
Même avec un diplôme d'études postsecondaires en main, le taux de chômage demeure plus élevé chez les immigrants que chez les natifs du Québec. Photo : Archives La Presse
Question fréquente
Quel est le taux de chômage au Québec des immigrants ayant un certificat, un diplôme, ou un grade postsecondaire?
Pour l’année 2006, il était de 13,3% chez les immigrants de 25 à 54 ans diplômés à l’extérieur du Canada et de 7,9% chez les immigrants diplômés au Canada. Le taux baisse à 4,2% chez les personnes natives du Québec.
Source : CIRANO, Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail
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maxlamontagne
23 janvier 2012
15h45
D’abord, notons que certains immigrants, comme les Chinois et les Asiatiques, s’en sortent mieux que les non-immigrants. Peut-être que ces gens devraient servir d’exemple aux autres qui se plaignent de ne pas avoir l’emploi de leur rêve à leur deuxième année au Canada.
Ensuite, il est tout à fait normal que certains immigrants réussissent moins bien que les gens qui vivent déjà sur place.
Pour finir, si le but est de faire sentir les Québécois coupables, c’est raté: Les gens sont écoeurés de se faire constamment traiter de racistes. Des années que ça dure. Les Québécois de souche ont déjà de la misère à s’en sortir, ils n’ont pas les moyens de faire passer les immigrants devant eux.
Maxime Lamontagne
tokyo
23 janvier 2012
15h47
On voit que ce n’est pas très élevé; un immigrant qui complète ses études ici va se trouver un emploi aussi facilement qu’un Québecois. Il n’y a donc aucune discrimination. Le problème est ailleurs.
Il est d’abord parmi certaines communautés où le taux est très élevé parce que leur “diplôme” étranger ne vaut strictement rien en Amérique du Nord. Sans parler de leur culture et de leur éthique du travail qui causent problèmes.
Il est ensuite chez les décrocheurs. Beaucoup de jeunes immigrants arrivent ici avec un retard scolaire. Ils ne le rattrapent hélas jamais en dépit des sommes considérables qu’on y investit. Ca explique les piètres performances des CS de Montréal par exemple, les pires au Québec en termes de résultats scolaires et décrochages.
honorable
23 janvier 2012
15h49
Le taux de chômage varie énormément selon le continent dont provient l’immigrant:
Faible si l’immigrant vient d’Europe.
2 à 3 % plus élevé si l’immigrant vient d’Amérique Latine ou d’Asie (c’est-à-dire 2 à 3 % plus élevé que le taux de chômage de l’immigrant en provenance d’Europe).
12 % plus élevé si l’immigrant provient d’Afrique.
Morale: les immigrants d’Europe, d’Amérique Latine et d’Asie sont adéquatement sélectionnés. Les immigrants d’Afrique dont sélectionnés de manière beaucoup trop laxiste. Par exemple, pour le gouvernement du Québec, un doctorat de Cambridge, Oxford ou la Sorbonne ne vaut pas plus qu’une maitrise de la pire université en Algérie ou au Congo. Le gouvernement suppose de manière tout à fait délirante qu’un diplôme d’une université moyenne d’Europe ou d’Amérique Latine a la même valeur qu’un diplôme d’une université moyenne au Soudan ou au Rwanda!
Conséquence: des immigrants en provenance d’Afrique qui deviennent déçus et frustrés parce que leurs dossiers ont été mal évalués.
Voici les données précises sur le taux d’emploi des immigrants ventilé selon les continents:
Taux d’emploi (et taux de chômage entre parenthèses) chez les immigrants canadiens de 25 à 54 ans en 2006, selon leur provenance. H = hommes; F = femmes.
Europe: H: 84.5% (6.5%) F: 63.6% (10.6%)
Amérique Latine: H: 78.8% (8.7%) F: 55.3% (13%)
Asie: H: 77.6% (9.8%) F: 52.2% (12.8%)
Afrique: H: 65.7% (19.8%) F: 43.6% (21.9%)
Source: p. 82 du livre http://www.fraserinstitute.org/research-news/display.aspx?id=13504
Medecin_Etranger
23 janvier 2012
17h39
Voici mon expérience personnelle:
Venant d’Amérique latine et voulant réorienter ma carrière, j’ai fait une maîtrise au Québec, il y a 3 ans. 22 étudiants, 11 immigrants et 11 québécois. À la fin, on étaient 16. Des 6 qui sont partis, 5 étaient africains. La raison principale étant que leurs notes n’étaient pas assez hautes, leur implication dans les travaux d’équipe n’était pas suffisante et la qualité de leurs travaux n’était pas à la hauteur.
C’est sûr que je ne veux pas généraliser car je sais qu’il existe des “mauvais” éléments dans toutes les professions, sociétés, etc. Mais pour notre cohorte, c’était flagrant qu’il y avait eu un certain laissez-aller ans l’octroi de diplômes car ce n’est pas normal que quelqu’un avec plusieurs post-doctorats (obtenus en langue française), soit incapable de rédiger le moindre texte!
Ce qui était triste, c’est que ceux qui osait dénoncer la situation, se faisait traiter de raciste!! Alors que pour la plupart, le seul critère qui compte est l’effort fourni, peu importe la nationalité!!
