
Maison cherche preneur à Centreville, en Virginie. Photo AFP.
Quel que soit l’angle par lequel on considère les dernières données sur la revente de maisons aux États-Unis, il n’y a aucune bonne nouvelle. Le marché immobilier américain est une zone sinistrée.
Chute de la revente des maisons de 27% de juin à juillet, qui est deux fois pire que celle attendue par les économistes en moyenne. Et chute de 26% par rapport à juillet 2009, rapporte l’Association nationale des agents immobiliers. Lire à ce sujet cet article de l’Agence France Presse.
Les inventaires de maisons sont aussi en nette hausse. Il faudra 12,5 mois avant que ces inventaires se résorbent, contre 8,9 mois en juin.
De nombreux propriétaires de maison sont en détresse, mais ils n’arrivent pas à revendre leurs maisons. Et cela, parce que le marché de l’emploi, loin de se raffermir, se fragilise. Pour profiter des taux hypothécaires, qui sont à des taux historiquement bas, encore faut-il avoir du travail !
Ces données catastrophiques illustrent à quel point le crédit d’impôt instauré par le gouvernement fédéral, d’une valeur pouvant atteindre 8000 dollars, a soutenu de façon artificielle les transactions de vente et d’achat en début d’année. Enlevez ce crédit d’impôt, qui expirait le 30 avril, et le plancher du marché s’efface sous vos yeux.
Avec ce rapport «à faire monter les larmes aux yeux», selon l’économiste Paul Dales, de Capital Economics, cité dans le Wall Street Journal, les prix des maisons pourraient replonger. C’est le scénario du «double dip».
Les États-Unis vont-ils basculer de nouveau ? Ou réussiront-ils à stopper cette glissade ? Chose certaine, les choses ne se rétabliront pas assez rapidement pour les démocrates de Barack Obama, qui ont rendez-vous avec l’électorat en novembre.
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