Voici une chronique parue en 2009 et racontant mes mésaventures d’intimidé lorsque j’étais au collège. Si ça peut aider quelqu’un…
Le roux et le boiteux
Je suis assis dans la salle des pas perdus du collège. Encore 30 minutes avant les cours de l’après-midi. Je lis le Journal de Tintin. Il y a une nouvelle BD: une histoire d’enfant sauvage dans la jungle intitulée «Le Boiteux». Le rouquin Bélanger s’étire le cou et s’ouvre la trappe: «Ah ben, Laporte, je savais pas qu’ils avaient fait une bande dessinée sur toi!» Les gars autour s’approchent pour voir ce que je lis. Et ils se mettent à rire.
C’est la première fois que les élèves s’amusent à mes dépens. Jusque-là, personne n’avait osé se moquer de ce que les gens appellent mon handicap. De ce que j’appelle ma fantaisie. En tout cas, pas dans ma face. Un tabou vient de sauter. Et à entendre les rires des boys, ça semble leur faire du bien. Presque autant que ça me fait mal.
Bélanger, heureux du succès de son gag, s’amuse à imiter un boiteux. Il attend ma réaction. Il a hâte d’en rajouter. Dans ma tête, ça va vite. Je sais que l’heure est grave. Si je laisse entrevoir une once de faiblesse, je suis fait. Je vais me faire niaiser tous les jours de ma vie. Par tous ceux qui ne sont pas bien dans leur peau et qui fuiront leur malheur en se défoulant sur ce qu’ils croient être un plus mal pris qu’eux. Un plus tout croche.
Il suffit que l’âme saigne juste un peu pour que tous les charognards de délaissés s’en emparent. Et vous gâchent la vie.
Ce n’est pas tant les paroles de Bélanger qui me blessent; c’est le rire des autres. Bélanger, je m’en balance. Je ne veux pas être son ami. Il ne veut pas être le mien. C’est parfait. Qu’il pense ce qu’il veut de mes jambes, ça ne m’empêchera jamais d’avancer. Mais la bêtise du nombre, ça peut me faire tomber. S’il faut que la gang en entier ne me respecte plus, s’il faut que la gang en entier se mette sur mon cas, ça va être l’enfer. Je le sais. Je le sens.
Ça me fait vraiment chier qu’ils rient. D’abord, je ne suis même pas boiteux. J’ai la jambe droite plus par en dedans, mais je ne traîne pas la patte. Ça ne sert à rien de le leur expliquer. S’ils ont tous trouvé ça drôle, c’est que je dois avoir tort. Qu’ils doivent avoir raison.
Je pourrais sauter à la gorge de Bélanger. Me défendre. Comme Henri Richard quand il veut régler ses comptes avec un joueur plus fort que lui. Mais je risque d’avoir l’air encore plus ridicule. Je manque d’équilibre, alors le smatte finira bien par me renverser. Et le monde prend toujours pour le gagnant.
L’ignorer. C’est ce que ma mère me dirait. Ignore-le! Facile à dire. Surtout qu’ignorer, ça peut avoir l’air de permettre. Et il y a plein de tapons qui ne demandent pas mieux que de s’en prendre à quelqu’un qui se laisse faire.
Non, peu importe comment je réagis, je peux m’en tirer ou me pendre. Tout est affaire de confiance. Il n’y a pas de mode d’emploi pour répondre aux imbéciles. Il n’y a pas de manuel pour éviter d’être rejet. Ce qu’il faut, c’est rester soi-même.
Il faut plus qu’ignorer, il faut s’en sacrer. Ignorer, ça demande un effort, c’est s’empêcher d’agir à cause d’eux. S’en sacrer, c’est ne pas en tenir compte. Continuer d’agir selon sa volonté. Il ne faut jamais laisser les commentaires offensants changer qui l’on est. Ne pas laisser les autres s’emparer de notre tête.
Le territoire à défendre, ce n’est pas la cour d’école, la cafétéria ou son casier; le territoire à défendre, c’est notre tête. C’est le seul endroit où l’on peut être libre, il ne faut laisser personne nous y enfermer.
Il ne faut pas essayer de devenir ce que les autres voudraient que l’on soit pour être en paix avec eux-mêmes. Il faut être celui que l’on est. Ni plus ni moins. Ne monter sur la tête de personne. Ne laisser personne monter sur la nôtre. Ça devrait être la règle. Le savoir-vivre.
On peut vous baver, on peut vous pousser, tirer sur votre sac à dos, vous faire trébucher, mais personne ne peut entrer dans votre tête si vous lui en refusez l’accès.
- Ah ben, Laporte, je savais pas qu’ils avaient fait une bande dessinée sur toi!
- Toi, Bélanger, ça fait longtemps que t’en as une: Poil de carotte!
Les gars rient. Plus fort encore. Le roux est bleu. Durant un moment, j’ai cru qu’il allait me sauter dessus. Il aurait pu. J’ai été aussi con que lui. Mais en légitime défense. Je suis resté moi-même. J’ai réagi comme je réagis toujours devant une connerie. En la renvoyant au visage de celui qui l’a faite.
Je m’en veux quand même. Ce n’est pas sa faute s’il est roux, comme ce n’est pas ma faute si j’ai la jambe pas belle. Alors pour faire oublier ma farce au plus vite, j’en fais une autre: «Le père Simon aussi, il a sa BD: Gaston Lagaffe!» Tout le monde est crampé. Même Bélanger. Il n’y a rien comme une blague sur un prof pour unir tous les élèves. Même pas besoin qu’elle soit bonne.
La tension est tombée. Bélanger s’en va écoeurer quelqu’un d’autre. Je me replonge dans le Journal de Tintin. L’enfant sauvage a été chassé de sa tribu parce qu’il boitait. Parce qu’il ne pouvait pas rapporter de gibier comme les autres hommes. C’est pour ça qu’il erre dans la jungle.
Finalement, je pense que je vais lire autre chose. Où est mon Sports Illustrated Swimsuit Issue?
À tous les rejets de la planète, sachez que les rejeteux ne sont rien d’autre que des rejets qui attaquent. Soyez un rejet qui s’en sacre. Et vous n’en serez plus un.
Foutez-vous de ceux qui ne vous aiment pas. C’est leur problème. Ce n’est pas en essayant d’être aimé par eux que vous serez heureux. Au contraire.
De toute façon, il ne faut pas essayer d’être aimé. Il faut aimer. C’est tout. Et le reste suivra.











barnabee
1 décembre 2011
12h32
À moins que tu sois universellement haissable,normalement,les ti-culs susceptibles de se faire gosser se trouvent un protecteur.Ils se font ami avec un grand qui ne se fait pas écoeurrer et retrouvent la protection et la paix.
cegarsla
1 décembre 2011
12h34
Merci Stéphane, tout simplement merci.
jean_simonc
1 décembre 2011
12h39
Entièrement d’accord avec la façon dont M. Laporte dépeind les “rejeteux” communément appeler des intimidateurs. En effet, la plupart du temps, un intimidateur est quelqu’un qui n’a pas confiance en lui et qui sent le besoin de rabaisser quelqu’un pour se remonter face aux autres.
Par contre, de sans foutre n’est pas la solution. Il faut dénoncer ces intimidateurs. Même si nous ne sommes pas les intimidés. Dans une vidéo Laurent Paquin l’écrit ! Ceux qui ne font rien pour ne pas être les nouveaux intimidés sont aussi pire que les intimidateurs. Il faut dénoncer et agir. Quand systématiquement une tentavie d’intimidation sera dénoncée, les ados y réfléchiront à deux fois avant d’écrire n’importe quoi sur Facebook !
orbitalx
1 décembre 2011
12h43
Autrement dit, Stephane, ceux qui sont victime d’intimidation et qui se laisse abattre par ca, ben, c’est de leur faute.
Pas pire morale a matin.
stephanelaporte
1 décembre 2011
12h58
Je pense que vous lisez trop rapidement. Bien sûr, c’est pas de leur faute! Mais pour nous en sortir, il faut d’abord compter sur nous.
arylan
1 décembre 2011
12h59
tres belle histoire et vision de la vie- j’Approuve.
PArcontre la seule petite différence ici est que je crois les adolescent(e) on une compréhension limité de ce qu’est l’estime de soi et il serais peu-être temps d’en discuter avec les jeunes – mais moi-même ayant un neveu de 15 ans, je voit et entend trop souvent se genre de comportement – que j’essai le plus possible au monde de briser. Parcontre ses jeunes ne voit pas le long terme – ils vivent au jour le jour car il n’ont pas encore gouter au joie de la responsabilité, ce qui limite grandement leur comprehension de tout ca.