J’en aurai long à dire mais j’arrête ici et je conclue en disant que les statistiques apportées ne me surprennent guère.
honorable
23 janvier 2012
18h29
@Medecin_Etranger: merci pour relater votre expérience personnelle.
Pour expliquer les statistiques de 15h49, l’hypothèse du racisme est effectivement réfutée, comme vous vous en doutiez, parce que:
1) les immigrants asiatiques ont un rendement bien supérieur aux immigrants africains même si la plupart des immigrants asiatiques sont des minorités visibles; en plus, ils ne possèdent pas la langue française au départ, alors que plusieurs immigrants africains la possèdent (c’est d’ailleurs sans doute un problème, le ministère accordant un peu trop de points pour la connaissance du français).
2) plus de la moitié des immigrants africains sont blancs.
Et même si le racisme jouait un petit rôle, ce serait raison de plus pour sélectionner avec PLUS DE SOIN les immigrants africains afin de ne pas les décevoir une fois rendus ici. Un pays dont tous les citoyens sont des racistes antimartiens serait bien stupide d’accepter un grand nombre d’immigrants martiens sous prétexte qu’ils ont un diplôme universitaire de Mars et une bonne expérience de travail sur Mars!
Si les immigrants d’Amérique Latine se débrouillent légèrement mieux que les immigrants d’Asie, ce n’est pas parce que les immigrants d’Amérique Latine ont l’air moins “minorité visible” que les immigrants d’Asie, mais parce que leur culture et leur langue se rapprochent de la nôtre, ce qui facilite l’intégration.
De toute manière, les performances des immigrants asiatiques et latino-américains sont presqu’identiques, et pas tellement inférieures à celle des immigrants européens.
Le problème flagrant se situe au niveau des immigrants en provenance d’Afrique. Nous leur accordons sans doute des points injustifiés aux chapitres de la scolarité, de l’expérience, du domaine de formation et de l’adaptabilité. En passant, le ministère ne distingue même pas, à diplôme identique, entre un premier de classe et un dernier de classe!
trucmuch
23 janvier 2012
18h54
Faut pas croire que parce que vous sortez d’une école, collège ou université du Québec que vous êtes forcément meilleur, les diplômes se donnent ici comme des petits pains et ces nouveaux venus dans la vie professionnelle n’ont pas d”expérience souvent ils montent de suite leur entreprise et c’est du travaille d’amateur, nul n’est prophète dans son propre pays dit-on et il vaudrait mieux que certaines personnes fassent un stage a l’étranger, c’est très important, maintenant le fait de devoir repasser quelques années d’études ici c’est du n’importe quoi c’est juste du protectionnisme voilà tout, comptez avec cela toutes les têtes qui sont aussi pistonnés ça fait que l’on se retrouve souvent au chômage …pas étonnant avec cette politique.
tesl_2004
23 janvier 2012
21h27
Il ne faut surtout pas crier au racisme ici par rapport aux emplois que l’on accorde aux immigrants ou minorités visibles. En passant, je suis un vietnamien anglophone d’expression française né au Québec. Voilà.
Tel que mentionné dans le blogue qui se rapporte à la dame bardée de diplômes qui ne peut pas se trouver un emploi, il faut être modeste dans ses attentes et accepter de commencer au sous-sol. Papa détenait un Doctorat de Pittsburgh, rien de moins. Après la fuite de Saigon, il lavait de la vaisselle sur la Décarie à Montréal. “Quand il faut travailler, il faut travailler.” Il a refusé l’aide gouvernementale du Québec à l’époque (une sorte de bien-être social pour réfugiés). Maman a étudié en droit au Viêt-Nam et a abouti dans une usine de textiles au Québec. Aujourd’hui, elle est vérificatrice et enseigne aussi à la faculté de droit.
L’idée pour les immigrants et les minorités visibles, c’est la patience, la détermination et une volonté sincère quant à l’intégration au Québec francophone. Les québécois ne sont pas des racistes. Il faut simplement travailler fort pour gagner le respect de ces derniers. Le respect commence par une maîtrise appropriée de la langue française.
Ensuite, il faut étudier et comprendre les moeurs au Québec. Il y a une façon de se présenter, une façon de s’exprimer, une façon de comprendre la hiérarchie plus informelle des québécois et ainsi de suite. Dans mon cas, je suis un anglophone fortement campé sur les valeurs asiatiques, mais j’adopte un comportement pragmatique puisque j’évolue dans un milieu francophone. Alors si une personne culturellemênt mêlée comme moi peut le faire, il n’y a pas d’excuses pour les autres.
Ceux qui accusent les québécois d’être xénophobes et ainsi de suite sont dans l’erreur. Dans l’erreur et dans le camp de la victimisation, du défaitisme et de l’incapacité introspective.
Mon discours est peut-être dur, mais je suis tanné d’entendre dire n’importe quoi alors que je suis un “Jaune” anglophone, que j’habite dans un coin reculé très Blanc francophone de la Montérégie et que personne dans ce village de 3000 personnes ne s’offusque du fait que je sois l’enseignant d’anglais de tous les enfants au village.
