
Alain, un résidant de la Mission Old Brewery, vaque à ses occupations. Les centres d'accueil pour itinérants débordent dans la région de Montréal. Photo Marco Campanozzi, La Presse.
L’écart entre les riches et les pauvres se creuse au Canada. C’est ce qui ressort de la dernière étude sur les inégalités de revenus publiée par le Conference Board du Canada.
Les inégalités à travers le monde ont quelque peu diminué depuis le début des années 2000, après avoir progressé très rapidement entre le début des années 80 et le milieu des années 90. Il n’empêche que les 10% les plus riches empochent 42% des revenus mondiaux, tandis que les 10% les plus pauvres se partagent seulement 1% des revenus mondiaux.
Au Canada, en revanche, on assiste à la tendance inverse. Le Conference Board compare le Canada à 16 autres pays développés considérés comme des pairs. De ces 17 pays, le Canada figure au quatrième rang quant à la vitesse avec laquelle le fossé se creuse entre ses citoyens les plus et les moins fortunés, derrière la Suède, la Finlande et le Danemark.
Ainsi, les inégalités augmentent plus rapidement au Canada qu’aux États-Unis, même si les États-Unis sont l’un des pays les moins égalitaires de ce groupe.
Pendant ce temps, le Bureau de la statistique des États-Unis nous apprend que le taux de pauvreté au pays vient d’atteindre un sommet des 17 dernières années. La proportion des Américains dont les revenus sont inférieurs au seuil de la pauvreté a atteint 15,1% l’an dernier contre 14,3% en 2009.
Ainsi, ce sont 46,2 millions d’Américains qui vivent dans la pauvreté, rapporte l’agence Bloomberg.










tonyverdechi
13 septembre 2011
13h31
Je me souviens, il y a quelques années, dans le premier numéro de l’année (2 janvier) de La Presse, on mentionnait que les gens les plus riches avaient, à midi, gagné autant d’argent que le revenu annuel moyen des travailleurs. Ce qui m’avait frappé, c’est n’est pas tant l’ampleur de l’écart mais le fait qu’il soit entre le salarié moyen et les riches.
Ce n’est pas une bonne nouvelle. En effet, l’écart entre les revenus est un des facteurs qui influence la qualité de vie dans un pays.
ralbol
13 septembre 2011
13h41
Comme le disait si justement George Santayana: “Those who cannot remember the past are condemned to repeat it.”, ce qui se traduit par: «Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter».
Au travers de l’histoire humaine, les riches et puissants ont fait et refont continuellement la même erreur: ils tirent sur l’élastique tant qu’ils peuvent et ensuite pleurent quand il brise et leur revient dans la face.
Les derniers à faire le coup furent les Rois européens. Le peuple en a eu assez et la noblesse s’est éteinte sans tête, la République est née.
Aujourd’hui, la caste des «Licheux d’cash» a remplacé les Rois et la Noblesse.
Ils ont maintenant amené l’élastique au point de rupture. Il est sur le point de leur revenir au visage.
Y’a quelqu’un ici qui croit deux secondes qu’ils vont comprendre, faire ce qui est juste, et partager?
C’est bien ce que je pensais…
Mais coud’onc, ce sera sans doute la naissance d’une autre façon de vivre.
syl20_65
13 septembre 2011
13h45
Oh, quelle surprise. Maintenant que le conference board en parle, on relate alors que plusieurs organismes sonnent la cloche depuis belle lurette. C’est pas avec l’ultra-drette réformiste au pouvoir qu’on verra la tendance s’amoindrir.
Il me semble qu’un pays qui se targue d’être riche ne devrait pas compter 15% de pauvres sur son territoire. Y l’ont tu l’affââââire les âmârrrricains!
S. Pelletier
sovietrussia
13 septembre 2011
13h49
Les 4 pays où les inégalités augmentent le plus rapidement sont des pays Scandinaves et le Canada… Voyons, on peut bien faire dire ce qu’on veut à des statistiques, surtout lorsque celles-ci sont relatives à nous vs nous-mêmes. Ça me rappelle à l’école secondaire les certificats pour “élève s’étant le plus amélioré”. Lui qui passe de 30% à 60% avait progressé de 200%, alors que celui qui partait de 90% ne pouvait qu’améliorer sa note relative par 11%. Dans ce cas ici, certains pays peuvent difficilement avoir une croissance d’inégalités plus rapides que des pays qui partent avec des indices Gini plus tolérables.
gofrankiego
13 septembre 2011
13h59
Bon après-midi,
c’est drôle je suis loin (très très loin dirais-je) d’avoir la bosse des mathématiques encore moins de la finance mais ce que vous nous dites là me semble tellement réaliste du moins ici au Québec…
C’est vrai que j’ai le semtiment que collectivement on s’appauvrit d’année et en année.
