Martine Letarte

Martine Letarte - Auteur
  • Journaliste pigiste depuis 2005, Martine Letarte écrit sur le vaste monde de l’emploi dans La Presse depuis 2008.
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    Jeudi 26 mai 2011 | Mise en ligne à 11h53 | Commenter Commentaires (20)

    Inventez-vous des raisons pour manquer le travail?

    23% des travailleurs québécois ont avoué dans un sondage avoir inventé une raison pour s'absenter du travail. PHOTO: FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    23% des travailleurs québécois ont avoué dans un sondage avoir inventé une raison pour s'absenter du travail. PHOTO: FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    23% des travailleurs québécois sondés par CROP-CRHA l’ont avoué. Ce sondage a été effectué pour le compte de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréées (CRHA).

    Il s’agit d’une augmentation de 7% par rapport à 2005.

    Selon le même sondage, 18% des travailleurs québécois avouent qu’il leur arrive de cacher des informations ou de mentir à des collègues ou à leur patron au sujet de leur travail. Il semble que ce phénomène touche davantage les jeunes de 18 à 34 ans (23%) et les hommes (22%), que les femmes (14%).

    Que déduit de ces résultats Florent Francoeur, CRHA et président-directeur général de l’Ordre?

    «La pression sur les travailleurs augmente et il n’est pas toujours bien vu dans les grandes entreprises de manquer le travail. Celles-ci ont tout intérêt à offrir un climat sain et à être à l’écoute des besoins des employés. L’absentéisme est en recrudescence et, que ce soit par les coûts directs qu’il représente ou la baisse de motivation des employés qu’il démontre, les organisations en sont toujours pénalisées.»

    Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca


    • Non.
      Salut c’est moi. J’rentre pas au travail aujourd’hui. On se voit demain. Ok bye.

      C’est ca qui est ca.

    • La réponse est dans la question.

      C’est une question de survie mental.

    • Je ne donne pas de raison. J’annonce mon absence (par téléphone ou email), tout simplement. Par contre je dois spécifier s’il s’agit d’un congé de maladie ou pour une obligation familiale. S’il s’agit d’une absence prolongée, ma boss demande quand même la raison et c’est normal.

      Par contre, dans le passé oui, il m’est arrivé de mentir. Je travaillais comme étudiante dans le commerce de détail et ne pas se présenter mettait parfois les autres dans le pétrin. Et également, j’avais déjà menti pour invoquer un rendez-vous médical mais en réalité je voulais me présenter à une entrevue pour un poste plus payant…

      La fin justifie les moyens!

    • Ah les fameuses migraines, si pratique comme raison (sans en abuser bien sûr… faire le « travail buissonnier » 2 ou 3 fois par année est si plaisant!) héhé

    • C’est terrible comment il y en a qui abusent… je parle autour de moi. Le pire que j’ai fait et d’avoir un mal de tête un matin et annoncer que je ne rentrerais pas puis j’ai pris 2 pilules et je me suis recouché. En aprè, j’étais ok mais je suis pas allé au bureau. Ça fait quelques années déjà. J’aurais peut-être pu prendre les pilules et me présenter au bureau mais le temps que ça passe et des fois c’est comme incertain fa que je me suis payer une maladie.

      À ma retraite je pourrai partir plus tôt que plusieurs si rien de terrible ne se produit d’ici là, j’aurai plus d’un an d’accumuler.

      Ne vous attendez-vous pas à beaucoup de réponse si les gens ne sont pas derrière un pseudonyme!

    • Souvent ! Et sans une once de remord. Il faut mieux parfois décrocher une journée que de péter un plomb devant le patron.

    • Lorsque je ment pour prendre une journée à moi celà donne du travail à mon remplaçant pendant que moi je profites de ma journée donc tout le monde est content.

      Mon boss est un démotivateur et plus ils nous démotivent plus nous avons envie de nous absenter, il a décidé de faire un “power trip” et il en recolte les conséquences non seulement pour les absences mais également pour la performance des employés qui font le stricte minimum.

      Dans le passé c’était completement l’inverse, peu d’absence et une grande motivation donc une performance au dessus de la moyenne.

    • Bonjour,

      oui, je confesse.

      J’ai menti à quelques reprises en allégeant aller chez le dentiste alors qu’en fait, j’allais faire une entrevue pour un prochain contrat.

      Par contre, j’ai toujours payé mon crime en travaillant à mes dépens, (sans être payée) les heures ou j’ai été absente.

      Jamais je n’en ai parlé à quiconque sauf ici… bienheureux anonymat !

    • Dans le domaine de l’enseignement, il n’est pas rare de voir des profs décrochés une journée ou deux pour éviter de tomber dans l’épuisement professionnel. C’”est â qui arrive lorsqu’on a pas les conditions de travail souhaitées (surcharge de travail, classe difficile, etc). Rappelons que chaque enseignant à temps plein a droit à 10 congés de maladie.

