Cette question préoccupe la Banque du Canada, qui s’en souciait bien avant que le dollar canadien s’apprécie de façon suspecte le 8 mai dernier dans l’heure qui a précédé la publication des données sur le chômage.
C’est ce que révèlent les documents obtenus par l’agence Bloomberg grâce à la loi d’accès à l’information (lire l’article complet ici).
Le 8 mai, rappelons-le, le dollar s’est apprécié de 0,7% sur le marché des devises de Londres dans l’heure qui a précédé le dévoilement de l’enquête sur la population active. On y apprenait la création surprise de 36 000 emplois en avril, alors que les analystes s’attendaient plutôt à la perte de 50 000 emplois.
Statistique Canada a ouvert une première enquête, puis une seconde après que des rumeurs eurent circulé sur le coulage de données portant cette fois sur l’inflation. Dans un cas comme dans l’autre, l’agence fédérale n’a pas décelé de fuite à l’interne.
Toutefois, dès le 17 avril, la Banque du Canada a reçu un tuyau l’alertant au sujet du coulage de données sur le chômage et l’inflation. Ces fuites, qui altéreraient les transactions sur le huard, remonteraient à janvier dernier.
Ce tuyau et d’autres, acheminés par courriel et par téléphone, ont fait l’objet de discussions chez les dirigeants de la banque centrale, dont Pierre Duguay et David Longworth.
Les employés de Statistique Canada ne sont pas les seuls à prendre connaissance des données économiques les plus importantes avant leur publication. Ces statistiques sont dévoilées à l’avance à un cercle restreint de personnes.
Les journalistes y ont accès, en huis clos, dans l’heure qui précède leur diffusion, alors que certains responsables du gouvernement, dont le ministre du Finances et son entourage, les reçoivent la veille de leur sortie.
Lire les commentaires (14) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 