R.I.P Marjorie
orbitalx
1 décembre 2011
13h06
Toi, Stephane, tu etais assez fort pour compter sur toi. Comme la majorité, ton “toi” etait assez fort pour s’en sortir tout seul.
Le probleme de tout ce que ce fleau tue, ce n’est pas qu’ils ne savent pas qu’ils doivent compter sur eux-meme. C’est que leur “eux-meme” ne leur suffit pas.
Tu sous-entends que comptez sur nous, c’est LA solution a l’intimidation. Que ceux qui ne s’en tirent pas sont ceux qui n’ont pas su compter sur eux-meme.
Ces des biens jolis mots. Qui vont aider la majorité deja assez forte pour s’en tirer. Mais qui ne vont que desesperer d’autant ceux qui n’ont pas ta force et qui ne sont pas capables de s’en tirer eux-meme.
thrill
1 décembre 2011
13h07
Je pense que le noeud réside dans le fait qu’il n’y a pas de manuel pour savoir comment s’en sortir. J’ai moi-même écoeuré du monde pour éviter de me faire écoeurer. La défense par l’attaque. On m’a écoeuré à la fin du primaire. J’ai décidé qu’au secondaire ça ne se passerait pas comme ça. On me testait une fois et on en prenait pour deux semaines d’humiliation. Ça faisait rire les autres, je devenais une star et ça me confortait dans mon attitude.
Finalement c’était devenu une habitude et pire que ça, c’était ma personnalité, ma réputation. Ce n’était pas de la violence extrême mon affaire, juste la remarque stupide qui fait rire dix personnes, mais qui en brise une, tranquillement, sournoisement. Sournoisement parce que la victime essayait de se défendre, en riait parfois pour faire comme si ça ne dérangeait pas. Donc ça ne me passait pas par la tête que ça pouvait le détruire.
Un jour, on a appris qu’un élève n’allait pas revenir en classe. Il était en congé de maladie pour quelques semaines. En secondaire 2, une dépression, on ne pense même pas que ça existe. Puis le prof de latin est entré dans la classe (oui du latin, c’était une école privée). Il a pris les quinze premières minutes du cours pour nous cobler, moi et trois autres gars. Il nous a fait comprendre que nous aurions affaire personnellement avec lui si la victime devait subir quelque préjudice que ce soit en revenant. Il nous a bien fait comprendre que ça ne le stressait pas du tout de devoir nous prendre par le collet, nous décoller de terre et nous garrocher sur un mur si c’est ce que ça prenait pour qu’on comprenne. Ses yeux ne donnaient pas trop envie de jouer aux comiques.
Est-ce que ce prof a usé de psychologie fine, non. Est-ce que répondre par la violence est l’unique solution, probablement pas. Mais il savait qu’il parlait à quatre gars qui jouaient avec la vie de quelqu’un et que ces gars-là avaient besoin de comprendre ce qu’ils étaient en train de faire.
À partir de ce moment, ça a arrêté. Le gars ne s’est plus fait écoeurer. Bien sûr, il m’est arrivé souvent de continuer à faire des blagues, parfois douteuses, mais chaque fois, je revoyais ce prof et son regard et ça ne durait pas trop longtemps.
Aujourd’hui, j’ai trois enfants, les deux plus vieux sont au primaire. Le non-respect et l’intimidation entre eux comme envers les autres sont au coeur des éléments proscrits dans la maison. Rien n’est parfait, ils sont jeunes, mais ils ne pourront jamais intimider quelqu’un sans savoir ce qu’ils font. Je ne peux pas les contrôler, ils font leurs choix dans la vie. Mais là-dessus, ils sont guidés.
Commençons donc par là. Éduquons nos enfants avant de les envoyer à l’école plutôt qu’attendre que le gouvernement, les écoles et les profs le fassent à notre place.
mesange28
1 décembre 2011
13h11
Merci pour ce commentaire. Je pense que ça se complique avec Internet. Un plus grand que soi ne peut plus nous défendre quand on est seul devant son ordinateur.
elfreako
1 décembre 2011
13h19
Ben bravo. C’est en plein ça.
Il y a deux problèmes facilement identifiables quand on a vécu de l’intimidation. Comment faire comprendre à la majorité silencieuse (qui n’est pas silencieuse du tout d’ailleurs, plus la majorité rieuse) qu’elle représente un mal pire que le harceleur? Et surtout, comment on outille nos enfants à “s’en sacrer” avant que ça commence? Moi ça m’a pris des années, et ce n’était certainement pas parce qu’ils n’étaient pas entrés dans ma tête, mais parce que je voyais la lumière au bout du tunnel (ah le cégep, ce grand libérateur des âmes torturées).
Quand je vois le sondage du jour où plus de 40% des gens ne croient pas avoir été témoin d’intimidation… de l’aveuglement volontaire.
poutine82
1 décembre 2011
13h20
c’est toute la différence entre “Oeil pour Oeil, Dent pour Dent” et le “Si on vous frappe à la joue droite, tendez à joue gauche”. Si on se laisse faire, ca ne va jamais s’arrêter. Si on réplique, la personne risque de se taner parce que ce n’est pas drôle pour elle.
fangeled
1 décembre 2011
13h26
@stephane
J’ai beau pas être votre fan numéro 1 quand vous parlez de sports, mais vous avez ce côté humain que j’apprécie beaucoup. Une bien belle lecture, que ce petit billet. Et félicitations…l’intégrité vient parfois avec un lourd prix que l’on doit toujours être prêt à payer. ;) Ça demande des cojones, l’intégrité, de nos jours…
audrey_hepburn
1 décembre 2011
13h28
Très belle chronique, commme d’habitude, M. Laporte! Je l’avais déjà lue la première fois, mais ça m’a fait plaisir de la relire aujourd’hui. Je lis vos chroniques depuis des années et je les trouve excellentes (ma préférée étant celle sur Cyrano de Bergerac, qui est ma pièce de théâtre favorite). Je vous admire énormément pour tout ce que vous avez accompli dans votre vie, malgré tous les obstacles que vous avez dû surmonter. Votre attitude, votre persévérance et votre sens de l’humour sont de très bons exemples pour notre société. P.S. La photo sur votre carte d’étudiant est adorable!
stark.
1 décembre 2011
13h29
Oui mais non. De l’intimidation, j’en ai vécu pendant 5 ans, au secondaire (quoique ça c’est nettement amélioré après 3 ans, quand j’ai mis mon poing en pleine face au gars qui déchirait mes devoirs, mais passons.) C’est facile à dire, “ignore.” “Réplique.” Ou mon préféré, “fait comme si ça te dérangeait pas, ils vont aller voir ailleurs.” En arrivant au secondaire, j’étais le “ailleurs”. J’étais la cible facile. Ma charmante directrice m’a carrément dit d’essayer de me fondre dans la masse si je ne voulais pas me faire écoeurer. En fait, ses mots étaient, “moi aussi je t’écoeurerais, à leur place.” Parce que j’étais trop grande, trop grosse, trop laide, que j’étais la meilleure dans toutes les matières, que j’étais introvertie, que je regardais encore des bandes dessinées à la télé, ou que j’avais parfois des regards déplacés quand la fille rousse de l’autre classe passait à côté de moi. Tout ce qu’un con d’adolescent peut cibler chez quelqu’un, je l’avais écrit en gros néon rouge juste au-dessus de ma tête. Je me faisais crier des noms, insulter, blesser physiquement, pousser en bas des escaliers (!), voler des effets scolaires… Les autres qui se faisaient écoeurer, et dieu sait qu’il y en avait beaucoup, se disaient qu’au moins ils l’avaient moins pire que moi. Après huit ans d’automutilation et deux tentatives de suicide, je m’en suis remise. J’ai des amis comme tout le monde, je réussis bien dans la vie, j’ai une blonde vraiment adorable, et (merci seigneur!) j’ai moins l’air de Mr. Hyde qu’au secondaire. Reste que mes tortionnaires ont gagné. Et si une seule personne a le malheur de me dire “oui, mais tu t’aidais pas!” je pense que je l’étrangle. J’ai TOUT fait. J’ai parlé aux parents, aux professeurs, à la direction. J’ai changé mon apparence drastiquement, j’ai arrêté d’étudier, j’ai même emprunté mon meilleur ami gai comme “faux chum” pour les besoins de la cause. Les gens qui m’écoeuraient au secondaire étaient tous des foutus top modèles et des adonis de collège privé. Je suis sûre qu’ils avaient leurs insécurités eux aussi, mais à 12 ans mon premier réflexe n’était pas de faire une évaluation psychologique on the go entre deux coups de poing au ventre.
msanchez
1 décembre 2011
13h31
Merci M. Laporte,
Sans faire de psychanalyse en public, ça m’a rappelé les combats que je devais mener pour surmonter les jugements des autres, jadis, même au sein de ceux que j’appelais “mes amis”. J’ai craqué un moment, et depuis, j’ai la couenne dure. Je me console aisément en regardant où je suis et en comparant ma situation avec celles de ces intimidateurs, qui pour la plupart ont beaucoup moins bien réussi. Toutefois, j’aurais aimé avoir un conseil comme celui-ci étant plus jeune.
