Stéphane Laporte

Stéphane Laporte - Auteur
  • Stéphane Laporte, collaboration spéciale

    Concepteur, auteur et réalisateur, Stéphane Laporte a collaboré aux succès de plusieurs émissions de télévision qui ont marqué le petit écran par leur qualité et leur originalité.
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    Mercredi 14 mars 2012 | Mise en ligne à 2h34 | Commenter Commentaires (40)

    Gilles Gagné, le personnage

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    Gilles Gagné était un personnage inspirant.

    Pour le deuxième spectacle d’André-Philippe Gagnon, en 1988, j’avais écrit un sketche le mettant en vedette.

    C’était mon numéro préféré.

    Parce qu’André-Philippe rendait à merveille toute l’énergie et le front du spécimen.

    Attachez-moi quelqu’un !

    Chus capoté sur le rack à ski!

    Gilles Gagné était un être sans complexe et sans inhibition.

    Dès qu’une caméra s’allumait, il donnait un show.

    Drôle et éclaté, il commentait la mode avec toute la dérision que le sujet mérite.

    Avec Michel Girouard, ce fut une des premières personnalités publiques québécoises à afficher son homosexualité.

    Et il l’affichait format billboard, sans aucun malaise. Ça faisait du bien.

    J’aimais le côté affirmé du personnage.

    Il n’avait jamais la langue de bois, il avait plutôt la langue de bitch.

    Il venait souvent voir le spectacle d’André-Philippe.

    Il s’installait dans la salle, discrètement, et prenait du plaisir à voir son alter égo sur les stéroïdes faire crouler de rire les spectateurs.

    C’était un personnage controversé, snobé par plusieurs et souvent critiqué à juste titre.

    C’était un clown dans le jet set québécois.

    Un clown qu’on n’aura jamais vu démaquillé.

    Il avait choisi de provoquer et de faire rire.

    Parce que la vie est drôle.

    C’est la mort qui ne l’est pas.

    Paix à son âme.


    • En tout cas ce n’était pas un artisan de la pensée unique ce gilles gagné contrairement à la quasi–totalité des artistes québécois. Il était capable de troller pas mal tout le monde. Il a vécu sa vie en se foutant de la gueule de bien du monde et il a bien car car les gens ne méritent pas qu’on les prennen aux sérieux. Ils sont trop malades psychopathologiquement parlant.

    • Pour bien cerner le personnage il faut toutefois le situer dans son époque parce qu`aujourd`hui ,pas certain qu`il aurait autant d`impact. Il était volontairement de la nourriture à journaux à potins.

      En 2012 on saurait tout de l`imposteur et du fumiste alors qu`à son époque son personnage était alimenté par ce qu`on s`immaginait de lui.
      Ce qui devait arriver arriva et ses 20 dernieres années ont été largement passées dans l`oubli et même l`exclusion. Un peu comme si lady Gaga était arrivée dans les années 60,jugée pendue sans proces à cause de son exhuberance qui dérangait l`ordre établi …

      Je pense qu`il a inventé la personnification de la maxime parlez en en bien parlez en en mal…
      Tres peu pour moi mettons mais ca en prend pour tous les gouts faut croire. R.I.P

    • Ce n,est pas la mort elle même qui n,est pas drôle,mais surtout le moyen d,y parvenir. Merci!

    • UNE RUE GILLES-GAGNÉ

      La Ville de Montréal vient de nommer une place en l’honneur d’une esclave du 18e siècle, que personne ne connaissait, et qui a mis le feu à la ville.
      Gilles Gagné, qui a été l’un des premiers homosexuels du Québec à sortir du placard, et qui a marqué le showbizz pendant plusieurs décennies, mérite au moins une rue dans le Village

    • Un être attachant et drôle. Je me souviens que dans les coulisses de Ad Lib, il avait lancer une poubelle de métal à une jeune choriste. Attachant et drôle, le mec.

    • Parfaitement d’accord avec vous ! J’aurais aimé qu’on le voit plus souvent, il me faisait tellement rire !

    • @imagesdupasse : J’avoue que je ne comprends pas. En quoi le fait de lancer une poubelle de métal à une choriste fait-il de Gilles Gagné un mec attachant et drôle?

