Stéphane Laporte

Archive, avril 2015

Samedi 25 avril 2015 | Mise en ligne à 17h22 | Commenter Commentaires (98)

Bruce Jenner : l’homme parfait est une femme.

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En 1976, j’avais 15 ans.

Les Jeux Olympiques avaient lieu dans ma ville, et ce fut l’un des plus beaux étés de ma vie.

On n’avait pas vraiment les moyens de s’acheter des billets, alors j’ai tout suivi à la télé. Quand je dis tout, c’est tout. Je n’ai pas manqué une seconde de l’extraordinaire diffusion des J.O. par Radio-Canada. Pas une seconde. Je me couchais le soir et je rêvais à la pizza de Radio-Canada.

J’ai eu 2 héros durant ces jeux: Nadia Comaneci et Bruce Jenner. Nadia, la grâce. Jenner, la force.

Jenny était l’athlète parfait, le médaillé d’or du décathlon. Le meilleur pour courir, sauter et lancer.

Avec, en plus, un charisme hollywoodien.

J’ai mangé des céréales Wheaties, parce qu’il était sur la boîte.

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C’était mon héros. Un modèle. Un athlète accompli. Volontaire.

Hier, Bruce Jenner a déclaré, à Diane Sawyer sur ABC, qu’il est une femme. Depuis son enfance.

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Une femme avec un corps d’homme.

Il l’a dit avec beaucoup d’émotion.

Pas facile pour celui qui fut le symbole de la masculinité d’avouer qu’il est une femme.

Il s’expose aux railleries des cons.

Mais il a le courage de ses émotions. Le courage de son identité. Le courage de son être. Le courage de son âme.

En faisant cette déclaration, il aide toutes les personnes vivant dans un corps ne correspondant pas à leur moi profond, à gagner le respect des autres.

Elle ne sont plus seules. Elles ne sont plus des extra-terrestres. Elles sont comme Bruce Jenner.

Bruce Jenner est toujours mon héros. Et pour encore plus de bonnes raisons.

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Lundi 20 avril 2015 | Mise en ligne à 10h39 | Commenter Commentaires (21)

Le tout est plus grand que la somme des parties

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Le tout est plus grand que la somme des parties.

C’est l’une des règles de l’Univers. La somme de deux parties en donne une troisième qui est supérieure aux deux premières.

Ariane Moffatt le chante dans sa nouvelle chanson Miami. (en passant, son album est sublime!)

Le tout est plus grand que la somme des parties.

C’est la règle de tous les sports d’équipe.

Quand une équipe devient un TOUT, elle devient plus grande que la somme des ses membres.

Hier, le héros de la victoire des Canadiens fut Dale Weise. Celui qu’on ne sait jamais trop comment prononcer son nom.

Un plombier, qui a débuté le match sur le troisième trio et qui l’a terminé sur le quatrième trio. Ce qui ne l’a pas empêché de compter les 2 buts de son équipe.

Bergevin a chassé les leaders négatifs de l’équipe, l’été dernier.

Puis à la date limite des échanges, il est allé chercher des employés de soutien. Pas des Vanek. Des Flynn, des Mitchell. On leur doit le premier gain de la série.

Avec Price, Subban et Pacioretty, le CH a des joueurs d’exception. Mais faut plus que ça, pour gagner en séries.

Dans les années 70, ça prenait Lafleur, Dryden et le Big Three, mais ça prenait aussi les Gainey, les Lambert, les Tremblay, les Jarvis… Sans eux, oubliez les Coupes. Sans la fraternité qui régnait dans le vestiaire, oubliez les défilés.

Il n’y a qu’une chose qui gagne des championnats: c’est l’esprit d’équipe.

Et quand le héros du match, muté sur le quatrième trio, traite son coach de génie, c’est que l’esprit vole haut.

Ça sent… bon.

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Samedi 18 avril 2015 | Mise en ligne à 8h31 | Commenter Commentaires (41)

Et Markov qui embrasse Subban!

photo : Bernard Brault

photo : Bernard Brault

Le Canadien est une équipe.

Ça peut sembler court comme analyse, mais c’est plus lourd de sens qu’il ne le semble.

Le Canadien n’a pas formé une équipe, depuis… Depuis 1993.

Y’avait toujours des clans, des cliques.

Des joueurs qui n’aimaient pas d’autres joueurs.

Et nos printemps fanaient tôt. Dans la chicane.

L’an passé encore, c’était pas une société d’admiration mutuelle. Y’avait des frictions.

Bergevin a fait le ménage. Un ménage discret mais qui a fait toute la différence.

Ce printemps, le Canadien est une équipe. Le Canadien est une famille.

Et les 2 premières victoires en séries le démontrent bien.

Mercredi, ce fut grâce aux plombiers.

Hier, ce fut grâce aux superstars.

Et les uns aident les autres, et les autres aident les uns.

Et Markov qui embrasse Subban !

Il ne peut pas avoir plus beau symbole de l’unité régnant chez le Tricolore.

L’austère Russe faisant la bise à l’exubérant Canadien.

Suédois, Danois, Américains, Canadiens, Québécois et Tchèque, toutes couleurs unies.

Ils sont les Canadiens.

Et les Canadiens s’aiment.

L’amour est plus fort que la police. Et l’amour est plus fort que l’adversaire.

Le CH pourrait aller loin.

Très loin.

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