Vous connaissez le topo. Vous devez parler à votre patron de quelque chose d’important, mais il (ou elle) est absent ou plutôt «missing in action», comme disent les Américains. Où est-il passé ? Dans ce vaste trou noir appelé réunion.
Combien de temps les patrons passent-ils à échanger et à discuter des grandes et des petites choses de leur entreprise ? C’est ce que des chercheurs du London School of Economics et de Harvard ont cherché à établir de façon scientifique, en se penchant sur des études où les adjoints de 500 PDG ont mesuré toutes leurs activités dans une semaine type.
La réponse ne surprendra personne: beaucoup de temps, selon cette étude que le Wall Street Journal a parcourue. En fait, les patrons passent le tiers de leur temps de travail en réunion. Cela équivaut à 18 heures de réunion sur une semaine type de 55 heures, d’après l’un des échantillons étudiés, où 65 PDG ont été suivis à la trace en novembre 2009.
Est-ce trop ? En fait, tout dépend de la capacité à régler des problèmes plutôt que de les disséquer ad vitam eternam.
Mais, ce qui étonne, dans cet échantillon précis, c’est que les PDG n’avaient que six heures en moyenne pour réfléchir sans être dérangés. Ce n’est pas beaucoup, me semble-t-il.
Une autre étude, italienne celle-là, a établi une corrélation entre le temps de réunion et la rentabilité et la productivité de l’entreprise mesurées par les revenus par employé. Les réunions avec les gens de l’externe n’avaient pas d’effet bénéfique. Les réunions à l’interne, en revanche, étaient très payantes.
On jase, alors ?
Lire les commentaires (27) | Commenter cet article