AVANT, une personne seule avec un salaire minimum pouvait se loger (ici j’inclut hydo-teléphone) convenablement, se nourrir, s’habiller et il lui restait encore un petit montant pour s’offrir une ou deux sortie par semaine. On disait courrament que si le loyer était payé avec une semaine de salaire, le reste coulait de source.
En ce temps là les plus économes pouvait encore mettre quelques dollars de coté. Une maison acheté à tempéramment avec une mise de fonds de 10% était payée dans les 10 ou 15 ans suivants. Une auto (à tempérament comme on disait jadis) en 1 ou 2 ans. Les gens avaient assez pour des vacances à Old Orchard aux 2 ans sans être à sec.
Faut dire qu’à cette époque les gens étaient moins ”exigeants” aussi, en tous cas c’est ce que moi j’ai réalisé dans mon entourage… On voulait une maison mais on ne pensait pas particulièrement à avoir le jacusi ou le bain tourbillon. On voulait une voiture mais peu de personne en commandait avec le lecteur de cassettes 8 pistes… Bref, la mentalité était différente, très différente.
Aujourd’hui si on veut le moindrement bien vivre ça prend deux salaires pour payer le loyer ou l’hypothèque (incluant hydro-tél-internet), et cela nécessité de retenir 2 semaines de salaires. On est plus exigeant sur l’aspect beauté de la chose et donc on prendra 20 ans et plus pour ”clearer” l’hypothèque à deux.
Une personne seule au salaire minimum ne peut pas vaiment se loger convenablement les loyers sont devenus hors de prix, le moindre petit 3 pièces et demi se loue autour de 500.$ le mois pas chauffé, ni éclairé. La voiture prendra autour de 3 ou 4 ans pour être payée en entier. Et je ne parle pas de la nourriture, de l’habillement (il s’agit de s’assoir sur un banc, près d’un arrêt de bus à Québec pour voir comment les gens sont fagottés!) et des sorties… bof on passe vite là-dessus. Combien ont vraiment les moyens d’aller voir un match de hockey ? Combien ont (vraiment) les moyens d’aller voir un spectacle ? Demandez leur QUAND et OU ils ont pris leurs dernières vacances !
Oui pour moi c’est clair, votre article est criant de vérité; l’écart entre les riches et les pauvres se creuse inexorablement. Plus les années passent plus les pauvres, les travailleurs à petit salaire en arrachent pour l’essentiel et plus les riches se vautrent dans le luxe.
pierrekiroule
13 septembre 2011
14h13
Et il se trouve encore, au sein de la classe moyenne, des idiots qui vantent le modèle américain libertarien et, surtout, qui votent à droite.
Un jour, quand la classe moyenne aura disparu et qu’il ne restera plus que des très riches et des très pauvres, ces idiots s’éveilleront de leur long sommeil et s’écrieront :« J’ai pas voté pour ça ! » Mais si, connard ! Tu as voté pour ça ! À c’t'heure, mange tes bas !
-phoenix-
13 septembre 2011
14h16
En effet, Tony V., quelle situation déplorable que les talentueux, les entreprenants et les preneurs de risques soient récompensés par des revenus supérieurs par des consommateurs qui achètent librement leurs produits et services! Comment osent-ils ne pas être médiocres? Nos gouvernements devraient former des commissions d’enquête sur-le-champ pour étudier comment réformer ce système corrompu!
danlam311
13 septembre 2011
14h54
Et les riches en ont toujours besoin de plus pour vivre.
Conrad Black par exemple pense qu’il en aura assez de 80 millions pour vivre sa retraite, mais y faudras pas qui fasse le fou.
gl000001
13 septembre 2011
15h04
Et les riches dorment sur leur argent et sont de moins en moins un facteur de développement économique. Le “trickle down” ne fonctionne plus.
