Stéphane Laporte

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 3 décembre 2014 | Mise en ligne à 19h48 | Commenter Commentaires (33)

Une victoire signée Jean Béliveau

Un soir de printemps 1971. Derek Sanderson vient de compter un but. Un autre. C’est 5 à 1, Boston. Le sors en est jeté. Les Bruins sont trop forts pour le tricolore. Ils vont nous sortir des séries. Mon père me dit :
< Stéphane, tes Canadiens vont perdre, va te coucher ! >
Le ton grave, malgré ma voix de garçon de 10 ans en train de muer, je lui réponds :
< – Non Papa, c’est pas fini, il faut avoir la foi !
- Mon pauvre petit gars, ils sont morts, vas mettre ton
pyjama, tu reviendras me dire bonsoir !>
La tête entre les deux jambes, je me dirige vers ma chambre. Frustré. Mon
père ne comprend rien ! Dans la vie, il faut croire. Même quand ça va mal. Surtout quand ça va mal. Le prof l’a dit, ce matin, durant le cours de religion. La foi peut déplacer des montagnes. Alors elle peut sûrement déplacer le gros Esposito devant le but. Pour être sûr de mettre toutes les chances de mon côté, j’adresse une petite prière au ciel. < Bon Dieu, je sais que je n’ai pas le droit de vous déranger avec ça, je sais que vous avez des choses plus graves à vous occuper comme la guerre du Vietnam ou la séparation des Beatles, mais si vous pouviez faire en sorte que le Canadien gagne, je serai tellement content.> J’enfile mon pyjama en flanelette, et je retourne regarder la Sainte-Flanelle. Mon père m’interpelle :
< – Non Stéphane, installe-toi pas devant la télé, c’est fini, c’est 5 à 1, donne-moi un bec et va te coucher…
- Papa, donne-moi encore cinq minutes, je suis sûr qu’ils vont revenir
dans le match. J’ai la foi !>
Mon père branle la tête. Désespéré…
< Cinq minutes pas plus…>
Je m’allonge sur le tapis. Le visage à six pouces de l’écran. Et j’espère très
fort. Très très fort. Les cinq minutes passent. C’est toujours 5 à 1. Le Canadien n’a pas compté. Papa a raison. C’est peine perdue. Je suis aussi bien d’aller me coucher. J’ai un examen d’anglais demain. Je remets mes pantoufles. Et je viens pour donner un bec à papa. Henri Richard compte ! Je lâche un cri ! Mon père me modère les transports :
< Stéphane, calme-toi. Ça fait juste 5 à 2. Y’est trop tard. Va te coucher !>
Je n’écoute plus mon papa. Je n’écoute que Lecavalier. Je m’en veux d’avoir lancé la serviette trop tôt. Quand on a la foi, on ne lâche jamais. J’ai l’impression de les avoir trahi. Mes Glorieux. Je ne le ferai plus jamais. Cette fois, j’en suis sûr, on va remonter la côte. Je m’écrase à nouveau sur le tapis. À trois pouces de l’écran. Mon père fronce les sourcils :
< Stéphane ! Je te donne un autre cinq minutes mais c’est le dernier ! >
La troisième période commence. Béliveau, mon idole, compte, assisté de Cournoyer et de Ferguson. C’est 5 à 3. Je suis à un pouce de l’écran.
< OK Stéphane, ça fait ! Ça va faire 20 minutes, que Papa t’a dit 5 minutes ! Va te cou…>
Mon père n’a pas le temps de finir sa phrase. Béliveau compte un autre but ! 5 à 4. Plus question que j’aille me coucher ! Over my petit body ! Tout est possible. Même mon père commence à y croire. Je sors ma langue un peu à chaque fois que les Glorieux s’approchent du filet d’Eddie Johnston. On dirait que ça les aide. Lemaire compte ! 5 à 5. Yeah ! Le mouvement est irréversible. John Ferguson loge la rondelle derrière le gardien des Bruins.  6 à 5, Canadien ! Youppi ! Vive la foi ! Le prof avait raison. Ça se termine 7 à 5 pour les bons. 7 à 5 pour les miens.
Le visage illuminé, je donne un bec à mon papa et je m’en vais finalement me coucher. Heureux. En collant ma tête sur l’oreiller, je pousse un long soupir : < Merci Bon Dieu !>.
C’est niaiseux de remercier le bon Dieu pour une partie de hockey. J’ai beau avoir dix ans, je le sais. Mais c’est pas juste pour ça que je lui dis merci. Je lui dis merci pour la foi. Merci pour la vie. La foi, c’est pas compliqué, c’est juste de croire en la vie. Même pas en Dieu. Juste en la vie. On peut ne pas croire en Dieu. On ne peut pas ne pas croire en la vie. De toute façon, c’est la même chose.
Depuis cette soirée, à chaque fois que je suis dans la schnoutte jusqu’au cou, à chaque fois que ma situation semble désespérée, je me dis que si le Canadien a réussi à battre Bobby Orr et les Bruins, chez eux, au Garden, 7 à 5, après avoir tiré de l’arrière 5 à 1, je peux m’en sortir moi aussi. Et ça marche. Pas tout le temps. Mais souvent.
Jean Béliveau, Henri Richard, Ken Dryden et les autres ont appris à l’enfant que j’étais, que dans la vie, il ne faut jamais lâcher. Il faut toujours avoir confiance. Il faut avoir la foi. En ses moyens. Et en ceux des gens qui nous entourent. Continuer à jouer. À foncer. Même si c’est 5 à 1. Ce n’est pas la seule chose que les Glorieux m’ont apprise.  Ils m’ont aussi appris l’humilité, le courage, la confiance en soi et l’esprit d’équipe. C’est à ça que servaient les joueurs de hockey dans ce temps là. Apprendre aux enfants, la foi. Apprendre aux enfants, la vie.
Je ne sais pas si les enfants d’aujourd’hui ont la foi. Mais une chose est sûre, ce ne sont pas les joueurs du Canadien qui vont leur donner. On ne donne que ce que l’on a. Pourtant, les Savage, Quintal, Corson, Brisebois les ont vus, eux aussi, les Béliveau, Richard, Dryden, Cournoyer. Si seulement, ils pouvaient s’en rappeler…
Joyeux Pâques ! Ayez la foi ! Mais oubliez la Coupe Stanley ! Pour cette année…

