Sophie Cousineau

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    Depuis 2001, Sophie Cousineau est chroniqueuse affaires au journal La Presse. Voilà 15 ans qu'elle pratique le journalisme, dont 12 comme reporter économique.
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    Mardi 17 juillet 2012 | Mise en ligne à 12h20 | Commenter Commentaires (5)

    Héroux-Devtek: quand les parties valent plus que le tout

    Le délestage annoncé aujourd’hui par Héroux-Devtek, un fabricant de trains d’atterrissage, est assez révélateur du peu d’intérêt que suscitent bien des petites capitalisations du Québec, que certaines firmes de courtage classent dans un fourre-tout appelé «situations spéciales».

    Ce fabricant spécialisé de Longueuil s’est départi de ses activités de fabrication de produits d’aérostructures et de produits industriels. Cette cession d’une division importante à la société américaine Precision Castparts, de Portland, en Oregon, rapportera 300 millions de dollars au comptant à Héroux-Devtek.

    Lire à ce sujet cet article de la Presse canadienne.

    Or, malgré le bond spectaculaire de l’action d’Héroux-Devtek, qui a gagné 2,75$ ou 35% à la Bourse de Toronto au moment d’écrire ces lignes, la valeur boursière de l’ensemble de l’entreprise s’établit à… 322 millions de dollars. Aussi bien dire que le reste ne vaut rien !

    Si Héroux-Devtek faisait des pertes importantes, on pourrait comprendre. Mais l’entreprise vient de terminer un exercice financier record. Pour l’année terminée le 31 mars, Héroux-Devtek rapporte un bénéfice net de 26,5 millions sur un chiffre d’affaires de 380 millions de dollars.

    Faudra-t-il qu’Héroux-Devtek se vende et que le Québec perde cet important fabricant de composants en aérospatiale pour que les investisseurs réalisent la valeur véritable de cette entreprise ?


    • Je suis directeur des opérations d’une entreprise publique. J’ai l’impression que les variations de la valeur de l’action de mon entreprise ne sont pas le reflet de la situation sur le terrain. Ce qui me fait douter de la bourse.

    • Héroux-Devtek n’est pas seule dans cette situation. La petite société pétrolière Pan Orient Energy est dans une situation semblable. La société a vendu quelques actifs pour se retrouver avec une encaisse dont la valeur avoisinait sa capitalisation boursière. Depuis la société a annoncé qu’elle remettait une partie du produit de la vente aux actionnaires en versant un dividende spécial de $0.75 par action. Si la société vendait tous ses actifs elle pourrait recevoir 3 fois sa capitalisation boursière en cash.

      Il y a plusieurs autres cas semblables dans l’industrie pétrolière (MMT, PBN, …etc.) et semble indiquer un fort manque de liquidité dans le marché. Plusieurs investisseurs se sont retirés du marché boursier suite aux craintes de la situation en Europe et d’une possible récession aux USA.

      Le temps d’acheter ou faut-il encore attendre une autre correction avant de se lancer?

    • Le HFT, responsable d’environ 80% des transactions, ne s’intéresse pas de tels titres.
      En raison du trop petit float et volume de transactions.

    • On ne peut limiter la valeur d’une vraie entreprise de fabrication à la seulle valeur boursière actuelle… Héroux à mis des années avant d’entrer en bourse et elle l’a fait pour acquérir une entreprise américaine ( essentiellement un sorte de pret )…. certaines entreprises n’ont que la valeur ( souvent gonflé à l’Hélium !) que celle qu’elle ont en bourse mais les vrais entreprises manufacturières ( pas les boursicotteuse sans produits ni activités concrètes et sur évaluées ) ne se mesurent souvent pas a leur seulle valeur en bourse…

      La division ( en déclin ) vendue était intimement lié a la navette spaciale un programme déficitaire maintenant abandonné et qui risque d’avoir a se chercher un nouvelle vocation dans un contexte ou les entreprise non américaine pure laine sont mal percues… Pour intéresser l’acheteur il faut quand même laisser un peu de viande pour masquer la proximité de l’os …le délestage évite a Héroux de le faire, d’ailleur le regain en bourse indique à quel point les actionnaire ont bien compris la manoeuvre…

      Concentrer sur des activités les plus rentables et laisser les pertes potentielles à d’autres …est certainement une bonne chose …

    • “est assez révélateur du peu d’intérêt que suscitent bien des petites capitalisations du Québec”

      Je ne comprend pas votre commentaire. Peu d’intérêt des médias envers cette transaction? Des argentiers Québécois pour acheter ces divisions? Des grands financiers de ce monde pour les actions d’entreprise québécoise?

      À priori, une entreprise qui se déleste de certaines divisions pour investir de l’argent neuf dans d’autre, jugé plus prometteuse, ça me semble tout à fait normal. Je me trompe?

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