Ca ressemble à une spirale vicieuse (pire qu’un cercle).
jp_martel
13 septembre 2011
15h24
L’étude met à mal la théorie de “trickle-down economics” chère aux membres du Tea Party et aux fans de Ronald Reagan. On y lit que, pendant que les revenus des ménages les plus riches explosaient, 80 p. cent des familles américaines voyait leur revenu stagner. Le premier n’est-il pas censé entraîner le second?
legorf
13 septembre 2011
15h50
Moi je vois ça d’un bon oeil.
Plus on forme de Phd, plus ceux qui n’ont pas de secondaire apparaissent pauvres avec leur petite job de dépanneur vs. une job en génie par ex. Peu importe le montant des transferts, c’est la productivité qui est le nerf de la guerre. Pas les transferts.
Bref, moi ce que je vois c’est que les jobs non-qualifiées sont délocalisées vers des pays aux coûts de main-d’oeuvre moins élevés. Ceux qui ont des bonnes jobs sont ceux qui ont des études. Ceux qui sont le plus au chômage et qui gagnent les plus faibles revenus sont ceux qui n’ont pas d’études.
L’accroissement de l’écart ne réflète que les productivités relatives entre les individus. Et c’est une bonne chose pour 2 raisons.
La première, c’est que ça prouve qu’au moins une partie de notre population gagne en productivité alors que l’autre stagne. La corrélation entre niveau d’étude et salaire est importante. On forme des universitaires mais aussi des décrocheurs, ce qui explique en partie l’écart. En fait, on forme plus d’universitaires par 100 habitants qu’aux USA, idem pour les pays scandinaves vs les USA, ce qui pourrait, entre autre, expliquer que l’écart s’aggrandit plus vite ici qu’au sud de la frontière.
La deuxième raison, c’est que l’écart va peut-être enfin inciter nos jeunes à rester aux études. Il fut un temps où une job de bras était bien payée puisque bien syndiquée et non soumise à la compétition internationale. Ce n’est plus le cas, ces emplois sont délocalisés dans d’autres pays. Donc si avant, un étudiant ne voyait pas vraiment la plus value des études parce que son père travaillait chez GM avec un gros salaire, asteur, il risque de la voir un peu plus …
Au final, ce n’est pas tant la différence entre les revenus qu’il faut regarder mais la différence entre les compétences. C’est au niveau de l’éducation qu’il faut s’assurer de réussir et non au niveau du transfert des revenus au sens strict. Chaque décrocheur représente un coût important pour notre société et chaque universitaire, un gain non négligeable.
Donc si l’écart augmente ici, c’est que certains Canadiens font pas mal mieux qu’avant grace à leurs études. À lire certains blogueurs, une économie va bien quand les écarts rétrécissent. Mais c’est de la pensée magique. L’important c’est de savoir pourquoi les écarts grandissent ou rétrécissent. Si le pouruqoi est positif, faudrait peut-être s’en féliciter …
ralbol
13 septembre 2011
15h59
- «Le Canada figure au quatrième rang quant à la vitesse avec laquelle le fossé se creuse entre ses citoyens les plus et les moins fortunés.»
…et comme par hasard, le Canada est sous gouvernement Conservateur depuis 2006…
Sûrement un autre complot des gauchistes pour salir la droite.
norm05
13 septembre 2011
16h14
Ça fait mal au coeur de penser à la misère intérieure des riches qui sans cesse devront creuser le fossé pour ne pas se faire contaminer par les pauvres!
Leurs dents blanche dans leur palais me font lever le coeur, comme leurs mains aux ongles propres qui font travailler les autres, leurs DSK me disent ce que peut être le désarroi et l’ennui , leurs paradis fiscaux montrent le peu d’intelligence de leur acquis.
Je ne les envie en rien, je les plains ces repus dans leur satin d’aisance qui ne sauront jamais ce que c’est d’avoir la bouche pleine joie à partager, les yeux pleins de larmes devant l’injustice…
« Que l’on soit roi ou roturier, nous sommes toujours assis que sur notre cul.» disait Montaigne.
ralbol
13 septembre 2011
16h15
@ legorf
- «La deuxième raison, c’est que l’écart va peut-être enfin inciter nos jeunes à rester aux études.»
Bon… encore une victime de l’illusion voulant que la population de travailleurs d’usine va compléter son doctorat et se mettre a programmer des iApps en C++.
Ça n’arrivera pas, jamais, oubliez ça.
Pour faire travailler la majorité des gens, ça prend une grande quantité de jobs simples, à la hauteur des capacités de l’humain moyen.
C’est ce qui fait que la Chine est devenue la locomotive économique de la planète. Pas son nombre d’ingénieurs qualifiés, dont le ratio reste en dessous du nôtre sur une population de 1,5 milliards d’habitants.