Bien désolé pour ce monologue décousu, mais je n’aime pas ceux qui dénigrent la province qui a été si généreuse à l’endroit de mes parents. Si vous n’êtes pas capables de faire preuve de gratitude envers les québécois, Trudeau-Montréal a plein d’avions pour vous ramener.
Cela dit, bonne soirée tout le monde!
waddle
23 janvier 2012
23h19
Le racisme c’est quoi? le racisme c’est reconnaitre l’existence de races au sein de l’espèce humaine, c.a.d tout vos petits classements sont racistes puis qu’ils classent les asiatiques les africain les latinos américains…
Moi aussi je peux classer,
dans l’endroit (secteur publique) ou je travaille le seul “homme de main” qui est fiable et qui débarque pas 2heures trop tard ou le surlendemain quand on a plus besoin de lui que le problème a été réglé autrement, tout celà en étant persuadé d’être une sorte d’employé indispensable, aux talents de déductions infinis et un gros bon sens a faire pâlir les dieux eux-mêmes vient de “Centre-Afrique”. C’est le seul sur le groupe de pure laine. 100% de réussite. Le seul qui répare tout sans passer deux heures a se vanter jusqu’à la prochaine pause. Le seul est capable de faire ce qu’on lui demande et d’achever un travail, 1 sur 20/30 dans son secteur.
Probalement qu’il ne fait pas partie active du syndicat, car il travail même les vendredis après midi le fou!
MatthewReas
23 janvier 2012
23h40
http://www.micc.gouv.qc.ca/fr/recherches-statistiques/stats-recensement.html
Un immigrant devrait travailler deux fois plus pour faire sa place spécialement quand il est vu comme un incompétent.
je copierai et je collerai une partie de vos commentaires.
-leur culture et de leur éthique du travail qui causent problèmes.
-Le taux de chômage varie énormément selon le continent dont provient l’immigrant:
-Il est ensuite chez les décrocheurs. Beaucoup de jeunes immigrants arrivent ici avec un retard scolaire.
Avec tout mon respect, quand j’ai lu ces quelques commentaires, j’ai remarqué que la plupart des commentateurs étaient sur la défensive. Mais personne ne parlait de racisme dans cet article.
Bref, allez voir le site sur le portraits statistiques des groupes ethnoculturels et vous allez voir que les communautés culturelles sont plus jeunes et plus éduquées que la moyenne de la population québécoise.
Et la prochaine fois essayez de comparer des pommes avec des pommes.
EX: prenez deux groupes de la même ethnie, l’un parle français et l’autre anglais et regardez le taux de chômage et le niveau de revenu. (ALGERIEN VS EGYPTIEN) vous pouvez faire l’exercice avec d’autres ethnies africaines. vous allez remarquer que les immigrés devrait apprendre l’anglais à leur arrivée(sans oublier d’avoir un français fonctionnel comme celui de nos députés du NPD). Heureusement que plusieurs l’ont compris.
Excusez encore mon français
jolico
23 janvier 2012
23h46
Le commentaire de Médecin_Étranger qui accroche c’est: ” le seul crìtère qui compte est l’effort fourni, peu importe la nationalité”. En fait, ce critère est beurré épais à travers toutes les écoles du système d’éducation, alors les diplômes ne valent parfois même pas le coût administratif de les émettre.
En matière de diplômes universitaires, il faut bien comprendre qu’un diplôme qui serait émis par l’université de Ouagaouaga (un nom inventé) n’aura jamais la même valeur qu’un diplôme d’Oxford ou de McGill, ne fût-ce que parce que les petites universités de pays éloignés peuvent rarement attirer et garder de l’étoffe professorale adéquate, donc les diplômes n’ont pas ou que peu de valeur.
Un exemple qui date des années 60: un parfait gentleman d’Arabie Saoudite qui était ingénieur diplômé avec une superbe épouse allemande se fait dire (en Arabie Saoudite) qu’il pourra faire la même chose au Canada. Ô surprise! Il arrive au Canada où on ne reconnaît pas ses diplômes. Au moins, il n’était pas pauvre comme Job, alors il a acheté une ferme dans les Cantons où il a été probablement la première personne à élever des Charolais au Québec. Mon père, en homme parfois sage, lui disait toujours qu’il lui donnait cinq ans en tout avant qu’il décide d’aller chercher un diplôme à McGill. Mon père n’était plus de ce monde quand ce monsieur est retourné aux études, puis, devinez quoi? Il a été continuer de faire fortune ailleurs, même dans son pays d’origine, pour prendre sa retraite littéralement dans un château en Espagne…
Ça se fait, examiner le système d’éducation ailleurs pour au moins donner des équivalences valables. Il faut que nos consulats cessent de faire miroiter la facilité de vivre au Canada et donnent l’heure juste aux candidats intéressants, donc qu’ils cessent de mentir.
stridulation
24 janvier 2012
08h00
@tesl_2004
Malheureusement, j’ai souvent pu observer que votre attitude est loin d’être la norme… Les immigrants francophones sont souvent les pires: ils ont l’illusion que ça va être facile parce qu’ils parlent la langue du pays. Ils arrivent bardés de diplômes, et pensent que les employeurs québécois vont les accueillir à bras ouverts. Puis vient la désillusion et, trop souvent, la rancoeur. Au lieu de se demander ce qui ne va pas dans leurs démarches, ils cherchent des explications extérieures, et celle du racisme et de la discrimination est toute trouvée, certains affirmant que ça ne se passerait pas comme ça dans le reste du Canada, reprenant un thème cher du « Quebec bashing » voulant que le nationalisme québécois est raciste et ethnocentrique, alors que le nationalisme canadien serait tellement ouvert aux autres cultures…
Évidemment, ils ne se rendent pas compte que ce discours est en fait le résultat d’une rivalité entre deux nationalismes, rien d’autre, et qu’il ne décrit pas la société québécoise. Ça les arrange, ce discours partisan où ils peuvent se donner le beau rôle en tapant sur la société d’accueil.
