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Question d’une lectrice
«Je suis infirmière. Un employeur potentiel m’a fait remplir un questionnaire sur mon historique de santé. Comme j’ai eu trois congés de maladie pour dépression, l’employeur me demande de rencontrer un médecin. Je devrai fournir mes résumés de dossiers médicaux. Si je refuse, l’employeur a-t-il le droit de m’écarter? Peut-il m’écarter pour mes dépressions? Je suis rétablie et suivie par une psychologue à titre préventif.» – Valérie
Patrick Trent, avocat spécialisé en droit du travail chez Border Ladner Gervais, croit que face à un refus de Valérie, l’employeur pourra l’écarter.
«C’est en raison de la notion en droit qui s’appelle l’exigence professionnelle justifiée», indique-t-il.
Pour s’y référer, l’employeur doit démontrer qu’une exigence est justifiée par rapport au poste.
«Disons qu’un des facteurs principaux de la dépression de la dame est le fait qu’elle travaillait avec des enfants mourants atteints de cancer. Si elle postule pour devenir infirmière dans une unité d’oncologie, c’est très risqué qu’elle retombe en dépression. Ce ne l’est pas toutefois si elle vise un poste où elle donnera des vaccins», explique Me Trent.
L’avocat précise que c’est au médecin que la dame donnera ses dossiers médicaux et non à l’employeur.
«L’employeur dira au médecin que le poste exige d’exécuter telles tâches dans tels contextes. Le médecin rencontrera la dame et il fera une recommandation à l’employeur à savoir si elle est apte à faire le travail sans donner de détails du dossier médical. Il est tenu au secret professionnel», explique Me Trent.
Pour plus de transparence, Me Trent conseille aux employeurs de faire des offres d’emploi conditionnelles à une recommandation positive du médecin.
«Ainsi, le candidat aura seulement à rencontrer le médecin si on l’a choisi pour le poste et personne ne pourra croire que le processus d’embauche est biaisé.»
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca










psy30
13 janvier 2012
17h06
C’est un sujet très délicat! Je suis psychosociologue et je travaille avec des gens fragiles…mais je suis bipolaire et mes employeurs ne le savent pas. Lors d’une évaluation, la directrice m’a demandé d’aller voir le médecin parce qu’elle me trouve “stressée”! C’est ma personnalité, je ne serai jamais complètement calme, mais je suis pas stressée, seulement un peu extrovertie à cause de la maladie…mais je suis allée voir mon psy et j’ai apporté la preuve que je consultais, sans préciser le diagnostic…J’ai eu ma permanence!
Sharky_S
13 janvier 2012
19h30
J’ai déja entendu à quelque part qu’un employeur ne peut exiger un examen médical d’un candidat sans que celui-ci ne lui est présenté une offre d’emploi conditionnelle à la réussite de l’examen médical??? Pouvez-vous m’éclairer?
wholescreen
13 janvier 2012
19h59
On se croirait dans les sombres heures du fascisme, lorsque nous avions l’union de l’état, de la ‘médecine’ et de l’industrie.
bibianne
13 janvier 2012
20h48
Je me mets à la place d’un employeur… Non, je ne crois pas que je favoriserais une telle candidature. Trop à risque.
agirsoleil
13 janvier 2012
22h43
D’après ce que j’ai pu observer ou lire par çi par là, il y a beaucoup de facteurs en ligne de compte.
Pour le commun des mortels comme nous @bibianne dit vrai. Mais dans la réalité, les facteurs a tenir compte sont: race, langue, profession, contact et l’argent. Si vous avez ceux-ci, vous pouvez avoir beaucoup de chose….
Noli
13 janvier 2012
22h53
Quelle drôle de question. Tout le monde sait qu’avec des contacts et argent, tu peux tout avoir.
hepelay
13 janvier 2012
23h03
@bibiane
Et que fait-on avec ces personnes qui ont souffert de dépressions majeures dans le passé, se sont rétablies et sont prêtes à retourner sur le marché du travail? On les laisse croupir sur le BS où ils risquent encore plus de ne jamais remonter la pente et de retomber en dépression majeure?Tout le monde a droit à sa place et à sa chance.
