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Question fréquente
Est-ce que le télétravail est en croissance?
Les derniers chiffres de Statistique Canada sur le sujet ont été publiés en 2007. On y apprenait qu’environ 6% des employés en 1991 effectuaient une partie ou la totalité de leur journée de travail normale à leur domicile. En 1995, on était passé à 9% et en 2000, à 10,2%. En 2005, on était retombé à 9,8%. Depuis, le télétravail est-il en hausse ou en baisse? J’aimerais bien avoir de nouvelles données.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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HenryRiffle
24 septembre 2011
13h15
Je crois que ca n’a malheureusement jamais décoller, et que ceux qui y ont accès, ce n’est généralement pas à temps plein. Par contre, il y a plein de possibilité et nous avons un blogue la-dessus, pour ceux que ca pourrait intéresser. www.poste123.com
terrebonnehumeur
24 septembre 2011
15h48
J’ai la chance de pouvoir en faire deux jours par semaine et c’est incroyable tout le travail que je peux accomplir lorsque je télétravaille. Si demain j’avais l’opportunité de pouvoir travailler tout le temps à partir de la maison, croyez-mois je serais partante, quitte à devoir changer d’emploi.
terrebonnehumeur
24 septembre 2011
15h49
oups! avant-dernière phrase – il aurait fallu lire ‘croyez-moi’ et non pas ‘croyez-mois’!
holosan
24 septembre 2011
16h15
Malheureusement, non, les employeurs ne sont pas pour ça. Est-ce qu’ils croient qu’on est plus productif au bureau avec tous ces éléments propices à la concentration comme le photocopieur qui fait du bruit, l’imprimante réseau située à 24 pouces de mes oreilles, les gens qui parlent «hurlent» au téléphone, les tâches qui collent pour jaser…
Non, je crois qu’ils s’ennuient si on n’est pas là et qu’ils ne peuvent pas nous déranger avec des «urgences» à longueur de journée… J’espère que les pénuries annoncées d’employés agravées par les bouchons de circulation vont faire réfléchir un ou deux gestionnaire et les faire arriver en 2011!
piedoq
24 septembre 2011
17h33
je crois pas que ca va décoller à temps plein , de un l homme est un animal social et a besoin de contacts , de deux , y a des dossiers qui sereglent beaucoup plus vite de face `a face , j ai plusieurs amis qui l ont essayé et c est unanime , au bout de quelques semaines , ils s ennuyaient , et leur productivité dégringolait
Mh188888
24 septembre 2011
21h26
Pour ceux qui peuvent se brancher a leur reseau avec leur ordinateur c’est possible ou pour ceux qui font du travail par telephone c’est possible aussi. Dans ces deux cas, ca permet de travailler a la maison tout le temps ou a l’occasion. je crois que la plupart aime etre au bureau. La tendance est que si on doit etre absoulument a la maison une journee mais absolument faire son boulot ou si on est malade, on peut se connecter a son ordinateur au bureau. Mais faire ca tous les jours, ca serait pas possible. Donc, c’est une solution de depannage.
tague
24 septembre 2011
23h32
J’en fait et je peux témoigner de l’attitude de certains collègues et voisins qui jugent qaue vous ne foutez rien…sans même qu’ils sachent si c’est le cas ou non…Pour plusieurs, être chez soi est synonyme de rien faire…malheureusement ceci est le reflet d’une mentalité qui stoppe ces nouvelles tendances “durables”…
gofrankiego
25 septembre 2011
10h04
@tague
Oh que vous avez raison !
Je faisais du télétravail (il y a quelques années) entre deux contrats et comme je restais à la maison mes voisins s’en sont aperçus, je dois dire que moi, les voisins, s’ils ne me dérangent pas, je ne les vois simplement pas. C’est le proprio, qui m’est revenu avec un commentaire du genre`: ”Ben vous êtes là toute la journée alors je passerai…” Au diable le dérangement il passera dans la journée peu importe l’heure! Hein de kossé?
Selon moi il n’y a pas beaucoup d’avenir pour le télétravail, en tous cas pas pour quelqu’un qui veut faire cela à temps plein, occasionnellement d’accord…
Faire payer le travail à sa juste valeur est aussi assez compliqué dans ce sens que ça prend moultes justifications (explication de la méthode, du temps que ça a pris etc.).
