C’est la suppression de 5000 emplois, soit près du tiers de l’effectif du fabricant du BlackBerry, qui fait la manchette. Cela et la chute du titre qui est attendue aujourd’hui, les derniers résultats financiers de Research in Motion ayant été publiés hier, après la fermeture des marchés.
Mais le plus grave n’apparaît pas encore. C’est le report (un autre!) du lancement de la nouvelle gamme d’appareils BB10. Celle qui devait révolutionner le sans-fil. Celle qui devait sauver l’entreprise. En son absence, RIM est condamnée à une mort certaine.
Or, ces nouveaux téléphones, on ne les verra pas avant la rentrée scolaire ni même avant la période des Fêtes, qui est cruciale pour les ventes d’appareils électroniques. Pensez début 2013. Peut-être.
Entretemps, il n’y a rien. Un grand vide durant lequel RIM va brader ses appareils qui ne font déjà plus le poids comparativement aux iPhone et aux téléphones Galaxy de Samsung.
C’est une recette catastrophique, à en juger les derniers résultats financiers de l’entreprise. Perte de plus de 500 millions US en trois mois. Chiffre d’affaires qui chute du tiers. Expéditions qui tombent à moins de 8 millions d’appareils contre plus de 13 millions d’appareils trois mois plus tôt. La déroute, quoi.
En fait, RIM ne se rendra peut-être jamais au lancement des BB10.
La valeur de RIM ne tient plus qu’à ses brevets et aux 2 milliards de dollars que l’entreprise compte en réserve. Mais avec chaque jour qui passe, cette valeur fond. Pour les actionnaires qui ont vu leurs actions chuter des deux tiers au cours de la dernière année, une transaction de vente rapide est la seule façon de sauver les meubles.
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