AlecouteNtouch
14 janvier 2012
00h43
Je comprends le côté de l`employeur mais jusqu`à où doit-on investiguer? Une personne peut ne pas vouloir le partager si demander…ou si on dit à la population qu`il faut toujours déclarer de tel et tel maladie qu`est-ce que cela va encourager à la société? …de continuer à ne pas aller chercher de l`aide…de continuer des souffrances malgré le fait que ils se traitent bien souvent…on recul, quoi!!!???
noirod
14 janvier 2012
08h33
Rien n`oblige un employeur à choisir un candidat qu`il soit en santé ou non. Quand on en est au stade de choisir un nouvel employé seule sa compétence compte. Le reste demeure à la discrétion de l`employeur peu importe comment le candidat peut interpreter le jugement final. Il va de soi que si certaines prédispositions ne permettent pas au candidat de remplir les exigences du poste les carottes sont cuites…
Je crois toutefois que le simple fait d`admettre ces faits ouvertement est un signe d`honneteté et d`ouverture fort appréciable pour l`employeur. Ca peut jouer en faveur du candidat dans la mesure ou celui-ci en profite pour démystifier le phenomene car malheureusement la société préfere ignorer les maladies ou faiblesses mentales plutôt que de les affonter de plein pied. Étrange qu`on puisse être exhonéré du meurtre de ses enfants pour une faiblesse passagere et ignoré pour un emploi pour la même raison…
hepelay
14 janvier 2012
11h49
@noirod
Entièrement d’accord avec votre opinion. Trop de tabous encore liés à la dépression. Surtout de la part des employeurs.
bibianne
14 janvier 2012
11h49
@hepelay, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…
Je me suis fait l’avocat du diable et bien spécifié SI j’étais employeur (ce que je ne suis nullement). Pas difficile à comprendre il me semble.
Vous aurez beau dire n’importe quoi, mais un employeur qui a le choix entre un candidat compétent et sans problème de santé et un autre aussi compétent, mais qui avoue des dépressions antérieures, il choisira le premier! Alors vaut mieux mentir…
vlrglqqf
14 janvier 2012
12h24
Les préjugés négatifs sont tenaces dans le milieu de la santé. Il y a toujours un aura de suspicion qui plane autour de la dépression et des rechutes possibles. Lorsque je suis retourné au travail dans les mêmes fonctions après, je savais que tout le monde connaissait mon histoire. Alors au lieu de me montrer coupable de la chose, je me suis mis à en parler quand il était convenable de le faire. Qu’est qu’il y a de honteux à avouer qu’on a des crises du foie, des ulcères d’estomac ou des cors au pieds? Dans cet optique, j’ai déstabilisé du monde; certains disaient que j’étais un gars super, d’autres qu’il était malséant de m’en glorifier. Pas du tout! J’avais juste assez de “guts” pour bien fonctionner tout en exécutant mon travail.
wholescreen
14 janvier 2012
13h33
Ce qui est dommage aussi, c’est la vie privée inexistante qu’offre le système de santé actuel.
Lorsque je travaillais, le médecin de la compagnie a partagé mon dossier avec tous les employés… comme j’étais SEUL, je ne pouvais me défendre.
lemig
14 janvier 2012
13h44
S’il n’y avait pas de pénurie de personnel dans le secteur infirmier, cet employeur ne se poserait même pas de questions ; cette candidature serait sans doute rapidement écartée. Je crois qu’il est parfaitement en droit de s’assurer si l’employée qu’il va embaucher pourra lui fournir ses services de façon assidue et continue. Ce que l’article ne dit pas et qui me semble important c’est la période sur laquelle s’échelonnent ces dépressions. Trois absences prolongées c’est beaucoup sur une courte période si la candidate n’a que 30 ans… Le risque de récidive est plus élevé que si la candidate a 50 ans et que ces épisodes datent d’il y a 10, 15 ou 20 ans. En plus des absences prolongées, il faut tenir compte de la période de réintégration plus ou moins longue. Pour avoir moi-même fait une dépression, il y a une dizaine d’années, je sais qu’il faut des mois et parfois des années pour retrouver son plein potentiel et sa pleine énergie. J’ai vu des collègues revenir au travail sans jamais redevenir les gens actifs, positifs et productifs qu’ils étaient. Rappelons=nous qu’il s’agit ici d’une infirmière qui a besoin de toute sa concentration et son énergie.
hepelay
14 janvier 2012
13h58
@bibiane
Alors vaut mieux mentir.