D’autres immigrants, comme vous, se disent plutôt qu’ils doivent faire leurs preuves dans ce nouveau contexte et apprendre à mieux le connaître pour s’y faire une place. Ils acceptent donc un emploi qui ne correspond peut-être pas à leurs compétences, mais qui va leur permettre d’accumuler de l’expérience et d’apprendre à s’adapter au marché du travail québécois. Ce qui n’empêche nullement de continuer ses démarches pour obtenir un poste plus approprié.
Le mieux est encore de chercher un emploi dans son domaine, mais en recommençant en bas de l’échelle. C’est sans doute dur pour un ingénieur en informatique de travailler comme assistant technique chez Bell, par exemple, mais il faut le voir comme une porte d’entrée. C’est simplement un moyen de montrer aux employeurs que l’on est motivé et prêt à faire les efforts nécessaires pour s’intégrer au marché du travail québécois. Ce qui amènera les recruteurs à considérer vos expériences et vos diplômes acquis ailleurs.
stridulation
24 janvier 2012
08h17
Il y a aussi une variable qui est mal comprise par les nouveaux arrivants, même s’ils parlent français et croient déjà avoir tout compris de la réalité québécoise dès leur arrivée, ce qui fait qu’ils n’y comprennent rien habituellement: les employeurs québécois attachent beaucoup d’importance aux relations de travail harmonieuses au sein de leur équipe. C’est un trait culturel très fort chez les Québécois, qui n’est pas toujours compris par les immigrants – et même la plupart du temps. Les immigrants français ont particulièrement du mal à comprendre cette réalité, venant d’une culture où l’on ne craint pas les affrontements.
Un employeur québécois sera donc plus frileux face à un immigrant sans expérience de travail au Québec. Ce ne sont pas ses compétences professionnelles qui vont le faire hésiter, mais ses compétences interpersonnelles… Saura-t-il s’intégrer à l’équipe? Les nouveaux arrivants ont souvent du mal à le faire, ayant mal compris les codes culturels québécois. S’ils sont nommés à un poste de responsabilité par exemple, ils vont se montrer trop autoritaires et se mettre leur équipe à dos, habitués qu’ils sont à des relations de travail plus verticales. Ou bien, ils n’hésiteront pas à exprimer leur désaccord d’une manière qui sera jugée blessante et trop tranchante par les autres membres de l’équipe.
Les employeurs veulent connaître votre capacité de vous adapter à ce nouveau contexte de travail. C’est ce que vous ne devez jamais oublier dans vos démarches. Vous devez démontrer votre bonne volonté, votre désir d’apprendre et de faire ce qu’il faut pour vous intégrer harmonieusement à leur équipe.
pierrot7
24 janvier 2012
08h36
Ces chiffres viennent dégonfler bien des mythes. Certains préjugés sont tenaces…
honorable
24 janvier 2012
08h47
@MatthewReas: les statistiques que j’ai présentées ne considèrent que les immigrants arrivés relativement récemment, puisqu’elles analysent les immigrants de 25 à 54 ans.
Cependant, il est vrai que des statistiques idéales devraient être mieux ventilées: par exemple, étudier le taux de chômage par tranche de 10 ans d’âge, et en comparant des gens arrivés au Canada il y a à peu près le même nombre d’années.
Par exemple, le taux de chômage chez les immigrants de 45 à 54 ans qui sont au Canada depuis au moins 10 ans, afin d’éviter qu’on ne compare un immigrant de 50 ans arrivé il y a 2 ans à un immigrant de 50 ans arrivé il y a 20 ans. Mais plus on ventile, plus le nombre de personnes étudiées devient petit et plus les marges d’erreur augmentent.
En gros, 65 % des immigrants d’Afrique sont arrivés après 1990, contre 60 % des immigrants asiatiques et 45 % des immigrants d’Amérique.
Il est donc vrai que le taux de chômage plus élevé des immigrants d’Afrique s’explique par leur arrivée plus récente, mais il reste que la cohorte asiatique est assez jeune aussi.
honorable
24 janvier 2012
08h55
corrigé@MatthewReas: les statistiques que j’ai présentées ne considèrent que les immigrants arrivés relativement récemment, puisqu’elles analysent les immigrants de 25 à 54 ans.
Cependant, il est vrai que des statistiques idéales devraient être mieux ventilées: par exemple, étudier le taux de chômage par tranche de 10 ans d’âge, et en comparant des gens arrivés au Canada il y a à peu près le même nombre d’années.
