Enfin ! Dans la pluie de fermetures annoncées ces dernières semaines, c’est la bonne nouvelle du mois, voire de la décennie si on habite Lebel-sur-Quévillon, petite municipalité du Nord-du-Québec durement éprouvée par la crise forestière.
L’usine de Domtar à Lebel-sur-Quévillon va renaître après plus de six années d’arrêt. Elle avait été fermée à la suite d’un lock-out déclenché en novembre 2005, ce qui avait privé 700 travailleurs en usine et en forêt de leur emploi.
La société Fortress Paper, de Colombie-Britannique, rachète cette usine, un investissement de 232,7 millions de dollars. Plus de la moitié (132,4 millions) de cette somme provient d’un prêt remboursable sur 10 ans de la société d’État Investissement Québec. Lire à ce sujet cet article.
C’est un engagement significatif de Québec. Mais il se fait dans une production qui paraît porteuse, soit une pâte servant à produire un textile végétal qui entre dans la confection de vêtements.
Lorsqu’elle commencera, à une date encore inconnue, cette nouvelle production devrait créer 300 emplois directs, sans parler des emplois indirects en forêt. Pour une municipalité qui comptait jadis un peu plus de 3200 habitants, c’est très significatif.
Avec la relance de la mine Langlois voisine par la multinationale Nyrstar, annoncée cet automne, Lebel-sur-Quévillon, «company-town» de Domtar taillée dans la forêt en 1966, peut donc entrevoir l’avenir avec plus de sérénité. Et mettre derrière elle le cauchemar des six dernières années.
Bravo au maire Gérald Lemoyne, qui n’a jamais baissé les bras.
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