D’accord, votre message est plus clair pour moi. Désolée.
rightman
14 janvier 2012
16h31
Je considère la dépression comme étant une maladie artificielle, auto-infligée. Quand on se rends malheureux tous les jours, c’est sur qu’on finit en ”déprime”.
Mais qui voudrait vraiment employer quelqu’un qui se rends malheureux au point de ”devoir” rester chez eux pour 6 mois pour ”récupérer”.
vlrglqqf
14 janvier 2012
17h06
Il est évident qu’un retour au travail après une dépression, la vie n’est plus la même. Certaines priorités ont pris le bord et remplacées par d’autres de plus positives. On gère mieux ses émotions, on ne rentre plus chez soi avec la queue entre les pattes comme un chien battu. Somme toute, il n’est pas malsain de faire une dépression si on accpete une bonne thérapie et une médication appropriée si besoin. On prend conscience de soi, on apprend à se connaître et à mieux se prendre en mains. On ne va plus au-delà de ses propres limites.
Je ne crois plus aux pouvoirs décisionnels des fanfarons et des m’as-tu vu qui sont nombreux dans le milieu de la santé. Ce sont des robots programmés pour remplir un rôle qui leur a été assigné. Ils n’ont pas d’humanité ie. cette infirmière-chef qui a été licienciée pour abus d’autorité et de harcèlement. Elle semait la zizanie partout où elle passait… C’était le bordel!
hepelay
14 janvier 2012
18h43
@rigtman
Je ne vous souhaite pas de faire une dépression. Vous seriez le premier à ne pas l’accepter et ne pas passer à travers.
La dépression n’a rien d’une maladie artificielle et et auto-infligée, comme vous le dites. La dépression est biologique. Une question chimique dans le cerveau. Un manque de sérotine dans le cerveau qui fait en sorte que les connections ne sont font plus ou mal. Et un excès de dopamine (et ici je ne parle pas de drogue) dans la cas d’une psychose. Bref, d’un bord ou de l’autre, un débalancement chimique dans le cerveau, qui n’a rien à voir avec ce que la personne veut ou ne veut pas. Ça dépend d’un tas de facteurs. De ce que l’on vit, de difficultés émotionnelles(ex: perte d’emploi, perte d’un être cher, séparation, divorce, haut taux de stress dans n’importe quel domaine de la vie, etc… si en plus il y a un ou plusieurs de ces facteurs qui entrent en ligne de compte, je défie n’importe qui de ne pas faire une dépression)
D’une bipolaire qui a vécu dépressions et psychoses et qui s’en serait grandement passé.
gl000001
14 janvier 2012
21h40
@rightman
“une maladie artificielle, auto-infligée. ”
Vous faites partie du problème en pensant comme ça. Vous propagez des préjugés indéfendables.
En espérant que vous n’êtes pas la cause de la dépression de quelqu’un avec ce manque flagrant de “respect” !!
@vlrglqqf
Il y a beaucoup de directrice d’école qui sont comme votre infirmière-chef. Les bonnes, ils leur donnent des promotions pour les envoyer dans les bureaux à la commission scolaire.
holosan
15 janvier 2012
08h31
est-ce qu’une entrevue d’embauche est rendu une confession? Est-ce qu’on est censé se faire inspecter comme une maison à la vente? Par des inspecteurs profesionnels en plus? Quand on regarde la réalité du marché de l’emploi par rapport au désir des recruteurs, vous comprendrez que l’on dévoile le moins de choses possibles. Ce que vous ne savez pas ne vous fait pas de mal. Surtout que les recruteurs et employeurs ne dévoilent pas tout non plus sur leurs emplois et sur le milieu de travail…Need to know basis only!
dart
15 janvier 2012
09h17
Lorsqu`on vit une dépression on est très maleureux et même très-très malheureux. Dans ce cas précis, cette infirmière a vécue 3 dépressions dues principalement à sa difficulté à travailler dans cet environnementparticulier qui très demandant au nivieau émotionnel.