Par exemple, le taux de chômage chez les immigrants de 45 à 54 ans qui sont au Canada depuis au moins 10 ans, afin d’éviter qu’on ne compare un immigrant de 50 ans arrivé il y a 2 ans à un immigrant de 50 ans arrivé il y a 20 ans. Mais plus on ventile, plus le nombre de personnes étudiées devient petit et plus les marges d’erreur augmentent.
En gros, 65 % des immigrants d’Afrique sont arrivés après 1990, contre 60 % des immigrants asiatiques et 45 % des immigrants d’Amérique.
Il est donc vrai que le taux de chômage plus élevé des immigrants d’Afrique s’explique EN PARTIE par leur arrivée plus récente, mais il reste que la cohorte asiatique est assez jeune aussi.
L’immigrant africain a un taux de chômage 9-10 % plus élevé que l’immigrant asiatique (mon 15h49). Si on corrigeait pour l’arrivée plus récente des Africains par rapport aux Asiatiques, je devine qu’on arriverait à quelque chose comme, quand même, un taux de chômage au moins 5-6 % plus élevé chez les immigrants africains que chez les immigrants asiatiques arrivés pendant la même période
Quelqu’un a-t-il des statistiques là-dessus?
loubia
24 janvier 2012
09h13
MatthewReas
Permettez-moi de vous poser une question en tout respect moi aussi:
Les immigrants sont bardés de diplômes, je veux bien. Pourquoi alors dès qu’on a besoin d’expertise, je prends pour exemple la construction du Burj Dubai, les dirigeants de ces pays vont automatiquement chercher des Occidentaux? Ce ne sont pourtant pas les ingénieurs, diplômés à la chaîne, qui manquent chez eux!
Pourquoi par exemple, pour le dessalage de l’eau de mer en Algérie, c’est une société canadienne qui a été mandatée?
Est-ce que les pays d’origine de nos immigrants chômeurs n’auraient pas confiance dans leur système de diplômes et penseraient comme nous qu’il y a des lacunes dans leur système d’éducation qui leur fait chercher la grande expertise AILLEURS?
Ces pays ne veulent pas de leurs propres travailleurs. Il faudrait s’étonner qu’ici, on leur demande une mise à jour avant de travailler avec nous? On ne les refuse pas systématiquement, on leur demande juste l’effort d’aller chercher l’information qui leur manque.
Plusieurs n’ont pas le courage et la modestie des parents de tesl_2004. Leur orgueil et la déception les empêche de fournir l’effort nécessaire.
Je mets la plus grande partie du blâme sur le ministère de l’Immigration: en toute honnêteté, on devrait prévenir les postulants que nous voulons de immigrants de qualité, éduqués, pour aller grossir les rangs du cheap labor et tant mieux pour eux s’ils sont le courage de retourner aux études.
Je mets aussi en partie le blâme sur les immigrants eux-mêmes qui ont tous eu un parent, un voisin, un ancien collègue de travail ou d’université qui les a mis en garde contre les conditions difficiles qui prévalent ici et qui sont venus quand même.
Parce que pendant longtemps, les mots” xénophobes et racistes” ont eu de l’effet.
La réalité est toute autre. Nous sommes ouverts et accueillants pour ceux qui veulent se joindre à nous. Pas pour ceux qui arrivent avec leurs gros sabots et je pense que c’est normal.
Bonne journée et bon courage à ceux qui ont décidé de recommencer leur vie à zéro.
honorable
24 janvier 2012
10h41
Voici la proportion de gens à bas revenu (”low income rates”) chez les immigrants qui sont arrivés au Canada entre 1991 et 2001:
En provenance d’Europe: 24,7 %
En provenance d’Asie: 36,8 %
En provenance d’Afrique: 42,6 %
Les chiffres pour les immigrants qui sont arrivés entre 1996 et 2001:
En provenance d’Europe: 33,7 %
En provenance d’Asie: 44,6 %
En provenance d’Afrique: 48,8 %
Malheureusement, on ne donne pas de chiffres sur les taux de chômage, et on ne donne pas de chiffres pour les immigrants provenant d’Amérique Latine.
Source: la même qu’à 15h49
larousse_estdouce
24 janvier 2012
11h40
Le principal problème vient du fait que l’État fait venir des immigrants qualifiés, mais que les employeurs ne sont pas consultés à ce sujet. On n’oublie que c’est bien beau que le Ministère de l’Immigration sélectionne des immigrants, mais que ce sont les ordres professionnels et les entreprises qui ont le gros bout du baton pour l’intégration sur le marché du travail!
Il faudrait que le gouvernement et les employeurs collaborent pour se mettre d’accord sur les besoins réels et les attentes relatif à l’embauche d’une main-d’oeuvre immigrante. Aussi que des formations soient offertes aux entreprises sur la gestion et l’embauche des immigrants afin de mieux les préparer.
MatthewReas
24 janvier 2012
22h30
@ honorable
Le point que j’ai soulevé mettait l’accent sur le critère de la langue maitrisée par les immigrants et son effet sur le taux de chômage et le niveau de revenu, et pour garder une seule variable (la langue) il fraudait rester dans la même ethnie.
Mais quand on regarde un peu plus tes statistiques. On peu remarquer que les immigrés les plus anglophones sont justement les européens (Italiens, Grecques, Juifs, polonais, ukrainien…) et parmi ces groupes il y en a qui ont des revenus moyens plus élevés et un taux de chômage plus bas que la moyenne québécoise.