Inutile de dire que je ne tolère ni ignore les gestes d’intimidations quand j’en suis témoin.
gillesfpelletier
1 décembre 2011
13h32
Quand on est jeune, tout ce qui nous arrive c’est comme un bagage qui va nous suivre à l’âge adulte. Que l’on soit le souffre douleur, l’agresseur et/ou le sauveur, il y a quelque chose à apprendre sur les autres, sur soi-même et ça doit pouvoir servir comme des outils dans la vie. Les adultes, qui sont à certains moments nos coachs, ont la responsabilité d’être allumés afin que toutes blessures puissent être pansées et si ces blessures sont internes, ils ont encore plus la responsabilité d’être encore plus perspicace.
Le rôle des parents de nos jours est de plus en plus compliqué, de même que les rôles des éducateurs dans les écoles. Étant donné que nous connaissons tous les avancés psychologiques de nos jours, nous savons qu’il ne faut plus jamais rien banaliser sous prétexte qu’il n’y aura jamais de séquelles ou de conséquences pour un geste ou une parole inappropriés.
Quand un jeune a mal, quand un jeune souffre, quand un jeune met le pied dans l’échec scolaire, il faut réagir tout de suite et trouver des moyens assurer un meilleur sort à l’individu, autrement, on a pas fini de remplir les salles de nouvelles de ces échecs humains.
Gilles Pelletier, Québec
louwi
1 décembre 2011
13h32
Comme bien d’autres, j’ai connu en quelque sorte l’enfer à mes années d’école secondaire il y a plus 30 ans. Je n’ai jamais baissé le regard devant mes harceleurs, mais ça ne les empêchait pas de continuer. Comme bien d’autres, j’ai brassé des idées noires et les railleries ont affecté mes résultats scolaires. Mais ça vaut la peine de tenir le coup, car la vie se charge souvent de remettre les choses en place. Après mes années de secondaire, j’ai discrètement fait un “suivi” sur les existences respectives de mes bourreaux d’antan, et c’est là que j’ai pu, si l’on peut s’exprimer ainsi, “savourer” une certaine vengeance! La majorité de ceux qui avaient dépensé de grandes quantités d’énergie à rendre mes années de secondaire le plus désagréable possible avaient des situations médiocres, des problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie ou faisaient à l’occasion la manchette des journaux pour divers délits. Non, il ne faut pas se réjouir du malheur des autres, mais parfois…
Souvent, le même scénario se répète : Indifférence de la direction des écoles et des enseignants, impuissance des parents face à ce fléau, silence complice des « camarades » de classe. Je pense à la petite Marjorie et à tous les autres qui auront à subir ces comportements, souvent dictés par un primitif instinct de prédation, d’imposer sa domination, typique du monde animal…
justanopinion
1 décembre 2011
13h35
“Par tous ceux qui ne sont pas bien dans leur peau et qui fuiront leur malheur en se défoulant sur ce qu’ils croient être un plus mal pris qu’eux. Un plus tout croche.”
On s’improvise psychologue?
Et quand les gens vous touchent, vous frappent? On les ignore? Il est évident que votre histoire est fausse, qu’elle est fabriquée… dans la vraie vie, ce n’est pas comme ca que ca s’passe. Plus jeune, mes amis et moi étions les bourreaux des bourreaux. Les jeunes plus “différents” nous aimaient beaucoup. C’est ce que je vais enseigner à mes enfants.
Amusez-vous à rire de ceux qui rient des autres… ils arrêteront.
walt68
1 décembre 2011
13h37
@M. Laporte,
J’aime toujours vous lire lorsque vous racontez vos anecdotes de jeunesse, mais là, vous exagérez… Ces types n’étaient pas de vrais méchants. C’est drôle comme la société s’illusionne sur l’enfance. J’ai vécu dans un coin tough de Montréal. À cette époque, plusieurs enfants traînaient un canif ou un poignard sur eux.
@jeansimonc,
Je ne parlerais pas de manque de confiance, mais qui sait ce qui se passe à l’intérieur des familles de ceux qui s’en prennent aux plus faibles ? Les enfants peuvent reproduire dans la cour d’école ce qu’ils subissent chez eux.
johanne.marcotte
1 décembre 2011
13h50
Donnons le pouvoir à la droite afin de rêgler les problèmes scolaires. L’intimidation est causée par la gauche.
americanophile
1 décembre 2011
13h56
Si j’avais été dans la classe de S.Laporte j’aurais pris sa défense. J’ai été “victime” seulement à deux reprises d’intimidation. Ma riposte ? Je n’ai pas la sagesse de S.Laporte. J’ai tabassé mes deux agresseurs. Les deux avaient la bouche en sang après mon intervention. Je les ai ensuite menacer de les frapper à coup de bâton de baseball. Inutile de dire que lorsqu’ils me croisaient par la suite, ils changeaient de chemin.Aujourd’hui il peut être dangereux de tabasser les idiots qui agressent les autres. On peut se faire poursuivre. Il faut le faire de facon discrète sans témoin. Mais la méthode de Mr. Laporte est excellente aussi, très efficace. Il faut surtout ne jamais se laisser faire. On vous donne un coup donnez en un ou…deux.
levraiconnaisseur
1 décembre 2011
13h59
Se faire écoeurer une fois de temps en temps à cause de notre apparence physique ou de notre linge c’est normal. C’est la vie.
L’intimidation c’est: se faire écoeurer à tous les jours, c’est se faire voler sa casquette, son coton-ouaté et son ipod, c’est se faire craché dessus, c’est se faire battre, se faire enfermer dans une case, c’est se faire tirer des oeufs ,c’est se faire écoeurer sur son orientation sexuel, c’est de voir de fausses rumeurs ce propager à notre sujet, c’est de voir ses affaires être mises au poubelle quand c’est pas nous même.
L’intimidation c’est revenir à la maison en pleur, c’est d’avoir une boule à l’estomac à l’idée d’aller à l’école, c’est d’être tourné en ridicule par le professeur ou le directeur qui préfère se fermer les yeux sur le problème plutôt que d’intervenir.
¸
C’est ça l’intimidation. C’est pas normal et ça doit changer.
stridulation
1 décembre 2011
14h04
Donc, si je vous suis bien, les enfants qui n’ont pas le sens de la répartie, tant pis pour eux???
Man1HacK
1 décembre 2011
14h18
“Foutez-vous de ceux qui ne vous aiment pas. C’est leur problème. Ce n’est pas en essayant d’être aimé par eux que vous serez heureux. Au contraire.”
————————————
Le problème ce temps-ci et surtout depuis la mort tragique de Marjorie Raymond ce n’est pas de ne pas être aimé, c’est d’être ostracisé, harcelé, raillé, malmené, battu et poussé au suicide.
Bel essai mais vous avez manqué le but par un mille…
biendisdonc
1 décembre 2011
14h22
Extraordinaire, votre témoignage, monsieur Laporte! Soyez assuré que le transmets à beaucoup de jeunes et plusieurs adultes! Je suggérerai à mes nièces de le conserver pour elles-mêmes et pour un éventuel partage avec leurs amis (es) et les gens à l’école! Merci beaucoup!
