Sophie Cousineau

Archive, octobre 2009

Vendredi 30 octobre 2009 | Mise en ligne à 13h58 | Commenter Commentaires (8)

Destination Vancouver

flamme.jpg 

C’est aujourd’hui que commence le périple de la flamme olympique à travers le pays. De son point de départ de Victoria, la flamme changera de mains 12 000 fois et parcourera 45 000 kilomètres avant d’arriver à Vancouver pour la cérémonie d’ouverture des XXIe Jeux d’hiver.

La torche olympique amènera à sa suite 6850 athlètes, 10 000 journalistes, plus des milliers d’officiels, de commanditaires et de proches. Tourism B.C. estime que la région de Vancouver accueillera 350 000 visiteurs durant les Jeux, qui commencent le 12 février.

Et c’est fort heureux. Les Jeux d’hiver de 2010 devaient couronner le boom économique de Vancouver. Mais ils sont devenus sa bouée de sauvetage. Sur le tard, la capitale économique de la Colombie-Britannique s’est fait rattraper par la récession nord-américaine. Mais le coup n’a pas été moins brutal.

Néanmoins, Vancouver compte se servir des Jeux pour changer son image de ville baba cool où il fait bon couler une retraite ou des vacances heureuses, en capitale de la nouvelle économie et en centre financier de l’Asie. Surtout, le nouveau maire Gregor Robertson veut en faire une ville plus humaine, en s’attaquant pour de vrai au grave problème de l’itinérance.

Alors que Montréal ploie sous les scandales et que l’actuelle élection municipale soulève un haut-le-coeur, disons que nous sommes un peu beaucoup jaloux…  

Voici donc, en reprise, le grand portrait de Vancouver qui vient de paraître dans le dernier numéro de La Presse Affaires Magazine. Vous pouvez feuiller le magazine virtuellement ici. Mais, si vous voulez lire ce long article qui commence en page 12, vous apprécierez ce lien vers le texte intégral.

La flamme olympique, transportée dans six lanternes sous l’oeil attentif de Jim Richards, est en route vers Victoria, point de départ de la course à relais de 106 jours qui la mènera d’un bout à l’autre du pays. Photo Presse canadienne.

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Jeudi 29 octobre 2009 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (63)

Hydro + Énergie NB = de l’électricité dans l’air

C’est une super belle transaction pour le Québec, aussi il faudra chercher longtemps avant de lui trouver des détracteurs. Mais au Nouveau-Brunswick,  c’est une toute autre histoire, comme je l’explique dans cette chronique.

Sans surprise, cette entente historique qu’Hydro-Québec espère conclure avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick, pour le rachat des meilleurs éléments d’actif d’Énergie NB, suscite de vives critiques.

Pour vous en donner un aperçu, lisez les commentaires qui suivent cet article du Daily Gleaner, quotidien de Fredericton. Allons-nous devoir parler français pour se faire comprendre au service à la clientèle ? ironise un internaute. Et ainsi de suite…

L’opposition a dénoncé le gouvernement libéral de Shawn Graham pour avoir cédé sa souveraineté sur le développement énergétique et économique de la province, afin de requinquer ses finances publiques à court terme.

Énergie NB n’est peut-être pas associée de façon aussi étroite à l’autodétermination de la province que ne l’est Hydro-Québec au Québec, mais imaginez un seul instant que les rôles soient inversés. La vente d’Hydro-Québec à une voisine susciterait un tollé !

Un chroniqueur invité du Globe & Mail porte un jugement plus nuancé sur cette transaction de 4,75 milliards de dollars. Robert Silver, un avocat torontois spécialisé dans les dossiers de l’énergie, ne considère pas que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a cédé sa souveraineté. Fredericton garde la main haute sur sa politique énergétique et sur les mécanismes de fixation de ses tarifs. 

Par exemple, c’est le gouvernement de Shawn Graham qui a décidé d’abaisser le tarif d’électricité pour les clients industriels du Nouveau-Brunswick à un niveau équivalent au tarif industriel du Québec. Ironiquement, donc, le Québec se trouvera à perdre un avantage comparatif par rapport à sa voisine.  

En revanche, Robert Silver se demande pourquoi le Nouveau-Brunswick a négocié cette transaction en catimini cet été. La province n’aurait-elle pas décroché une offre supérieure si elle avait ouvert son jeu et invité d’autres sociétés à soumissionner ?

Et vous, que pensez-vous de cette transaction ?

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Mercredi 28 octobre 2009 | Mise en ligne à 22h57 | Commenter Commentaires (2)

Cossette : faites vos jeux

Les anciens dirigeants de Cossette et les nouveaux investisseurs réunis autour du publicitaire François Duffar ont abattu leurs cartes, ce soir, avec une offre d’achat hostile pour reprendre et, selon eux, rescaper la grande agence de Québec.

Ces membres du groupe Cosmos sont las de tourner autour du pot et inquiets des mesures dilatoires prises par le conseil de l’agence, dont l’attribution – complètement injustifiée – d’options d’achat d’actions à Claude Lessard, ce grand patron qui ressemble de plus en plus au chef d’orchestre du Titanic.

Vous pouvez lire le communiqué intégral de l’offre de Cosmos ici.

La mauvaise nouvelle, pour les actionnaires de Cossette, c’est que cette offre au comptant, de 5,25$ par action, est de 55 cents inférieure au cours actuel de l’action à la Bourse de Toronto. Ce titre s’est fortement apprécié depuis que les tractations pour le rachat de Cossette ont percé à jour, il y a trois mois.

La bonne nouvelle, si l’on puis dire, c’est que cette offre est entièrement financée et irrévocable. Or, comme les actionnaires de BCE l’ont appris à leurs dépens, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

Les deux actionnaires institutionnels les plus importants de la firme appuient l’offre de Cosmos, bien qu’ils restent libres d’accepter une offre supérieure qui ne serait pas égalée par Cosmos. Leurs parts totalisent 18,6% de toutes les actions de Cossette en circulation. Avec les titres de ses membres, Cosmos peut donc déjà compter sur 37,3% de toutes les actions de Cossette en circulation.  

S’il y a véritablement d’autres entreprises qui tournent autour de Cossette, comme le prétend l’agence de pub, elles n’auront d’autre choix que de se manifester et d’abattre leurs cartes. C’est maintenant ou jamais.

Mais après des mois de désaffections, de déchirements internes et de pertes de contrats, que restera-t-il de Cossette, une boîte de créateurs, à sauver ?

C’est la question que tous les prétendants doivent se poser.  

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