Beliveau_3

Un soir de printemps 1971. Derek Sanderson vient de compter un but. Un autre. C’est 5 à 1, Boston. Le sort en est jeté. Les Bruins sont trop forts pour le tricolore. Ils vont nous sortir des séries. Mon père me dit :

< Stéphane, tes Canadiens vont perdre, va te coucher ! >

Le ton grave, malgré ma voix de garçon de 10 ans en train de muer, je lui réponds :

” – Non Papa, c’est pas fini, il faut avoir la foi !

- Mon pauvre petit gars, ils sont morts, va mettre ton pyjama, tu reviendras me dire bonsoir !”

La tête entre les deux jambes, je me dirige vers ma chambre. Frustré. Mon père ne comprend rien ! Dans la vie, il faut croire. Même quand ça va mal. Surtout quand ça va mal. Le prof l’a dit, ce matin, durant le cours de religion. La foi peut déplacer des montagnes. Alors elle peut sûrement déplacer le gros Esposito devant le but. Pour être sûr de mettre toutes les chances de mon côté, j’adresse une petite prière au ciel. < Bon Dieu, je sais que je n’ai pas le droit de vous déranger avec ça, je sais que vous avez des choses plus graves à vous occuper comme la guerre du Vietnam ou la séparation des Beatles, mais si vous pouviez faire en sorte que le Canadien gagne, je serai tellement content.> J’enfile mon pyjama en flanellette, et je retourne regarder la Sainte-Flanelle. Mon père m’interpelle :

” – Non Stéphane, installe-toi pas devant la télé, c’est fini, c’est 5 à 1, donne-moi un bec et va te coucher…

- Papa, donne-moi encore cinq minutes, je suis sûr qu’ils vont revenir dans le match. J’ai la foi !”

