Sophie Cousineau

Archive, juillet 2010

Mardi 13 juillet 2010 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (239)

Métro de Montréal : le record Guinness du tataouinage

Photo d'archives, La Presse.

Photo d'archives, La Presse.

C’est officiel. La Société de transport de Montréal retourne en appel d’offres pour l’achat de 1053 voitures de métro (dont 288 en options). Le constructeur espagnol Constructiones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) satisfait aux exigences de l’avis public international lancé en janvier dernier. Dont celle de livrer des wagons avec un contenu à 60% canadien à partir d’une usine qui reste à construire !

Lire le communiqué de la STM ici.

C’est donc le retour à la case départ pour la STM qui essaie de renouveler son parc de voitures de métro depuis 2005… (Encore merci à Claude Béchard.) On va même prendre son temps, puisqu’il n’est pas question de lancer cet appel d’offres au cours de l’été, selon ce qu’affirmait récemment le président de la STM, Michel Labrecque, en entrevue à La Presse Affaires. Le nouvel appel d’offres d’international sera publié l’automne prochain.

Bref, ce sont des millions en représentations et en frais judiciaires qui se sont dépensés autant par le gouvernement du Québec, la STM, Bombardier, Alstom. Alors que le métro tombe en pièces et souffre de pannes de plus en plus fréquentes, il n’y a toujours aucune nouvelle voiture en vue.

Merveilleux Québec.

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Mardi 13 juillet 2010 | Mise en ligne à 11h36 | Commenter Commentaires (13)

La station Orford peut-elle être sauvée ?

Le mont Orford. Photo d'archives, Gesca.

Le mont Orford. Photo d'archives, Gesca.

Prenons les choses du bon côté : il y a au moins une entreprise qui s’intéresse à reprendre la station de ski du mont Orford, soit Camp Fortune Resort, de l’Outaouais.

Ce n’est pas exactement ce qui constitue un choix. Mais bon, si le plan d’affaires des frères Sudermann tient la route un tant soit peu, le gouvernement n’aura plus à assumer les déficits de cette station de ski. Bref, ce sera une porte de sortie en or.

La question est de savoir si les Sudermann réussiront à rentabiliser la station dans le carcan d’un parc provincial, ce qui limite les activités périphériques au ski. Surtout que la station requiert des investissements importants, pour son chalet, sa production de neige artificielle et certaines de ses remontées. Ils n’ont pas encore dévoilé leur plan d’affaires.

Bref, la station survivra-t-elle plus de cinq ans ? Car tout soumissionnaire doit s’engager à opérer la station pendant au moins cinq saisons, selon les conditions fixées par le gouvernement du Québec.

Impossible d’imaginer les Cantons de l’Est sans le mont Orford en activité. En même temps, la température plus clémente de la région et les conditions d’exploitation font en sorte que cette montagne sera fort difficile à rentabiliser.

Est-ce une mission impossible ? Ou est-ce que c’est réalisable avec un minimum d’imagination ou même beaucoup, si vous pensez à la technologie immersive et au chalet de ski à dômes d’Osmose Orford  (lire la chronique sur le sujet ici) ?

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Lundi 12 juillet 2010 | Mise en ligne à 14h06 | Commenter Commentaires (25)

Le Canada est-il immunisé contre le rhume?

La récession est du passé. Photo d'archives, PC.

La récession est du passé. Photo d'archives, PC.

C’est peut-être le plus vieux dicton sur l’économie canadienne. Si les États-Unis éternuent, le Canada attrape le rhume.

Or, les deux pays ne sont vraiment plus sur la même longueur d’onde. Alors que les États-Unis sont encore alités, sonnés par la récession, le Canada gambade presque, le coeur léger.

Avec la création surprise de 93 000 emplois en juin, un nombre quatre fois plus élevé que ce à quoi les économistes s’attendaient, le pays a presque récupéré la totalité des emplois perdus durant la récession. Aux États-Unis, pendant ce temps, 90% du travail reste encore à faire.

Mieux, les chefs d’entreprise voient l’avenir en rose, selon le dernier sondage trimestriel de la Banque du Canada rendu public aujourd’hui.

Pour la première fois depuis 2008, les dirigeants d’entreprises rapportent que leurs ventes se sont améliorées comparativement à un an plus tôt.

Plus d’entreprises affirment qu’elles ne sauraient faire face à des commandes inattendues, tellement elles utilisent leur capacité de production à la limite, soit 39% contre 30% lors du sondage précédent.

On pourrait continuer les comparaisons avec le marché immobilier, la confiance des consommateurs, etc.

Cela fait un petit moment que les États-Unis et le Canada font bande à part. Et pourtant, ces divergences étaient encore récemment considérées comme des anomalies. Tôt ou tard, la réalité aux États-Unis va nous rattraper, pensait-on.

Mais si c’était pour de bon ? Et si le Canada s’est affranchi de sa trop lourde dépendance envers l’économie américaine ?

Cette fin de semaine, par exemple, le quotidien Globe & Mail publiait un dossier sur les villes mono-industrielles de la Colombie-Britannique qui cherchent à exporter leur bois en Chine plutôt qu’aux États-Unis.

L’économiste Jimmy Jean, du service de recherche Moody’s Analytics, croit que c’est l’industrie des services qui a permis au Canada de traverser la tempête sans trop de casse. Cet économiste avance ainsi que, même si les États-Unis devaient replonger en récession, la relance au Canada ne serait pas compromise.

Le croyez-vous ? Ou est-ce trop beau pour être vrai ?

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