Sans ces jobs simples, l’écart va continuer de grandir entre les revenus de la petite portion de gens capables d’atteindre un niveau d’éducation supérieur (au max 20% de la population), et les 80% de gens auxquels seul un travail plus simple peut convenir.
romeog
13 septembre 2011
16h23
@phoenix (15h16) :
La très grande majorité de ceux qui sont dans les top en termes de revenus sont là par hérédité – comme dans le cas de la royauté. Ou bien parce-qu’ils ont de bonnes “connexions”. Les pauvres qui réussissent à faire fortune par leur talent et leur entrepreneurship (malgré les nombreux obstacles qui sont délibérément placés sur leur chemin) représentent l’exception qui confirme la règle.
Vaut parfois mieux se taire plutôt qu’étaler son ignorance au grand jour..
denisclambert@
13 septembre 2011
16h23
Et le plus triste dans tout cela est que ce sont encore les moins fortunés qui paient les pots cassés ,qui vont à la guerre , qui défendent l’idéologie de ceux qui les malmènent. Vraiment , l’homme est intelligent dans les mesures de ses besoins et , ces besoins sont de plus en plus minimes ,minables. Vraiment , depuis le début de l’humanité , il n’y a pas eu tant d’évolution . Je suis même convaincu que si on distribuait la richesse du PNP de la planète terre en six milliards de parts ,le tout redeviendrait comme actuellement en moins de deux. Vraiment , l’homme est intelligent dans les mesures de ces besoins, juste un peu plus élevé que les animaux. Même là , je n’en suis plus sûr…..
samsuffi
13 septembre 2011
16h32
Tapons sur les riches, ça va faire plaisir à beaucoup de monde.
L’idée, c’est d’essayer de devenir riche soi-même.
Obama va prendre l’argent des riches pour son programme-emploi. Grave erreur, les riches vont se venger en devenant encore plus riches.
La mentalité BS au Québec veut qu’un riche soit un voleur.
La pauvreté, ce n’est pas drôle. À éviter absolument!
stridulation
13 septembre 2011
16h48
@legorf
C’est tellement de la pensée magique que la période où cet écart était le plus faible a aussi été celui où les pays occidentaux ont connu leur plus grande prospérité – je parle des trente glorieuses.
Tout le monde n’est pas fait pour faire de longues études. Ceux-là n’ont qu’à crever? Malheureusement, ils forment la majorité de la population.
Ce qui est de la pensée magique, c’est de penser que la croissance des inégalités va de pair avec la croissance économique. Manifestement, depuis trente ans, ce n’est pas le cas. La théorie de trickle down ne fonctionne pas. Une classe moyenne qui s’appauvrit face à une minorité de nantis, ça ne mène finalement qu’à ce que l’on voit se produire en ce moment aux États-Unis: un pays qui se désindustrialise et dont l’économie repose sur des entreprises comme Walmart, le plus gros employeur au monde, mais qui n’offre que des emplois de merde. Pas de quoi soutenir une économie intérieure viable.
stridulation
13 septembre 2011
16h53
@samsuffi
Merci de nous révéler le « Secret » : devenons tous riches… Fallait y penser.
vieillart
13 septembre 2011
16h53
Ne soyons pas indélicat avec les riches, ils sont tellement généreux.
pierre14
13 septembre 2011
16h59
@ legorf
Je suis d’accord avec vous. Merci pour l’analyse fouillée.
Il me semble, cependant, que vous avez oublié les employés manuels, payés au salaire minimum ou presque, dont le rôle est essentiel dans notre économie: commis-vendeurs dans les magasins, serveurs et cuisiniers de restaurant, préposés et concierges dans les hôpitaux et foyers de retraite.
Tous ces employés manuels sont mal payés et souvent des décrocheurs, mais leur travail est essentiel à notre qualité de vie.
romeog
13 septembre 2011
17h10
@samsuffi : va t’instruire un peu, au lieu d’écrire des sottises…
-phoenix-
13 septembre 2011
17h12
@romeog
“La très grande majorité de ceux qui sont dans les top en termes de revenus sont là par hérédité – comme dans le cas de la royauté. Ou bien parce-qu’ils ont de bonnes “connexions”. Les pauvres qui réussissent à faire fortune par leur talent et leur entrepreneurship (malgré les nombreux obstacles qui sont délibérément placés sur leur chemin) représentent l’exception qui confirme la règle.”