Mon père branle la tête. Désespéré…

“Cinq minutes, pas plus…”

Je m’allonge sur le tapis. Le visage à six pouces de l’écran. Et j’espère très fort. Très très fort. Les cinq minutes passent. C’est toujours 5 à 1. Le Canadien n’a pas compté. Papa a raison. C’est peine perdue. Je suis aussi bien d’aller me coucher. J’ai un examen d’anglais demain. Je remets mes pantoufles. Et je viens pour donner un bec à papa. Henri Richard compte ! Je lâche un cri ! Mon père me modère les transports : < Stéphane, calme-toi. Ça fait juste 5 à 2. Y’est trop tard. Va te coucher !>

Je n’écoute plus mon papa. Je n’écoute que Lecavalier. Je m’en veux d’avoir lancé la serviette trop tôt. Quand on a la foi, on ne lâche jamais. J’ai l’impression de les avoir trahis. Mes Glorieux. Je ne le ferai plus jamais. Cette fois, j’en suis sûr, on va remonter la côte. Je m’écrase à nouveau sur le tapis. À trois pouces de l’écran. Mon père fronce les sourcils : ” Stéphane ! Je te donne un autre cinq minutes mais c’est le dernier ! ¨

La troisième période commence. Béliveau, mon idole, compte, assisté de Cournoyer et de Ferguson. C’est 5 à 3. Je suis à un pouce de l’écran.

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“OK Stéphane, ça fait ! Ça va faire 20 minutes, que Papa t’a dit 5 minutes ! Va te cou…”

Mon père n’a pas le temps de finir sa phrase. Béliveau compte un autre but ! 5 à 4. Plus question que j’aille me coucher ! Over my petit body ! Tout est possible. Le capitaine n’a pas quitté le bateau. Et c’est lui qui sonne la charge. 2 buts en moins de 2 minutes du Grand Jean. Même mon père commence à y croire. Je sors ma langue un peu, chaque fois que les Glorieux s’approchent du filet d’Eddie Johnston. On dirait que ça les aide. Lemaire compte ! 5 à 5. Yeah ! Le mouvement est irréversible. John Ferguson saisit une passe de Jean Béliveau et loge la rondelle derrière le gardien des Bruins.  6 à 5, Canadien ! Youppi ! Vive la foi ! Le prof avait raison. Ça se termine 7 à 5 pour les bons. 7 à 5 pour les miens.

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Le visage illuminé, je donne un bec à mon papa et je m’en vais finalement me coucher. Heureux. En collant ma tête sur l’oreiller, je pousse un long soupir de satisfaction. Je suis content de moi. Je n’ai pas lâché. J’y ai cru. Et j’ai eu raison d’y croire. Parce que mes idoles n’ont pas lâché non plus. Surtout mon héros. Le 4.

Depuis cette soirée, chaque fois que je suis dans la schnoutte jusqu’au cou, chaque fois que ma situation semble désespérée, je me dis que si le Canadien a réussi à battre Bobby Orr et les Bruins, chez eux, au Garden, 7 à 5, après avoir tiré de l’arrière 5 à 1, je peux m’en sortir moi aussi. Et ça marche. Pas tout le temps. Mais souvent.

Jean Béliveau et les siens ont appris à l’enfant que j’étais, que dans la vie, il ne faut jamais lâcher. Il faut toujours avoir confiance. Il faut avoir la foi. En ses moyens. Et en ceux des gens qui nous entourent. Continuer à jouer. À foncer. Même si c’est 5 à 1. Ce n’est pas la seule chose que Béliveau m’a apprise.  Il m’a aussi appris l’humilité, le courage, la confiance en soi et l’esprit d’équipe. C’est à ça que servaient les joueurs de hockey dans ce temps là. Apprendre aux enfants, la vie.