    • C’était sans doute un personnage qui baignait dans le milieu artistique, mais de là à le considérer comme un artiste, j’ai une petite réserve. Le mot artiste ne signifie pas que le talent est inclus dans la facture. Gilles Gagné, mettait une bonne épaisseur de confiture sur ses rôties et donc, elles devaient manquer de ce petit croustillant comme pour les “Grissols” en devenant toutes molles.
      Je ne le trouvais ni attachant, ni drôle, juste quelqu’un qui semblait ignorer, il me semble, les choses qui parle du “coeur”. Tout de même, paix à son âme et paraît qu’au Ciel, la mode n’a plus sa place et que la peau du corps fait office de costard, alors plus besoin de bitcher qui que ce soit pour l’éternité.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Oui, effectivement c’était une autre époque et nous l’avons connu nous dans les années ‘80. Et j’imagine de nombreux passages à Ad Lib de Coallier ?

      Un clown ? Oui. Mais seulement cela ? Denis Gagnon a commenté sur son twitter. Et on dit aussi que Gagné a travaillé avec Diane Dufresne et Robert Charlebois, leurs commentaires à eux seraient appréciés.

      Gagné semble plus complexe qu’on veut bien le décrire. Il n’avait peut-être pas les moyens de toutes ses ambitions, c’est tout.

      Des commentaires de Coallier, Charlebois, Dufresne et d’autres du milieu de la mode ou du show-bizz seraient appréciés. Nous, on le prenait pas tout à fait au sérieux sauf qu’une partie de son discours était vivifiant et stimulant.

      Que cela ne reste qu’un rêve plutôt qu’une véritable concrétisation et que cela soit un peu condamné à une kétainerie populaire du temps, ce n’était pas la fin du monde.

      Évidemment, on se rappelle nos bons souvenirs de l’époque à la télévision. Peut-être que si on en revoyait beaucoup, cela finirait par nous taper sur les nerfs.

      Que Yann Perreau soit devenu ami avec lui, démontre assez bien aussi qu’il était plus qu’un simple clown.

      Et on pourrait penser à d’autres aussi qui ont connu une fin encore plus difficile. Comme le Grand Antonio, vu comme un simple phénomène de foire, par beaucoup.

      On se limite en pensant ainsi… Et la même chose pour Alys Robi à son époque. Beaucoup de jalousies envers une personne différente.

    • Oui dans d’autres cultures cela se passe différemment… Prenez Clotaire Rapaille, rapidement rejeté ici…

      Pourtant dans la société capitaliste américaine, plusieurs ont accepté de travailler avec lui et de faire de l’argent !

      Fumisterie ? Non c’est du théâtre ! La vie est un théâtre ! C’est vrai, chez certains il est plus burlesque que d’autres mais cela reste du théâtre !

      Ce n’est pas une fumisterie, c’est une mise en scène… D’accord si cela rappelle trop la WWF, cela peut manquer de classe ou ne plus convenir…

      Grotesque ou burlesque… L’important c’est d’en jeter pour certains… La flamboyance. Je ne déteste pas cela. Avec modération, par contre. The show must go on !

      C’est comme pour l’ambition, vous pouvez aller tenter votre chance à l’étranger et plusieurs l’ont fait sans parvenir au succès, ils sont revenus chez eux. Et après ? Ils se seraient encore plus mordu les doigts de ne pas avoir tenté leur chance !

      Vrai ou faux dandy ? Quelle importance…

    • Je me souviens d’une fois où il avait décrié le chanteur Patrick Normand comme étant habillé quétaine. Le chanteur avait bien réagi en modifiant son code vestimentaire, avec les conseils de gilles Gagné lui-même. Faut le faire

    • Honnêtement ce genre de gars ne m’a jamais rejoint…pas un style compatible faut croire…mais de toute façon, il fut aimé et considéré par d’autres et je trouve ça correct…et je lui souhaite une éternité très heureuse…

    • @lineni

      LOL!!! Tu fais ma journée!!! C’était en guise dérision. Lol, lol et re-lol!!!

    • Ça pourrait éclairer beaucoup de monde , incluant moi-même, si quelqu’un expliquait comment M. Gagné gagnait (excusez le jeu de mots) sa vie.

    • Il faut être drôlement dépressif pour trouver Gagné comique. Les médias le présentent comme un créateur dans le domaine de la mode. Quelqu’un a-t-il une idée de ce qu’il a créé au juste ?? Je suis convaincu que nous n’avons rien perdu avec son départ. Paix à son âme quand même.

