
Thierry Vandal, PDG d'Hydro-Québec. Photo Ivanoh Demers, La Presse.
En guerre ouverte contre Hydro-Québec, Danny Williams, premier ministre de Terre-Neuve, voit la société d’État dans sa soupe. Et chez les libéraux du Nouveau-Brunswick, le mot Hydro-Québec est maintenant tabou.
La vente avortée d’Énergie NB est l’une des principales raisons pour lesquelles ils ont échappé le pouvoir après un seul mandat, lors des élections provinciales tenues lundi.
Que le premier ministre sortant, Shawn Graham, ait été puni pour avoir renié une promesse électorale tient de la subtilité. D’après les échos (peut-être déformés, j’en conviens) de médias des Maritimes, le nom d’Hydro-Québec paraît maintenant entaché.
Est-ce que cela nuit aux activités commerciales de la société dans les Maritimes ? Non, a assuré Thierry Vandal, PDG d’Hydro-Québec, lors d’une rencontre éditoriale dont ma collègue Hélène Baril rendra compte dans La Presse Affaires demain.
«Il faut faire la part des choses entre le discours politique et la réalité commerciale avec laquelle on compose sur le terrain», a dit Thierry Vandal. Ce dirigeant a notamment évoqué les discussions entre Hydro-Québec et Emera, le principal producteur d’électricité de la Nouvelle-Écosse, pour le remplacement éventuel de centrales thermiques au charbon.
On aura l’occasion de le vérifier prochainement. L’Île-du-Prince-Édouard se cherche un nouveau fournisseur d’électricité, jugeant les tarifs d’Énergie NB trop élevés. Et Hydro-Québec est en lice.
La province fera connaître son choix d’ici quelques semaines. À suivre, donc.
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