Il y a deux obstacles majeurs :
1) La compétition.
Certains vendent leurs services à rabais ce qui fait que quand vous vous pointez avec votre ”palette” de prix (comme pour la traduction d’un ouvrage) votre soumission est plus souvent rejetée.
2) Le temps.
a) Certains ne travaillent pas tout à fait seul, ils reçoivent de l’aide (par le conjoint par exemple) ce qui fait qu’au bout du compte un travail qui aurait pris 2 jours (16 h), sera remis le jour même en soirée, par un travailleur qui a été relayé …
b) Ou dans certains cas, le temps pour un travail est sous-estimé et non facturé question que le travailleur se fasse une ”réputation” de rapidité extrême.
En bref, oui, c’est faisable mais ce n’est vraiment pas l’idéal.
larousse_estdouce
25 septembre 2011
11h09
Le télétravail (ou travail à domicile) aura encore du mal à faire sa place. Je travail au sein de la fonction publique fédérale et le travail à domicile (qui n’implique pas de se connecter à distance) est mal vu. S’il était autorisé il n’y a pas si longtemps (sur une base temps partiel) l’employeur a préféré le retirer. Pourtant, il y a moyen de vérifier la productivité des employés qui travaillent à la maison. C’était pratique de pouvoir travailler à la maison les jours de tempête!
Tant et aussi longtemps que l’Etat ne donnera pas l’exemple, peu d’entreprises accepteront de favoriser le télétravail.
wildnfree
25 septembre 2011
11h41
La stagnation du télétravail tout comme sa méconnaissance reflètent selon moi d’un malaise plus profond dans l’organisation du travail. Il y a vraiment une *peur* de l’utilisation des technologies modernes au sein de plusieurs entreprise doublée d’un manque flagrant de confiance envers les travailleurs.
Ces travailleurs à qui on hésitent pas à confier des mandats valant plusieurs milliers de dollars s’ils sont sous surveillance dans un bureau deviennent tout à coup à risque et non digne de confiance s’ils deviennent *télétravailleurs*.
Le marché du travail se transforme de plus en plus et se modernise mais malheureusement, dans ce milieu tout comme en éducation, la mutation québécoise est lente et les stéréotypes demeurent bien présents. Il faut quand même être conscient que plusieurs entreprises sont encore totalement absentes d’internet, n’ont pas d’adresse courriel ou si elles en ont une, aucune ressource pour s’en occuper.
nomadique
25 septembre 2011
11h59
Je suis télé-travailleur depuis plus de 10 ans. Je considère que j’ai une productivité de plus de 50% supplémentaire à l’époque ou je travaillais dans des bureaux. En voici les raisons:
- moins de distraction, pas de bla-bla autour de la machine à café, pas de réunion de 2 heures pour des sujets qui pourraientt se règler en 15 minutes, pas de collecte pour le diner d’anniversaire d’untel etc
- Je travaille au moment ou je suis optimal, si par exemple, il fait très beau, je peux travailler quelques heures le matin, profiter de la journée et compléter ma journée le soir
- Si j’ai une tâche à faire qui nécessite de la concentration, je débranche le téléphone (le répondeur est là pour ça) je ferme la radio et je me concentre sur le travail
- je parle à mes clients via skype, avec vidéo si nécessaire et je me déplace lorsque c’est vraiment utile
- Je sauve plusieurs heures par semaine en transport, en diner etc
- Je m’installe un environnement de travail qui me convient propice au travail et à la concentration et je m’habille pour être confortable
Bien sur, parfois il faut de l’auto-discipline. je dois souvent expliquer à des amis qui passent pour un café que J’ai une grosse journée et pas le temps de jaser.
Aujourd’hui je pourrais difficilement retourner travailler dans un bureau même pour un meilleur salaire!
Je comprend que ce type de travail n’est pas pour tous, certains se sentent seuls ou ont des difficultés à s’auto-gèrer.
