-

Photo d'archives, Presse canadienne.
Les États-Unis sont le troisième pays producteur de riz. Un fait que j’ignorais avant de lire cet intéressant papier d’angle de l’agence Bloomberg. D’où l’impact, énorme, de la décision de nombreux agriculteurs américains de planter moins de riz cette année, voire d’abandonner la culture de cette céréale.
Ces agriculteurs pourraient réduire du quart leur production. De sorte que la demande mondiale va excéder la production.
Pourquoi ? Ces agriculteurs peuvent gagner beaucoup plus d’argent en plantant du maïs, du soya ou du coton, dont les prix ont fortement grimpé l’an dernier (34% et plus), notamment en raison de la grande sécheresse en Russie.
Conséquence : le prix du riz, qui a chuté de 40% depuis son sommet touché en avril 2008, pourrait rebondir de 12% d’ici la fin de l’année, selon les négociateurs et analystes sondés par Bloomberg.
Si ce sursaut est sans conséquence grave aux États-Unis, il en va autrement pour les pays les plus pauvres, où les achats de riz représentent la moitié du budget d’épicerie et 20% des dépenses totales des foyers.
Plusieurs pays ont reconstitué leurs réserves de riz depuis la flambée de 2008, qui avait provoqué des émeutes. Il reste à voir si les pays producteurs mettront en place des mesures pour limiter leurs exportations et couper court à la spéculation. Pareilles mesures pourraient accentuer la hausse de prix attendue.
Le réveil du riz et les prix toujours élevés du maïs, du soya et du blé font dire aux analystes en céréales sondés par l’agence Reuters que l’ère de la nourriture bon marché tire à sa fin.
Faut-il s’étonner que la révolte populaire soit dans l’air ?
Lire les commentaires (19) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 






