C’est une bien mauvaise surprise que le gouvernement de Dubaï a réservée aux créanciers de Dubaï World, qui croule sous des dettes qui totalisaient 59 milliards de dollars en août.
Dubaï World est un conglomérat contrôlé par l’État. Or, quand l’on pense à une société d’État, l’on croit d’instinct que ses dettes seront assumées par le gouvernement, dans ce cas-ci Dubaï, le deuxième État en importance des sept qui composent les Émirats arabes unis.
Or, comme les clauses en petits caractères au bas des contrats, il fallait lire attentivement le prospectus. Ce que l’agence Bloomberg vient de faire.
Dans le prospectus d’une émission d’obligations faite en octobre, il est spécifié que «certaines entités stratégiques étroitement associées aux Émirats ont des emprunts significatifs dont le gouvernement de Dubaï n’est pas directement responsable.»
«Si certaines de ces entités sont incapables ou potentiellement incapables de respecter les termes de leurs emprunts, le gouvernement de Dubaï, même s’il n’est pas légalement tenu de le faire, pourrait décider de soutenir ces entités à sa discrétion, s’il le juge opportun».
C’est ce qu’on appelle une grosse échappatoire enrobée d’un certain flou. Et le gouvernement de Dubaï s’en est prévalu, alors que le directeur général du ministère des Finances a affirmé aujourd’hui que les créanciers de Dubaï World devaient assumer leurs responsabilités…
Le Centre financier international de Dubaï. Photo Reuters.
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