Ah, oui? Pourtant la liste des milliardaires publiée par Forbes démontre clairement que la grande majorité d’entre eux ont gagné leur fortune (http://www.forbes.com/wealth/billionaires#p_1_s_arank_-1__-1).
“Vaut parfois mieux se taire plutôt qu’étaler son ignorance au grand jour..”
À cet effet, je suis entièrement d’accord avec vous. J’ajouterais que se donner la peine de réaliser une petite recherche d’abord peut souvent éviter d’écrire des balivernes.
keebee
13 septembre 2011
17h19
@ legorf
J’aime bien votre vision. Si je pousse plus loin votre compréhension, alors nous devrions forcer tous les jeunes à aller à l’université et ensuite ils auraient automatiquement des emplois de docteur, avocat, génie, directeur, président d’entreprise etc. Plus aucun éboueur, plus de commis de dépanneur, plus d’emballeur, ces emplois on a juste à les délocaliser et nous verrions notre revenu augmenter. Dites-moi, seriez-vous prêt à aller porter vos vidanges directement au dépotoires et ensuite les compacter? Payer votre épicerie directement à une machine? Parler à des boîtes téléphonique en série pour votre problème d’internet? Contester votre facture de carte de crédit à un ordinateur? Embaumer vous même votre famille lorsqu’une personne proche meurt (ou peut-être la faire embaumer dans un autre pays?)
J’ai connu des universitaires qui devaient travailler dans un dépanneur et qui gagnaient le salaire minimum car ils n’avaient pas d’emplois dans leur domaine. L’inverse est aussi vrai j’en suis sur; des fils/fille de riche qui n’ont jamais eu d’étude mais qui se la coulent douce. Selon votre théorie, ils ne devraient pas être capable de subsister. Il faut cesser de dire que c’est parce que tu te pogne le cul que tu ne peux pas bien vivre.
legorf
13 septembre 2011
17h37
@ralbol
‘Bon… encore une victime de l’illusion voulant que la population de travailleurs d’usine va compléter son doctorat et se mettre a programmer des iApps en C++.”
Le gars de l’usine, non, mais ses enfants, j’espère que oui !!! Combien ici avaient un grand-père fermier? Combien font un travail manuel aujourd’hui? Just saying … Comme si on avait pas le pouvoir sur notre destinée en tant qu’individu et collectivité … désolé je trouve ça pathétique de lâcher avant même le début de la partie. Surtout que l’évolution au cours des 100 dernières années tend à prouver le contraire. Ce n’est pas un combat qui se termine demain, ni dans 1 an, ni dans 5 ans, on parle d’enjeux sur 20, 30, 40 ans, on parle de générations complètes.
Autrement, si tu veux des jobs simples, faut accepter les salaires qui vont avec …
Il reste beaucoup de jobs manuelles payantes pour l’économie qui est domestique (ex un plombier, tu ne fais pas venir un chinois …) mais pour ce qui est de fabriquer des choses qui peuvent être transportées et même pour de plus en plus de services (ex centres d’appel), oubliez ça. Le chien est mort.
Non on ne pourra pas avoir 100% d’universitaires/de techniciens. Mais il faut en former le plus possible.
Dans une économie mondialisée, si vous n’avez pas de compétences et que les salaires dans votre pays sont plus élevés que dans les autres pays, les projets impliquant une main-d’oeuvre non-qualifiée ne seront pas réalisés chez-vous … En bout de ligne, la main-d’oeuvre non-qualifiée est soumise à un taux de chômage élevé ou carrément à l’inactivité. C’est ça le constat.
Historiquement, peu ont eu foi en un peuple éduqué, qui sait lire, écrire et compter. Guess what, le peuple n’a jamais autant su lire/écrire/compter … mais on peut faire mieux encore. Surtout, on peut faire mieux que nos voisins et donc être ultimement relativement plus riches que nos voisins.
jutamat
13 septembre 2011
17h43
On pourrait peut-etre jeter un petit coup d’oeil du cote
du decrochage scolaire?
Puisqu’il n’y a aucun insitatif a l’obtention d’un diplome
colegial, notre systeme d’education est presque devenu
une usine a pauvres.
Si les decrocheurs se verrait exclus des programmes sociaux
tel l’assurance chomage et l’aide sociale, peut-etre que certains
y penseraient 2 fois avant de couper court aux etudes. La societe
dans son ensemble s’en porterait mieux.
gl000001
13 septembre 2011
18h10
@ralbol
Bien répondu à Legorf.