patafouin
1 décembre 2011
14h22
Stéphane, je comprends où tu veux en venir, mais pour pouvoir compter sur nous-même ça prend un minimum de confiance en soi et au primaire, ou au secondaire, ce n’est pas tout le monde qui a pu se forger une base inébranlable… j’ai connu quelques victimes d’intimidation qui avait un léger retard d’apprentissage, d’autre avaient un/des problèmes réels de développement cognitif, ceux-là à 10-12 ans Stéphane, ne peuvent pas se défendre…
Je peux dire que j’ai été chanceux, la seule fois où on a tenter de m’intimider c’était en secondaire 1 (1980) , nouvelle école et venant d’une famille monoparental à faible revenu, je faisais “pauvre”… Et avec les lunettes t’imagines… Heureusement je savais me défendre, on a essayé de m’intimider physiquement et j’ai répliqué assez solidement pour me faire une réputation (surfaite) pour le reste de l’année… Pas la bonne méthode évidement, mais à 11 ans on réagi comme on peut…
N’empêche que tout au long de mon secondaire et au cégep, je suis toujours intervenu lorsqu’un abruti s’en prenait à un plus jeune ou à un handicapé, jamais hésité à parler fort pour que tout le monde dans le corridor ou la classe, m’entende clairement apostropher l’imbécile et que tous le reconnaissent comme tel… Certains ont évolués rapidement et s’excusaient et ne recommençaient plus, d’autres n’ont jamais évolué bien sûr… Et sont probablement de parfaits crétins encore aujourd’hui…
Je traverse régulièrement la cour de l’école primaire près de chez-moi pour allez au boulot, et il m’est arrivé d’intervenir lorsqu’au détour du parc, quelques hargneux s’en prenaient à de plus jeunes non loin des surveillants… Je n’ai jamais compris pourquoi ces adultes, RESPONSABLES de la sécurité des enfants ne réagissaient pas, certain(e)s ont su ma façon de penser assez clairement merci…
Tout ça pour dire, que c’est bien beau se défendre nous-même, mais lorsqu’on est témoin d’intimidation il faut intervenir, il faut mettre les projecteurs sur les agresseurs, quand on allume la lumière les coquerelles se poussent…
Ne rien dire ou ne rien faire c’est de la complicité point final…
mattv
1 décembre 2011
14h28
Je doute fortement qu’il ait lu trop rapidement. Il faut être fichtrement de mauvaise foi pour faire une telle association. Orbitalx semble n’être qu’un autre troll parmi tant d’autre qui a trop de temps sur les bras.
reparti
1 décembre 2011
14h29
Ouais…..il y a des limites. Lorsque mon fils s’est fait écoeurer l’école, et qu’il fut battu par quatre écoliers, je suis allé porter plainte au directeur de l’école.
Puis le directeur m’ a fait comprendre qu’il n’y pouvait rien, alors j’ai porté plainte à la police et eux aussi ont rencontré les jeunes et leurs parents et ils ont dit que les impliqués avaient toute une semaine à ne pas avoir de récréation.
Bon j’ai pris note et lorsque mon fils s’est fait encore écoeurer, je lui avait “ordonné” de se défendre et à deux occasions il l’a fait. Un des assaillants s’est ramassé dans les cases et un autre à la cafétéria dont la cabaret s’est vidé.
Puis j’ai été convoqué par le directeur de l’école….et je lui ai rappelé que s’il avait pris ses reponsabilités lors du premier incident, tout aurait été évité et je lui ai rappelé qu’il n’était pas question d’une punition à mon fils…..mon fils ne s’est pluis fait écoeurer par la suite.
La ministre, elle parle, elles font des réunions, elles, elles, elles parlent encore. Avec la partie de l’animalité dont les hommes et les femmes oui les femmes dont ils ou elles sont porteurs et porteuses, il faut agir. On a vu les discussions, les réunions, et les paroles n’ont rien donné, assez parlé agissez.
nininou
1 décembre 2011
14h30
Merci M. Laporte!
@orbitalx, je pense que vous avez lu en biais et que vous parlez au travers de votre chapeau. Les harceleurs, les agresseurs trouvent toujours une bonne excuse pour justifier leurs gestes d’intimidation. Les harcelés sont souvent démunis et ne savent comment réagir.
Mon père ne disait pas “Ignore-les”, il disait “Réplique!”
Ça m’a servi souvent, pas toujours, mais on m’a laissée tranquille.
patophe
1 décembre 2011
14h31
Belle histoire qui fini bien. Moi, j’en ai eu une qui ne finissait pas.
Quand leur insultes te blessent et que tu as malheureusement le style “Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil”, tu décri%$#^%$ de ton pied d’estale en tab^%%$~ en te faisant blaster par tout le monde!!
Trop tard, le mal est fait! On a l’étiquette dans le front! On a pas tous la répartie facile et quand la blessure est sérieuse (Morale s’entend), ça nous parait dans la face, ça nous coupe le souffle, ça tue l’inspiration, tu ose espérer que tu as mal entendu, que ce n’est qu’une seule fois, que ça va finir… Mais, ça fini pu…. pis ton estime de soit prend le bord, pis tu en viens à donner des munitions à tes “chum” qui se servent de toi pour être. Chose que toi tu es de moins en moins…. Être…
À 46 ans, je suis encore moulé de ces évènements. Des cicatrices qui restent… Les belles histoire de gentillesse et d’altruisme, continue d’en lire dans les Tintins… dans la vraie vie, ce n’est pas de même que ça marche….
L’homme est un loup… et ses louveteaux sont bien pire….
Ma
myriade
1 décembre 2011
14h49
Bonjour M. Laporte,
Vous vous en êtes sorti parce que vous aviez du ressort intellectuel, de la philosophie et de l’humour.
La lettre d’adieu de Marjorie Raymond démontre qu’elle était convaincue qu’en se tuant elle se retrouverait automatiquement dans un monde meilleur. Ça, cette croyance selon laquelle nous sommes tous éternels quoi que nous fassions et que le suicide est un moyen assuré de passer à un monde meilleur, sans aucune nécessité de mériter ce monde meilleur en menant une vie responsable et généreuse, est la cause intérieure du suicide de Marjorie.
Autrefois, il fallait croire selon les dogmes de l’Église. Maintenant, chacun croit ce qu’il veut, sans aucune éducation philosophique permettant de structurer notre pensée.
Est-il raisonnable de croire que le suicide est une porte pour «monter au Ciel»? Même si on peut raisonnablement croire qu’il est possible de vivre encore après la mort sur cette Terre, grâce à une intelligence supérieure qui veille sur nous, intelligence supérieure qui se manifeste depuis très longtemps et dont beaucoup de personnes ont témoigné et témoignent encore, il est très dangereux de penser qu’il suffit de mourir pour jouir d’un meilleur monde. Cette idée d’éternité automatique peut mener à des suicides comme celui de Marjorie, et aussi à des suicides comme ceux des kamikazes islamistes.
Le directeur général de la Fondation Jasmin-Roy, Cédrick Beauregard, a dit: «Il doit y avoir, dans chaque école du Québec, une personne responsable du dossier de la lutte contre l’intimidation et la violence, une personne capable d’assurer les suivis nécessaires – que ce soit le psychoéducateur, la psychologue ou quelqu’un d’autre. C’est bien de dire qu’il faut que l’intimidation cesse, mais il y a des mesures à prendre.»
Ce «ou quelqu’un d’autre» est étrange. M. Beauregard a une intuition, il ne doit pas être en train de se dire qu’il faudrait ramener les prêtres dans les écoles, mais il ne va pas au bout de ce qu’il sent pour en faire une pensée claire.
Qui peut le mieux agir pour empêcher que notre jeunesse ne se laisse laver le cerveau avec des croyances irrationnelles qui vont l’empêcher de réagir sainement devant les difficultés de la vie?
C’est la philosophie qui développe le mieux l’esprit critique. C’est votre philosophie, M. Laporte qui vous a permis d’utiliser l’humour pour désamorcer l’intimidation. Savez-vous qui vous a donné ce pouvoir philosophique? En tout cas, tant mieux pour vous.
Quand l’État décidera-t-il de faire travailler des philosophes auprès des jeunes afin de ne pas les laisser se fabriquer des croyances faciles qui poussent au suicide?
jutamat
1 décembre 2011
15h01
Bien d’accord avec vous M Laporte, mais le drame c’est quand on ne
sait pas qui nous sommes, la on se fait rentrer dedans mal sale!
morpa03
1 décembre 2011
15h03
Intéressant ce blogue. J’approche la soixantaine et personnellement je me suis fait écoeurer pendans 10 ans à l’école. Oui 10 ans. J’avais un oeil croche, il me manquait 2 dents en avant, et la première dent du bord était noire à 50%. De plus, j’étais fils unique adoptif aux yeux bleus. Alors vous savez, ils ne m’ont pas épargné.
Je me suis battu quelques fois, car, une fois fâché, je partais à la poursuite des 33 élèves de primaire qui riaient tous de moi. De temps à autre, j’en frappait un et alors j’avais la paix pour 3 ou 3 jours. Une fois devenu adulte et mon problème de dents et d’yeux réglé, il m’arrivait de revoir certains de ceux qui m’ont terrorisé et je les regardais en voulant dire “viens m’écoeurer maintenant”
Mais, dans tout ça, j’ai compris quelque chose, c’est que je n’étais pas assez outillé pour faire face à des groupes. Mon caractère n’était pas assez fort. Aujourd’hui, avec un peu de recul et avec tout ce que cela m’a appris, si je revivais ces choses, cela serait sans doute facile pour moi de me sortir de cette situation.
