
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, était de passage à l'usine de Chrysler à Etobicoke, hier, alors que le grand patron de Fiat, Sergio Marchionne, annonçait le remboursement de 1,7 milliard de dollars aux gouvernements du Canada et de l'Ontario. Photo Reuters.
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a finalement reconnu hier, alors qu’il était de passage à une usine de Chrysler située à Etobicoke, en Ontario, que les gouvernements du Canada et de l’Ontario ne récupéreraient pas leur mise dans ce constructeur américain en voie d’être repris le groupe italien Fiat.
«À la fin, il n’y aura pas une récupération complète, au plan financier, des investissements des contribuables qui ont été faits en 2008-2009», a dit le ministre Flaherty.
Selon ce que rapporte le Globe & Mail, le tandem Fiat/Chrysler a remboursé, jusqu’ici, 1,7 milliard sur les 2,9 milliards de dollars prêtés au constructeur, plus des intérêts de près de 245 millions de dollars.
Le solde de ces prêts s’élève à 1,2 milliard de dollars. De ce montant, les gouvernements pourront déduire leur participation de 1,7% dans ce fabricant automobile. Cette participation vaut environ 110 million de dollars, selon les analystes sondés par le Globe.
Bref, si Chrysler ne rembourse pas un cent de plus, les gouvernements se retrouveront devant un perte d’environ 1 milliard de dollars. C’est sans parler de General Motors, sauvegardée au prix d’une aide d’urgence de 10,8 milliards de dollars. Les gouvernements s’exposent actuellement à perdre autour de 4 milliards de dollars sur leur contribution initiale, déduction faite des prêts remboursés et des actions vendues jusqu’ici, et compte tenu de la valeur actuelle du titre de GM.
Le ministre Flaherty fait valoir que le jeu en valait la chandelle, quand l’on considère la sauvegarde des 52 000 emplois de l’industrie canadienne de l’auto. Les salariés travaillent et paient de l’impôt. Les constructeurs de Détroit ont renoué avec les profits. Et l’économie du sud de l’Ontario ne s’est pas affaissée comme un pneu crevé.
Qu’en pensez-vous ? Les constructeurs de Détroit sont-ils relancés pour de bon ? La sauvegarde de l’industrie de l’auto a-t-elle redoré le blason des sauvetages gouvernementaux, ternis par un nombre incalculable d’échecs, dont celui, retentissant, de la Gaspésia ?
Ou pensez-vous, comme plusieurs d’entre vous le croyaient auparavant, que c’est une mauvaise idée de lancer une bouée de sauvetage à une industrie, à plus forte raison quand son prix se chiffre en milliards de dollars ?
Je serais curieuse de vous lire là-dessus.
Lire les commentaires (38) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





