Dans son dernier numéro, le magazine Business Week brosse un portrait intéressant du nouveau PDG de General Motors, Dan Akerson. Cet administrateur récent de GM, sélectionné par le Trésor américain, s’est retrouvé dans le fauteuil du conducteur à la suite du départ inattendu d’Ed Whitacre au début du mois. À quelques semaines de son premier appel public à l’épargne, l’entreprise ne pouvait se permettre une longue recherche de candidats à la succession.
On a parfois tendance à oublier que les gouvernements du Canada et de l’Ontario sont actionnaires à hauteur de 11,7% de General Motors, à la suite du grand sauvetage du constructeur, survenu au printemps de 2009.
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, est pressé d’en finir - bien qu’il ne veuille pas écouler la participation canadienne à perte. En revanche, le pays ne pourra pas retirer toutes ses billes cet automne, lors du premier appel public à l’épargne, une opération financière d’une valeur estimée à près de 16 milliards US.
C’est pourquoi Dan Akerson nous intéresse au plus haut point.
Né en Californie et élevé au Minnesota, Akerson a étudié et travaillé chez les militaires (U.S. Naval Academy) avant d’entreprendre une carrière dans les télécoms. Il a connu de grands succès chez MCI et chez Nextel, deux entreprises qui ont connu de fortes croissances sous sa gouverne.
En revanche, sa réputation de «dirigeant le plus futé de l’industrie des télécoms» en a pris pour son rhume à la suite de son passage chez Nextlink, rebaptisée XO Communications, qui a été rachetée par Carl Icahn après s’être mise à l’abri de ses créanciers en 2002.
Par ailleurs, il n’a pas eu la main heureuse en investissant, par l’entremise d’un fonds de Carlyle qu’il dirigeait, dans Hawaii Telecom. L’entreprise a fait faillite.
Cet Américain, que Business Week qualifie de «choix pas évident» pour diriger GM, est dépeint comme un homme déterminé, pour ne pas dire obstiné, avec un style de gestion parfois abrasif. Il a de grandes idées et il n’aurait pas peur de la confrontation pour convaincre ou mater ses interlocuteurs.
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