Pour ma part, là je dois vous quitter, je vais faire quelques heures de Kayak pendant qu’il fait beau et je travaillerai ce soir.
oflannery
25 septembre 2011
12h16
gofrankiego (10h04) résume assez bien la situation.
J’ai travaillé en télétravail à temps plein comme pigiste de 1993 à 2009 (services de rédaction et de traduction).
La perception des gens a toujours été “Tu travailles à la maison, tu travailles quand tu veux”. Oh! que non. On ne tarde pas à se rendre compte que la disponibilité devient de 24/24 et 7/7 pour soutenir la concurrence des grosses boîtes qui peuvent partager le travail entre plusieurs pigistes et proposer ainsi des délais records aux clients.
De longues périodes de temps mort alternent avec d’autres où les offres pleuvent. Donc, le planning des activités et des vacances en famille, oubliez ça. Dans le cas des salarié(e)s, l’employeur refilera le plus souvent en télétravail les urgences de fin de journée qui doivent être faites pour le lendemain ou les commandes entrées le vendredi soir pour remise le lundi matin.
Il faut une discipline de fer et une santé à toute épreuve. Pas le temps d’être malade, d’accoucher ou de s’occuper de conjoint et enfants. Toutes les communications sont virtuelles. Vous pouvez travailler pendant des années avec des clients et des collègues sans jamais les voir même pas en photo. Les taux de burn-out et de dépression sont effarants. Bref, ce n’est pas tout le monde qui est fait pour ça et le télétravail n’est pas la panacée universelle que beaucoup de gens croient.
pboudreau
25 septembre 2011
18h32
@nomadique
Votre commentaire est rassurant (je suis télé-travailleur depuis peu) et vous avez raison sur tous les points.
Mais effectivement, ce n’est pas donné à tous de « faire le saut ». La majorité des gens aiment discuter avec les collègues et faire partie d’une équipe de travail… et acheter des billets de loteries en groupe!
eracine
26 septembre 2011
09h11
Je ne vois pas pourquoi nous devrions posséder de meilleures données que StatCan sur le sujet?!? De toutes façons, ce que ça nous dit, c’est qu’environ une personne sur 10 fait du télétravail et ce, depuis un peu plus que 15 ans. Ça me semble plausible et correct, comme donnée. Ce n’est fait que pour une fraction des employés.
J’abonde dans le même sens que plusieurs commentateurs: Ceux qui font du télétravail sont bien plus productifs vu l’absence de diverses distractions typiquement observées dans des bureaux communs. L’accès au réseau est aussi souvent plus rapide, grâce à une connexion Internet haute-vitesse et à l’usage d’un serveur dédié.
Avec le temps, je m’attendrais à une légère croissance du télétravail mais pas à ce que ça devienne “mainstream”. Je le fais (par choix) depuis les cinq dernières années, mais il faut dire que mon employeur est situé aux USA (et ses bureaux canadiens le sont dans une autre province). Je pourrais bien sûr déménager plus près, mais… Pourquoi le ferais-je, si j’en ai le choix? Pour payer moins d’impôt? Aussi bien déménager aux Bahamas…
En passant, je crois que ça ne devrait absolument PAS être permis dans la fonction publique (sauf peut-être seulement au niveau administratif et plus haut). Les contribuables paient déjà assez en salaires improductifs des employés qui se pognent le beigne (pas tous, heureusement!), permettre le télétravail ne devrait être possible que pour ceux qui ne sont pas syndiqués et qui ont certaines normes de rendement à rencontrer.
mhfrechette
26 septembre 2011
09h43
Je suis totalement d’accord avec nomadique. Je préfère m’appartenir.
Je travaille à mon compte depuis maintenant 3 ans et je suis assurément plus productive (et moins malheureuse!) qu’en entreprise. Oui il faut de l’autodiscipline. Oui, il faut parfois composer avec l’incertitude financière et développer continuellement. Mais ces aspects s’apprivoisent et lorsqu’on a goûté à la liberté d’action que confère le fait de travailler à domicile, il est pratiquement impossible d’envisager un retour en entreprise.