Tout ça m’a appris à devenir plus fort, mais il m’a fallu du temps avant de ne plus me sentir mal à l’aise avec des groupes. Car à l’époque, je me faisait clouer le bec à chaque fois que j’ouvrais la bouche. Ce furent des années horribles mais j’ai appris énormément.
veto36
1 décembre 2011
15h12
Pendant plusieurs années, il y a de cela bien longtemps, dans les années 1970, j’étais régulièrement victime de railleries et de coups bas. C’était au secondaire, dans une institution privée de ville Laval qui existe encore. Tout cela pour dire que je connais, mais passons. L’internet n’existait pas, ni les réseaux sociaux et c’était une bonne chose parce que hors de l’école on me foutait la paix. Les harceleurs s’amusaient à autre chose et n’étaient pas obsédés par l’idée d’écrire des insanités sur l’internet et de poursuivre l’intimidation. Aujourd’hui, Facebook et autres sont devenus le cauchemard des victimes de harcèlement. Facebook est diabolique et je pense sincèrement que cela ne devrait pas exister parce que tant de méchancetés et de conneries y sont véhiculés. La plus grande partie du contenu de ce site est de la pure stupidité.
Pour le reste, lire l’excellent billet de Mario Roy sur le sujet:
http://www.cyberpresse.ca/debats/editorialistes/mario-roy/201111/30/01-4473271-jeux-de-guerre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS1
De grandes vérités. Les enfants sont profondéments centrés sur leur moi, insensibles aux autres et nous vivons dans une “société dégoulinante de bons sentiments” comme il l’écrit. Je ne me cache pas de dire que je hais cette société hypocrite qui carbure à la rectitude politique, ce qui revient à dire l’instituonalisation du mensonge. Nous sommes tous bons et fins, aimons-nous, respectons-nous, etc. Dans les faits, la violence insidueuse s’incrustre dans les écoles comme cela n’a jamnais été vu dans l’histoire de l’humanité. Le système (politiciens et intervenants scolaires) est dépassé, en fait il capote. Ce monde hypocrite qui carbure au mensonge et à l’aveuglement a contribué à la mort de Marjorie Raymond dont la lettre d’adieu révèle un tempérament d’une lucidité hallucinante. Que cette lettre serve de leçon de vie si ce mot veut encore dire quelque chose.
Puis, j’ai envie d’en ajouter sur la complaisance toute québécoise envers les gestes criminels, en fait, plutôt sur la complaisance de cette frange de gauchistes et humanistes bien-pensants qui s’abreuvent à la sauce Jean-Jacques Rousseau, pour paraphraser encore monsieur Roy. On s’oppose à C-10 parce que l’on veut éduquer, réhabiliter; Fournier qui va faire le clown à Ottawa en faisant une crisette contre les mesures punitives prévues dans la loi. Il dit même qu’il demandera aux avocats du gouvernement de contourner la loi… Pendant ce temps, le multirécidiviste de 16 ou 17 ans qui a essayé d’immoler une fillette à Chicoutimi a reçu une petite tape dans le dos de la part du juge: reviens me voir le 12 février et soit sage en attendant lors de ton retour à l’école. Quand les agresseurs sont des victimes et vice versa.
pager
1 décembre 2011
15h19
Stéphane;
Excellent commentaire:
Comme je l’ai déjà mentionné, l’intimidation et les batailles ont toujours existés. Je me souviens d’un gars (durant les années 60) qui avaient des grosses fesses dures. Heh bien, croyez le ou non, les autres gars prenaient un malin plaisir à lui donner un coup de pied au derrière. Si ce n’étais pas de l’intimidation, je me demande bien ce que c’était? Pourtant, le gars ne s’est pas suicidé et a très bien réussi sa vie.
Moi aussi on m’a agacé, principalement en raison de mon accent qui n’était pas du Lac St-Jean. Les gars du Lac ne mangeait que du steak haché, du poulet et des patates. Moi je mangeais des fruits de mers (nourriture à peu près inconnue dans le boutte à l’époque). Imaginez comment j’ai fait rire de moi lorsque j’ai mentionné que j’avais mangé des pétoncles…Cela a duré des semaines. En fait, il ne faut pas jouer à la victime. C’est encore pire. Il faut se défendre et tenter de former des alliances (Moi j’étais ami avec le meilleur batailleur de l’école…alors on me laissait tranquille). La cour d’école, c’est l’apprentissage de la vie.
Je pense que l’on devrait se poser des questions sur le suicide des jeunes (principalement élevé au Québec), sur ses causes fondamentales plutôt que d’essayer de stopper l’intimidation et les chicanes dans les cours d’école??
La jeune “Raymond”, elle n’avait pas de père??
jppineau
1 décembre 2011
15h21
Je lisais un article hier, auquel j’ai réagi par le texte que je republie, ici bas.
Le déclencheur? La supposition faite par le chroniqueur que cela n’aurait pas du se produire dans un petit milieu comme Sainte-Anne-des-Monts…
—————————–
C’est encore pire dans les petits villages où tout le monde se connaît, justement… Pour moi, le concept était simple : j’étais marqué au fer rouge à cause d’une progression fulgurante à l’élémentaire, ce qui m’a valu de passer au secondaire à 10 ans… alors qu’à cette époque, il fallait compléter sept années de scolarité pour y parvenir. Imaginez seulement que vous vous retrouviez en Secondaire 2 à 10 ans, aujourd’hui… Ça vous donnera une idée du contexte…
Dans ce village de 4000 âmes, mes parents tenaient commerce et ne voulaient pas se créer d’ennemis ni froisser personne en intervenant personnellement auprès des parents concernés. C’était parfois les policiers municipaux qui me ramenaient chez-moi, après m’avoir extirpé des guets-apens qui m’attendaient à chaque retour à la maison, jour après jour. J’avais beau changer d’école, cela me suivait partout puisque c’était, justement, un petit village…
On me conseillait de me faire des amis de mon âge mais qui aurait voulu être mon ami, dans ces circonstance, alors que j’aurais du être en 4ème année et que je me faisais battre à chaque jour? J’ai fini par quitter cet endroit de mon propre choix, à 12 ans! Je suis parti volontairement dans un pensionnat à Dolbeau, bien loin de chez-moi. Puis un autre pensionnat, etc.… Si ça n’a pas été plus facile du côté social, en raison de ma situation particulière, je peux dire que ça a mis fin à l’oppression dont je faisais l’objet depuis l’âge de 8 ans.
Aujourd’hui, encore, je me dis que les gens les mieux placés pour m’aider étaient mes parents qui n’ont rien fait et minimisaient toujours l’enfer que je vivais, allant jusqu’à m’en blâmer. Ceci dit, je me suis forgé un caractère assez «défini» envers les injustices et, lorsque ma fille a commencé à subir ce type de traitement, je suis intervenu personnellement et… définitivement! J’ai fait quelques ménages dans ma rue et j’en ai ramené des kids par les oreilles à des parents médusés. La même chose est survenue à l’école, alors qu’un professeur se permettait de tyranniser un groupe de l’École internationale. Ça m’a valu des menaces de poursuite de la part du service du personnel de la commission scolaire, certes, mais la guerre que je leur ai menée avec quelques parents scandalisés de la situation a créé une onde de choc et un grand stress à la direction de cette énorme école secondaire. L’enseignante en question a été rencontrée plusieurs fois et avertie, bien qu’elle ait tout nié en bloc. Pour ma part j’étais prêt à aller jusqu’à l’injonction pour sortir cette enseignante de l’école mais c’est à ce moment que la détermination des parents s’est étiolée. Une fois encore, ces parents donnaient un exemple négatif de mollesse et d’abandon devant l’adversité. J’avais cependant déjà gagné mon point…
Ce que je veux dire, aujourd’hui, c’est que des recours sont disponibles pour les parents qui ont des enfants vivant ce type de difficultés. Ne comptez pas sur les professeurs qui sont soumis à toutes sortes de règles d’éthique et peuvent à peine élever la voix en classe… Ne comptez pas sur les administrateurs des écoles qui ne bougeront pas d’un iota en attendant que la tempête s’éloigne d’eux et de leurs plans de carrière! Frappez là où ça fait mal : dans leur image professionnelle et sociale et mettez-les au pied du mur. Vous verrez la panique dans leurs regards jadis condescendants et vous aurez soudainement une excellente écoute. Ne reculez pas! Soulignez à grands traits qu’une accusation d’incurie leur pend au bout du nez… et que les potentielles conséquences issues de leur inaction seront leur fait et qu’ils en seront imputables. Menacez d’exposer les cas mal gérés sur la place publique et ne craignez pas les menaces de procès en diffamation : c’est le procès le plus facile à défendre dans ces cas où les choses se passent au vu et au su de nombre de personnes. Ça vaut mieux que des morts et, en prime, vous donnerez l’exemple de votre détermination et de votre support indéfectible à vos enfants qui n’ont que vous sur qui compter…
C‘est le seul remède et c’est la responsabilité des parents, pour peu qu’ils soient à l’écoute!