@stridulation
“devenons tous riches”
C’est la philosophie du système capitaliste: L’atteinte du bonheur par l’enrichissement de tous.
Mais cette belle idée est morte avec le capitalisme. Le “consumerism” ou capitalisme sauvage qui l’a remplacé veut : l’enrichissement de certains, au détriment de plusieurs.
Ca revient à ce que je disais plus haut, les gros riches s’assoient sur leur butin et ne contribuent pas au développement économique.
littlepatton
13 septembre 2011
18h18
Encore une fois,la petite clic de gauchistes tapent sur les riches.Enlevons-ens encore plus aux riches et ils vont arrêter d`investir pour donner de l`ouvrage aux pauvres justement.
Faites bien attention car maintenant l`économie est globale.Les belles années sont passés et ne reviendrons pas pour un bout.Si on lâche pas de brailler sur notre sort,on va finir par être le cheap labor de l`Asie avec les conditions qui va avec.Et vous pourrez rien n`y changer car lorsqu`on a faim,on accepte n`importe qu`elle job.
legorf
13 septembre 2011
18h47
@pierre14
“Tout le monde n’est pas fait pour faire de longues études. Ceux-là n’ont qu’à crever? Malheureusement, ils forment la majorité de la population. ”
De un, des études, pour moi, ça veut juste dire avoir un métier. Un décrocheur, c’est par définition quelqu’un qu n’a pas de DEP, DEC, etc … Un gars mauvais en français, en histoire ou en math est peut-être le meilleur des mécaniciens ou je ne sais quel autre métier. L’important c’est qu’il réalise son potentiel au lieu d’être exclu purement et simplement de la population active.
Aussi, on débourse effectivement pour une grande quantité de paiements de transferts (bien-être social, pension de vieillesse, etc) et de services (santé, etc) par rapport à nos revenus en tant que nation.
Ça reste un patch pour aider ceux qui sont le plus dans le besoin. Ça ne leur enseigne pas comment s’en sortir, mais ça aide à faire passer la couleuvre … un peu. Je ne m’obstine pas avec ce principe. Mais dire qu’on laisse les moins nantis crever dans leur coin … c’mon.
mile
13 septembre 2011
20h31
et après? ont nous sort un article du genre a chaque année et rien ne change. bref ont parle pour rien dire
rightman
13 septembre 2011
21h56
Dans les dernières années, on est entré dans un ère de haute technologie. Tout va de plus en plus vite, tout devient réalisable, et dans les dernières années, la technologie a grandement augmenté notre niveau de vie. Il n’y a jamais eu autant d’opportunités qu’aujourd’hui!
Cependant, pour pouvoir en profiter, être de ceux qui font de l’argent avec les nouvelles technologies, il faut être a jour, et suivre le mouvement. Les autres seront dépassés en affaire, dans leur vies professionnelles et privées, et deviendront inutiles.
Dans le fonds, on est a une nouvelle époque de notre évolution. Ceux qui restent derrière ne sont que les victimes de la sélection naturelle.
Mais, bien sur, mon opinion risque d’être impopulaire…
play_moutte
13 septembre 2011
22h35
@danlam311 14H54
yeah, le pauvre Conrad Black, j’ai lu moi aussi lorsqu’il a dit qu’il devra se débrouiller avec ce qu’il lui restera lorsqu’il sortira de prison: $80 millions. On devrait organiser une collecte publique (et obligatoire) pour lui venir en aide. Tsé, avec $80 millions, les fins de mois arrivent vite en ta…
tamer_hosny
13 septembre 2011
23h44
@ Samsuffi
Donc, il faut tous devenir riches ?
Vous l’êtes ?
country2009
14 septembre 2011
01h03
@ralbol
“Les derniers à faire le coup furent les Rois européens. Le peuple en a eu assez et la noblesse s’est éteinte sans tête, la République est née.”
Comme par hasard, on en discutait avec un ancien collègue hier…
Quand on voit toutes les EXTREMES dépenses que font des pdgs, c’est sûr qu’on va dans l mur…
distortion
14 septembre 2011
03h46
La bulle immobilière, le prix du petrole et des matières premières a fait du Canada un pays gagnant.
@legorf
La valeur des diplômes a très fortement décliné dans le monde, au Canada. il reste le domaine de la santé et l’éducation, les autres finissent fonctionnaires ou subventionnés.Un niveau de vie protégé par une frontière.