Le télétravail permet de bosser sans être dérangé, selon un horaire qui respecte le rythme naturel de chaque personne. Pour ma part, mon acuité intellectuelle est à son meilleur vers 6h le matin, heure à laquelle je commence généralement à travailler. Dois-je me sentir coupable si à 15h la journée est bonne ? Non bien sûr. Il me reste du temps pour profiter de la journée tout en ayant le sentiment du devoir bien accompli.
Il est tout aussi possible d’être parfaitement irresponsable et procrastinateur en entreprise qu’à la maison. Mes clients et collaborateurs SAVENT que je suis présente et efficace parce que je livre la marchandise. C’est une question d’intégrité, de responsabilité et de respect. On se bâtit une réputation rapidement quand on est fiable. Tant en entreprise que chez soi.
Et le succès suit.
Par ailleurs, même si effectivement, le télétravail permet aux femmes de mieux concilier le boulot avec la famille, cette “cause” avancerait assurément plus rapidement si l’on cessait de l’associer avec l’image d’une mère qui travaille avec son petit sur ses genoux… Comment prendre la chose au sérieux? Comment imaginer alors qu’un employé ou un consultant est en mesure d’être aussi efficace qu’en entreprise ? Allons. Mon garçon est à l’école quand je travaille, pas à mes côtés, sinon il me serait impossible de me concentrer.
Par ailleurs, quand je vois tous les travailleurs pris en otage sur la route, je ne changerais de vie pour rien au monde… En additionnant cela aux heures qu’il faut pour se faire une beauté tous les matins, je dois bien économiser 16 heures par semaine en travaillant ainsi au naturel…
larousse_estdouce
26 septembre 2011
11h46
@ eracine: Il serait grand temps de vous débarrasser de vos préjugés sur les fonctionnaires…ça finit par tanner de lire ce genre d’inepties. Zzzzzzz….
De plus, je vois pas le rapport avec le fait d’être syndiqué? Les employés de Bell, de Vidéotron, sont bien syndiqués et y’a des employés qui font du télétravail!!
Qu’on travaille de chez soi au bureau, le travail doit être fait (que je tape mon rapport au bureau ou chez moi, qu’est-ce que ça change dans votre vie?), et le rendement atteint (hé oui, surprise! On a aussi des rendements à atteindre dans la fonction publique!).
Il n’y a aucune raison de restreindre le télé-travail aux fonctionnaires, le télé-travail (quand il est possible) doit être ouvert à tous les milieux.
S.Larousse
gl000001
26 septembre 2011
12h11
Est-ce que les stats incluent les “occasionnels” comme moi ?
Je reste travailler à la maison lorsqu’il y a une tempète de neige.
Lorsqu’on a des mise à niveau de logiciels, ça se passe souvent les fins de semaine. Si j’ai une partie du travail à faire, je reste à la maison généralement.
Mon patron nous incite à travailler de chez nous lorsqu’on a un rhume pour ne pas contaminer tout le monde.
On a entendu parler entre les branches que les jours de smog, la compagnie va inciter les gens à travailler de chez eux.
@mhfrechette
“au naturel” … vous travaillez toute nue ?
Sérieusement, vous avez raison au niveau de la réputation qu’on se batit. J’ajouterais qu’il faut faire notre travail de vente un peu plus que si on est présent au bureau. Et ça prend pas grand chose souvent: plus de e-mail, d’appels, de compliments pour qu’ils se rappellent de leur dernière impression de nous.
pat70
26 septembre 2011
20h52
Ma collègue, dont le copain travaille chez Bell, m’a dit que cette cie empêche désormais le travail à distance les lundis et vendredis, à cause de nombreux abus de la part des employés, qui faisaient tout sauf travailler. J’ignore par contre de quel département il s’agit.
larousse_estdouce
27 septembre 2011
10h18
@ pat70: Juste les lundis et vendredis? Spécial…
renko
27 septembre 2011
12h45
Ce que je donnerais pour avoir, ne serais-ce que 2 jours par semaines de téle-travail…. Ce serait 4 heures de transport d’économiser par semaines, 16 heures par mois…. J’aurais beaucoup moins de source de distraction à la maison, qu’ici.
renko
27 septembre 2011
12h49
@eracine : Les improductif au bureau, ne le serait pas plus ou pas moins à la maison mais, au moins ils éviteraient de déranger les autres…..
gl000001
27 septembre 2011
15h27
@renko
“Les improductifs ne dérangeraient pas les autres.” Ce n’est pas une chose qu’on entend souvent quand on parle de télé-travail. C’est bon. Je retiens votre idée si jamais ils en parlent plus formellement ici au buerau.
eracine
27 septembre 2011
17h15
@renko: Ah, bon point – j’aime quand même bien votre manière de voir les choses.
