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Reality check : seule une femme sur cinq qui accouchent reçoit de son employeur un supplément pour combler, en tout ou en partie, l’écart entre son salaire régulier et la prestation d’assurance-emploi durant son congé de maternité. Ce supplément représente 300 dollars par semaine, en moyenne.
Mais, pour les entreprises canadiennes, qui ont collectivement versé 290 millions de dollars en 2008 à leurs salariés en congé de maternité, cette stratégie a été payante, révèlent les données de Statistique Canada.
Pareil supplément est généralement assorti d’une clause qui prévoit que l’employée reste au service de son employeur pour une durée déterminée à son retour de congé. La grande majorité (96%) des femmes qui reçoivent un supplément en plus de leur prestation étaient encore fidèles à leur employeur, 18 mois après la naissance de leur bébé. Cette proportion tombe toutefois à 77% chez les femmes qui ne reçoivent aucun supplément et à 46% chez les mères qui ne touchent aucune prestation durant leur congé de maternité.
Fait à noter, la durée moyenne durant laquelle l’employeur bonifie les prestations de congé de maternité, de 19 semaines en moyenne, n’a pas bougé depuis 2000. Et cela, même si les prestations parentales sont versées pendant 35 semaines depuis 2001, contre 10 semaines auparavant. Bref, les entreprises n’ont pas emboîté le pas au gouvernement.
Reste à voir si la fameuse pénurie de main-d’œuvre qui point à l’horizon – mais qui n’est pas encore vraiment palpable – incitera les employeurs qui ne font rien comme les employeurs qui en font seulement un peu à se montrer plus généreux…










babanou
24 février 2010
14h46
J’ai lu cet article et c’est très intéressant. Une mesure qui n’est souvent vu que comme une dépense. Il serait étonnant de voir combien de femmes quittent le privé pour aller au gouvernement en bonne partie en raison de ces conditions (surtout ici en Outaouais).
Maintenant, il serait intéressant de faire une étude semblable sur les compagnies qui offrent des services de garde sur les lieux de travail (si seulement il y en a)!…
virgih
24 février 2010
15h08
Je travaille pour la fonction publique et j’ai appris une semaine avant d’accoucher de mon premier bébé, que mon employeur comblait jusqu’à 93 %. Tel qu’indiqué dans l’article, j’ai dû signer une clause: je devais en retour rester à mon emploi 52 semaines au retour de mon congé de maternité.
jackcrow
24 février 2010
15h16
Payant pour qui???
fefille
24 février 2010
15h28
Je trouve qu’il est bien que l’employeur paie une partie mais je crois que c’est le gouvernement qui devrait en payer un peu plus. Il ne faut pas oublier que nous mettons au monde de futurs contribuables et que bien des gens s’empêchent de procréer de peur de ne plus arriver dans leur budet. Je suis certaine aussi que bien des parents auraient voulu avoir plus d’enfants mais faute de budget, les beaux projets tombent à l’eau.
elvince
24 février 2010
15h39
Attention, il ne faut pas mélanger corrélation et causation. Les employeurs qui paient un supplément pendant les congés de maternité sont habituellement des employeurs qui offrent des bonnes conditions de travail en général (gouvernements, para-public, grande entreprises syndiquées, etc…), donc qui retiennent facilement leurs employés, peu importe les évènements.
mrjinx
24 février 2010
16h02
Ca serait le fun d’avoir la même stats pour le privé seulement!! C’est drôle mais je connais personne qui a eu droit a cette faveur dans mon entourage et je suis pourtant à l’age ou tous mes amies commencent a avoir des enfants ou en ont déja depuis peu.
max12344321
24 février 2010
16h49
Il me semble que vous sautez un peu vite au conclusion. Tout ce qu’on sait en lisant l’article de statistiques Canada, c’est que les meres qui sont suceptibles de recevoir des prestations complementaire sont celle qui a) travaille dans le public ou b) travaille dans des entreprises de 500 employes et plus et gagne un salaire relativement eleve (20$/heure).