@ loubia
Je ne comprends pas pourquoi tu me parles des rois et princes d’Arabie qui vivent dans des tours en verre en dilapidant les richesses de leurs peuples comme arguments à tes allégations. Je trouve ca très faible comme argument. «savoir écrire un texte argumentatif est un must pour …obtenir le DEC dans les collèges francophones)
Oui je suis d’accord que les immigrants doivent retourner dans les banc d’écoles, mais ils doivent le faire dans des universalités de langue anglaise, de plus ils auront l’avantage d’être parfaitement multilingue (tout un avantage concurrentiel)
respectable
25 janvier 2012
08h02
La modération accordée au critère francophone nous coûte une fortune et les stats d’honorable le démontre. Et on donne la même cote aux Universités Britanniques que l’Université d’Algérie!?! Innaceptable. Il est normal que ce gens soient remplis de frustration face à notre publicité trompeuse. 700K emplois à combler? Oui mais pas en sciences humaines sans math.Ça nous en avons déjà des tonnes de copies.
respectable
25 janvier 2012
08h19
Corrigé: La PONDÉRATION accordée au critère francophone nous coûte une fortune et les stats d’honorable le démontre. Et on donne la même cote aux Universités Britanniques que l’Université d’Algérie!?! Innaceptable. Il est normal que ces gens soient remplis de frustration face à notre publicité trompeuse. 700K emplois à combler? Oui mais pas en sciences humaines sans math.Ça nous en avons déjà des tonnes de copies.
shadlaw
26 janvier 2012
16h02
C’est le genre de délire systématique que l’on constante dans les blogues quand on touche l’épineuse question du niveau de chômage élevé des immigrants au Québec. A aucun moment le billet ne parle des raisons qui expliquent la situation. Mieux aucun immigrant n’a intervenu ici pour mettre de l’avant le racisme comme justificatif de la situation. Et pourtant la plupart des personnes qui ont commenté le billet ont réussi à inventer un adversaire virtuel et développer un discours hyper-défensif tout en tapant sur des immigrants d’origine africaine qui abuseraient de la victimisation. Quel tour de force? Remarquez que vous êtes entre vous, les habituels dénigreurs de l’immigration comme «honorable» qui sillonne les blogues avec les mêmes arguments et les mêmes statistiques partielles sélectionnées à dessein pour justifier ses délires. Et quelques farceurs comme «Médecin étranger» qui s’inventent des pseudos pour ne pas passer pour un xénophobe. J’ai aussi une bonne pour toi. Je suis venu directement d’un pays d’Afrique noire avec mon diplôme de niveau Baccalauréat obtenu dans ces universités merdiques que vous vilipendez pour faire ma maîtrise en administration à l’Université de Sherbrooke. Malgré l’écart technologique indubitable (les théories sont les mêmes en passant même au Ouaga machin-truc), les démarches administratives éreintantes et mes problèmes de compréhension de l’accent québécois de certains professeurs (certains avaient un accent plus neutre), j’ai fini ma maîtrise dans le top sans aucun temps d’adaptation. Et ce, en travaillant les mercredis soir et le week-end comme vendeur chez Rogers. Les gens qui ont abandonné le programme dès la première session, ce sont des québécois nés en Gaspésie ou autre dans d’autres régions du Québec, pas des immigrants.
Contrairement à tous les âneries qui sont postées ici sans preuves, la majorité des immigrants d’origine africaine qui viennent ici retourne souvent à l’université, soit pour acquérir un nouveau diplôme ou au moins actualiser celui de leur pays d’origine. D’ailleurs, c’est un rêve pour les Africains d’avoir un diplôme canadien car c’est un parchemin hyper-respecté chez eux, question d’image. D’ailleurs, la proportion d’africains en maîtrise et au doctorat dans les universités canadiennes dépassent largement celle des québécois de souche et le taux de réussite est phénoménal. Malgré tout, un diplôme canadien n’est pas un passeport rapide à l’emploi non plus. Et le racisme et la discrimination sont loin d’être les principales raisons. Personnellement cela m’a pris un an pour trouver un emploi d’entrée, mais ensuite les choses ont progressé très vite. Des amis africains qui n’ont eu ma patience et qui sont allés en Ontario ont trouvé un emploi plus rapidement. C’est un fait qu’au Québec, terre de PME, les réseaux sont plus petits, plus tricotés serrés et ca prend du temps avant de les percer et gagner la confiance. J’ai déjà rencontré un gestionnaire qui m’a avoué candidement qu’il ne veut pas mettre du temps dans l’intégration d’une autre culture, il préfère travailler avec du vécu et du connu. C’est un choix et je ne l’ai pas poursuivi pour ca. Il y a beaucoup d’Africains qui travaillent dans les grandes entreprises ouvertes à la diversité comme Bombardier, Bell, SNC Lavalin, RBC, Deloitte and Touche, PricewaterhouseCoopers et autres que dans les PME.
Je reviendrai sur le sujet avec des statistiques récentes pour répondre à quelques énormités sans fondement que j’ai lues sur ce blogue. Ca prend des faits et non des émotions pour combattre des propos xénophobes.
shadlaw
26 janvier 2012
16h09
Oups ! J’ai laissé passer quelques coquilles. Bof, vous m’excuserez.