Merci Monsieur Béliveau. Vos victoires ont fait de nous des gagnants.

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Mercredi 3 décembre 2014 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (24)

La carte de Jean Béliveau

En hommage à Monsieur Béliveau, voici une chronique à propos de mon idole publiée dans La Presse, le 21 mai 2000.

Jean-Beliveau-special-colle-1

LA CARTE DE JEAN BÉLIVEAU

J’ai 7 ans. J’ai un bon père et une bonne mère. Un grand frère et une grande sœur qui sont très gentils avec moi. À l’école, ça va très bien. J’ai des bons amis. Il ne me manque qu’une chose dans la vie : la carte de Jean Béliveau.

Je collectionne les cartes de hockey. C’est mon seul trésor. Avec mon toutou Hercule, ce sont les seuls biens matériels auxquels je tiens. À chaque fois que mon père va s’acheter des cigarettes, à chaque fois que ma mère va acheter les journaux, à chaque fois que ma soeur va s’acheter du chocolat, à chaque fois que mon frère va s’acheter de la gomme, il faut qu’ils me ramènent un paquet de cartes de hockey. C’est vital. Personne dans la famille ne peut passer devant un dépanneur sans m’acheter un paquet de cartes de hockey !
Et quand ils me le remettent, c’est comme s’ils me donnaient le monde. Je l’ouvre soigneusement. Et là, les yeux grands, je découvre mes héros. Dave Keon, Dave Balon, je l’ai déjà, Eric Nesterenko, je l’ai déjà, Gary Sabourin, je l’ai déjà, Les Binkley, Andy Brown, je l’ai déjà, Noël Picard et une gomme balloune. C’est tout. Trois nouveaux, quatre doubles et toujours pas de Jean Béliveau. C’est toujours comme ça. J’arrive pas à mettre la main sur la carte de Jean Béliveau. J’ai Bobby Orr, Gordie Howe, Bobby Hull, Henri Richard mais je n’ai pas Jean Béliveau. Et ça tombe mal parce que mon idole c’est Jean Béliveau. Et la carte que j’aimerais le plus avoir, c’est la sienne. J’en rêve.
Mon ami Pierre-Luc, à l’école, lui, il l’a. Du moins, c’est ce qu’il dit. Je ne l’ai jamais vu. Il la laisse à la maison pour ne pas se la faire voler. J’ai tout fait pour le convaincre de me la donner. Je lui ai proposé la carte de Bobby Orr, de Stan Mikita et de Rogatien Vachon. Les trois pour Jean Béliveau. Il n’a pas voulu. J’ai rajouté Phil Esposito, Gordie Howe, Glen Hall, Yvan Cournoyer et Jonhny Bucyk. Il n’a pas voulu non plus. J’ai eu beau lui offrir toute ma collection au complet, il a refusé l’échange. Je lui ai même promis un bec de ma sœur. Rien à faire. Soit qu’il aime autant Jean Béliveau que moi. Ou soit que c’est un maudit menteur !

Je n’arrête pas de demander à mes parents des paquets de cartes de hockey. Je deviens pénible. Mon père va bientôt devoir prendre une deuxième hypothèque sur la maison pour pouvoir me fournir en cartes de hockey ! Je passe mes soirées à ouvrir des paquets et à mâcher de la gomme. Et à être déçu. Car je ne trouve jamais la carte de Jean Béliveau. La saison de hockey est terminée. Les paquets de cartes de baseball ont remplacé les paquets de cartes de hockey. Je les collectionne aussi. Mais ce n’est pas pareil. Il n’y a pas un joueur que je veux en particulier. À part peut-être Rusty Staub. Mais je l’ai eu du premier coup.
L’été est déjà fini. C’est le retour à l’école. J’attends avec impatience la nouvelle édition des cartes de hockey. Cette saison sera la bonne.

