Sophie Cousineau

Archive, mars 2011

Mercredi 30 mars 2011 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (110)

Cartes de crédit: Ottawa doit-il limiter les taux ?

 

Photo d'archives, Gesca.

Photo d'archives, Gesca.

C’est Jack Layton qui en a fait sa première promesse électorale, alors qu’il faisait campagne en Ontario hier. Pour ce chef néo-démocrate, le gouvernement fédéral devrait limiter les taux des cartes de crédit au taux directeur des institutions bancaires, plus 5%.

Aux taux actuels, la différence entre ce taux et celui affiché sur la carte de crédit type (19 à 20%) est de l’ordre de 11%. Pour quelqu’un qui n’arrive pas à acquitter son solde à tous les mois, les intérêts représentent vite un poids énorme sur le relevé mensuel.

Les consommateurs doivent prendre leurs responsabilités. En même temps, l’endettement des ménages ne peut plus être considéré comme un problème individuel, compte tenu de ses graves conséquences économiques et sociales. Si la crise financière nous a appris une chose, c’est bien celle-là. À ce sujet, lire ma chronique dans La Presse d’aujourd’hui.

Malgré tout, l’industrie se rebiffera contre toute intervention en ce sens qui limiterait ses profits.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le gouvernement doit-il intervenir ou pas pour limiter les taux ? Et si oui, comment ? Ou faut-il laisser le champ libre aux institutions financières pour qu’elles fixent leurs taux (qui se ressemblent tous étrangement ) au nom de la libre entreprise ?

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Mardi 29 mars 2011 | Mise en ligne à 14h18 | Commenter Commentaires (15)

Où est mon malaxeur ?

Photo AFP.

Photo AFP.

Alors que les chefs des partis fédéraux nous font miroiter toutes sortes de belles choses, il est à propos de s’intéresser à la culture de la promesse électorale. Dans la province indienne du Tamil Nadu, tiens.

Ici, Stephen Harper a fait une promesse à la Brault & Martineau en demandant aux électeurs de «votez pour moi, recevez plus tard», soit une réduction des impôts pour les familles dans trois ou quatre ans.

Au Tamil Nadu, une province tout au sud de l’Inde, les dirigeants politiques vont directement chez leur Brault & Martineau !

Les dirigeants du parti Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), au pouvoir, ont promis un ordinateur portable aux étudiants des castes inférieures qui entrent au collège ou à l’université, rapporte l’agence Bloomberg. Ils promettent aussi des malaxeurs aux femmes au foyer, de même que des téléviseurs couleur et des cartes d’autobus aux Indiens de plus de 60 ans.

Son grand rival, le parti All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam, n’est pas en reste. Il offre aussi des ordinateurs portables à tous les jeunes de 16 à 18 ans. Aux familles, il promet un ventilateur, un malaxeur et un moulin. Les plus pauvres d’entre elles pourraient aussi recevoir quatre moutons gratuits !

Aux dernières élections, en 2006, le DMK avait offert des téléviseurs, «pour le divertissement et la culture générale des femmes». Depuis, le gouvernement du Tamil Nadu a dépensé l’équivalent de 827 millions US pour acquérir 16 millions de téléviseurs !

«À toutes les élections, le DMK repousse les limites de la corruption en soudoyant les électeurs, confie à Bloomberg Bibhu Mohapatra, du India Development Foundation, un organisme dédié à une meilleure gouvernance. Cela fait maintenant partie du processus politique. Les électeurs s’attendent à recevoir quelque chose.»

Si c’est lamentable de ne pas investir les fonds publics dans les infrastructures, surtout quand on connaît l’état pitoyable des routes en Inde, cela a au moins le mérite d’être franc.

Alors M. Harper, ce malaxeur, c’est pour dans trois ou quatre ans ?

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Lundi 28 mars 2011 | Mise en ligne à 13h51 | Commenter Commentaires (51)

Le bon geste de Desjardins

En avant-plan, Monique Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins. Photo Gesca.

En avant-plan, Monique Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins. Photo Gesca.

Il faut saluer le bon geste du Mouvement Desjardins. Cette fin de semaine, l’institution financière a annoncé qu’elle relèvera de 3% à 5% le pourcentage du solde de la carte de crédit qui doit être acquitté à la fin du mois, à compter d’octobre.

Cette hausse revêt un caractère symbolique pour ceux qui paient leur carte à tous les mois ou qui ne traînent pas une lourde dette à un taux élevé.

Pour une petite proportion des clients de Desjardins, qui croulent sous leurs dettes, cette hausse pourrait toutefois se révéler problématique. Mais ce sont des gens qui ont visiblement perdu la maîtrise de leurs dépenses et qui devraient mettre les ciseaux dans leur carte de crédit, tout en consolidant leurs dettes.

En agissant seule, Desjardins pourrait s’aliéner de ces clients, qui seront tentés de déménager leurs affaires bancaires ailleurs. Aucune institution ne souhaite cela. Surtout que les clients qui restent endettés sont les clients les plus payants…

Desjardins envoie le message que le surendettement est un jeu dangereux. Il ne devrait pas être aussi facile de tomber dans ce piège. En ce sens, l’institution est fidèle aux idéaux de ce mouvement coopératif.

En misant sur l’éducation financière et sur la responsabilisation, Desjardins trouve aussi une façon de se démarquer dans la jungle des messages des institutions financières, qui nous promettent toutes d’être plus riches !

Or, la meilleure façon d’y arriver, c’est encore de payer ses dettes.

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