Medecin_Etranger
26 janvier 2012
23h45
@Shadlaw
Premièrement, j’ai bien expliqué que je ne voulais pas généraliser. Comme j’ai dis, il existe des pommes pourries partout. T’inquiètes, j’en ai connu des latinos paresseux à qui je ne donnerais jamais un emploi pour incompétence et de la même façon, durant mes études j’ai connu des africains à qui je n’ai aucun reproche à faire.
Deuxièmement, j’ai spécifié que cela était MON expérience. C’est ce que j’ai vécu et ce sont MES faits. Jamais je n’ai extrapolé à la planète entière et je n’ai jamais dit que c’était la vérité absolue.
Troisièmement, bravo pour ta maîtrise et tant mieux si tu as été dans les meilleurs. Je crois que nous avons tous des obstacles à surmonter lors de nos études et le simple fait de terminer des études supérieures dans l’adversité fait de nous des “guerriers”. De mon côté, j’ai un handicap et cela ne m’a jamais empêché d’atteindre mes objectifs.
Quatrièmement, je ne m’invente aucun pseudo. Je suis médecin gradué à l’étranger mais malheureusement pour des raisons de santé, j’ai dû réorienter ma carrière. Et pour revenir au premier point, celui des pommes pourries. Et bien, laisse-moi te dire que des 100 médecins de ma cohorte, je référerais des patients, les yeux fermés et avec l’assurance qu’ils seront bien traités, à seulement 20 médecins d’entre eux! Comme quoi, je me fous littéralement de la nationalité, ce qui m’intéresse ce sont les compétences!!
indiagemini
29 janvier 2012
22h05
J’apprécie énormément de lire les commentaires qui sont ici, car chacun a vraiment fait un effort de réflexion et à donné son avis selon ses expériences, dans le respect de l’autre.
C’est important pour moi de le noter car être immigrant au Canada à ça de beau que la mentalité des gens est suffisamment ouverte pour ne pas se limiter à des insultes destinées à un groupe de personnes issues d’un continent particulier. C’est ce qui se fait dans les forum Européens, où, sans doute à cause de la crise économique et de l’Histoire plutôt conflictuelle entre les pays européens (particulièrement la France) et les pays africains, font que les propos tenus sont plus souvent xénophobes qu’autre chose.
Toutefois, les préjugés ont quand même la vie dur et j’aimerai apporter ma contribution à ce débat.
Déjà, oui, la culture intervient. En Afrique, les jeunes qui travaillent sont des enfants pauvres et exploités et on lutte contre le travail des enfants. Ici, le travail existe, il est valorisé, et dès 15 ans, les enfants travaillent dans les Mcdo ou autres petits commerces, pour apprendre la valeur de l’argent et gagner en expérience. Aussi, dès l’école, lorsque leurs talents sont identifiés, les jeunes sont très souvent pris en charge assez tôt, et c’est donc avec ce bagage immense qu’ils arrivent à l’université. Ils sont déjà confiants, compétant, et ont déjà (exemple tout bête mais Ô combien important dans ce vaste pays!) leur permis de conduire. Bref. Ils sont déjà prêts à l’emploi.
Un étudiant africain qui arrive à 17 ans dans un pays comme celui-ci arrive avec tout ça en moins et dois lutter pour comprendre de lui-même cette dynamique. Il doit réussir à s’imposer à un rythme qui n’a jamais été le sien.
Les africains ne sont pas moins compétents que les autres. Il ne faut pas non plus refuser le fait que l’on devient aussi en partie ce que les autres pensent de nous. Il faut prendre confiance et lutter contre cette perception injuste du noir faible, pauvre, démuni, qui vient d’un pays en guerre, qui est malheureux et forcément paresseux.
L’effort doit venir des deux bords. Le ministère de l’immigration doit effectivement mieux encadrer les nouveaux arrivants et leurs donner le temps et les outils pour y arriver, c’est à dire l’heure juste, la bonne info. Il doit aussi se tourner vers les entreprises et les communautés. Aussi, c’est bien moins lucratif mais ça serait très efficace si les médias faisaient aussi leur part, en parlant d’autre chose que des guerres, pour plutôt expliquer, analyser les contextes de ces guerres, tout en se penchant aussi sur le développement, car l’Afrique se développe!
Pourquoi est-ce important? parce que l’image véhiculée se répercute énormément sur le public. Dans ce public, il y a aussi des employeurs…
Les immigrants africains, je me penche sur cette exemple parce qu’il semble avoir plus de commentaires quelque peu négatifs à leur égard, doivent créer des organismes, des outils communautaires qui prennent le temps et se donnent les moyens de les guider efficacement. Pas seulement avec des explications faites une fois par an, mais un véritable suivi, et même des groupes de travail en collaboration avec des québécois qui accepteraient de jouer le jeu pour réellement mettre tout le monde dans le bain. Ça prend ça. Du temps. Le problème ici, c’est que le temps c’est de l’argent, mais ce donner le temps fait aussi économiser beaucoup!!