La question qui est posée a Valérie ne fait pas référence si cette infirmière re-postule en encologie pour enfants. Si oui; c`est une cause de masochisme; elle aime souffrir. Si non, il y a de bonnes raisons d`évaluer la personne vis-s vis le poste convoîté. Pour le bien de tous.
vlrglqqf
15 janvier 2012
10h05
[...] Alors il vaut mieux mentir qu’il est écrit ci-haut. En effet on peut mentir à l’employeur. Se mentir à soi-même est plus nocif, sans parler des conséquences. Et même si l’employeur vous reprend avec tout le respect qu’il vous est dû, votre chef de service peut contredire sa décision, parce que c’est lui qui a le dernier mot. Il se fout que vous soyez syndiqué ou pas.
Dans le milieu de la santé on compte sur vos capacités et votre compétence à accomplir les tâches pour lesquelles vous êtes assigné. Par contre si votre chef de service ne vous aime pas, alors c’est caput. Vous aurez beau vous échiner du matin au soir, rien ne le fera changer d’idée puisqu’il est incapable de vous voir dans sa soupe. Pour retrouver la paix et la sérénité dans un travail, il vous faudra postuler ailleurs en fonction de votre ancienneté bien entendu. Le milieu de la santé ressemble à un labyinthe qui use vos moyens de défense et affaiblit vos facultés de concentration. Il faut toujours se justifier. A la longue, cela devient infernal d’où une surcharge psychologique ou émotionnelle, l’abscentéisme, les burn out, les dépressions et les suicides. Ole!
monteregie
15 janvier 2012
10h35
Lors d’une entrevue d’embauche nous sommes pas au confessionnal… mais il faut être honnête dans nos réponses. Le mensonge n’est pas bienvenu. Cependant, rappelons nous que nous ne sommes pas obligé de “tout” exprimer. Lorsque certaines informations ne sont pas demandées, il n’est peut-être pas requis d’en faire part. Il s’agit de faire preuve de jugement. Les vérifications pré-embauche confirment et attestent bon nombre d’informations. Alors, il est inutile de vouloir tromper les gens face aux questions qui nous sont posées. L’employeur veut faire un choix judicieux quant au personnel cela est normal et recommencer le processus dans quelques mois est coûteux pour tous. Il faut mettre les choses dans leur juste perspective….
imandiaz
15 janvier 2012
14h38
La dépression majeure dans mon esprit est causée par la lucidité face au monde dans lequel nous sommes contraints d’évoluer. Ancien cadre intermédiaire dans une grosse corporation j’ai vécu cette dernière lorsq
imandiaz
15 janvier 2012
14h46
oups le “envoyer”, m’étant empêtré dans mes touches est arrivé, avant la fin des idées… La dépression majeure dans mon esprit est causée par la lucidité face au monde dans lequel nous sommes, pour la plupart d’entre-nous en total désaccord avec nous mêmes, contraints d’évoluer. Ancien cadre intermédiaire dans une grosse corporation j’ai vécu cette dernière ma dernière évaluation fût ” remarquable plus ” a mon retour de dépression ce fut ” indésirable plus” puisque je n’ai même pas eu le ” privilège” de pouvoir remettre les pieds dans l’organisation qui s’est empressée de me faire parvenir un chèque…. ce qui n’eut, bien sur, nullement lieu de me surprendre puisque les probabilités de rechute sont beaucoup trop grands… pour une première dépression majeure ils sont de 50% a l’intérieur d’une période de 2 ans et pour une deuxièmes de 80% a l’intérieur d’une période de 1 ans ( lorsque l’on a des assurances corporatives a vie ça peu couter rudement cher… c’était mon cas) … les compagnies, selon les bonnes directives des compagnies d’assurances sont très attentives a cela… Ceci écrit souvent, maintenant, pour des postes de direction, quels qu’ils soient, figurera en quelque part dans le processus de sélection une question relative aux antecédants relativement à une ” maladie mentale” et soyez assurés, le cas échéant, que vous serez éliminés… les cies d’assurances se “parlent” entres-elles.
einstaz
15 janvier 2012
16h09
@rightman
pas faux.
je suis persuadé que le nombre de ”malade” chuterai drastiquement si le traitement serait autre que de rester a la maison a se retourner dans son lit.
lecteur_curieux
15 janvier 2012
18h09
Valérie est un cas ou un exemple. C’est bien beau cela et peut bien résumer l’approche légale mais cela ne fait pas en sorte que l’employeur se remette en question…
”Disons qu’un des facteurs principaux de la dépression de la dame est le fait qu’elle travaillait avec des enfants mourants atteints de cancer. Si elle postule pour devenir infirmière dans une unité d’oncologie, c’est très risqué qu’elle retombe en dépression. Ce ne l’est pas toutefois si elle vise un poste où elle donnera des vaccins. ”
On essaye d’isoler les facteurs… Mais c’est pas le manque de variété de tâches aussi ?
