Ce qui me frappe dans cet excellent article de ma collègue Isabelle Hackey, qui est retournée récemment en Lybie pour enquêter sur SNC-Lavalin, c’est à quel point les problèmes de la firme d’ingénierie de Montréal semblent partir de Tunisie.
Récapitulons. C’est le bureau de SNC-Lavalin International en Tunisie qui gérait la construction d’un aéroport à Benghazi, la deuxième ville de Libye, avec des moyens et des résultats qui n’étaient pas à la hauteur de la prestation habituelle de la firme. L’incompétence et le népotisme de ces gestionnaires, selon les témoignages recueillis par La Presse, ont produit des travaux bâclés, réalisés avec des matériaux de piètre qualité.
C’est le bureau de SNC-Lavalin International en Tunisie qui a effectué des paiements de 22,5 millions US dont l’entreprise dit avoir perdu la trace. Ces paiements réalisés en 2010 et 2011 ont été approuvés «de façon non conforme» par Riadh Ben Aïssa, son ancien vice-président directeur responsable de la division des infrastructures. SNC a remercié en février ce Canadien d’origine tunisienne, bien que Riadh Ben Aïssa affirme avoir démissionné de son propre chef.
Où cet argent, versé à des intermédiaires fictifs, est-il véritablement allé ? C’est en Tunisie qu’on devrait enquêter.
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