Sophie Cousineau

Archive, juin 2012

Vendredi 29 juin 2012 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (23)

RIM le mort vivant

C’est la suppression de 5000 emplois, soit près du tiers de l’effectif du fabricant du BlackBerry, qui fait la manchette. Cela et la chute du titre qui est attendue aujourd’hui, les derniers résultats financiers de Research in Motion ayant été publiés hier, après la fermeture des marchés.

Mais le plus grave n’apparaît pas encore. C’est le report (un autre!) du lancement de la nouvelle gamme d’appareils BB10. Celle qui devait révolutionner le sans-fil. Celle qui devait sauver l’entreprise. En son absence, RIM est condamnée à une mort certaine.

Or, ces nouveaux téléphones, on ne les verra pas avant la rentrée scolaire ni même avant la période des Fêtes, qui est cruciale pour les ventes d’appareils électroniques. Pensez début 2013. Peut-être.

Entretemps, il n’y a rien. Un grand vide durant lequel RIM va brader ses appareils qui ne font déjà plus le poids comparativement aux iPhone et aux téléphones Galaxy de Samsung.

C’est une recette catastrophique, à en juger les derniers résultats financiers de l’entreprise. Perte de plus de 500 millions US en trois mois. Chiffre d’affaires qui chute du tiers. Expéditions qui tombent à moins de 8 millions d’appareils contre plus de 13 millions d’appareils trois mois plus tôt. La déroute, quoi.

En fait, RIM ne se rendra peut-être jamais au lancement des BB10.

La valeur de RIM ne tient plus qu’à ses brevets et aux 2 milliards de dollars que l’entreprise compte en réserve. Mais avec chaque jour qui passe, cette valeur fond. Pour les actionnaires qui ont vu leurs actions chuter des deux tiers au cours de la dernière année, une transaction de vente rapide est la seule façon de sauver les meubles.

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Jeudi 28 juin 2012 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (8)

Maintien de l’Obamacare: l’impact sur l’industrie

Que l’on soit pour, que l’on soit contre, cela importe peu. À la fin, tout ce qui compte, c’est d’en finir avec l’incertitude et de savoir à quoi s’en tenir. Ainsi en est-il de l’industrie américaine de la santé, un secteur de 2,7 billions (trillions en anglais) qui représente près de 18% du produit intérieur brut des États-Unis.

La Cour suprême des États-Unis considère que le Congrès  avait parfaitement le droit de promulguer la Loi sur la protection des patients et sur les soins abordables, bien qu’elle ait amendé certains articles ayant trait à Medicaid.

Le maintien pour l’essentiel de cette loi permettra aux États qui avaient entrepris des réformes de poursuivre leur travail tout en forçant ceux qui se trainaient les pieds de se mettre au travail, la majorité des changements devant entrer en vigueur en 2014. C’est à ce moment notamment que les assureurs seront contraints d’assurer tous les Américains, sans égard à leur état de santé et à leur dossier médical.

Évidemment, certains militeront pour l’élection à la présidence du candidat républicain Mitt Romney, qui s’est engagé à abolir cette loi qui contraindra la grande majorité des Américains à s’acheter une assurance santé, à défaut de quoi ils seront mis à l’amende. Mais avec le temps qui passe et la caution de la Cour suprême, il sera plus difficile de détricoter l’Obamacare

Le secteur de la santé a commencé à muter en réponse à la loi, raconte le Wall Street Journal. Les hôpitaux se consolident, en achetant des cliniques et d’autres hôpitaux. Ils espèrent dégager des économies d’échelle et obtenir un meilleur pouvoir de négociation auprès des assureurs. Certains hôpitaux commencent même à concurrencer les assureurs, en offrant à des employeurs de prendre soin de leurs employés.

Les assureurs aussi ont entrepris de se restructurer. Et avec le jugement de ce matin, le mouvement risque fort de s’accélérer.

Quel est l’impact au final de l’Obamacare pour l’industrie ?

«The upshot for the health-care industry: an influx of more than 30 million newly covered people with the means to pay for care. But there is also a cost, with an array of cutbacks to government reimbursement, new fees and taxes, and pressure to move to new payment models that boost efficiency and quality», résume le WSJ.

Un système possiblement moins coûteux, accessible à un plus grand nombre d’Américains. C’est ce qu’on appelle du progrès.


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Jeudi 28 juin 2012 | Mise en ligne à 9h01 | Commenter Aucun commentaire

En attente de…

La décision de la Cour suprême des États-Unis sur la constitutionnalité de l’Obamacare, la plus grande initiative du 44e président des États-Unis, qui oblige la majorité des Américains à se doter d’une assurance santé. Dans un sens comme dans l’autre, ce sera un point tournant de la campagne présidentielle.

Du grand sommet européen de Bruxelles. L’Allemagne s’ouvre-t-elle à l’idée d’une mutualisation de la dette des pays européens ? C’est ce que laisse entendre son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, dans cette entrevue au Wall Street Journal. Mais, est-ce que ce sera suffisant pour débloquer l’impasse européenne ? Ce n’est pas dit.

Des derniers résultats de Research in Motion, le fabricant du BlackBerry. Seront-ils catastrophiques ou juste épouvantables ?

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