se sous-estimer finance à merveille votre employeur
mercador
30 janvier 2012
18h00
jijirose : rassurez-vous, j’ai un meilleur salaire aujourd’hui mais je suis encore loin de cette médiane. Par contre, j’ai des avantages sociaux importants dont un fond de pension (je ne pensais jamais avoir ça un jour dans le privé). Ça reste que je pense que la disparité salariale entre Québec et Montréal demeure encore importante, on me disait 15% quand je suis sorti de l’école en 1999 et j’ai l’impression que c’est toujours le cas.
stephm80
30 janvier 2012
18h59
C’est vrai que l’informatique n’est pas le domaine le plus payant, mais c’est pas si mal quand même. Par exemple, j’ai 5 ans d’exp dans ce domaine et je fais presque 70K + pension, etc. Pour ceux qui aiment ce domaine, c’est une belle carrière. J’ai l’impression que les conditions varient beaucoup entre les petites PME, les grosses cies, et le gouvernement. Il faut chercher, ne pas se contenter d’un salaire trop faible.
gl000001
30 janvier 2012
19h47
@madame Letarte
Très exhaustif. Mais ça aurait été très intéressant d’avoir par “domaine”. Le web, Cobol, Oracle, C, …
@raoul914
Mais être plombier peut amener à être propriétaire de son entreprise, de plombier ou de construction pourquoi pas. Tout comme un programmeur peut devenir consultant, analyste, boss, directeur du département. Il y a toujours moyen de faire évoluer son emploi tout en restant plus ou moins dans le même champ.
mam_barette
30 janvier 2012
20h51
@ Martine Letarte
42 800$ pour un infographiste? J’ai jamais vu ça. Même pas proche…
vincenttechnocompetences
30 janvier 2012
21h45
@ gl000001
Il est difficile dans ce genre d’enquête d’obtenir des données aussi détaillées que vous le souhaité.
Malgré le fait que nous travaillons avec le meilleur échantillon québécois sur la question (184 entreprises participantes en 2010). Il reste très difficile d’obtenir un échantillon suffisant pour détailler l’ensemble des postes en programmation par spécialisation.
@ mercador
Pour des éclaircissements sur les postes couverts vous pouvez également consulter notre description des postes repères : http://www.technocompetences.qc.ca/files/Descriptions_postes_enqueteRemu2012.pdf.
Pour ce qui est de la différence entre Montréal, Québec et les régions au niveau salariale, les entreprises en TIC sont majoritairement des entreprises de services, elles vont donc là ou la clientèle se trouve. (76 % des entreprises du secteur sont situés dans la région métropolitaine de Montréal). Plus le marché est imposant meilleur seront les salaires.
@ stephm80
Avec presque 8000 entreprises en TIC au Québec le marché est effectivement très ouvert.
Pour toutes questions sur l’industrie des TIC contactez-nous à info@technocompetences.qc.ca
rightman
31 janvier 2012
03h28
Ces chiffres sont bas, très bas…
Je pense l’informatique est un de ces domaines ou la différence entre un bon et un mauvais est énorme. Un bon peut facilement accomplir les tâches de 5 mauvais, et avec une plus grande qualitée.
Je pense aussi que c’est un des domaines les plus abstraits pour ceux qui ne connaissent pas, et ça explique pourquoi, dans bien des compagnies, peu d’importance donnée à aller chercher des bons programmeurs.
Ceci dit, je pense aussi que beaucoup de gens se disent programmeurs mais n’ont pas vraiment un talent énorme, ou bien ne sont pas capable d’appliquer leur talent a d’autres disciplines (ex: business). Quelqu’un vivant dans sa bulle, incapable de voir la grande image (anglicisme?), va valoir beaucoup moins que s’il était capable d’appliquer son talent a faire progresser les affaires de l’entreprise.
Mais on ne peut pas dire que le domaine ne paye pas, je connais des gens qui sortent des salaires de 6 chiffres depuis leur début vingtaine, sans diplomes! (lire ici: juste leurs secondaires) Mais ce sont des gens très talentueux en informatique, en plus d’être très extrovertis et d’avoir un excellent sens des affaires. Pas mal mieux qu’un plombier…
T Rightman
dominiqueb
31 janvier 2012
08h12
@ gl000001,
Excuse moi, mais mme Letarte a déja fais une liste plus haut. On ne peu avoir le salaire par language de programmation ou par type de Base de donné.
Un programmeur c’Est un programmeur, certain s’en sorte mieux que d’autre. Il est certain que la rareté se paye mieux.