————————————
NOTE :
La page Facebook de la tortionnaire la plus médiatisée de Marjorie Raymond est publique, au demeurant… Mardi, cette jeune fille écrivait qu’elle «’se foutait DSTE CHARRU LA» (sic)…
À ce stade de méchanceté, je crois qu’on a un problème…
libreelectron
1 décembre 2011
15h26
Je sais que je vais me faire censurer, pourtant j’écris.
Aujourd’hui Monsieur Laporte vous utilisez les mêmes pratiques en plantant de jeunes chanteurs plein de rêve sur le plateau d’un émission populaire. Douce vengeance Monsieur Laporte. Rien de tel que de voir un coeur se briser en direct sur un écran de télévision.
Comme vous le dites si bien: “À tous les rejets de la planète, sachez que les rejeteux ne sont rien d’autre que des rejets qui attaquent.”
suzeli
1 décembre 2011
15h42
C’est une très belle histoire et je suis heureuse que vous ayez pu vous en sortir d’une façon aussi élégante. Avouez quand même que votre cas est exceptionnel dans ce sens où peu de gens ont la répartie aussi vive et aussi facile. Ce don de réplique vous aura bien servi tout au long de votre vie mais vous demeurez une exception. Personnellement, lorsqu’on m’aspostrophe ou qu’on m’insulte, je suis à court de mots et je n’ai certainement pas la tête à une réplique humoristique. Votre histoire est jolie mais elle ne reflète pas la réalité.
emilemazola
1 décembre 2011
15h47
Les enfants sont méchants et les ados, des boutonneux méchants. C’est la vie.
ilisepa
1 décembre 2011
15h49
Je me sens un peu mal, j’étais plutôt dans le groupe des agresseurs. Je ridiculisais les petits, les différents, les noirs et les juifs, je me battais souvent, j’ai eu une tonne de retenus. Ensuite, au collège, tout ira bien, je demeure très populaire et j’oublie toute cette triste jeunesse que j’ai passé à taper sur les autres. Bref, depuis hier je me sens un peu mal…
chingachgook2
1 décembre 2011
15h58
Chez nous, c’était pas plus facile qu’ailleurs. On a père militaire (commando, tireur élite et “drill sergent” par surcroit! Pas question de revenir à la maison en pleurnichant! Mes trois grandes soeurs sont parfois des boucliers, mais seul à l’école, je dois me défendre.
Dans le club de lutte gréco-romaine, il y a un grand 6 pieds et quelques qui n’arrête pas de me traîter de “funken frog” et de maudit frenchman. “Pepsi- Mae West and a brown paper bag to go”. Ça fait trop longtemps que ça dure.
C’était la dernière fois qu’il disait ça. Dans le vestiaire, cet Irlandais-là allait perdre quelques dents! Je saute sur le banc qui sépare les cases et je l’attrape. Je lui pète la tête à six ou sept reprises et je le martèle qui coups. Out! Depuis mes 5 pieds 7 pouces- 137 lbs, j’étais ce Henri Richard.
Le prof de gym, que fait-il (en dépit du fait qui entendait tout le temps ce grand fou là dire des conneries envers les français à l’école anglaise)? Il me demande de le rejoindre sur les tapis de lutte et me fait une prise de soumission!!!!!!
J’avais humilié un anglais, il lui…voulait m’humilier (ce prof).
Mais cette histoire a fait le tour de l’école en une heure. Plus personne ne me traiterait de “funken frenchman” car la grandeur de mon interlocuteur n’avait pas d’importance.
C’était comme ça, les “jocks”. Les “high-school” anglais au début des années 1970.
-C2
pucapabe
1 décembre 2011
16h02
Sans parler du reste de la planète, il reste que dans notre petit monde québecois francophone: on fait dure depuis des décennies. On est ”bitch” et ‘’salaud” entre nous. Cela était, cela est, cela restera. C’est comme cela. Peuple d’idiots et d’imbéciles qui se rient en pleine face et se frappe dans le dos.
Mon discours est haineux, plein de mépris: si le chapeau vous fait. Comme la corruption dans notre beau monde de la construction, municipal, et politique. Honte d’être québecois.
souverain
1 décembre 2011
16h21
M.Laporte,
Le «hasard« fait curieusement les choses….
La semaine dernière, avant le triste événement qui fait la une, j’ai regardé le film: Le jour de la jupe, mettant en vedette Isabelle Adjani pour lequel (avec raison) elle a remporté un César !
C’est l’histoire d’une prof qui en a marre de voir l’intimidation à l’école…
UN MONUMENT ce film !
Je vous invite, ainsi que tous les blogueurs, à visionner ce film !
En plus d’être de circonstances, c’est une film EXTRAORDINAIRE !
onclephi
1 décembre 2011
16h23
La chronique devrait s’appeler: Quand je fermais la yeule à ceux qui tentaient de m’intimider à l’école..
Musica55
1 décembre 2011
16h24
Belle histoire !! Merci de la partager, c’est généreux de ta part Stéphane. Effectivement, le fait de raconter ton expérience vécue, va très certainement aider plusieurs autres jeunes et même les moins jeunes aux prises avec le même genre de difficultés.
Comme je l’ai écrit dans mon blog : http://soigneraveccoeur.wordpress.com
” Voilà l’importance de la confidence qui nourrit les échanges si on considère le support moral qui est apporté par les commentaires. Cela peut aider à mieux supporter des évènements troublants qui sont arrivés à la personne qui se confie. La technologie des médias sociaux aide à procurer des soins humains par le dialogue”.
patophe
1 décembre 2011
16h38
@illisepa
Depuis HIER seulement!?!?!?!?!?!?!
maxlamontagne
1 décembre 2011
16h42
Résumé de l’article: Ce n’est pas la faute des harceleurs, c’est la faute des victimes qui les écoutent! Les vrais coupables sont donc les victimes qui écoutent trop.
C’est pathétique: On se plaint de la violence dans le hockey. On se scandalise d’un coup vicieux. Il y a des enfants qui reçoivent de ces coups vicieux à chaque jour dans les écoles. Si des joueurs de hockey ne sont pas capables de se défendre de ces agressions, comment peut-on demander à des enfants de faire la même chose?
Bientôt, il sera interdit de frapper des joueurs sur la glace, mais ce sera permis de frapper des enfants dans nos écoles. Et monsieur Laporte va écrire de beaux articles, à savoir que les enfants qui recoivent des coups doivent apprendre à encaisser.
Quand c’est un adulte qui reçoit des coups, il faut appeler la police, ou lui donner 3 mois de suspension si c’est un joueur de hockey. Si c’est un enfant qui se fait frapper, on lui dit de prendre son mal en patience et de cesser de se plaindre!
Si la fille qui s’est suicidée à Sainte-Anne jouait dans la LNH. Laporte l’aurait pris en pitié et aurait demandé des punitions sévères pour ses agresseurs.
Maxime Lamontagne
mikemo
1 décembre 2011
16h44
Je crois M. Laporte qu’il y a une petite nuance à faire. Il semble facile de répliquer à une attaque verbale. Mais lorsque l’intimidation se transmet en violence physique ou que vous n’entendez que les echos de railleries à votre encontre. Comment vous défendre? Comment répliquez? D’autant plus que vous mesurez 4′8, que vous avez 12 ans et qu’ils en ont de 13 à 15.
Lorsque vous vous faites donner une bine (aux allure de coup de poing) par un gars de secondaire 4 qui pensait que vous étiez quelqu’un d’autre (je plainds cette personne d’ailleurs).
Lorsque vous vous faites lancer un crayon par la tête par un garcon de 6′ assis au bureau juste à côté de vous.
Lorsque vous êtes la cible de choix pour une pratique de papier mouillé ou d’efface.
Lorsque des desseins circulent sur vous… et j’en passe.
Malheureusement (dans le temps j’en étais heureux), je n’étais et de loin, pas le pire bouc émissaire de mon année et de mon école. Je n’ose imaginer ce qu’ils enduraient.
Bref, en secondaire 4, à 6′1, les moqueries ont cessé. Ce n’est qu’à partir de la mi-Cegep que je n’ai vraiment recommencer à avoir confiance en moi. Aujourd’hui la vie est belle, je cotoi certain de mes intimidateurs, sans rencune, certains se sont parfois excusé, d’autre non. Je comprends aujourd’hui que l’adolescence ne veut rien dire.
