Sophie Cousineau

Archive, décembre 2008

Lundi 22 décembre 2008 | Mise en ligne à 0h05 | Commenter Commentaires (226)

Pour en finir avec 2008

Pour plusieurs, 2008 est une année à oublir. Et pourtant, elle sera hautement mémorable. On peut dire sans se tromper que c’est l’année où les certitudes ont basculé, en économie du moins.

Paradoxalement, cette grande incertitude a favorisé l’élection de Barack Obama, porteur d’un immense réservoir d’espoir.

Difficile de terminer l’année sans revenir sur tout ce qui s’est passé et tout ce qui ne s’est pas passé, comme le rachat de BCE ou la vente ferme d’un seul avion de la CSeries de Bombardier ! À ce sujet, lire la chronique que je signais dans La Presse ce week-end. 

Pour tout dire, j’ai manqué d’espace tellement l’actualité a été riche en rebondissements. Je fais appel à vous pour la compléter et l’enrichir.

Pour vous, quel a été le moment le plus marquant de l’année ?

Et avec 2008 qui s’achève, le pire est-il passé ?

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Vendredi 19 décembre 2008 | Mise en ligne à 18h17 | Commenter Commentaires (91)

Auto : donnez (le problème) au suivant

Déjà qu’on lui balance des souliers par la tête en fin de mandat, le président George W. Bush ne voulait pas passer à l’histoire comme celui qui a mis la clef dans la porte à Détroit. Et cela, même si une restructuration ordonnée serait sans doute la façon la plus rapide de réduire la taille de ces constructeurs automobiles obèses qui sont aux prises avec des dettes, des usines, des employés et des concessionnaires en trop.

Les 17,4 milliards de dollars que la Maison-Blanche consent à prêter à General Motors et à Chrysler, c’est tout juste assez d’argent pour que ces fabricants passent la période des Fêtes et entament l’année 2009. Ainsi, si la restructuration est évitée à court terme, rien ne dit que les constructeurs ne seront pas contraints de prendre les grands moyens plus tard.

D’ailleurs, l’ultimatum que Washington a fixé, soit que les constructeurs soient viables d’ici trois mois, semble presque impossible à atteindre. Chose certaine, il faudra obtenir des concessions très rapides des créanciers, des syndicats, des fournisseurs et des concessionnaires tout à la fois.

Washington a assorti ses prêts-relais de plusieurs conditions qui vont de soi, comme de limiter la rémunération des hauts dirigeants ou d’interdire le paiement de dividendes aux actionnaires tant que ces prêts n’auront pas été remboursés.

Mais la Maison-Blanche lie aussi son aide à des conditions qui ont hérissé les dirigeants syndicaux des UAW et les démocrates. Ainsi, l’administration Bush réclame que la rémunération des travailleurs de l’auto soit concurrentielle avec celle des salariés à l’emploi des constructeurs asiatiques en Amérique du Nord dès la fin de 2009. Toutefois, ces conditions ne sont pas strictes, dans la mesure où les constructeurs en détresse peuvent se justifier et expliquer pourquoi ils n’ont pas atteint la cible.

Bref, pour ménager la chèvre et le chou, on semble dire une chose et son contraire. Mais cela n’a pas vraiment d’importance, puisque d’ici un mois, ce sera le problème de Barack Obama.

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Jeudi 18 décembre 2008 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (140)

Le livre que Conrad Black ne signera pas

radler.jpg

Fraîchement sorti de taule pour bonne conduite, l’ancien bras droit de Conrad Black, David Radler, a accordé sa première entrevue au Globe & Mail. Paul Waldie l’a rencontré à son bureau de Vancouver, qui a à peine eu le temps de s’empoussiérer pendant son séjour de 10 mois dans des prisons américaines et canadiennes.

David Radler compte maintenant écrire un livre sur comment Conrad Black et lui ont bâti pendant 35 ans Hollinger, leur empire de journaux.  David Radler dit se rappeler uniquement des bons moments et non des mauvais coups qui les ont conduits à la prison à la suite d’un procès très médiatisé à Chicago.

Ce livre racontera sa carrière. David Radler n’épiloguera toutefois pas longuement sur le procès et sur sa vie en prison, où il a donné un cours d’affaires et appris des rudiments d’espagnol et de chinois. 

Ainsi, on ne trouvera aucune trace d’amertume dans ce livre, affirme David Radler. Ce Montréalais de naissance a reçu une sentence plus clémente de 29 mois après avoir collaboré avec les procureurs américains pour faire condamner Conrad Black, qui a dérobé des millions de dollars aux actionnaires de Hollinger International et fait entrave à la justice.

Parions toutefois que Conrad Black ne signera pas la préface de ce livre, même si cet auteur est très prolifique depuis qu’il séjourne en prison. Alors que l’ancien magnat de la presse s’apprête à fêter Noël derrière les barreaux, Conrad Black aurait bien du mal à ne pas laisser transparaître une pointe d”amerture (et le mot est sans doute faible) envers son ancien associé qui l’a trahi.

Photo Reuters.

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