    • Je suis médecin et je n’ai jamais manqué une journée de travail à brûle-pourpoint sans raison valable, c’est à dire que j’étais alitée, hospitalisée ou pour mortalité. Je peux vous dire qu’il en est de même pour la totalité des médecins avec qui j’ai été en contact depuis le début de ma formation.

    • Le travail c’est la libertée!

    • @yvon0807
      6 jours à la CSDM.
      Les profs n’ont pas à mentir. Ils appellent la répartitrice et ils disent qu’ils ne seront pas là. Si ils ne prennent pas ces jours, ils les perdent. Alors la majorité les prennent.
      Très bonne observation pour la surcharge de travail. Ils peuvent également demander un 80% ou 90% de tâche. Un congé par semaine ou par deux semaines.

    • Si le travail, c’est la santé, alors pourquoi avoir besoin de prendre une journée de maladie pour ne pas devenir malade?

    • Moi je ne dis plus de menteries a mon boss depuis 9 ans… c’est à dire depuis que j’ai pris ma retraite a 52 ans.

      Liberté totale yesssssssssssss ;-) )

    • @diji
      Un paradoxe. C’est le travail à bien des endroits qui est rendu malade.

    • Je ne suis presque jamais absent au travail. Si en effet je m’absente, je dis toujours la vérité. Je me fait une obligation de ne jamais mentir au travail. Pas que je sois plus catholique que le pape mais à mon avis le jeu n’en vaut pas la chandelle. Une réputation prend une vie à bâtir, une seule bêtise de quelques secondes pour la détruire.

      Les gens sont tellement petite nature. Si la conséquence d’une absence était le congédiement, seriez-vous assez en forme pour y aller?

      Bonne journée

    • @davemustaine,

      ERREUR

      La réputation ce n’est pas vous, qui vous la faites, mais les autres qui vous la font.

      Et, soit dit en passant, la réputation que les autres vous font, ne dépends pas de vos actions mais de votre gueule si elle leur revient ou pas !

      Et pour ce qui est de la gueule on est responsable de celle qu’on fait, pas celle qu’on a !

    • @ gofrankiego:

      Je considère que vos propos sont très déresponsabilisant.

      Au contraire, nos actions parlent de nous encore plus profondément que notre minois, même si ce dernier influence nécessairement les impressions.

      Une réputation, c’est un ensemble de facteur: actions, paroles, attitude.

      Je suis contre les congés de maladie perdus si non pris. La prof de ma fille manque régulièrement, presque une fois par semaine. C’est un grand manque de respect pour les enfants, qui l’apprennent le matin en arrivant.

      J’ai souvent l’impression que certaines professions ont une culture de l’absentéisme que d’autre n’ont pas.

    • @gebgeb

      Puisque vous vous prétendez médecin, je ne suis pas étonnée que vous considériez la signification de la ”réputation” sous cet angle…

      Pour avoir passé toute l’année 2010 (13 mois en fait) dans le milieu médical et avoir constaté que là précisément, tout est une question de ”recommandation” de l’un à l’autre :

      - ”Ah, je vous recommande untel, j’ai travaillé avec lui là et là”;

      et des

      - ” cher confrère peux-tu me signer cette lettre de recommandation pour les instituts de recherche en santé, il y a tant de budget pour la recherche en gériatrie et j’ai soumis ma candidature pour telle ou telle étude … blablabla.”;

      et des

      - ” nous ici (nom de l’hopital et / ou du centre de recherche) nous avons les meuilleurs médecin dans ce domaine, ils sont extrêmement expérimentés, ils sont bardés de diplômes et blablabla”…

      - Des réputations surfaites, des gens glorifiés j’en ai vu aussi et les pires sont dans aucun doute les médecins…

      - Des médecins qui publiaient des ”abstracts” dans des revues médicales alors qu’en réalité ils ne savaient même pas de quelle étude il s’agissait;

      - Des professeurs de médecine qui se servaient des travaux de leurs étudiants pour continuer une étude laissée en plan non-complétée des années auparavant !

      Je comprend que la définition réelle de la ”réputation” ne vous convienne pas tout à fait parce que dans le monde réel, les gens ordinaire ne passent pas leur vie à s’encencer l’un – l’autre.

      D’autant plus que personne ne peut contredire puisqu’aucun régistre des erreurs médicales n’existe et que les certificats de décès dans les hôpitaux sont toujours remplis par des ”confrères”.

      Le jour ou la médecine au Québec sera transparente pour le commun des mortels il y aura pas mal moins de grands savants et de très cher confrère !

    • Une patronne m’a dit un jour: si tu te sens fatiguée le matin, j’aime mieux que tu arrives en retard mais reposée au lieu de rater une journée au complet. Certes, pas de problème pour prendre une journée de maladie ou de congé, mais le fait d’avoir cet arrangement a eu pour conséquence de ne pas perdre une journée lors d’un mal de tête qui peut se guérir avec une heure de sommeil de plus.

      Depuis, c’est ce que j’applique. Si je me sens pas bien, j’arrive un peu plus tard mais en forme et je n’ai pas à piger dans mes jours de congé.

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