Cependant, lorsqu’on y est, on ne le comprend pas. Il y a quelques années, j’en reparlais à un de mes amis qui vivait pareil intimidation. Nous n’avons jamais pensé au suicide. Par contre, même point en commun, pour nous apaiser (car essayer de dormir lorsqu’on est en larme et qu’on a la peur de savoir si les intimidateurs seront là aux cours de francais ou d’art), nous rêvions de les tuer. Ça parait froid dit comme cela, j’en conviens, mais c’était alors très apesant et aidait à s’endormir.
J’aimais trop la vie, et si la vie était insuportable, je devais l’arranger, pas me l’enlever. Je suis heureux de ne pas m’être rendu à ce point de non-retour.
J’ai cependant peur que ce jour arrive, où, un jeune aussi dépourvu que je ne l’ai été, en arrive à ce moyen. Si moi et mon ami y avons songé sans même se parler à l’époque, j’ose croire qu’il y a d’autres jeunes dans cette situation.
Bref, le problème est réel, plus gros? Je n’en sais rien, moins tabou, sans doute. Par contre, plus on en parle, mieux ce sera.
patophe
1 décembre 2011
16h44
Le pire dans tous ça c’est que les tortionnaires, eux, ne s’en souviennent même pas! Pour eux, ce ne sont que des souvenirs de leur “tendre” enfance!
On se souvient avec honte la fois où on avait torturé avec la gang un chat ou une grenouille, la fois où on faisait fumer la dite grenouille, on s’en sens mal aujourd’hui mais, on a aucune honte ou souvenir nauséeux du gars que l’on se complaisait à bafouer et à humilier au primaire et qui, aujourd’hui, en garde des séquelles permanentes!!
S’ti qui en a qui sont ben faites pareil……
cielbleu
1 décembre 2011
17h52
Mon fils de 5 ans, à la maternelle à subit de l’intimidation. Il était le seul petit garçon noir de toute l’école, pire encore il commencais un mois après la rentrée.
On lui baissait les culottes, on le traitait de tous les noms et j’en passe. le tout fait par des élèves de sa classe. Cela à durer des mois sans que je le sache car il n’en parlait pas. Un jour, je prend la photo de classe et lui demande de me parler de c haque camarade de classe, car il n’en parlait jamais. C’est alors qu’il m’a décrit tous les sévices que chacun d’eux le faisaient subir. Moi qui croyait que tout se passait bien à l’école (car, c’est ce que me disait le professeur et la direction de l’école à qui je demandais souvent des nouvelles)
Voici ce que j’ai fait dans l’ordre:
-j’ai appelé la police (on m’a donné un nom d’enquêteur)
-j’ai communiqué avec la personne responsable de la sécurité à la commission scolaire
-j’ai avisé le directeur et le professeur.
Bien sûre j’ai pris le soin d’informer la commission scolaire, le directeur et le professeur que la police était informé et pris soin de leur donné le nom de l’enquêteur (qui m’avait informé que je pouvais porter plainte contre les parents puisque les enfants étaient mineurs).
Le lendemain, tout était réglé. J’ai réçu des lettres d’excuses des parents et des élèves. Puis mon fils à terminé sa maternelle en paix. Il est maintenant en 1ere année, dans la même école et avec les mêmes camarades. Plus personne ne l’écoeure.
walt68
1 décembre 2011
18h00
@patophe,
Les jeunes ne sont pas pires que leurs parents, mais lorsque le patron est un nerd à lunettes, les brutes doivent faire preuve d’humilité.
D’ailleurs, pourquoi notre société tolère-t-elle la violence entre enfants, alors qu’un adulte qui en brutalise un autre va se retrouver en cour ?
jutamat
1 décembre 2011
18h14
@librelectron
Et que dire des articles portant sur l’apparence de Mme Marois?
donaldpierre
1 décembre 2011
18h23
50 ans le bonhomme!
Tu vieillis bien.
Je vais peut-être en décevoir plusieurs mais je nous trouve un peu “matante” avec ces histoires d’intimidation.
Il y a de l’intimidation à l’école mais c’est un passage obligé. Pour nous préparer à l’intimidation au travail et dans la vie de tous les jours. Comprenez-moi bien, je déplore le suicide de cette jeune fille et condamne ce genre d’agissement. Mais à trop crier au loup, quel genre de génération prépare-t-on pour notre avenir? En plus l’hyper-médiatisation du phénomène donne un sauve-conduit ou une idée à ceux qui vivent ce genre de phénomène.
Moi j’ai 40 ans. L’intimidation je l’ai vue, je l’ai vécue et j’en ai fait. Ben Bon! C’était dans le temps que les enfants jouaient dans la rue sans avoir peur de se faire frapper, faisait du vélo toute la journée sans casque et qu’on comprenait l’importance d’être un peu tough dans la vie.
Autre temps – Autres moeurses
Donald Pierre
mess
1 décembre 2011
18h43
@libreelectron
C’est bein que vous n’ayez pas mété sensuré. Ainsi, tous ceux qui auront lu votre commentaire se feront une idée juste de votre personnage, c’est pas fort.
bloganon
1 décembre 2011
18h50
Mais aujourd’hui, avec votre cellulaire, ne pourriez-vous pas composer le 911 en cas d’intimidation? Après tout, la police est là-pour protéger tous les citoyens de leurs agresseurs, qu’ils soient en couche, à l’école, au bureau ou dans la rue.
patatipatata
1 décembre 2011
19h23
C’est dans ma famille que j’ai vécu le plus d’intimidation.Dans les années 60-70,c’est à l’école que je me sentais le mieux.Avec mes amies,dans les sports scolaires,ou je pouvais sortir ce trop plein d’agressivité.J’aurais pu faire chier n’importe qui,mais je savais beaucoup trop comment il pouvait se sentir.J’avais appris à me battre,pas àfaire mal.J’avais une âme, des valeurs et une morale.Que manque-t-il aujourd’hui à nos jeunes ?
serge
1 décembre 2011
19h42
Ces agresseurs sont des làches
gringo39
1 décembre 2011
20h04
A l’époque 1950 a l’école du rang, nous étions une famille de Longueuil arrivée a la campagne. L’intégration aux gens de la campagne n’est pas une mince affaire! Pas de police et la maïtresse habitait chez un cultivateur des environs lequel avait des enfants èa l’école. Mon frère plus jeune pleurait souvent. Moi j’étais du genre agressif et bagarreur. La journée que l’un d’eux décidait de me busculer pour faire rire les autres (ils étaient cinq) j’ai frappé sur tous ceux qui tentaient de me frapper. Un adulte de la rue est intervenu pour que la bagarre puisse cessée. La maîtresse n’était pas contente de moi. Celui qui m’avait attaqué, bousculé, il pleurait! L’intimidation a cessée sur le coup, on me craignais maintenant. Ce garçon qui m’avait bousculé et intimidé en 1950, je le vois chez lui quelques fois en passant dans la rue, il a environ 74 ans maintenant et je ne lui en veux plus! HA HA! A.Marechal
pierr27
1 décembre 2011
20h11
Je trouve ce temoignage parfait,mais on a pas tous le talent de S.Laporte pour la replique alors la claque sur la gueule est plus frequente que le depart de l´ignorant.Mais la claque de replique même sur un plus fort arrête les rires aussi…
bonserge
1 décembre 2011
20h36
Vous avez raison quand vous dites qu’il ne faut pas laisser les harceleurs entrer dans nos tête. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Certain pourrons y parvenir, d’autres pas.
Je pense que rendu à un certain point, mieux vaut se battre que de laisser faire même si on est pas de taille. Au moins, quand il y a violence physique, les adultes ne peuvent plus fermer les yeux et plusieurs “suiveux” renonceront devant une victime qui ne laisse pas faire passivement.
Remarquez que moi je viens d’une époque et d’une région où les jeunes n’étaient pas dans des gangs de rue et ne se promenaient pas avec des armes à l’école. Il ne pouvait rien arriver de très grave dans une bagarre à part de manger quelques coups de poings. Aujourd’hui, pas sûr que je conseillerais ça à mes propres enfants.
Sinon, avoir des frères ça peut aider aussi. Mon petit frère à été victime d’intimidation. Je me rappelle, c’était l’époque où les jeunes collectionnaient les “pogs” et mon petit frère se les étaient faits “taxés” par un petit bum. Et bien le petit bum, il a été victime d’intimidation à son tour. Le lendemain, il a redonné les “pogs” à mon petit frère.
delhornissimo
1 décembre 2011
20h36
Moi, je louchais. Il y avait ce gars de la ville voisine qui me traitait de «BEAUX YEUX» depuis quelques semaines. J’avais fait semblant de ne rien comprendre, mais Dieu que ça me faisait mal. Puis, il y a eu cette partie de soccer. Il m’a donné encore une fois du «BEAUX YEUX»! Je n’ai pu me retenir: je lui ai fermé l’oeil pour une semaine. Ça été terminé. Je suis allé jusqu’à l’université avec le gars. Je n’ai jamais pu être son ami.
zoorro
1 décembre 2011
21h25
De l’intimidation, il y en a de tous les genres. De toutes les formes.