-thib-
14 septembre 2011
07h11
@legorf
J’aime bien votre pensé magique de l’étude. Personellement, j’ai décroché de l’université (je ne me sentais pas à ma place) et maintenant quand je vais à une soirée avec mes anciens amis de se temps la qui eux ont terminer leurs bac, deviner qui a le plus gros salaire? Et oui, moi! Et je suis pret à parier que je ne suis pas le seul dans cette situation… Bref les études ne sont pas tout le temps le gagent de meillieur salaire. Quand on fait les comparatif de salaire DEP / BAC j’aimerais bien une etude ou je sais pas on compare le salaire des finissants au BAC en Philo à un DEP en Plombrie.
gl000001
14 septembre 2011
09h02
@littlepatton
Ils ont déja arrèté d’investir. L’économiste de la BMO le disait l’autre jour à la télé. Ils attendent que l’économie aille mieux pour se remettre à investir. Mais c’est une très grosse partie du problème.
tonyverdechi
14 septembre 2011
11h13
-phoenix-
13 septembre 2011 14h16
«En effet, Tony V., quelle situation déplorable que les talentueux, les entreprenants et les preneurs de risques soient récompensés par des revenus supérieurs par des consommateurs qui achètent librement leurs produits et services! Comment osent-ils ne pas être médiocres? Nos gouvernements devraient former des commissions d’enquête sur-le-champ pour étudier comment réformer ce système corrompu!»
http://www.lactualite.com/societe/legalite-bien-meilleur-gout
Hum, j’ai le choix entre une étude sérieuse et vos sarcasmes. Quel choix difficile. Trop dur, allez, j’y vais à pile ou face…
ralbol
14 septembre 2011
11h19
@ legorf
- «Le gars de l’usine, non, mais ses enfants, j’espère que oui !!!»
Ça prend mille travailleurs manuels pour construire un char.
Ça prend UN programmeur pour programmer les robots qui vont assembler le char.
Et le même programme, avec de légères modifications, peut être appliqué à plusieurs usines robotisées…
Voila où nous mène l’illusion de «l’économie du savoir».
C’et bin dommage, mais notre société de consommation est basée sur un grand nombre de travailleurs qui fabriquent les biens qu’ils vont ensuite consommer grâce au salaire qu’ils reçoivent.
Les jobs demandant un plus haut niveau d’éducation seront TOUJOURS en moins grand nombre que les anciennes «jobs de bras», simplement parce qu’elles résultent en un travail facilement réplicable, applicable à de nombreux systèmes, ou pouvant être exécutées par des robots.
Pensez au sort des millier de caissières de banques qui ont perdu leur emploi lors de l’introduction des guichets, aux milliers de caissières de supermarché qui sont sur le point d’être remplacées par des systèmes de scanners automatiques, etc.
La compagnie chinoise Foxconn, qui fabrique les iBébelles d’Apple, vient d’annoncer son intention d’acheter UN MILLION de robots industriels pour remplacer ses employés trop prones au suicide…
Il n’y a et il n’y aura tout simplement pas assez d’emplois «éduqués» pour absorber ce flot de travailleurs mis à pied.
De plus, tous ces gens sans emplois ne pourront plus acheter les produits fabriqués par les usines robotisées. C’est la fin à plus ou mois brève échéance, de la société de consommation. Elle va s’écrouler faute de travailleurs payés capables de consommer les biens produits.
La solution pour le maintien d’une société viable, ne passe plus par les vieilles recettes avec lesquelles on nous endort depuis les années ‘50.
Ça prend un changement radical du rapport de l’humain au travail et à la vie en société.
Malheureusement, à lire certains commentaires, je crois que comme tout changement majeur dans l’évolution sociale humaine, ce changement se fera dans la douleur…
distortion
14 septembre 2011
14h33
ralbol
Parfaitement, l’économie du savoir, ca fait tellement 90, Faith Popcorn.
tonyverdechi
14 septembre 2011
14h35
@ ralbol
L’exemple que vous utilisez est trop simpliste pour qu’il soit crédible mais vous avez raison.
D’ailleurs, ce serait simplement une répétition de l’Histoire. Et nous savons tous que nous apprenons peu de nos erreurs. En effet, le cercle vicieux que vous décrivez est exactement ce qui s’est passé à la fin de l’ère industrielle.
