Sophie Cousineau

Archive, juin 2007

Vendredi 29 juin 2007 | Mise en ligne à 12h11 | Commenter Commentaires (2)

L’homme de 2,5 milliards

balsillie.jpgLe malheur des gens de Hamilton fait-il le bonheur des gens de Waterloo ? C’est la conclusion trop hâtive à laquelle j’en étais venue en regardant Jim Balsillie, grand patron de Research In Motion (RIM), claquer son fric.

Jim Balsillie, rappelons-le, a offert la mirobolante somme de 238 millions US au propriétaire des Predators, dans le but avoué de déménager l’équipe de hockey de Nashville à Hamilton, dans le sud de l’Ontario. Avant même l’approbation de la Ligue nationale de hockey, il s’était mis à vendre des billets de saison au Copps Coliseum !

C’est ce qu’on appelle vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. La manœuvre a irrité au plus haut point les dirigeants de la LNH et a vraisemblablement fait avorter la transaction.

Sitôt cet échec, son deuxième avec la LNH (il avait déjà tenté d’acquérir les Penguins de Pittsburgh), Jim Balsillie a donné 17 millions de plus au Centre for International Governance Innovation de Waterloo, un institut de recherche économique à but non lucratif dont il a financé la création, en 2002. Une école plutôt qu’un club de hockey, c’est pas plus mal, me disais-je.

Mais voilà, Jim Balsillie a les moyens d’acheter le Canadien de Montréal, d’éponger les déficits de toutes les universités québécoises et que sais-je encore.

Vous avez vu l’action de RIM ce matin ? Au moment d’écrire ces lignes, le titre du fabricant du Blackberry avait bondi de plus de 21%, à 212$, après la parution de résultats financiers qui surpassent les attentes des analystes. iPhone ? Quel iPhone ?

Jim Balsillie possède moins de 10% du capital de RIM. Mais ses 11,8 millions d’actions valent 2,5 milliards de dollars !

Jim Balsillie n’a peut-être aucun doigté pour acheter une équipe de hockey. Mais il sait comment vendre des téléphones.

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Jeudi 28 juin 2007 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (8)

Carte postale de Paris

Mes patrons charitables n’ont pas manqué de remarquer, à mon retour de vacances, lundi, que j’avais raté «toute» une semaine d’actualité économique. Projet de fusion entre Bell et Telus (qui s’est déjà évaporé, du moins momentanément), plaidoiries de clôture au procès de Conrad Black, partenariat astucieux entre Bombardier et les avionneurs chinois, etc.

Mais, contrairement à mes (mauvaises) habitudes, je n’ai pas ressenti une once de culpabilité. Les parents de jeunes enfants savent que quelques jours sans les mômes tapageurs barbouillés de fraises et de bananes écrasées, cela n’a pas de prix. Aussi adorables soient-ils.

Sans enfant, on ignore que lire son journal en paix est un plaisir infini. À plus forte raison à la terrasse d’un café de la place du Bourg Tibourg à Paris.

Du Salon aéronautique du Bourget, je n’ai entendu que le bruit d’un chasseur striant le ciel. De toute façon, j’aurais voulu lire sur les chinoiseries de Bombardier que je n’aurais rien trouvé dans la presse française. Même le «comeback» d’Airbus tapissait les fonds de cahiers.

Il faut dire que l’actualité politique française est fascinante ces jours-ci. Le nouveau président Nicolas Sarkozy administre des électrochocs à une France sclérosée. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, cela déménage.

Il a même surpris à droite en tendant la main à la gauche lors de son remaniement ministériel. La nomination de Fadela Amara, présidente de Ni putes, ni soumises, un groupe de lutte à la violence faite aux femmes dans les banlieues, comme secrétaire d’État à la ville, est un coup brillant. C’est à peu près comme si Stephen Harper faisait entrer Françoise David au cabinet conservateur.

segolene.jpg

Et que dire de la rupture «officielle» de Ségolène Royal et de François Hollande. Même la très pudique presse française s’est mise à enquêter sur les dessous de cette séparation qui a tourmenté le Parti socialiste durant la campagne présidentielle. Il faut dire que Ségolène Royal avait donné la nouvelle sous embargo à des journalistes qui écrivaient sur les coulisses de sa défaite, sans en informer son ancien conjoint ! François Hollande l’a apprise de la bouche des agenciers…

«J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté», a confié Ségolène Royal, qui est maintenant en guerre ouverte contre son ancien compagnon pour reprendre le PS. Quand la réalité dépasse Paris Match !

À côté de cela, disons-le, nos politiciens sont d’un ennui consommé.

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Mercredi 27 juin 2007 | Mise en ligne à 14h33 | Commenter Commentaires (10)

Black à l’ombre ?

Je ne sais pas s’il faut y voir un présage, mais disons que la coïncidence est frappante. Lire le reste de cet article »

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