    • Gilles était un très bon ami, et une personne avec qui j’ai cohabité dans le passé, il était exceptionnel (PRODIGIEUX), personne ne devrait le juger sans l’avoir connu!

    • Cher Stéphane Laporte.

      Désolé mais vous n’avez l’âge pour parler du ”personnage” Gilles Gagné.

      Un être qui voulait tellement vivre et se mettre au monde. Tellement complexé de ses origines moins que modestes. Un homme qui pouvait avoir du flair pour le bon goût et la culture, sensible et mal aimé. Le spy parlerait d’un être sans MOI. Un trognon en ce qui concerne l’estime de soi.

      Mais, le personnage, c’était aussi un imposteur de génie, une grande folle, un menteur, un faux-monayeur, un usurpateur d’identité, un mauvais payeur. En colère, il devenait incontrolable et il était capable des pires frasques. Les fils se touchaient.

      Non pas de rue à son nom. Gardons seulement le respect pour un être humain qui est mort et qui était tellement tout croche dans sa tête, qu’il a passé son temps à tuer la vie autour de lui.

    • Qui peut bien avoir le vidéo avec Dali au St-Régis à New York, ce vidéo à disparu, et le livre sur Montréal???

    • @tokyo

      S’il vous plaît, ne présumez pas que “tout le monde” ignore l’histoire de Marie-Josèphe Angélique.

      C’est une bonne chose de nommer des rues et des places pour ne pas oublier les moments sombres de notre histoire, comme lorsqu’on exécutait des femmes et de esclaves sans procès équitable.

      Tant mieux si vous avez appris quelque chose grâce à ce geste posé par la Ville de Montréal.

    • C’était tout un “comédien” que ce Gilles Gagné. Qu’il repose en paix . Il y avait du Dali en lui.

    • @jadellb: Vous me rappellez quelqu’un qui a connu quelqu’un des USA à Québec via le train inside bien sûr…je me trompe?!).

      @easyrider: C’est aussi celui que j’ai connu…je ne commenterai pas plus mais c’est ridicule ce que l’on lit et veut faire de notre “ami” Gilles…

    • Gagné était le pendant masculin de Michelle Richard: un artiste sans talent, qui ne laisse aucune oeuvre,mais qui avait un véritable génie pour se vendre. Seule Michelle Richard a pu tenir aussi longtemps à coups de “scandales”.

      Gagné pourrait en montrer aux ti-q des HEC qui veulent faire dans le marketing.

      Pour son immense talent de boulechiteux et d’humoriste, Gagné mérite sa rue dans le Village Gay.
      Michelle Richard entendra son tour…(elle, ce sera un parc pour chiens…)

    • @cybermarde

      Comment peut-on refaire un procès deux siècles plus tard et changer le résultat? Y’a quand même des maudites limites à faire dans la rectitude politique.

    • Lors d un party de Noel,Gilles Gagné a fait son entrée en disant= Salut je m en viens feter avec
      ma gang de vieilles sacoches= Inutile de vous dire qu il avait été mal accueilli par la
      vingtaine de femmes présentes. Effronté comme pas un,lui il en riait.

    • Pour moi, Gagné symbolise un peu le passage du Québecois d’antan, rétrograde et buveur de Labatt 50, au nouveau Québécois, des années 2000, amateur de nourriture sophistiquée et de bons vins.

      Evidemment, son attitude choque le Québécois moyen qui manque de raffinement.

      Pour ma part, j’ouvrirai une bonne bouteille à sa santé.

    • @tokyo

      Qui parle de refaire un procès? Il s’agît de se rappeler que l’esclavage et le lynchage était une réalité ici, et que cette femme parmi d’autres en a payé le prix. Cela vous met-il mal à l’aise? Je ne comprends pas. Pourquoi dénigrer la décision de la ville d’honorer sa mémoire? En quoi cela appuie-t-il le plaidoyer pour que Gilles Gagné ait une rue?

      Je vous invite à visiter ladite place après son inauguration et de réfléchir à ce que cette histoire représente pour les Québécois Noirs, pour les femmes, pour nous tous.

    • gilles était un bon ami et je souhaite lui rendre hommage.
      je lui dois beaucoup, ne serait-ce qu’ éclat de rire magique ou une étincelle dans les yeux.
      nos 40 ans de différences, au lieu de nous distancer, nous ont plus fasciné mutuellement.
      c’était un artiste.
      ne serait-ce que par la mise en scene de sa vie. d’ailleurs ne sommes-nous pas tous metteur en scene de notre propre vie. pourtant peu réussissent à le faire avec autant de panache.
      gilles, tu me manques.

