Stéphane Laporte

Archive, mars 2012

Jeudi 29 mars 2012 | Mise en ligne à 15h56 | Commenter Commentaires (74)

Le retour de l’homme qui n’aurait jamais dû partir

savard

À l’automne 1995, Ronald Corey, président du Canadien, congédiait son directeur-général Serge Savard pour le remplacer par Réjean Houle.

La dynastie du Canadien venait de s’éteindre.

La descente aux enfers débutait.

En 12 ans, à la tête du club, Savard avait réussi à fumer le cigare, la Coupe Stanley à la main, à 2 reprises.

Une aux six ans. C’est pas la moyenne de Sam Pollock, mais au moins l’honneur était sauf.

Depuis le départ de Savard, ZÉRO en 17 ans.

Un Gros Zéro.

En ramenant Serge Savard dans l’organisation, Geoff Molson vient de prendre sa première décision sensée.

Savard est sûrement le meilleur chasseur de têtes pour trouver celui qui devra rebâtir cette équipe qui ressemble à l’échangeur Turcot.

Il est temps que le CH cesse de surfer sur ses 100 ans d’histoire et devienne une puissance du présent.

De Réjean Houle à Pierre Gauthier, aucun DG n’a réussi cette mission.

Espérons que Savard trouvera le bon.

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Samedi 17 mars 2012 | Mise en ligne à 15h10 | Commenter Commentaires (116)

En regardant l’Impact

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La télé est ouverte dans mon bureau.

Je regarde le match de l’Impact au Stade Olympique d’un oeil.

C’est 0 à 0, bien sûr.

Durant la première mi-temps, il y a une courte entrevue, sur les lignes de côté, avec l’entraîneur Jesse Marsch.

Il parle en anglais, bien sûr.

Ce qui est bon pour le Canadien est aussi bon pour l’Impact.

C’est même encore meilleur pour l’Impact.

Le coach du canadien n’a pas besoin de vendre le hockey aux Québécois.

Le coach de l’Impact doit, en plus d’expliquer ses décisions, vendre le foot aux Québécois.

Me semble qu’il y a assez de Français experts en foot, pour en trouver un qui transmettra sa passion à ses cousins.

Pourquoi les propriétaires sont si durs de comprenure ?

En complément à ce blogue, voici ma chronique du jour.

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Mercredi 14 mars 2012 | Mise en ligne à 2h34 | Commenter Commentaires (40)

Gilles Gagné, le personnage

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Gilles Gagné était un personnage inspirant.

Pour le deuxième spectacle d’André-Philippe Gagnon, en 1988, j’avais écrit un sketche le mettant en vedette.

C’était mon numéro préféré.

Parce qu’André-Philippe rendait à merveille toute l’énergie et le front du spécimen.

Attachez-moi quelqu’un !

Chus capoté sur le rack à ski!

Gilles Gagné était un être sans complexe et sans inhibition.

Dès qu’une caméra s’allumait, il donnait un show.

Drôle et éclaté, il commentait la mode avec toute la dérision que le sujet mérite.

Avec Michel Girouard, ce fut une des premières personnalités publiques québécoises à afficher son homosexualité.

Et il l’affichait format billboard, sans aucun malaise. Ça faisait du bien.

J’aimais le côté affirmé du personnage.

Il n’avait jamais la langue de bois, il avait plutôt la langue de bitch.

Il venait souvent voir le spectacle d’André-Philippe.

Il s’installait dans la salle, discrètement, et prenait du plaisir à voir son alter égo sur les stéroïdes faire crouler de rire les spectateurs.

C’était un personnage controversé, snobé par plusieurs et souvent critiqué à juste titre.

C’était un clown dans le jet set québécois.

Un clown qu’on n’aura jamais vu démaquillé.

Il avait choisi de provoquer et de faire rire.

Parce que la vie est drôle.

C’est la mort qui ne l’est pas.

Paix à son âme.

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