
Mary Schapiro, présidente du conseil de la SEC. Photo d'archives Reuters.
Cette réforme arrive trop tard pour Couche-Tard, qui tente de faire élire neuf administrateurs indépendants au conseil d’administration de Casey’s, pour faciliter le rachat de cette importante chaîne de dépanneurs du Midwest.
Mais, il n’empêche que c’est une petite révolution dans la vie des entreprises publiques aux États-Unis. La Securities & Exchange Commission (SEC), la police de la bourse aux États-Unis, vient d’approuver un changement qui donne plus de munitions aux actionnaires d’une société publique qui veulent changer la composition de son conseil d’administration.
Ainsi, c’est une victoire pour les défenseurs des droits des actionnaires minoritaires, bien que les putschistes puissent avoir toutes sortes de motivations, selon qu’il s’agit d’une caisse de retraite, d’un fonds de couverture ou d’une entreprise qui tente une prise de contrôle hostile.
En vertu de la nouvelle règle, un actionnaire qui souhaite proposer sa propre brochette d’administrateurs n’aura plus à envoyer des bulletins de vote distincts aux actionnaires et à faire campagne de l’extérieur, une opération coûteuse qui décourage nombre d’investisseurs. Même si cela lui répugne, l’entreprise visée par un putsch devra mettre les noms des candidats concurrents à ses administrateurs dans ses documents et assumer tous les coûts d’envoi.
La nouvelle règle entrera en vigueur lorsque les entreprises publiques convoqueront leurs actionnaires aux assemblées générales de 2011. Si elle tient jusque-là, puisqu’elle est contestée de l’intérieur comme de l’extérieur, rapporte le Wall Street Journal.
Un commissaire républicain qui s’est opposé à ce changement a laissé entendre que cette réforme pourrait être illégale. Pendant ce temps, des entreprises américaines grandes comme petites contestent cette ouverture, jugeant que les manoeuvres des putschistes feront perdre du temps et distrairont les dirigeants.
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