À tout choisir, je ne donnerais pas plus de “slack” aux improductifs; en fait, c’est plus un 4% qu’ils auraient besoin (ou en fait 6% dans leur cas) mais bon, vu qu’ils sont souvent tablettés…
Je ne peux cependant pas m’empêcher de croire que pour chaque employé qui fait du télétravail, il dont exister un moyen de vérifier son assiduité et sa productivité et de pouvoir ainsi s’assurer d’un minimum de travail garanti qui justifierait ainsi son salaire.
Je n’ai nullement le goût de donner une nouvelle option de travail aux pogneux de beigne, afin qu’ils en profitent encore davantage pour se la couler douce à nos frais. Je ne dis pas qu’ils sont nombreux ou même représentatifs des fonctionnaires (n’en déplaise à larousse_estdouce); je dis juste que si rien n’est fait pour les éviter, ce sera juste une autre plaie à devoir “dealer” avec. Une autre mauvaise utilisation de nos dollars.
C’est pour ça que je dis que le télétravail, c’est pas pour tous; il faut minimalement démontrer des capacités de travailler seul et d’atteindre les buts. L’article suivant pourra aider à déterminer si le télétravail est une possibilité ou pas:
http://www.techrepublic.com/blog/10things/10-questions-to-determine-whether-an-employee-can-work-from-home/2725
“The ideal home-office candidate is a responsible and reliable individual. If you don’t trust this employee to do his or her job with little input from you, stop now. There’s no need to evaluate any further.”
Ma traduction: “Le candidat idéal est une personne responsable à laquelle on peut se fier. Si vous n’êtes pas certain que cet employé peut effectuer sa tâche avec seulement qu’un minimum de supervision, arrêtez maintenant – pas besoin d’évaluer plus en détail.”
Maintenant croyez-vous honnêtement que ce genre de mesure devrait être répandue et offerte à toute la population, sans réelle discrimination (parce qu’il ne faut pas se leurrer – à partir du moment où la porte sera entre-ouverte, ça ne pourra plus s’arrêter)? Me semblait, aussi…
bidule123
27 septembre 2011
19h42
Attention, il ne faut pas mélanger travailleur autonome et télétravail. Un télétravailleur n’est pas nécessairement travailleur autonome. Le travail autonome, je connais, j’ai fait ça pendant 8 ans. C’est vrai que c’est stressant. Le télétravail, par contre, c’est génial. On a tous les avantages et la sécurité d’un emploi et le travail à la maison en prime.
Je suis dans un domaine qui est facilement quantifiable en plus, la traduction, alors il est facile de voir si une personne fait sa production. Malheureusement, je travaille dans la fonction publique et la majorité des gestionnaires ont pour consigne de refuser systématiquement le télétravail. C’est dommage, car il n’y a pas mieux pour l’équilibre travail-famille: pas de voyagement, on peut faire une brassée de lavage pendant le travail, etc.
Mais comme dit @eracine, il faut avoir la discipline et aimer travailler seul pour le faire, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Pour ma part, les courriels me suffisent et je n’avais pas plus de social au bureau, car tout le monde mange sur le coin du bureau pour faire leur production.
lecteur_curieux
27 septembre 2011
19h45
Ce serait intéressant effectivement d’avoir des chiffres et d’autres études là-dessus. Pour ma part, c’est plus du travail à la pige qui m’a déjà été offert. Et dans ce cas là si le contrat est restreint il vous faut plusieurs clients…
J’ai quand même connu un ingénieur dès mon enfance qui travaillait à domicile et allait livrer son travail de temps en temps en autobus. Il avait aussi une voiture mais ne la prenait pas souvent. À domicile ou bien sur les lieux en voyage… Oui ingénieur minier…
Le problème que je trouve bien plus que de travailler à domicile ou non, c’est la distance du lieu de résidence de ceux de l’employeur… La perte de temps est là…
pichta
28 septembre 2011
10h04
@larousse_estdouce : je pense que même au fédéral, il ne faut pas généraliser. J’ai travaillé dans plusieurs minstères et je n’ai jamais entendu que l’employeur l’a retiré. Je viens de renouveller mon entente de télé-travail et étant dans les ressources humaines, j’en vois passer souvent.
