Sophie Cousineau

Archive, août 2010

Mardi 31 août 2010 | Mise en ligne à 14h35 | Commenter Commentaires (12)

Un grand quotidien brésilien largue le papier

Photo AFP.

Photo AFP.

C’est l’un des plus vieux et plus influents quotidiens du Brésil. Mais c’est le premier au pays à abandonner complètement sa version papier. À compter de demain, le Jornal do Brasil passe au tout numérique, rapporte Agence France Presse.

Fondé en 1891 à Rio de Janeiro, JB, comme on le surnomme, se targue d’être un pionner dans le monde de l’édition. C’est le premier quotidien brésilien à avoir lancé son site internet, en 1995.

Pour les deux prochaines semaines, le journal sera gratuit. Mais, par la suite, seuls les abonnés payants y auront accès.

Après avoir connu des difficultés financières ces dernières années, Jornal do Brasil joue avec le feu, s’il faut se fier à l’expérience du Times de Londres, propriété de Rupert Murdoch.

Le Times et le Sunday Times ont perdu 1,2 million de visiteurs unique cet été, après avoir érigé des murs pare-feu sur leurs sites internet. Qui plus est, les lecteurs passent moitié moins de temps sur les sites des deux publications soeurs, rapporte MediaWeek à partir des données les plus récentes de ComScore.

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Mardi 31 août 2010 | Mise en ligne à 11h00 | Commenter Commentaires (19)

Bourse : les analystes voient tout en noir

Photo d'archives AP.

Photo d'archives AP.

Jamais les analystes financiers n’ont été aussi pessimistes au cours des 13 dernières années. C’est le constat de l’agence Bloomberg, qui vient de compiler très exactement 159 919 de leurs recommandations.

Seulement 29% de ces recommandations invitent les investisseurs à acheter un titre. C’est le taux le moins élevé depuis que Bloomberg se livre à cet exercice sur une base annuelle, soit depuis 1997.

Ainsi, les recommandations qui conseillent aux investisseurs de vendre leurs actions ou de les conserver (ce qui est souvent une recommandation de vente non assumée) s’élèvent à 71% des rapports étudiés !

Ces rapports d’analystes portaient sur des entreprises établies aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon et au Brésil.

Les investisseurs qui aiment aller à contresens de la foule y verront une occasion d’investir. D’autant que les projections de croissance des profits de ces mêmes analystes pour l’indice S&P 500 sont à leur niveau le plus élevé depuis 1988 !  Cet indice, qui est le plus représentatif de l’activité économique aux États-Unis, a reculé de 4,5% depuis le début de l’année.

Par ailleurs, l’indice MSCI World de 24 pays en développement devrait progresser de 28% au cours de la prochaine année, alors qu’il s’échange à seulement 11,5 fois les profits attendus, selon Bloomberg.

Ce «déni de la réalité» s’expliquerait en partie par la crainte des analystes de se faire remettre sur le nez des conseils d’achat trop optimistes. Bref, il y a un peu beaucoup de psychologie dans tout cela, comme c’est souvent le cas avec les marchés boursiers, très émotifs.

Cette apparente contradiction s’expliquerait aussi par la crainte (qui n’est pas farfelue) que la reprise soit de courte durée, le chômage étant toujours scotché à 9,5% aux États-Unis. Et les dernières données sur la croissance du produit intérieur brut au Canada vont donner des munitions à ceux qui pensent que la relance de l’économie nord-américaine ne s’appuyait pas sur des fondations solides.

Formidable occasion d’investir ou piège à ours ? Le plancher est à vous.

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Lundi 30 août 2010 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (5)

GM : le PDG accidentel

akersonDans son dernier numéro, le magazine Business Week brosse un portrait intéressant du nouveau PDG de General Motors, Dan Akerson. Cet administrateur récent de GM, sélectionné par le Trésor américain, s’est retrouvé dans le fauteuil du conducteur à la suite du départ inattendu d’Ed Whitacre au début du mois. À quelques semaines de son premier appel public à l’épargne, l’entreprise ne pouvait se permettre une longue recherche de candidats à la succession.

On a parfois tendance à oublier que les gouvernements du Canada et de l’Ontario sont actionnaires à hauteur de 11,7% de General Motors, à la suite du grand sauvetage du constructeur, survenu au printemps de 2009.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, est pressé d’en finir - bien qu’il ne veuille pas écouler la participation canadienne à perte. En revanche, le pays ne pourra pas retirer toutes ses billes cet automne, lors du premier appel public à l’épargne, une opération financière d’une valeur estimée à près de 16 milliards US.

C’est pourquoi Dan Akerson nous intéresse au plus haut point.

Né en Californie et élevé au Minnesota, Akerson a étudié et travaillé chez les militaires (U.S. Naval Academy) avant d’entreprendre une carrière dans les télécoms. Il a connu de grands succès chez MCI et chez Nextel, deux entreprises qui ont connu de fortes croissances sous sa gouverne.

En revanche, sa réputation de «dirigeant le plus futé de l’industrie des télécoms» en a pris pour son rhume à la suite de son passage chez Nextlink, rebaptisée XO Communications, qui a été rachetée par Carl Icahn après s’être mise à l’abri de ses créanciers en 2002.

Par ailleurs, il n’a pas eu la main heureuse en investissant, par l’entremise d’un fonds de Carlyle qu’il dirigeait, dans Hawaii Telecom. L’entreprise a fait faillite.

Cet Américain, que Business Week qualifie de «choix pas évident» pour diriger GM, est dépeint comme un homme déterminé, pour ne pas dire obstiné, avec un style de gestion parfois abrasif. Il a de grandes idées et il n’aurait pas peur de la confrontation pour convaincre ou mater ses interlocuteurs.

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