Au moins, au moins, Earl Jones a eu la décence de plaider coupable et de ne pas étirer à n’en plus finir les procédures en clamant son innocence, de la même façon que Vincent Lacroix a prolongé le supplice des victimes de Norbourg.
Ce Montréalais qui a floué quelque 158 investisseurs a plaidé coupable à deux accusations de fraude qui couvrent des malversations totalisant plus de 50 millions de dollars. À ce sujet, lire le compte rendu de la Presse Canadienne ici.
Cela dit, ce n’est pas une immense surprise étant donné tout ce que Earl Jones a admis au syndic de faillite RSM Richter – lire l’article de mon collègue Francis Vailles ici. Depuis 25 ans, tout était de la frime, sauf le train de vie princier de la famille Jones, qui a flambé 30 millions de dollars. La preuve recueillie contre lui était accablante.
En fait, la vraie question, c’est de savoir quelle sentence cet homme qui a embobiné beaucoup de vieux investisseurs vulnérables de la communauté anglophone de Montréal méritera. Mais je devine ce que vous en pensez : aucune peine ne sera assez longue…
Photo d’archives Reuters.
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