Les 350 concessionnaires Saturn aux États-Unis vont connaître le même sort que leurs collègues canadiens, en fin de compte.
L’ancien coureur automobile Roger Penske a laissé tomber son offre d’achat pour Saturn, une marque que General Motors avait mise en vente lors de sa restructuration. Selon le Wall Street Journal, il a échoué à négocier un contrat d’approvisionnement avec Renault, pour que ce constructeur français lui fournisse des voitures lorsque GM cessera de produire des véhicules Saturn, d’ici deux ans.
Sur le champ, le grand patron de GM, Frederick Henderson, a annoncé que GM laissera Saturn mourir de sa belle mort («phase out»), ce qui annonce un avenir plus qu’incertain pour les quelque 13 000 employés Saturn aux États-Unis.
À l’évidence, la relance de l’industrie automobile n’a rien d’une petite promenade à la campagne. Le même constat vaut d’ailleurs pour les institutions financières, l’autre industrie qui sort des soins intensifs. Parlez-en à Kenneth Lewis, le grand patron de Bank of America qui vient de donner sa démission, qui prendra effet le 31 décembre.
Apparemment, ce banquier de 62 ans en a plein le dos de se faire critiquer depuis que la banque a racheté le courtier Merrill Lynch et la firme Countrywide, une spécialiste du financement hypothécaire qui a encore défrayé la chronique cette semaine en raison de ses relations troubles avec certains élus du Congrès. Même s’il quitte l’institution financière, Kenneth Lewis restera toutefois dans la mire du procureur général de l’État de New York, qui se demande si on a caché aux actionnaires de la banque la gravité des problèmes de Merrill Lynch.
Pour reprendre une expression anglaise, personne n’a dit que ce serait facile.
Photo AP.
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