Sophie Cousineau

Archive, mars 2010

Mercredi 31 mars 2010 | Mise en ligne à 13h41 | Commenter Commentaires (40)

Plage avec vue sur plateforme de forage

Photo d'archives, AP.

Photo d'archives, AP.

J’ai vraiment du mal à imaginer que l’on puisse construire une plateforme de forage au large des plages du parc national de Cape Hatteras, en Caroline du Nord. Encore plus qu’un président démocrate qui se décrit comme vert puisse consentir à pareille chose, le fantasme ultime de l’industrie pétrolière.

C’est pourtant ce que le président Barack Obama annonce en ouvrant de larges segments des côtes américaines à l’exploration gazière et pétrolière, mettant ainsi fin à un long moratoire, révèle le New York Times.

Les sociétés énergétiques pourront faire de la prospection du nord du Delaware jusqu’au centre de la Floride, ainsi qu’en Alaska, à l’exception notable de la baie Bristol, un écosystème fragilisé où les baleines sont menacées.

Cette décision découle de la volonté de l’administration Obama d’accroître sa sécurité énergétique. Il s’agit aussi d’un compromis pour rallier des appuis chez les républicains au Sénat au sujet d’une politique plus large sur l’énergie et la pollution atmosphérique. Des appuis qui seraient moins coûteux à arracher que chez les démocrates, comme la réforme de la santé l’a amplement démontré, a expliqué le journaliste émérite Thomas Friedman, auteur de Hot, Flat and Crowded, en entrevue avec mon collègue François Cardinal.

Il n’empêche que cette décision va heurter les environnementalistes, les partisans de Barack Obama et les élus des États dont les côtes seront exposées aux conséquences de ces activités industrielles. Et cela, sans pour autant séduire les républicains indécis, proches de l’industrie pétrolière.

Jusqu’à quel point faut-il faire des compromis ?

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Mardi 30 mars 2010 | Mise en ligne à 18h03 | Commenter Commentaires (213)

Remède de cheval pour Québec fauché

Le ministre des Finances, Raymond Bachand. Photo Reuters.

Le ministre des Finances, Raymond Bachand. Photo Reuters.

À son premier budget, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a eu l’immense courage politique de prendre le taureau par les cornes.

En quelques lignes, le gouvernement libéral compte venir à bout du déficit budgétaire d’ici quatre ans. Et il s’attaque à la dette publique du Québec, en relevant graduellement les tarifs d’électricité, de 2014 à 2018. Il touchera ainsi au bloc d’électricité patrimonial, une vache sacrée, dont le prix, fixé depuis 2000, n’a jamais cessé de chuter, compte tenu de l’inflation.

Mais ce sera douloureux, surtout pour la classe moyenne. Commençons par l’un des seuls tarifs qui ne change pas : la contribution des parents dont les enfants fréquentent un centre de la petite enfance reste à 7 dollars. Mais pour le reste…

Hausse de la TVQ à 9,5%. Nouvelle taxe santé qui atteindra 200$ par adulte par année. Hausse du prix de l’essence de 4 cents sur quatre ans. Ces hausses sont graduelles mais s’appliqueront dès cette année.

Puis viendront une hausse des droits de scolarité (dont l’ampleur reste à déterminer), une hausse des tarifs d’électricité (qui atteindra 1 cent le kilowattheure). Et il est question d’introduire un ticket modérateur en santé. Le gouvernement n’a pas encore lancé ce débat mais table déjà sur des revenus de 500 millions en santé d’une origine indéterminée à son année financière 2013-2014…

Les plus démunis seront épargnés. Mais pour les travailleurs de la classe moyenne, c’est une toute autre histoire. Surtout que plusieurs de ces taxes et hausses de tarifs, dont la taxe santé, sont régressives. Elles feront plus mal aux petits salariés qu’aux plus riches.

Et ce n’est pas parce que Québec cible les industries financière et minière, des industries impopulaires qui seront plus lourdement imposées dans un souci d’équité dans la souffrance, que ce remède de cheval passera mieux.

Le Québec a longtemps vécu au-dessus de ses moyens. Sa situation financière est intenable. Le ministre des Finances pouvait-il faire autrement ? Et si oui, comment ?

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Mardi 30 mars 2010 | Mise en ligne à 9h18 | Commenter Commentaires (46)

De retour à la sortie du budget

S’il faut en croire mon collègue Denis Lessard, le premier budget du ministre des Finances Raymond Bachand sortira des sentiers battus – lire son pré-papier ici.

Il n’y aurait pas de hausse de tarif d’électricité, du moins pas tout de suite, mais une consultation publique à ce sujet. En revanche, le Québec pourrait relever d’un autre point de pourcentage sa taxe de vente, occupant ainsi tout l’espace laissé vacant par le gouvernement fédéral.

Je vous en reparle en fin de journée, à la sortie du budget. Mais entre-temps, libre à vous d’en discuter. Qu’attendez-vous de ce budget ? Ou plutôt, que craignez vous le plus ? Puisque l’heure n’est plus à la dépense pour la relance…

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