C’est l’hôpital qui est malade et son organisation d’abord bien avant le personnel. Et s’il faut s’embarquer avec des avocats en plus…
Bien là, on a pas finit de payer…
lecteur_curieux
15 janvier 2012
18h20
On comprend bien quand même, que les postes ont leurs exigences et qu’il y a des personnes qui ne sont pas faites pour occupez tels emplois dans tels contextes. Le but n’était pas de dénigrer personne et pas non plus les avocats. Cependant, on trouve la structure lourde.
Et on veut que les gens soient adaptés aux postes plutôt que les postes adaptés à une variété d’humains pouvant apporter chacun leurs forces au travail. Oui, ce serait quand même intéressant de savoir ce qui a causé les multiples dépressions de Valérie.
Son environnement de travail ? Son parcours personnel ? Des événements de sa vie ? Des conflits ?
Examen de santé, on veut bien mais le médecin qui va l’examiner la connaît depuis combien de temps ? Était-ce le bon choix de carrière ?
Il faut aussi voir les problèmes de l’hôpital.
Et si comme le suggère, l’avocat cela pourrait être dû au fait qu’elle travaillait avec des enfants mourants en oncologie. Ce serait pourquoi ? Parce qu’elle est une personne plus sensible ? Une personne sensible ne peut pas quand même aider les patients ? Évidemment quand on fait trop d’heures et qu’on ne voit que des enfants mourir… C’est une dépression cela ? Ou bien c’est juste normal d’être fatigué dans un tel contexte ?
Bien bonne chance à elle, nous on a surtout vu des patients et changez les d’étage dans un hôpital et un CHSLD et on voit la grande différence. Ce peut être plus que déprimant.
lecteur_curieux
15 janvier 2012
19h02
L’enquête suivant de 2005, pour ma part, me donne certains éclaircissements sur la profession d’infirmière :
http://www.hc-sc.gc.ca/hcs-sss/pubs/nurs-infirm/2005-nurse-infirm/index-fra.php
Regardez le nombre de jours d’absence, le nombre d’employés aussi souffrant de maux de dos, le manque de soutien qu’ils (elles) disent obtenir des collègues ou superviseurs.
Pour la dépression on parlait d’un chiffre de 9% pour les infirmiers et infirmières comparativement à 7% pour les autres femmes actives sur le marché du travail et 4% pour les hommes mais cela c’est ce qui est diagnostiqué et quand les employés en sont rendus là.
Les maux physiques, l’horaire, etc. C’est aussi lié à la santé mentale.
Très exigeant physiquement à 60%, pour l’ensemble de cette profession. Devrait-ce être autant le cas ?
larousse_estdouce
15 janvier 2012
22h48
@ rightman: Vous n’avez jamais souffert de dépression pour parler ainsi. J’en ai vécu une (pas d’impact au niveau professionnel puisque j’étais en congé parental) mais croyez-moi, ça n’a rien d’imaginaire. C’est très dur, et la volonté de s’en sortir ne suffit pas à elle seule.
lineni
16 janvier 2012
10h11
Je vois que certains commentateurs recommandent de mentir à l’employeur prospectif. Belle mentalité! Ce genre de comportement se retourne toujours contre la personne qui l’a. La question posée est très vaste. Trois dépressions… Et si c’était le type d’emploi sollicité qui ne convient pas à la personne? En mentant, en tout cas, la personne se fait embaucher sous de fausses représentations. Si elle devait prendre un congé de maladie dans quatre mois, mettons, l’employeur serait mal pris, et la personne se retrouverait à la case départ. Ma recommandation : consulter un(e) conseiller(ère) en orientation.
hepelay
16 janvier 2012
12h04
@einstaz
Quel commentaire épais!
