Désolée de cette longue pause. Il y a eu un certain 25 décembre, avec tout ce que cela implique en préparatifs et abus de toutes sortes, et je ne suis pas tout à fait remise du passage de ce bulldozer.
Tout cela pour dire que je viens de compléter mon traditionnel abécédaire de l’année, que vous pourrez lire dans les pages de La Presse Affaires ce samedi. Un autre palmarès, direz-vous. Oui et non. Parce que l’exercice de décortiquer une année riche d’actualité en 26 temps impose un retour en arrière comme on le fait rarement dans le tourbillon du quotidien. Surtout que les journalistes sont tout naturellement portés à regarder en avant.
Ce qui frappe ? La naïveté des investisseurs en début d’année, qui espéraient, en se croisant les doigts, que la crise financière soit chose du passé. Or, l’endettement public aux États-Unis mais surtout en Europe a rappelé à la planète à quel point cette reprise est fragile.
Les pays européens n’ont pas encore trouvé de mur coupe-feu pour limiter la contagion en cas de défaut. Les taux d’intérêt sur les obligations grimpent. Les Européens s’entre-déchirent au sujet des mesures d’austérité, des fonds publics pour résorber la crise, de la coordination des politiques économiques et fiscales. Aussi, il n’est plus impensable d’évoquer l’éclatement de l’Europe ou la disparition de l’euro.
C’est assurément le feuilleton de l’année. Mais ce n’est peut-être pas ce qui vous a marqué le plus. Pour ma part, je suis renversée par la vitesse avec laquelle la plus grande techno du pays, Research in Motion, a perdu son ascendant sur le marché des téléphones intelligents. La technologie a beau être darwinienne, la descente aux enfers de RIM est affolante pour le Canada, qui compte peu de champions nationaux de cet ordre.
2011, c’était aussi l’année du Plan Nord, du débat sur les redevances, de la bataille pour le contrôle des Bourses de Toronto et de Montréal, de la place du français à la Caisse de dépôt et placement du Québec, de la rivalité entre syndicats et détaillants (Couche-Tard, Zellers/Target), du départ de Steve Jobs, des indignés de Wall Street, de la place Victoria et d’ailleurs. C’est sans parler de cette autre année perdue en Bourse pour les investisseurs.
Et vous, qu’est-ce qui vous a marqué le plus en 2011 ?
J’en profite pour remercier tous les internautes qui fréquentent cet espace et qui relèvent la discussion avec leurs remarques pertinentes. De joyeuses Fêtes à vous, chers amis !
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