Vous souvenez-vous de ce qui a déclenché toute la tempête en Bourse à la mi-août ?
Remontez le fil des événements, et vous trouverez la décision de la société française BNP Paribas de geler trois fonds spéculatifs qui avaient investis dans les désormais indésirables prêts immobiliers à haut risque aux États-Unis. À l’époque, le groupe bancaire se disait incapable d’en évaluer la juste valeur.
BNP Paribas vient de dégeler deux de ces trois fonds après les avoir réévalués, raconte l’agence AFP. Or, les contrecoups de ces investissements risqués sont à des lieues du cauchemar imaginé par les investisseurs.
Les deux fonds en question ont perdu moins de 2% de leur valeur. Dans un cas, il est question d’un recul de 1,78%. Dans l’autre, de 0,97%. C’est le genre de baisse qui peut se produire lors de n’importe laquelle journée maussade en Bourse.
Tout cela pour cela ! C’est la preuve qu’il ne fallait qu’une étincelle pour déclencher une correction. Correction dont l’ampleur s’est déjà considérablement atténuée. Depuis le creux récent du 16 août, la Bourse de Toronto a regagné 5% de sa valeur en une dizaine de séances.
Vrai, il manque toujours 7,8% pour revenir au sommet touché le 19 juillet, relèveront les ours qui grognent sur ce blogue. Mais, pour reprendre le titre d’un vieux film américain, il ne faut pas toujours suivre les «bad news bears».