Couche-Tard doit penser que les Québécois ont la mémoire courte !
En ouvrant un dépanneur à quelques coins de rue de celui qui a été fermé sur la rue Saint-Denis, le détaillant fait la preuve par quatre que le motif invoqué, la «non-rentabilité», n’est qu’un écran de fumée pour dissimuler son antipathie viscérale envers tout groupe d’employés qui cherche à améliorer ses conditions de travail au moyen d’un syndicat.
Une porte-parole de l’entreprise a maladroitement tenté de dissocier les deux affaires, dans cet article de mon collègue Maxime Bergeron. Le commerce qui ouvrira ses portes à l’intersection de la rue Beaubien et du boulevard Saint-Laurent, sous l’ancienne bannière Provi-Soir, est piloté par un franchisé qui assume le gros de l’investissement de démarrage.
Soit. Mais le fait est que ce commerce ne pourrait jamais ouvrir ses portes sans avoir le feu vert de Couche-Tard. Et que ce détaillant de Laval a mené une étude de marché pour vérifier la viabilité de ce dépanneur dans ce secteur de Montréal. Si ce dépanneur a toutes les chances d’être rentable, comment celui qui se trouvait à tout juste 500 mètres de là ne l’était-il pas ?
Poser la question, c’est y répondre.
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