Cette saison, je mettrai la main sur la carte de Jean Béliveau. À chaque fois qu’un membre de ma famille met le nez dehors, je lui demande de me rapporter des cartes de hockey. Mais elles ne sont pas encore sur le marché. Nous ne sommes qu’en septembre. Et elles paraissent en novembre. Pauvre famille ! Deux mois à devoir dire à un enfant de huit ans :
Puis un soir, je reviens de l’école et je trouve sur mon bureau deux beaux paquets de cartes. La nouvelle édition 1969-1970. Je les ouvre avec empressement. Rod Seiling, Syl Apps, Eddie Joyal, John Ferguson, Eddie Shack, Gary Unger, Terry Harper… Toujours pas de Jean Béliveau.

Et ce fut encore ainsi durant toute l’année. Mes parents ont dû m’acheter au moins mille paquets de cartes de hockey et dans aucun d’entre eux, il n’y avait mon Saint-Graal, la carte de Jean Béliveau. C’est mon destin. Ma malchance. La carte de Jean Béliveau est un rêve inaccessible. Le billet de loto gagnant pour les grands.

Un dimanche, on est allé toute la famille chez mon oncle Paul. Mon cousin Guy n’était pas là. Ma tante Pauline m’a donné la permission de jouer avec sa collection de cartes de hockey. Je me suis installé sur mon lit, et je les ai passées en revue. Soigneusement. Et soudain je suis tombé dessus. Je l’ai vu. Pour la première fois de ma vie. La carte de Jean Béliveau. Wow ! Elle est belle. Jean Béliveau tient son hockey, le de capitaine bien en évidence, le regard franc, le cheveu lisse. Comme un héros. Un vrai. J’ai mis les autres cartes de côté, et je n’ai gardé qu’elle dans mes mains. J’ai pensé la mettre dans ma poche. Sans rien dire. Peut-être que mon cousin ne s’en apercevra pas. Peut-être qu’il s’en fout de Jean Béliveau. Peut-être que son idole c’est Jean Ratelle. J’y ai pensé très fort. Puis j’ai remis la carte dans sa collection. Voler mon cousin, non mais ça se peut-tu ? Je réalisais pour la première fois comment l’appât du gain pouvait nous faire agir. Je suis sorti de sa chambre, déprimé. Mon cousin possédait la chose à laquelle je tenais le plus au monde. Et moi je ne l’avais pas. La vie est injuste.
J’ai fait acheter des cartes de hockey à mes parents durant toute l’année. Et l’année suivante aussi. Sans jamais mettre la main sur la carte de Jean Béliveau. Puis à l’été 1971, mon idole a annoncé sa retraite. Mon chien était mort. Je n’aurais jamais sa carte. On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie.

La saison de hockey 1971-1972 a débuté. J’ai moins achalé ma famille pour qu’ils m’achètent des cartes de hockey. Bien sûr, je voulais avoir celle de Dryden. Mais jamais autant que j’avais voulu celle de Jean Béliveau. Puis un soir, en revenant de l’école, il y avait un paquet de cartes sur mon petit bureau. C’est ma soeur qui me l’avait acheté. Je l’ai ouvert. J’ai regardé les cartes. Jude Drouin, Ed Giacomin, Pit Martin, Claude Larose, Chico Maki, Simon Nolet et… Jean Béliveau. Oui Jean Béliveau ! Ils avaient fait une édition spéciale pour souligner sa retraite. On voyait Jean Béliveau avec son chandail du Canadien, le C bien en évidence, le regard franc, les cheveux lisses. Comme un héros. Un vrai. J’avais enfin ma carte de Jean Béliveau. Je l’ai encore. Je la regarde souvent.
Plus le désir est grand, plus le bonheur dure longtemps.
Monsieur Béliveau, merci de m’avoir rendu heureux.

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Mercredi 22 octobre 2014 | Mise en ligne à 20h37 | Commenter Commentaires (54)

Quand les hommes vivront d’amour

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Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici bas c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Raymond Lévesque

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