Il n’y a aucune facon de savoir si c’est la prestation complementaire qui fait en sorte d’augmenter le nombre de meres qui retournent travailler pour leur anciens employeur, ou s’il s’agit plutot du fait qu’elle travaille majoritairement dans le public ou pour des grosses entreprises et qu’elles gagnaient deja un bon salaire.
stephen_petitpas
24 février 2010
17h31
@fefille
Vous assumez que votre progeniture paiera des impots au Quebec ce qui est loin d’etre assure
robip00
24 février 2010
17h56
Ce serait amusant de voir l’impact qu’a la législation molle du code canadien du travail qui permet à des entreprises de juridiction fédérale d’empêcher ses employés basés au Québec d’avoir droit au congé de paternité qui lui est régi par la loi des normes du travail du Québec (qui ne s’applique pas pour les entreprises de juridiction fédérale). Comble du malheur, tous ces travailleurs qui n’ont pas droit à ce privilège paient tout de même la même part en assurance parentale à chacune de leur paie… Fouillez et vous constaterez que les employés du privé n’ont absolument pas les même privilèges tels les bonifications jusqu’à concurrence de 93% et les congés de paternité (à ne pas confondre avec le congé parental).
julienn
24 février 2010
19h08
Très mauvaise analyse de la situation. Elvince a tout a fait raison, il est plus que probable que les entreprises qui offrent de tel avantage en offre aussi plein d’autres. Ce qui fait qu’évidement, plus la rémunération globale est intéressante, moins il y a de roulement dans la mains-d’oeuvre.
Pour un employeur comme le gouvernement du Québec ces prestations via l’AE ont en fait allégé le coût de ce qu’il offrait déjà. Ce qui du coup a dégager des $ qui, a ne pas en douter, sont resté dans l’enveloppe des coûts salariaux…
joseemontreal
24 février 2010
19h45
@stephen
C’est un rien insultant de présumer que nos enfants ne paieront pas d’impôts non??? Chose certaine ils paieront beaucoup de taxes, des frais de scolarité exhorbitants et des tarifs d’hydro épouvantables si on laisse les baby boomers encore décider qu’ils n’en ont pas assez…!!!
joseemontreal
24 février 2010
19h47
Et j’oubliais… sans doute que je n’aurais pas eu d’enfants si je n’avais pu bénéficier d’une bonne partie de mon salaire pendant mon congé de 20 semaines (le rqap n’existait pas…)… je pense que je contribue aussi à la société et que mon employeur avait intérêt à me garder!!
vetoleduc
24 février 2010
23h21
Pourquoi les employeurs devraient-ils “emboiter le pas”? On en a un peu marre, les employeurs, de se voir refiler la facture de ce que l’état, la nation, devrait assumer elle-même. On est pas un puits sans fond! Si l’état se montre plus généreux, c’est parce qu’il prend ses responsabilités. Donnez-vous un petit extra à Revenu Québec quand vient le temps de faire vos impôts?
scotch
25 février 2010
13h45
Moi, je paie pour les garderies à 7$, les congés parentaux et tutti quanti. Je n’ai pas d’enfants et j’en aurai jamais. Je ne trouve pas cela juste.
mcmullen
25 février 2010
14h17
C’est n’importe quoi cette statistique. Ici on parle de 2 entreprises comparables. On ne compare pas la travailleuse de McDonald et la comptable de Deloight et Touche ?
Ah cé vrai c’est une statistique, c’est biaisé.
larousse_estdouce
25 février 2010
16h49
@ scotch: les enfants sont ceux qui paieront vos retraites plus tard. Ce sont eux qui vous soigneront quand vous serez vieux et que personne d’autre ne s’occupera de vous. C’est notre future société. Très dommage de considérer les enfants (des autres) comme une dépense au lieu d’un actif car c’est tout le contraire. C’est ne pas regarder plus loin que le bout de son nez.
scotch
26 février 2010
14h35
@ larousse_estdouce
Vos enfants ne s’occuperont pas de vous. Vous rêvez. Pas plus que les enfants des autres s’occuperont de moi. J’ai déjà goûté à notre système de santé médiocre. Je n’aurai pas le choix de travailler jusqu’à ma mort. Je n’aurai pas le luxe de me payer une retraite. Je n’ai même pas eu le luxe d’avoir des enfants.