Le nombre de “malades” (entre guillement comme vous l’écrivez) chuterait encore plus drastiquement s’ils se suicidaient, vous ne pensez pas? Ce qui sans doute ferait bien l’affaire de gens qui pensent comme vous.
Et comme vous ne semblez rien y connaitre en dépression (tout comme monsieur rightman) sachez que les psychiatres et les psychologues ne recommandent pas aux dépressifs de rester à la maison à se retourner dans leur lit. Ils les encouragent plutôt, oui, à se reposer, mais surtout de faire des choses, de toutes petites choses qu’ils aiment faire . Comme lire s’ils en ont la capacité de concentration, aller au cinéma, prendre de l’air, faire un peu d’exercice physique comme une simple marche, sortir, justement, le plus possible de la maison. Mais encore faut-il que la personne ait assez d’énergie pour faire ce genre d’efforts. Et là, drette là, en vous écrivant ça, je suis sûre que vous vous dites dans votre petite tête pleine de préjugés: bon, on sait ben, pendant que nous, nous travaillons, le dépressif en profite pour s’amuser. Malheureusement, des comme vous pour penser ainsi, il y en a encore trop…
tonyverdechi
16 janvier 2012
12h39
@ lineni
À qui la faute? La personne a le choix entre être honnête et ne pas avoir l’emploi ou mentir et peut-être avoir l’emploi. C’est comme si, en tant que candidat, vous demandiez les causes de départ des employés. Comme si l’employeur allait vous le dire que certains sont partis en claquant la porte…
Comprenez-moi bien. Je suis d’accord sur le principe. Sauf que vous oubliez un détail: cela doit se faire à double sens. Et, en général, les employeurs ne voient pas les choses de la même façon.
einstaz
16 janvier 2012
18h18
@ hepeay
Mon opinion diffère simplement de la votre, a part le bout de se suicider a place…
rightman
17 janvier 2012
00h34
Je croit qu’il est possible de se sentir triste, et d’en devenir ”déprimé”, mais je pense aussi que c’est auto infligé. Si on est triste avec ce que l’on fait, on a en masse le temps de changer les chôses avant de devoir prendre un 6 mois pour ”récupérer”.
La vie, c’est beaucoup de plaisir! Travailler, c’est rigolo, j’adore ça! Je m’ennuie quand je ne travaille pas pour plus que 2-3 jours à la foi! Ce n’en était pas toujours ainsi, mais quand j’ai réalisé que tout était dans la tête, j’ai agi en conséquence, et ma vie n’a jamais été meilleure!
@hepelay:
Donc, vous savez que tout ce que vous ressentez est artificiel, du a des ”mauvais réglages”. Le cerveau lucide doit avoir control sur le corps, en tout temps. C’est comme être au gym, quand on pense qu’on en peut plus, et finalement on ignore son corps, on pousse, et on passe a travers. C’est une des premières choses qu’on apprends dans l’armée, le control, on l’a, le reste est artificiel.
Donc, prenez-les vos pilules, allez voir votre psy, mais de la a prendre des 6 mois off, c’est exagérer. C’est long, 6 mois, TRÈS long. Moi aussi j’aimerais avoir 6 mois sans travailler, en profiter pour faire le tour du monde, mais je ne vais pas le prendre aux dépends des autres! Dans quelques années, je prendrait ma retraite, et la je voyagerais.
Le reste, c’est juste comme les pubs: faire croire aux gens qu’ils sont malades, et leur vendre le remède. Ça reste qu’il est risqué pour un employeur d’embaucher des malades chroniques. A la fin de la journée, il a une compagnie a faire rouler, et c’est a lui de ramasser les pots cassés chaque foi qu’un de ses employés décide de ne pas se présenter travailler.
T Rightman.
gl000001
17 janvier 2012
07h38
@einstaz
Votre “opinion” ne vaut pas grand chose. Les dépressions existent. Il y a énormément de recherche médicale fait là-dessus. Ce que vous faites, c’est l’équivalent de croire que la Terre est plate.
hepelay
17 janvier 2012
11h45
@rightman
Juste une toute petite dernière chose, promis. Concernant toujours l’armée et le “contrôle”. Même sur le terrain, des bavures de la part des soldats, il y en a eu aussi. Je pense, entre autres, au célèbre massacre de My Lai, petit village vietnamien où les soldats américains ont pété joyeusement les plombs dans un délire paranoïde voyant des viet-cong partout, assassinant femmes, enfants, vieilliards, bref tout ce qui bougeait, en plus de foutre le feu aux maisonnettes. Ça a pris des années avant qu’on entende parler de ce massacre. Mauvaise image pour les Américains.
