
«Si la salariée ne peut dénoncer la situation à l’interne, car le harcèlement est en partie ou en totalité causé par les dirigeants, si elle n’a pas confiance, si c’est trop dangereux qu’elle perde son travail, elle peut déposer directement une plainte.» PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Question d’une lectrice
«Ma supérieure, qui est la responsable des ressources humaines, a dit à des collègues qu’elle avait été si mécontente de ce que je lui avais dit qu’elle m’aurait giflée. Elle parle régulièrement de choses personnelles qui concernent les employés. Je lui ai même dit et écrit que je ne voulais plus qu’elle me parle de mes collègues. Est-ce du harcèlement psychologique? Quels sont mes recours?»
La difficulté de ce cas réside dans le fait que la personne dénoncée est en situation de grande autorité.
«Il faudrait que la salariée puisse entrer en contact avec la haute direction pour dénoncer la situation sans craindre de représailles», indique Johanne Tellier, avocate à la Commission des normes du travail (CNT).
Elle croit que la salariée a bien agi en disant et en écrivant à sa supérieure de cesser de lui parler de ses collègues.
La CNT invite toujours le salarié à tenter de régler la situation à l’interne.
«Par contre, à l’impossible nul n’est tenu, indique Me Tellier. Si la salariée ne peut dénoncer la situation à l’interne, car le harcèlement est en partie ou en totalité causé par les dirigeants, si elle n’a pas confiance, si c’est trop dangereux qu’elle perde son travail, elle peut déposer directement une plainte à la CNT.»

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