Alors que la planète toute entière se préoccupe de la dette des États-Unis, les Américains, eux, se soucient plus de leur dette hypothécaire. Dette qui, dans bien des cas, reste supérieure à la valeur marchande de leur résidence.
Ainsi, il est frappant de constater à quel point les Américains ne se sont pas encore rétablis de la bulle immobilière, dont l’éclatement est pourtant survenu il y a trois ans. Selon les dernières données de l’Association nationale des agents immobiliers, cités par l’agence Bloomberg, 6,5 millions d’Américains étaient incapables de payer leurs mensualités ou étaient en voie de se faire saisir leur résidence.
Comme les institutions prêteuses se dépêchent de liquider ces propriétés, des pressions très fortes continuent de s’exercer sur les prix. Au grand dam des autres proprios qui souhaiteraient vendre leur maison. Sans surprise, donc, les prix des maisons ont encore reculé dans 109 des 150 marchés métropolitains recensés par cette association.
En juin, seulement 4,77 millions de résidences ont changé de main, sur une base annualisée, un creux des sept derniers mois. Dans le tiers de ces transactions, il s’agissait de propriétés saisies.
De plus, seulement 312 000 maisons neuves ont trouvé preneur, en rythme annualisé. Si ces ventes anémiques devaient se maintenir pour le reste de l’année, les États-Unis établiront un nouveau plancher historique.
Désespérant…
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