
Yves Rosconi, PDG de Theratechnologies. Photo d'archives, La Presse.
C’est une vieille tradition. Avec le retour des listes de cadeaux de Noël revient ce temps heureux – roulement de tambour - de nommer le PDG de l’année 2010 de La Presse Affaires.
Il y a quelques années, c’est un vote électronique des lecteurs qui déterminait ce choix. Mais force a été de constater que ce vote était susceptible d’être influencé par les mots d’ordre de relationnistes déterminés… Tout cela pour dire que c’est l’équipe de rédaction de LPA qui porte maintenant ce jugement éditorial.
Ce qui ne signifie pas que votre opinion ne compte pas. Au contraire. Elle est même plus importante cette année, 2010 ayant été marquée par la crise européenne de l’endettement, par le feuilleton PotashCorp ou encore par le débat très acrimonieux sur l’exploitation des gaz de schiste. Cette année, ce sont de grands enjeux macro-économiques qui ont retenu l’attention.
Contrairement à certaines années, donc, aucun choix ne fait l’unanimité chez les membres de l’équipe. Par ailleurs, les journalistes ont souvent le défaut de s’intéresser davantage à la grande entreprise à capital ouvert qu’aux PME à succès. Peut-être qu’il y a des entreprises qui ont échappé à notre attention même si elles ont connu une année extraordinaire.
Tout l’après-midi, les journalistes ont échangé sur de possibles candidats. Alain Simard, de l’Équipe Spectra, pour la revitalisation du Quartier des spectacles ? Monique Leroux pour la restructuration du Mouvement Desjardins ? Pierre Shoiry, grand patron de Genivar, une société d’ingénierie qui enfile les acquisitions ?
Mon premier choix ? Yves Rosconi, PDG de Theratechnologies, qui prend officiellement sa retraite aujourd’hui après avoir réussi à faire approuver le médicament Egrifta par les autorités américaines au terme de 15 années d’efforts et de 200 millions en investissements. Une rare victoire dans une industrie décimée ces dernières années au Québec.
Mais vous pourriez me faire changer d’idée si vous m’expliquez en quoi votre PDG 2010 est vraiment, vraiment épatant. Je ne demande qu’à être convaincue.
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