@eracine: dans un seul commentaire il y a contradictions: pourquoi des fonctionnaires ne seraient pas productifs et les autres le seraient. Ne jugez pas trop les fonctionnaires, vous seriez surpris!
bidule123
28 septembre 2011
11h32
@pichta
Je travaille au fédéral et non seulement dans notre ministère, ils refusent systématiquement toutes les demandes de télétravail, mais ils ont ramené au bureau des personnes qui sont en télétravail depuis longtemps. Pourtant, nous avons une profession qui se prête bien au télétravail et qui est facilement quantifiable. Ils refusent même et surtout d’accorder le télétravail à une personne qui veut aller vivre dans une autre ville pour des raisons x. Ils préfèrent perdre de bons employés.
Il faut avoir une sacrée bonne raison pour qu’ils accordent le télétravail, par exemple, une raison médicale, comme dans mon cas. Autrement, pas moyen, ils ne veulent rien savoir. Vraiment dommage!!
larousse_estdouce
28 septembre 2011
12h35
@pichta “je pense que même au fédéral, il ne faut pas généraliser. J’ai travaillé dans plusieurs minstères et je n’ai jamais entendu que l’employeur l’a retiré”
C’est le cas dans notre division, mais bien sûr ma division ne représente pas toute la fonction publique fédérale. De nombreux fonctionnaires font du télétravail mais malheureusement je n’en fais pas partie, même qu’une fois j’ai dû me déplacer pour un rendez-vous à l’extérieur de ma ville et que j’ai proposé de faire 3 heures de télétravail à partir de chez moi (car autrement j’aurais dû revenir au centre-ville donc ça ne valait plus la peine avec le traffic, stationnement, etc.) et cela a été refusé, j’ai du prendre 3 heures de congé alors que j’étais prête à avancer dans mes dossiers pour atteindre les objectifs de notre division!! Il y a une mentalité de dinosaures où je suis. Vous êtes bien chanceuse (x?) de pouvoir faire du télétravail, on ne doit pas être dans le même ministère…
@ eracine : Personne ne dit qu’il ne faut pas vérifier l’assiduité d’un employé en télétravail! Au contraire, vous serez surpris du nombre d’employés qui sont prêts à être contrôlés pour s’assurer qu’ils font justement leur travail, premièrement parce qu’ils trouvent ça NORMAL et deuxièmement parce que le télétravail (même 1 jour par semaine) leur épargnerait déplacement, frais, etc. car croyez-le ou non ils ont aussi une vie de famille à concilier.
Ensuite, jamais personne n’a eu l’idée que le télétravail soit répandu à toute la population! Mais pour les emplois où c’est POSSIBLE, où l’employés a ce qu’il faut comme qualité pour le faire et où un contrôle du rendement est possible, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas accessible.
En ce qui me concerne, je ne voudrais pas faire du télétravail à temps plein, mais au moins 1 ou 2 jours par semaine, je serais même persuadée que je pourrais faire le double en quantité de travail, car je n’aurais pas à me faire déranger constamment pour la collecte d’un anniversaire ou l’employé qui n’a toujours pas compris comment se servir de Word! Sans compter les simulations d’évacuation en cas d’incendies, etc.
eracine
29 septembre 2011
21h53
@pichta: “il y a contradictions: pourquoi des fonctionnaires ne seraient pas productifs et les autres le seraient.” Aucune contradiction: Me semble que c’est normal que certains soient meilleurs que d’autres (à moins que vous ne disiez que tous les fonctionnaires sont productifs ou encore qu’aucun ne le soit), non?
