Sophie Cousineau

Archive, juillet 2009

Mercredi 22 juillet 2009 | Mise en ligne à 16h46 | Commenter Commentaires (14)

Y a-t-il des fuites chez Statistique Canada ?

Cette question préoccupe la Banque du Canada, qui s’en souciait bien avant que le dollar canadien s’apprécie de façon suspecte le 8 mai dernier dans l’heure qui a précédé la publication des données sur le chômage.

C’est ce que révèlent les documents obtenus par l’agence Bloomberg grâce à la loi d’accès à l’information (lire l’article complet ici).

Le 8 mai, rappelons-le, le dollar s’est apprécié de 0,7% sur le marché des devises de Londres dans l’heure qui a précédé le dévoilement de l’enquête sur la population active. On y apprenait la création surprise de 36 000 emplois en avril, alors que les analystes s’attendaient plutôt à la perte de 50 000 emplois.

Statistique Canada a ouvert une première enquête, puis une seconde après que des rumeurs eurent circulé sur le coulage de données portant cette fois sur l’inflation. Dans un cas comme dans l’autre, l’agence fédérale n’a pas décelé de fuite à l’interne.

Toutefois, dès le 17 avril, la Banque du Canada a reçu un tuyau l’alertant au sujet du coulage de données sur le chômage et l’inflation. Ces fuites, qui altéreraient les transactions sur le huard, remonteraient à janvier dernier.

Ce tuyau et d’autres, acheminés par courriel et par téléphone, ont fait l’objet de discussions chez les dirigeants de la banque centrale, dont Pierre Duguay et David Longworth.

Les employés de Statistique Canada ne sont pas les seuls à prendre connaissance des données économiques les plus importantes avant leur publication. Ces statistiques sont dévoilées à l’avance à un cercle restreint de personnes.

Les journalistes y ont accès, en huis clos, dans l’heure qui précède leur diffusion, alors que certains responsables du gouvernement, dont le ministre du Finances et son entourage, les reçoivent la veille de leur sortie.

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Mercredi 22 juillet 2009 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (16)

Laura Secord (encore) à vendre

laurasecord.jpg 

Les investisseurs américains qui ont repris la chocolaterie Laura Secord il y a cinq ans semblent prêts à jeter l’éponge. C’est ce qui ressort d’une entrevue que le chef de la direction de la chaîne, Bryan Crittenden, a accordée au quotidien The Globe & Mail.

En dépit d’avoir fermé les magasins les moins performants et d’avoir rafraîchi les autres, les ventes comparables de cette chaîne de 129 magasins, avec un chiffre d’affaires d’environ 80 millions de dollars, sont en baisse de 2,5% depuis le début de l’année.

Ce n’est pas si étonnant que cela, étant donné que le chocolat est une dépense hautement discrétionnaire en temps de récession. Mais plus profond est le problème d’image de Laura Secord, une chaîne fondée il y a 96 ans.

«Nos études de marché démontrent que c’est peut-être une marque qui convient encore à ma mère, mais pas pour moi si je suis âgé de 25 ou de 30 ans», note Bryan Crittenden. 

La chocolaterie compte offrir du café dans ses boutiques à l’automne, afin d’attirer les plus jeunes et les inciter à consommer davantage sur place. Mais, ce ne sera peut-être pas suffisant.  

Voilà pourquoi Laura Secord, propriété de Gordon Brothers Group, de Boston, et de E.G. Capital Group, de New York, se cherche des partenaires stratégiques ou même un nouveau propriétaire, afin d’accélérer sa transformation et sa croissance.

«Toutes les avenues sont sur la table», résume Bryan Crittenden.

Laura Secord, qui tire son nom de cette héroïne canadienne de la guerre de 1812, saura-t-elle se réinventer ? Ou cette chaîne est-elle condamnée à disparaître en raison de l’évolution des goûts des Canadiens, qui recherchent des chocolats plus fins ?

Disons que ce ne sera vraiment pas faute d’avoir essayé.

Photo d’archives, La Presse.

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Mardi 21 juillet 2009 | Mise en ligne à 11h48 | Commenter Commentaires (22)

La nouvelle vie des courtiers hypothécaires à risque

foreclosure.jpg 

Les anciens courtiers qui offraient des hypothèques à haut risque à des acheteurs de maisons peu fortunés se sont recyclés, rapporte le New York Times. Et apparemment, ils n’ont aucun scrupule à courtiser leur ancienne clientèle.

Leur service : la renégociation des hypothèques afin que les propriétaires en détresse puissent conserver leur résidence.

Pour un montant forfaitaire qui peut s’élever jusqu’à 3495$, et qui est réclamé dès l’ouverture du dossier, ces anciens courtiers promettent d’intervenir auprès des institutions prêteuses afin d’abaisser les paiements ou de les étaler dans le temps.

«Nous avons seulement changé notre script et le produit que nous vendons, explique l’un d’eux, à l’emploi de la société FedMod. Le nouveau script : vous avez été traités de façon injuste, et nous allons vous aider parce que nous comprenons bien de quelle façon votre prêteur pense.»

Que le capitalisme est merveilleux !

Le hic, c’est que ces spécialistes en renégociation hypothécaire échouent souvent à changer les termes des prêts, selon l’enquête du quotidien new-yorkais. Ainsi, ces courtiers ont fait l’objet de 650 plaintes auprès de l’office américain de la protection du consommateur.

La Commission fédérale du commerce a intenté une poursuite en cour fédérale contre FedMod pour publicité trompeuse. Quatre autres anciens courtiers recyclés dans la renégociation d’hypothèques sont aussi dans la mire du gouvernement américain, tandis que 71 autres ont reçu des avertissements. 

FedMod se défend en faisant valoir que son plan d’affaires ne s’est pas déroulé exactement comme prévu. Cette firme affirme avoir remboursé 3000 clients insatisfaits, alors qu’elle aurait réussi à améliorer le contrat hypothécaire de 1500 propriétaires.

Photo d’archives, AFP.

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