
Biz Stone. Photo Presse Canadienne.
Visite rare à Montréal ce midi. Le cofondateur de Twitter, Christopher Isaac Stone, «Biz» de son surnom, était de passage au Palais des Congrès de Montréal à l’invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Cet entrepreneur de 37 ans nous a raconté des tranches de sa vie desquelles il a tiré de grandes et de petites leçons. L’exercice aurait été didactique sans la modestie et la candeur désarmante de cet Américain.
Je vous livre en vrac quelques unes de ses réflexions et maximes qui, prises hors contexte, apparaîtront forcément plus préfabriquées qu’elles ne l’étaient ce midi.
«La créativité est une ressource renouvelable qui ne s’épuise jamais.»
«Afin de réussir de façon spectaculaire, il faut être prêt à échouer de façon tout aussi spectaculaire. L’échec est en réalité une bonne chose. Et quand je rencontre, en entrevue, une personne qui me raconte avoir fait faillite avec l’entreprise qu’il a lancée, pour moi, c’est un plus.»
«Les occasions se créent. On n’a pas besoin d’attendre qu’elles se présentent.»
«Les relations d’affaires sont comme des amitiés. Si vous en tirez beaucoup plus que ce que votre client y gagne, elle ne durera pas très longtemps.»
Mais c’est la vision tranchée du marketing de Biz Stone, aussi directeur créatif de The Obvious Corporation, dont l’objectif déclaré est d’améliorer le monde, qui m’a fascinée.
«À l’avenir, tout le marketing sera de la philanthropie. Sur un budget de 5 millions de dollars, vous investirez disons 4 millions dans des technologies de traitement des eaux puis vous dépenserez 1 million de dollars pour en parler. Les consommateurs, les utilisateurs sont attirés par des produits qui ont une signification.
«Cette approche doit être imbriquée dans toute la façon de penser de l’organisation. Je suis très fier du fait que Twitter ait embauché une personne pour s’occuper de responsabilité sociale avant même d’avoir embauché son premier vendeur.»
Pour un compte rendu plus complet de cette conférence, je vous invite à lire le texte de ma collègue Nathalie Collard dans les pages de La Presse Affaires demain.
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