Selon moi, pour avoir touché plusieur aspects du métier, de support technique, a programmeur en passant pas Administrateur de base de donnée, administrateur de réseau, gestionnaire de sécurité informatique, chargé de projet, chef d’équipe, gestionnaire, j’ai travaillé au public fédéral, entreprise privé, parapublique et travailleur autonome.
Le pire selon moi: support technique. Mal payer, salaire ne monte pas vite, nous sopmmes toujours le boulet de l’entreprise.
Le plus valorisant: programmeur, administrateur de base de donnée, sécurité informatique
Le plus payant: gestionnaire, chef d’équipe, chargé de projet,
Le moins demandant: gvt fédéral
Le plus stable: gvt fédéral
Le plus dure: support technique, travail autonome
Le plus de nuit blanche: travail autonome, parapublique
Où j’aimerais retourné: gvt fédéral plus précisement a Pêche et Océans dans le vieux port de Québec.
Donc si c’était a refaire: Je choisi un autre métier et je me tiens loin des ordinateurs. Car les ordinateurs c’est de la …… On devient dépendant et on trouve toujours un prétexte pour ne pas être imputable. C’est de la faute a la mémoire, au disque dure, a Windows,…,….. a l’utilisateurs, au programmeur,…,….
tokyo
31 janvier 2012
08h57
Le gouvernement du Québec embauche plein de Français présentement en informatique.
Que font nos CEGEP? Et nos universités?
Pourquoi manque-t-on d’informaticiens?
chapeau_melon
31 janvier 2012
09h37
@elvince @gl000001
Mon beau-père possède justement sa propre entreprise de plomberie. Son fils qui a environ le même âge que moi travaille avec lui. De mon coté j’ai fait génie informatique.
Ils n’ont rien à nous envier côté salaire. Ils travaillent cependant beaucoup plus que moi, dans des conditions pas mal plus difficiles, selon des horaires beaucoup plus irréguliers. Et ce qu’a écrit raoul914 est vrai : la construction c’est exigeant et le corps ne suit pas toujours. Mon beau-père est actuellement en arrêt de travail.
mercador
31 janvier 2012
12h21
vincenttechnocompetences : Vous dites que vous vous êtes basés sur 184 entreprises sur les 8000 au Québec ? De ce que j’en sais, vous offrez à tout le monde de participer à votre sondage annuel (même moi je reçois votre invitation alors que j’ai un site web alimenté par des bénévoles). Les disparités sont énormes, il n’y a pas que le salaire, le public a des avantages incroyables (comme un fond de pension et la permanence) qui n’existent pas dans le privé. Il est difficile de sortir des moyennes de ces chiffres sans les regrouper par secteur. J’ai peur qu’en lançant ce genre de chiffres, les étudiants à l’école vont s’imaginer tous sortir avec des salaires de 60K dès la première année alors que c’est tout à fait faux.
Totalement hors sujet, on voit que les développeurs sur Cyberpresse sont très bons pour gérer la la longueur des nicks *tousse*
Elv1sW0ng
31 janvier 2012
22h08
C’est surprenament bas. J’ai commencé à 46k il y a 12 ans. J’ai de la misère à croire qu’il y a du monde qui travaillent pour moins que ça maintenant…
Je suis d’accord qu’il y a d’énormes différences de rendement chez les programmeurs mais ce n’est pas si évident dans les échelles salariales. Un bon n’aura souvent que 2% d’augmentation de plus que le moyen et 3% de plus que le faible.
@tokyo: y’a pas a chercher très loin, les gouvernements paient des salaires de crève-faim avec leurs conditions conventionnées qui empêchent les gens de se démarquer.
chammer
31 janvier 2012
22h40
Il y a une pénurie d’informaticiens âgés de 28 à 32 ans qui ont de 3 à 5 ans d’expérience. Le problèmes c’est que ce sont des torieu d’entêtés qui décident de vieillir au lieu de rester dans cette tranche d’âge, a-t-on idée! J’ai travaillé 13 ans comme informaticien, pratiquement à temps plein, en 2002 je connaissais bien le c++ (sur les 2 OS les plus courants), le java, le php sans compter d’autres langages, un bacc d’ingénieur, mais après 4 ou 5 ans de recherches infructueuses j’ai lancé la serviette et j’ai étudié dans un autre domaine plus manuel (et une petite compagnie peu rentable avec un logiciel en parallèle).
Il faut approcher de la quarantaine et passer par là pour savoir qu’est-ce que c’est d’aboutir au BS et voir que cette “pénurie” est l’un des plus gros mythes qui existent. Aucun problème à progresser avant 37 ans mais après, fini.