Sophie Cousineau

Archive du 16 juin 2008

Lundi 16 juin 2008 | Mise en ligne à 22h26 | Commenter Commentaires (31)

Et pourquoi pas François Trahan?

ftrahans.jpg

Il y avait du sérieux et du loufoque dans vos suggestions de candidats pour remplacer Henri-Paul Rousseau à la présidence de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

La plus intéressante est venue de langlopi, qui a lancé le nom de François Trahan. Et pourquoi pas ?

Économiste formé à l’Université de Montréal, mais travaillant à New York depuis plusieurs années déjà, François Trahan est stratège en chef du International Strategy & Investment Group, un courtier doublé d’une firme d’analyse et de recherche. Auparavant, il était stratège en chef chez Bear Stearns, la banque d’affaires qu’il a quittée il y un an, aussi bien dire juste à temps, compte tenu de la suite des événements.

Chez Bear Stearns, l’éditeur Institutional Investor, «la» référence en finance internationale, l’a consacré meilleur stratège à Wall Street en 2005 et en 2006.

Il est d’ailleurs connu de la Caisse de dépôt et de Natcan, qui étaient clientes de Bear Stearns.

Au ISI Group, François Trahan dirige le comité qui établit la politique d’investissement et siège au comité de direction de la firme.

En fait, la vraie question, comme le notait langlopi, est de savoir si François Trahan est prêt à quitter Wall Street et ses salaires mirobolants pour une rémunération de moins de 2 millions de dollars canadiens…

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Lundi 16 juin 2008 | Mise en ligne à 14h22 | Commenter Commentaires (7)

Le jour J de BCE

C’est demain en matinée que les avocats de BCE croiseront le fer pour une troisième fois avec les représentants des détenteurs d’obligation à long terme de l’entreprise montréalaise.

L’enjeu est connu de tous : la plus grande acquisition par emprunt de l’histoire du pays, d’une valeur de 51,7 milliards de dollars.

Cela, c’est à la condition qu’il n’y ait pas d’entente à l’amiable avant l’audience de la Cour suprême du Canada. À lire la manchette du Financial Post d’aujourd’hui, les détenteurs d’obligations à long terme tentent visiblement de faire monter la pression en évoquant d’autres recours judiciaires, en plus de l’appel de BCE qui sera entendu par le plus haut tribunal du pays.

Les détenteurs d’obligation touchés s’appuieraient cette fois sur l’approbation conditionnelle accordée par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Cette approbation pourrait tomber si jamais quelqu’un contestait avec succès devant les tribunaux le passe-droit accordé par la Commission des services financiers de l’Ontario. En effet, la Commission a donné le feu vert à Teachers’, même si la caisse des enseignants ontariens contrôlera plus de 30% des droits de vote de BCE, ce qui contrevient à la réglementation ontarienne sur les régimes de retraite. Ouf, il y a encore plein d’avocasseries en vue.

Est-ce une fuite délibérée pour inciter le conseil d’administration de BCE à acheter la paix avec ses détenteurs d’obligations en rogne ?

En début d’après-midi, toutefois, il semblait hautement improbable qu’une telle entente survienne, me disait Bill Fox, le porte-parole de BCE à qui je demandais si je devais annuler mon billet de train…

Bref, Ottawa, here we come ! (L’anglais s’impose dans cette capitale «bilingue» où il est difficile de commander un café en français, mais bon, je suis hors sujet).

À tout événement, c’est peut-être mieux que BCE puisse faire valoir son point de vue. Ainsi, la Cour suprême du Canada pourra tirer les choses au clair une fois pour toutes. À qui le conseil d’administration d’une entreprise est-il redevable lors d’une transaction de vente ? Aux actionnaires uniquement ou à toutes les parties prenantes qui composent la société, de ses employés à ses fournisseurs à ses détenteurs d’obligations ?   

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bsjinlee.jpgEliot Spitzer est depuis longtemps parti, mais les procureurs fédéraux du bureau de Brooklyn pourraient bien prendre le relais de «Monsieur Propre».

D’après le Wall Street Journal, ils sont sur le point de déposer des accusations criminelles contre deux anciens gestionnaires de la banque d’affaires Bear Stearns, Ralph Cioffi et Matthew Tannin.

Ces gestionnaires auraient induit en erreur les investisseurs en leur affirmant que tout allait pour le mieux dans leurs fonds de couverture. Mais, pendant ce temps, ils prévenaient leurs collègues de se méfier de leurs fonds en raison de leur exposition aux hypothèques américaines à haut risque, le fameux «subprime».

Cela dit, il ne semble pas que la direction de la banque d’affaires ait cautionné ce mensonge. Aussi, l’entreprise rachetée par J.P. Morgan Chase & Co ne serait pas visée par les accusations de fraude.

N’empêche que, selon le Wall Street Journal, de telles accusations constitueraient un précédent dans la crise du subprime. De quoi faire trembler les cadres de la banque suisse UBS AG et des prêteurs American Home Mortgage et Countrywide Financial Corp., trois institutions qui sont aussi sous enquête.

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