    • Comme ami peut-être que pour certains, c’était un clown amusant mais comme artiste, c’est pour moi du archi nul d’imposteur à la recherche de visibilité dans échos veuuuudetttes, avec le cerveau d’un enfant de 10 ans!

      Vraiment rien d’impressionnant.

      Les exubérances de Dali étaient au moins appuyées par son génie mais pas celles de ce fumiste.

    • Gilles Gagné me fait au personnage d’Édouard dans les romans de Michel Tremblay.

    • Excusez-moi je reprends mon commentaire, j’ai oublié un mot:
      Gilles Gagné me fait penser au personnage d’Édouard dans les romans de Michel Tremblay

    • ha! oui ? la vie est drôle ? Parlez-en au deux tiers de l’humanité qui vit dans des conditions difficiles, et la mort, qu’est-ce que vous en savez ?

    • J’ai connu Gilles Gagné, bien qu’étant pas mal plus jeune que lui et ne partageant pas ses orientations, et peux témoigner qu’il m’a fait rire aux larmes à plusieurs reprises.

      Gilles avait besoin d’un public, que ce soit au resto ou en boîte, et je suis très triste d’apprendre qu’il est parti. Un vrai clown qui animait les soirées. De plus, cela en surprendra plusieurs, il avait un gusto indiscutable pour l’objet, l’art et la mode, je confirme.

      RIP, Gilles.

      Pierre Tremblay

    • Je me souviens de ce numéro d’André-Philippe Gagnon. Très drôle. George Michael avec sa p’tite barbe de trois jours… À l’époque, je ne savais même pas qui était Gilles Gagné mais ça me faisait bien rire.

      @roggatien: pourrais-tu être plus impertinent et déplaisant svp?

    • @luc_rodrigue
      pour l’amateur de bon vin, on repassera. j’ai été témoin d’une de ses crises à la SAQ parce que la bouteille la moins chère du magasin qu’il voulait acheter était en rupture de stock et qu’il s’est mis à insulter la vendeuse occupée à servir un autre client parce qu’il ne pouvait en acheter alors qu’il avait rendez-vous avec Céline (oui, oui, Céline !). manque total de bonnes manières tant qu’à moi, mais bon certains préfèrent appeler ça exubérance… peut-être l’expression d’une grande souffrance intérieure comme certains semblent le mentionner ici ? en tout cas, paix à son âme, mais lui attribuer le nom d’une rue ne me paraît pas justifié.

    • Hier à Vox, à l’émission animée par Sophie-ma-chère, on parlait argent. Selon l’ancien boss de Radio-Canada (celui qui a dû démisionner à la suite d’un gros numéro….deux à TLMP) un comédien, mort l’an dernier, aurait légué 2,3 millions de dollars aux artistes. Est-ce qu’on pourrait avoir son nom?

    • Alex Perron devrait ètre son héritier….

    • @dulcinee

      Il y a plus que le vin lui-même dans l’art de la dégustation: la nappe blanche (en tissu évidemment) pour bien analyser la robe, des instruments adéquats (on parle ici de verres Riedel – j’apporte toujours mes verres), de beaux vêtements, un état d’esprit (classe et sophistication), et surtout un vocabulaire évolué et des complices avec qui partager cette activité qui nous élève par rapport à la masse.

      Il m’est arrivé de me faire passer de la piquette, mais tant que le décorum du vin est respecté, j’ai toujours l’impression de boire un grand vin. Je crois que Gilles Gagné était de cette trempe. Une sorte de pionnier.

    • Connaissant le type d’humour que possédait Gilles Gagné, je crois fermement que s’il avait à choisir lui-même une rue dans le Village pour porter son nom, il s’empresserait de sélectionner un cul-de-sac!

    • Quand donc auront lieu les obsèques de ce grand loustique ? Aurait-on décidé de taire l’événement ? Ce serait bien une première pour Monsieur Gagné !
      M.N.

    • @dulcinée

      Votre histoire me fait plus penser à quelqu’un qui est toujours en représentation. Quoique dans son cas, c’est son personnage qu’il devait exhiber.

      J’imagine que pour avoir du plaisir, il faut embarquer dans son jeu. Faire une exception si on a le temps…

      Faire du théâtre, vous aussi. Si vous voulez lui répondre.

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