Surtout que selon moi, les immigrants africains doivent réussir à tout prix, car ils ont la responsabilité énorme de penser ensuite à rentrer chez eux, car la diaspora a un rôle plus que crucial à jouer dans un continent qui souffre surtout de la fuite de ses cerveaux.
Redator
5 février 2012
12h54
Bonjour a vous
je suis un algérien de 29 ans ce n’est pas pour venté mes mérites.
Mais comme certains préjugés écrits plus haut le disent, je veux juste vous affirmer le contraire et ne prendre parti d’aucun contenant ou origine …
Je suis diplômé d’un baccalauréat avec mention très bien donc A-.
j’ai aussi un diplôme d’ingeniorat en informatique d’une université dont les procédures on était établie par le MELS canadien j’ai aussi une attestation de TCF (test de connaissance de français) avec une note de 690/699 je suis deux fois MCDBA (MICROSOFT CERTIFIED DATA BASE ADMINISTRATOR).
Je suis en train de finir un DESS au Québec avec pour l’instant dieu merci 0 reprise et juste pour souligner le niveau (Algérien) je n’ai aucune note de moins de 70/100 alors que les seules fois ou j’apporte un crayon c’est pour un examen. (est il me reste qu’un seule cour)
Et pour finir j’ai plus de 6 ans d’expérience professionnelle dans mon pays au sein de multinational qui son aussi implémenté au canada,
Suite à la lecture des commentaires, le seul qui m’a comblé bien est celui de MatthewReas.
Car depuis mon arrivée en 2010 au Québec que j’aime énormément ou je me suis fait des amis québécois que j’apprécie beaucoup et ce qui me pousse a ne pas revenir dans mon pays et a être patient (en aucune fois j’ai vue un semblant de racisme).
je n’est pas trouvée d’emploie la question qui reviens apres plus de 30 entrevues est, (est-ce que vous êtes bilingue) bin oui arabe et français, mais bon je comprends qu’il parle de (… et votre anglais)
Alors que je pense et comme beaucoup d’immigrants africains qui viennes ici, car (LE QUÉBEC EST FRANCOPHONE) et la loi 101 ….
Une promesse pour nous, une image, un pacte, que le Québec donne, et que les entreprises ne respectent pas.
En bref j’ai décidé de me faire un diplôme québécois et d’amélioré mon anglais au maximum et je pense que suite a ça si cela ne marche pas il faudra prévoir un retour avec la seule bonne image, est la gentillesse des Québécois et d’avoir eu un diplôme québécois sans aucune aide financière et la mauvaise et que j’ai misé toutes mes économies pour tout refaire dans mon propre bled
- Donc svp ne dites pas que les Maghrébins n’essaient pas de s’intégrer, je ne dis pas que tout les Maghrébins essai, mais dans mon entourage il y’a beaucoup qui essai au maximum, le plus gros problème reste l’Anglais.
antiraciste
11 février 2012
12h11
Moi meme avec deux maitrises acquises en France,je n ai jamais pu travailler ici. j ai postule pour des postes d enseignant, pour lequels on a prefere des tremblay et autres lafleur, avec juste un DEC!.
La dictature protectioniste des ordres professionels,le racisme latent, sont un obstacle implacable pour les immigrants, meme titulaires de diplomes superieurs les plus prestigieux, obtenus dans des pays non moins prestigieux. Meme un job de ramasseur d ordures,ou d ouvrier en batiment sont proteges par le systeme. Tout ca avec la benediction d un gouvernemnt corrompu., qui ne respecte pas les quotas d embauche des minorites ethniques.
les maghrebins par ignorance et par manque de solidarite ne bougent pas. Alors que des moyens radicaux et spectaculaires s imposent. Par exemple des operation de sit-in, avec tracts et pancartes dans les locaux de reunions d acceuil pour les nouveaux arrivants. Ces reunions , s apparentent plus a une mascarade,une coquille vide… Un recours collectif s impose contre les rabateurs du ministere de l immigration, qui n ont a jamais signale la presence des ordres proffessionels, et autres metiers proteges de cette province. En fin de compte, les Maghrebins sont selectionnes sur des criteres academiques et professionels…ces meme criteres se retournent contre eux une fois arrives ici. Et le piege se referme.
je lance un appel a ceux qui seraient interesses par des actions (choc), contre cette injustice qui a brise pas mal de menages,attires par le reve quebequois
signe:Un marocain sur le chemin du retour
Rickkk
11 avril 2012
14h47
J’ai lu de nombreux commentaire et décidément cela ne peut m’empêcher de penser que la plus part des Québecois sont xénophobe. J’ai côtoyé de nombreux Québecois et force est de constater que leur niveau intellectuel est très bas! D’ailleurs le niveau de réflexion des commentaires sur cet article le reflète.
Nombreux sont les immigrants dont les compétences sont largement supérieures à celles des Québecois, mais ils sont au chômage! J’espère qu’ils comprendront qu’il vaut mieux retourner dans leur pays et les emplois seront délocalisés chez eux. La preuve en est Peugeot qui délocalise au Maroc et, si cela se confirme, c’est aussi le cas de Aveos. En effet ces entreprises délocalisent compte tenue du coût de la main d’œuvre, mais aussi parce que les compétences y sont
Rickkk
11 avril 2012
14h50
Désolé pour les petites fautes