Les ouvriez étaient remplacés par des machines. Économie pour la manufacture mais perte du pouvoir d’achat pour l’ouvrier. Les biens se faisaient alors moins acheter, perte pour la manufacture. Nous connaissons la suite.
ralbol
14 septembre 2011
16h13
@ tonyverdechi
- «L’exemple que vous utilisez est trop simpliste pour qu’il soit crédible mais vous avez raison.»
Ce n’était pas un «exemple», mais une illustration, une métaphore pour souligner à GROS traits le cul-de-sac vers lequel nos gouvernants et nos «chevaliers» du capital et de l’industrie nous lancent à toute vapeur.
Et comme vous dites, cette caricature illustre très bien la vérité.
ralbol
14 septembre 2011
19h47
Et pour ceux qui ne croient pas que les robots (systèmes automatisés) nous prendront nos jobs…
Voici un petit «graphique» qui illustre la tendance.
Anglais requis:
http://singularityhub.com/2011/09/12/robotic-labor-taking-over-the-world-you-bet-here-are-the-details/
hola2
15 septembre 2011
13h35
Le fosset se creuse de plus en plus et les gouvernements nous aide peu. J’habite Ottawa et j’ai deux enfants a la garderie. J’ai contacter le bureau de mon membre du parlement tant provincial que federal et les deux se lance la balle du c’est pas moi c’est l’autre. Ma question est pourtant simple. Pourquoi si une famille a deux salaire qui gagne plus de 40,000$ par an n’a pas droit au subvention en garderie.
La garderie coute 38.10$ par jour par enfant donc pour nous c’est un paiement en moyenne de 1650$ par mois. Donc plus que mon hypothèque et mes frais de condo avec mon téléphone. Le jeune homme un peu frustré m’a répondu ben madame si vous avez un revenu familial de plus de 40,000$ annuel, ben vous avez l’argent pour envoyer vos deux enfants à la garderie!!
Je suis resté surprise, donc pendant les 3 prochaine années je vais payer ce montant, vivre avec le minimum parce que mon paiement va lui augmenter a tous les mois de janvier et que nos salaires eux n’augmente pas. Mais puisque on gagne plus de quarante mille par an a deux on est riche, la je trouve que c’est l bout.
J’ai donc suggéré au jeune homme que je devrais faire faillite, lacher ma job, déménagé dans un HLM et être assisté social jusqu’à ce que mes enfants ait l’age d’aller a l’école. De un on serait pauvre, mais ce serait presque l’équivalent de ce qui nous reste actuellement par mois, de deux, je serais a la maison avec mes deux amours et je serais certaine qu’il n’y aurait pas d’abus, je payerais pas pour mes lunettes ni mes prescription. Et possiblement que le gouvernement me pairais pour aller chercher un autre diplome, en fin de compte ce serait pas fou!!
Mais pour revenir a notre sujet, cessons les credit d’impôt aux entreprise et créons en Ontario des systèmes raisonnable de subvention en garderie, donnons du soutien au retour a l’école et surtout, contrôler le cout des logements et des l’électricité,
hola2
15 septembre 2011
13h36
Ajout, mon conjoint et mois gagnons chacun presque 48,000$ annuellement chacun.
tonyverdechi
16 septembre 2011
10h40
@ hola
Je ne comprend pas. Vous avez un revenu familial de 48 000 $ ou vous avez chacun un tel revenu , ce qui fait un revenu familial de 96 000 $?
hola2
16 septembre 2011
19h52
@tonyverdechi
Oui, nous avons un revenue brut avant impôt de 96000$ annuellement. Une maison de 160,000$ et une bagnole ordinaire. 2 enfants en garderie a 1650$ par mois, donc, apres la maison, l’auto, le chauffage qui coute une fortune en Ontario, l’épicerie, le téléphone et l’internet, plus la passe mensuelle d’autobus, il nous reste de notre revenu net pas grand chose.
hola2
16 septembre 2011
19h55
donc restaurant, on oublie ca, le cinéma, connait plus, magasinage, une chance que Wal-Mart vend de l’épicerie vraiment a moindre cout, les vêtements, vive le Village des Valeurs!!Et Bonus, notre fille a une condition génétique qui nécessitera des traitement couteux dans les prochaines années ( hormones de croissance, 2 sur 3 sont couverte par l’assureur, celle qui n’est pas couverte coute approx 2,000$ par mois!!
On oublie les RÉER, et les placements et on espère vraiment ne pas se faire claquer de nos emplois!!