
Photo Ivanoh Demers, La Presse.
Il y a un dicton qui dit qu’on a qu’une seule chance de faire une bonne impression. Et il semble trouver toute sa pertinence au Nouveau-Brunswick, où le gouvernement reporte la conclusion de la vente des meilleures centrales de production d’Énergie NB à Hydro-Québec.
À l’évidence, même la version remaniée de cette transaction historique de 3,2 milliards de dollars, qui fera d’Hydro-Québec le premier fournisseur d’électricité de gros de la province, passe difficilement.
Le ministre de l’Énergie, Jack Keir, a annoncé la tenue d’audiences publiques d’une durée de 30 jours pour débattre de cette transaction. À ce sujet, lire cet article de la Presse Canadienne.
Fredericton espère susciter un plus grand assentiment de la population, qui a eu une réaction épidermique et à la limite de la xénophobie à l’annonce de la vente d’Énergie NB cet automne.
La conclusion de la transaction serait reportée à la fin mai. Mais, qu’arrivera-t-il si les Néo-Brunswickois restent résolument opposés à cette vente ? Si le courant ne passe toujours pas ? Et cela, alors que les élections générales devraient se tenir dans la province en septembre prochain.
Cela s’annonce mal. Et c’est frustrant pour Hydro-Québec, qui pourrait échapper un précieux accès au marché de l’électricité du nord-est des États-Unis.
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