@larousse_estdouce: Le problème, c’est qu’une fois approuvé pour les employés de la fonction publique (et syndiqués), je vois mal comment on pourrait limiter le télétravail à certains employés spécifiques jugés plus fiables? Autrement dit, à supposer que vous êtes en position d’attribuer le poste, comment au juste feriez-vous pour l’offrir seulement qu’à l’employé le plus méritant (mais pas nécessairement avec le plus d’ancienneté)?
Soyez honnête et avouez que ca ne marcherait pas. Ça ferait un bordel incroyable (grief par-dessus grief) jusqu’au jour ou vous seriez contrainte d’accorder la faveur à n’importe qui qui en fait la demande. C’est pour ça que je dis non. Ce n’est pas parce que quelque chose est POSSIBLE que c’est SOUHAITABLE…
Même au privé non-syndiqué, c’est l’obstacle numéro un des dirigeants: il y a des cas où le télétravail serait possible pour certains cas spéciaux mais ils ne veulent pas que la pratique se généralise, de peur de perdre une partie de leur contrôle sur leurs employés. Imaginez dans les milieux où ce contrôle est déjà une notion très floue…
tonyverdechi
30 septembre 2011
09h03
@ eracine
Désolé mais c’est un cas typique où certains gestionnaires ne font pas leur travail. Dans ces cas-là, c’est bien dommage mais il est inutile de dire que «c’est la faute des autres».
Si un employé atteint ses objectifs, où est le problème? Si il ne les atteint pas, alors oui, on peut réagir.
Ce que je vois surtout pour l’avoir vécu, c’est que les gestionnaires n’ont juste pas envie de gérer ça. Dommage, parce que la gestion, c’est leur travail. Dommage aussi, parce que c’est les mêmes gestionnaires qui ne comprennent pas quand les employés s’en vont. Parce qu’en général, c’est les même gestionnaires qui n’ont pas envie de régler les situations de conflits alors que c’est inévitable. Bref, ils ne font pas leur travail.
larousse_estdouce
1 octobre 2011
08h20
@ eracine: C’est navrant de constater que vous ne savez pas de quoi vous parler. Le télétravail est une politique DÉJÀ adoptée par l’employeur par le conseil du Trésor. C’est l’employeur qui sur papier, dit favoriser le télétravail, ce n’est pas le syndicat qui l’exige! Ça n’a RIEN à voir avec le syndicat! Ce sont les gestionnaires eux-mêmes qui ne respectent pas leur propre politique!
Il serait bon de mieux se renseigner avant de raconter n’importe quoi.
larousse_estdouce
1 octobre 2011
08h23
Exactement Tony, ce sont les gestionnaires qui ne font pas leur travail.
eracine
1 octobre 2011
14h38
@larousse_estdouce: Vous ne répondez cependant pas à ma question: Sachant qu’en vertu des conventions collectives existantes et du fait que la promotion à un nouveau poste (ou encore, l’octroi d’avantages particuliers) est essentiellement accordée sur la base de l’ancienneté, comment faites-vous pour permettre à un nouvel employé de faire du télétravail (parce que vous le savez fiable et autonome) mais pas à ses collègues du même poste et pourtant plus anciens?
Osez-vous prétendre que le tout se ferait sans aucun problème, dans un poste au public et syndiqué?
Non? Alors maintenant vous comprenez pourquoi certains gestionnaires ignorent cette permission et choisissent tout simplement de ne pas l’autoriser. Ça évite les conflits (griefs) et permet en fait peut-être d’avoir un meilleur contrôle sur ceux qui sont permanents mais moins productifs. Au fond, ces gestionnaires sont peut-être meilleurs qu’on le pense…
larousse_estdouce
2 octobre 2011
13h48
@ eracine: Vraiment, on ne parle pas du tout de la même chose. Où avez-vous pris que les avantages et la promotion sont accordés sur la base de l’ancienneté? Je travaille au sein de la fonction publique fédérale depuis 11 ans, j’ai fait plusieurs ministères, et je peux certifier que c’est complètement faux! La loi sur la fonction publique ne permet nulle part d’accorder des privilèges (et encore moins une promotion!!!) sur la base de l’ancienneté, duh. Je sais de quoi je parle, pas vous.
Mettez donc vos connaissances à jour une fois pour toutes.