Sophie Cousineau

Archive, novembre 2009

Lundi 30 novembre 2009 | Mise en ligne à 15h55 | Commenter Commentaires (18)

Quand Dubaï s’en lave les mains

dubai.jpg

C’est une bien mauvaise surprise que le gouvernement de Dubaï a réservée aux créanciers de Dubaï World, qui croule sous des dettes qui totalisaient 59 milliards de dollars en août.

Dubaï World est un conglomérat contrôlé par l’État. Or, quand l’on pense à une société d’État, l’on croit d’instinct que ses dettes seront assumées par le gouvernement, dans ce cas-ci Dubaï, le deuxième État en importance des sept qui composent les Émirats arabes unis.

Or, comme les clauses en petits caractères au bas des contrats, il fallait lire attentivement le prospectus. Ce que l’agence Bloomberg vient de faire.   

Dans le prospectus d’une émission d’obligations faite en octobre, il est spécifié que «certaines entités stratégiques étroitement associées aux Émirats ont des emprunts significatifs dont le gouvernement de Dubaï n’est pas directement responsable.»

«Si certaines de ces entités sont incapables ou potentiellement incapables de respecter les termes de leurs emprunts, le gouvernement de Dubaï, même s’il n’est pas légalement tenu de le faire, pourrait décider de soutenir ces entités à sa discrétion, s’il le juge opportun».

C’est ce qu’on appelle une grosse échappatoire enrobée d’un certain flou. Et le gouvernement de Dubaï s’en est prévalu, alors que le directeur général du ministère des Finances a affirmé aujourd’hui que les créanciers de Dubaï World devaient assumer leurs responsabilités…

Le Centre financier international de Dubaï. Photo Reuters.

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Lundi 30 novembre 2009 | Mise en ligne à 11h32 | Commenter Commentaires (3)

Geoffrey Molson l’entrepreneur

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J’ai toujours aimé mon travail, mais il y a des jours où il est franchement plus sympathique que d’autres. Fin octobre, j’ai eu l’immense privilège d’assister à un match du Canadien de Montréal en compagnie de Geoff Molson, pour préparer un portrait des nouveaux propriétaires de l’équipe de hockey. Soirée de travail d’autant plus chouette que le Tricolore a gagné en prolongation ! 

Vous pouvez lire ici ce reportage, publié aujourd’hui dans La Presse Affaires Magazine.

Ce qui m’a le plus surpris, outre le fait qu’Andrew, Justin et Geoff Molson sont des fans finis de hockey ? Geoff Molson se voit comme un entrepreneur, même si c’est un héritier de grande famille, de la septième génération de surcroît. C’est fort rare.

Je me demande toutefois comment il réussira à laisser la gestion quotidienne du Canadien à l’équipe de direction en place. Un tel détachement me semble assez incompatible avec le tempérament bouillant d’un entrepreneur.

«Quand on a le bogue de l’entrepreneur, il faut gérer cela en soi-même», observe Andrew Molson, son frère aîné.

Geoffrey Molson s’en soucie. Lors du match, il m’a confié qu’il avait même fait demander, par l’entremise de Bob Gainey, si sa présence derrière le banc du Canadien, où la famille Molson a toujours eu ses billets de saison, incommodait le coach Jacques Martin et ses joueurs. En effet, George Gillett ne s’assoyait jamais à cet endroit, préférant sa loge ou des sièges éloignés du banc du Canadien.

Reste à voir si ce flegme apparent résistera aux épreuves que pourraient connaître le Canadien sur la glace. Mais bon, comme nos Glorieux vont bientôt retrouver leur gloire de jadis (ondes positives ici), cela n’arrivera pas…

Photo Bernard Brault, La Presse.

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Vendredi 27 novembre 2009 | Mise en ligne à 11h41 | Commenter Commentaires (16)

Vendredi folie

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C’est la journée nationale du magasinage aux États-Unis, où les soldes du lendemain de la Thanksgiving font courir les foules. Même des Canadiens traversent la frontière pour l’occasion, rapporte la CBC. L’événement annuel donne presque invariablement lieu à la mort d’un quidam piétiné par des clients qui deviennent fous à la vue de prix coupés.

Eihab Elzubier, un camionneur de 41 ans, s’est mis en ligne hier matin pour être l’un des premiers clients à entrer au Best Buy de Greensboro, en Caroline du Nord, raconte Bloomberg. Il souhaite mettre la main sur une télé Samsung avec un écran de 42 pouces (547,99$), un portable Sony (399,99$), un portable Compaq (179,99$), plus des logiciels et autres accessoires.

Eihab Elzubier calcule que son attente de 20 heures lui fera économiser autour de 1000$. Petit calcul rapide, cela revient 50 dollars de l’heure. Le hic, c’est que ses achats totalisent tout de même plus de 1120 dollars avant les taxes !

Petite question comme cela. A-t-il vraiment besoin d’une nouvelle télé avec un écran de 42 pouces ? Parce que je présume que, comme tout bon Américain, il possède au minimum un ou deux téléviseurs. Voilà, en une toute petite minute, je viens de lui faire économiser près de 550 $ !

Dans le même article, Sabit Sharma, une professionnelle de 26 ans rencontrée dans la file d’attente d’un magasin Target, patiente elle aussi pour acheter un téléviseur. «J’aide l’économie», dit-elle.

Vraiment ? Et moi qui pensais que c’était la consommation à outrance et le plus souvent à crédit qui avait mis les Américains dans le pétrin.

Photo AP.

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