Sophie Cousineau

Archive, juin 2011

Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 19h04 | Commenter Commentaires (11)

Arrivederci

Vous l’aurez compris, je suis partie ailleurs, voir si le soleil y brillait plus fort.

Un voyage prévu de longue date, avant que la Bourse de Toronto ne fasse l’objet d’une âpre bataille.

Vous me raconterez la fin de l’histoire à mon retour, début août.

D’ici là, bon été.

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Mardi 21 juin 2011 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (7)

Les bonnes nouvelles du Bourget

Il n’y a rien comme réduire les attentes au minimum pour surprendre agréablement.

C’est ce qu’a fait Bombardier lundi, au Salon international de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget, en annulant sa conférence de presse, du jamais vu, de mémoire de journaliste. C’est à peu près comme si un cinéaste présentait un film à Cannes sans fouler le tapis rouge. Ainsi, c’est le pire signal que l’on puisse envoyer à tous les chroniqueurs spécialisés qui couvrent l’aéronautique et à leurs lecteurs dans l’industrie.

La commande de Korean Air pour 10 avions de la CSeries, modèle CS300, qui s’ajoute à celle de 10 appareils du modèle CS100 d’un transporteur à l’identité secrète, permet toutefois à Bombardier de sauver les apparences. (Et SVP, ne parlez pas de 30 appareils dans le cas de Korean, on les comptera bien quand les options et droits d’achat auront été exercés !)

Cette commande est d’autant plus intéressante qu’elle permet au nouvel avion de ligne de Bombardier d’atterrir en Asie.

Ainsi, le carnet de commandes fermes pour la CSeries n’est plus famélique. Il totalise 123 appareils, ce qui devrait rassurer Mirabel, le lieu d’assemblage de ces avions, pour la suite des choses.

Parlant de Mirabel, le grand patron du motoriste américain Pratt & Whitney, David Hess, a confirmé que cette ville du nord de Montréal était toujours en lice pour les essais et la fabrication des moteurs PurePower qui équiperont la nouvelle génération d’A320 du fabricant Airbus, rapporte le Globe & Mail.

Étant donné la popularité de cet appareil, il s’agirait d’un investissement fort significatif.

Le motoriste Pratt & Whitney Canada, une autre entreprise du conglomérat United Technologies, vient de commencer les tests sur les moteurs PurePower de plus petite poussée qui équiperont les avions CSeries de Bombardier.

Ce n’est pas une nouvelle, contrairement à ce que laisse entendre le Globe. David Hess avait déjà évoqué cette possibilité au début de mai, au moment de l’inauguration du Centre aéronautique de Mirabel de Pratt & Whitney Canada, construit au coût de 360 millions de dollars.

Mais étant donné que la décision doit se prendre d’ici la fin de l’année, il est bon de savoir que Mirabel est toujours en lice. La métropole se trouve en concurrence avec les usines de Pratt & Whitney au Connecticut et en Floride, de même que des sites non identifiés en Europe et en Asie, rapportait récemment le Hartford Courant.

Bref, c’est un autre cas de «no news is good news»…

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Lundi 20 juin 2011 | Mise en ligne à 11h05 | Commenter Commentaires (20)

Sino-Forest: à la recherche de la forêt perdue

Peut-être avez-vous lu, cette fin de semaine et ce matin, les excellents reportages de Mark MacKinnon, correspondant du Globe & Mail en Chine, et de ses collaborateurs en Chine et à Vancouver. Le premier se trouve ici, le second, ici.

Essentiellement, Marc MacKinnon a fait ce que tout journaliste (et tout analyste financier, pourrions-nous ajouter) est sensé faire. Il est allé voir sur le terrain, pour se faire une tête. Qui dit vrai, de Sino-Forest ou de la firme Muddy Waters, qui remet en question la comptabilité et les actifs forestiers de cette entreprise de Hong-Kong qui se négocie à la Bourse de Toronto ?

Cela aurait pu s’intituler : à la recherche de la forêt perdue. Des dizaines de milliers d’hectares introuvables au Yunnan, des responsables chinois qui contredisent Sino-Forest, des adresses de bureau fictives. Il ressort de ces deux papiers tellement de questions, de zones floues, d’incohérences que le lecteur en conclut que les prétentions de Sino Forest sont sinon fausses, sinon trompeuses.

Bref, c’est 1 à zéro pour Carson Block, même si cet analyste de Muddy Waters spécule ouvertement sur la chute du titre de Sino-Forest.

Et avec cette histoire qui a toutes les apparences d’une supercherie, les analystes financiers devraient se poser de sérieuses questions sur leur travail. J’ai lu, sur le blogue de mon collègue Richard Dufour, un analyste nous baratiner une longue liste d’excuses. La distance, la langue, la culture des affaires. «Tout est plus compliqué», disait-il.

Justement ! Si un analyste financier n’est pas capable de faire ses propres vérifications et est forcé de se fier aux informations transmises par des dirigeants de l’entreprise lors de voyages organisés en Chine, c’est peut-être un signe qu’il ne devrait pas couvrir le titre. Et que les investisseurs devraient s’en tenir loin.

Les entreprises prudentes qui brassent des affaires en Chine font tout vérifier par des avocats ou autres experts locaux (contrats, brevets, prétentions, etc.), parce que des gens d’affaires peu scrupuleux profitent justement de la distance et de la barrière de la langue pour dire une chose et en faire une autre.

Devraient faire de même les analystes dont les recommandations influencent les décisions de placement de milliers de petits investisseurs.

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