Depuis, il y a eu plusieurs autres bavures de ce genre, évidemment. On ne les compte plus.
Alors pour ce qui est du “contrôle” qu’on apprend dans l’armée, excusez-moi si je passe mon tour.
gl000001
17 janvier 2012
12h53
@rightman
“La vie, c’est beaucoup de plaisir!”.
Allez donc faire du bénévolat à Jeunesse j’écoute ou autre centre d’appel du genre. Vous comprendrez peut-être l’immense manque d’empathie que vous démontrez.
Moi aussi, j’aime travailler. Moi aussi, j’ai beaucoup de plaisir à vivre. Moi aussi, j’ai bien conscience de moi et je suis capable de me raisonner. Vous et moi, on aura probablement jamais de dépression. Mais ça en veut pas dire que tout le monde est pareil à nous. Combien de gens ont été traumatisés dans leur jeunesse et n’on jamais eu la chance de se guérir ? Combien on vécu dans la pauvreté physique et intellectuelle ? Des “poqués”, il y en a des tas.
Ayez un peu de “respect” pour les autres !!
hepelay
17 janvier 2012
14h02
@rightman
Bon, mon commentaire de 11:45 risque de vous paraitre incompréhensible. C’est que j’en avais écrit un autre auparavant et celui de 11:45 n’était qu’une petite mise au point. Je ne sais pas ce qui s’est passé avec mon précédent.
Je ne reprendrai pas au complet que ce que j’avais écrit précédemment. Juste vous dire qu’on ne peut pas partir 6 mois faire le tour du monde comme vous le pensez. J’ai déjà écrit, plus haut, que les médecins nous encourageaient à faire de toutes petites choses pour nous rétablir. Et vous, vous allez à l’extrême en parlant de tour du monde! On ne peut pas sortir du pays quand on est en congé de maladie car on doit être suivi régulièrement par son médecin pour savoir le stade de rétablissement, où nous en sommes rendus. De toute façon, aucune compagnie d’assurances n’accepterait qu’un patient parte en voyage. Peut-être, exception faite, d’une petite semaine dans le sud. Je dis bien peut-être car je n’ai jamais tenté l’expérience. Si et seulement si, le médecin croit que ça peut-être bénéfique pour le patient et qu’il réussit à convaincre la compagnie d’assurances.
J’avais aussi écrit quelque chose sur le contôle dans l’armée, disant que beaucoup de soldats souffrent de stress post-traumatique à leur retour à la vie normale. Mais là, plus le temps d’expliquer, j’ai justement rendez-vous avec mon psy…
martineletarte
17 janvier 2012
14h14
@hepelay : Votre commentaire précédant n’a pas été publié puisqu’il comprenait une insulte à d’autres commentateurs du blogue. Pour respecter la nétiquette de La Presse, je ne pouvais donc pas le publier. Merci d’avoir réécrit votre commentaire sans insulte !
rightman
17 janvier 2012
14h48
@hepelay
Je parle de tour du monde pour imager a quel point, 6 mois, c’est long. Je pense que rester chez moi pour 6 mois serait assez pour me déprimer! ha
einstaz
17 janvier 2012
17h03
@gl000001
correction:
que la terre ÉTAIT plate!
hepelay
17 janvier 2012
17h30
@martineletarte
Ah, d’accord, désolée. C’est que c’est un sujet très chaud pour moi. J’ai à coeur la cause des gens atteints de maladie mentale et j’ai tendance, parfois, devant certains préjugés à sortir de mes gonds.
gl000001
17 janvier 2012
20h09
@einstaz
Terre EST plate = dépression n’existe pas.
Terre ETAIT plate = dépression existe.
Content de voir que vous avez changé d’idée
chouche
21 janvier 2012
09h16
@Rightman
Et j’imagine que ce constat se base sur une formation en médecine et/ou en psychologie et des années de recherche clinique de votre part?