«À tous les rejets de la planète, sachez que les rejeteux ne sont rien d’autre que des rejets qui attaquent. Soyez un rejet qui s’en sacre. Et vous n’en serez plus un.»
C’est ce que doit faire Mme Marois aussi de tous ces rejets qui s’en sont pris à elle à partir d’une simple photo.
http://blogues.cyberpresse.ca/laporte/2011/11/05/la-photo-de-pauline-marois/
PiBlay
1 décembre 2011
21h42
Peut-être mais quand il te cogne la tête dans le casier ou bien qu’ils te colle une gomme dans les cheveux, c’est difficile en maudit de s’en sacrer. Encore plus idiot de les ignorer.
J’en ai vu qui essayait d’ignorer… tout les mesquins de l’école en avait trouvé un qui se laissait faire… Il l’on attaché sur sa chaise avec une ceinture et ils l’ont trainé dans les corridors.
Sa mère lui avait surement dit de les ignorer.
daniel69
1 décembre 2011
22h10
M. Laporte, vous avez la chance de pouvoir compter sur votre intelligence et votre vivacité d’esprit pour «survivre» dans notre merveilleux monde. Ce n’est malheureusement pas donné à tout le monde. Certains peuvent utiliser la force pour se défendre. D’autres sont des victimes de ces sales prédateurs. Ainsi va la vie…
PiBlay
1 décembre 2011
23h09
Des fois dans des débats politique ça joue croche, surtout lorsqu’on défend une position “qui n’est pas dans le consensus québécois”. Ça fait des attaques personnelles au lieu de parler du sujet.
Eh bien c’est pas parce que l’autre écrit dans un journal ou passe à la télé que je vais m’en laisser imposer d’un poil. Justement au contraire si l’autre a cette position c’est qu’il est habile et qu’il doit pouvoir répondre, justifier sa place devant son public. S’il fait des attaques personnelles indignes, il faut pas avoir peur de lui mettre le nez dans son caca devant son monde. Faut défendre son bout de gras.
C’est pareil à l’école. Ça m’est arrivé de m’en prendre au plus baveux rien que parce qu’il m’avait piqué une gomme. Je savais qu’il faisait de la boxe, je savais qu’il avait déjà envoyé un autre élève à l’hôpital par commotion. Mais il a vu dans mon regard que je lâchait pas. Il était emmerdé de voir que le plus petit de la classe lui tenait tête de cette façon. Et je faisait exprès car les autres lui disait de m’en sacrer une. Eye man c’est juste une gomme. Je lui ait pas fait perdre la face complètement, on est resté de même. Mais ça me dérangeait pas de perdre la bataille, je voulais juste mettre au clair que ça serait embarrassant.
Une autre fois il m’a poussé sur le mur de béton et je me suis pété la tête. J’était tellement fru qu’il a pris la course et il est allé courir auprès du directeur pour que je le frappe devant lui. Il a bien fait, car ça m’a laissé le temps de dépomper, car je l’aurais frappé, mordu, grafigné, j’aurais tout fait pour lui faire mal. Peu importe ce que ça m’aurait couté. J’ai pas toujours été aussi brave, mais des fois je suis fêlé. Le plus petit qui cour après le plus grand, il a perdu la face devant la classe et j’ai eu la paix pour un bout. Mais il est quand même devenu président de l’école. Comme quoi écœurer le monde ça rend populaire.
Au moins si tu te fait taper dessus devant des témoins tu peux poursuivre.
Ça m’est même arrivé de me faire harceler sexuellement en milieu de travail par un autre homme. Ça pas été long, j’ai porté plainte. Je m’en fou de la réputation et de ce que les gens disent, c’est satisfaisant de faire payer un cave. J’avais nuit à leur amis, j’avais stoolé, j’ai été mis à part, j’ai été rejeté, y’en a que ça frustrait de simplement me voir et j’avais la tâche facile pour les frustrer: je n’avais qu’à avoir la tête haute fier et satisfait. Je les méprisaient tellement que leurs insultes me faisait sourire, ce qui les frustraient encore plus. Il faut pas montrer de faiblesse, et il faut chercher du boulot ailleurs car ça durera pas.
À l’école, les jeunes ne doivent pas avoir peur de dénoncer ou d’enfreindre les normes sociales.
Ils sont intelligents, ils sont sournois, ils sont mesquins. Des fois, il faut montrer ce qu’on a dans le ventre, se sacrer de ce que les autres pensent et frapper là où ça fait mal. Pareil que dans les films de prison.
En tout cas ces évènements m’ont appris à tenir tête à des groupes de gens hostiles. Mais c’est plus facile une fois adulte.
walt68
2 décembre 2011
05h53
@justanopoinion,
Mauvais conseil. Si vos jeunes se moquent de ceux qui sont vraiment méchants, ils risquent la raclée de leurs vies. C’est toujours simple lorsque l’on ne se trouve pas impliqué directement.
Je crois aussi que ça fait partie de l’éducation et aussi du développement psychosocial… Comment peut-on prendre au sérieux les commentaires des autres ? Est-ce à la maison ou est-ce que c’est normal qu’un adolescent se croit le nombril du monde… et je pense qu’il est mal de penser que tous sont nos amis.
pierrea
2 décembre 2011
06h04
J’ai été régulièrement intimidé avant même la maternelle et jusqu’au début de l’adolescence parce que j’étais très malentendant, après quoi le peu d’amis que j’avais m’ont abaondonné, car j’ai alors eu des problèmes de basse vision qui ont beaucoup compliqué la communication.
À l’arrêt d’autobus, vers six ans, il y avait un rituel quotidien. Les plus grands commençaient par crier mon nom de famille et dire des bêtises que je n’entendais pas. Puis ils parlaient plus bas, et là je répondais — saviez-vous que crier quelque chose à une personne malentendante qui se trouve tout près déforme les sons? De toute façon, je n’avais pas besoin de comprendre les mots avec ces enfants, les coups de pied sur ma boîte à lunch communiquait amplement leur message.
À sept ans, je n’en pouvais plus. Il y avait non seulement l’intimidation quotidienne, mais aussi le fait qu’on m’avait placé dans le milieu de la classe, où je n’entendais plus grand chose. J’ai fait l’école buissonière pendant plusieurs jours. Je volais des cigarettes à mon père et les fumais, croyant sans doute qu’elles me rendraient fort, comme lui. Quand j’ai été découvert, j’en ai mangé toute une, mais c’est bien la seule fois que mon père m’a puni physiquement.
L’intimidation s’est poursuivie tout au long du primaire. Vers 9, 10 et 11 ans, on m’attendait régulièrement à la sortie de l’école (”J’t'attends!”), les garçons et filles se plaçaient autour de moi et de mon adversaire, parfois en criant “On veut du sang!” Je ne frappais pas mon adversaire, je cherchais à sauter dessus pour l’immobiliser.
Mes parents, inquiets, m’ont fait prendre des cours de karaté. Très typique de l’époque — Bruce Lee vevait de mourir, et j’ai bien aimé le cours, j’aimais bien l’activité physique. Cependant je ne me suis jamais servi de ce que j’ai appris, car mon père a décidé de contacter le père de mon principal bourreau, et on nous a forcé à devenir amis brièvement. Les coups ont cessé, mais l’intimidation s’est poursuivie, plus psychologique cette fois.
Quand ma vue a diminué, même ma famille trouvait très difficile de me parler parfois, alors à l’école (publique et “normale” — je n’ai pas fréquenté d’établissement spécialisé) on m’a laissé tranquille, vraiment tranquille. J’ai fait une dépression.
Je voudrais écrire que j’ai alors reçu toute l’aide dont j’avais besoin, mais la vérité c’est qu’une autre histoire d’horreur a commencé, dont je vous épargne la description. Après trois psys, je suis enfin tombé sur le bon (trois ans plus tard!), et là ma vie a enfin changé.
Aujourd’hui je gagne bien ma vie, mais ne vous imaginez pas une minute que la discrimination et l’habilisme me sont inconnus. S’il y a des obstacles attitudinaux que toute personne handicapée doit tenter de surmonter, il y aussi, avec la surdité et la cécité, des obstacles de communication évidemment considérables. Il faut en parler, sinon les choses n’évolueront jamais.
walt68
2 décembre 2011
06h09
@cielbleu,
5 ans… Sac…ent ! Ce sont des gamineries. Il faut laisser votre fils se battre, pas intervenir à chaque fois qu’il est dans le trouble. Faite-lui confiance, il doit grandir en apprenant à manoeuvrer dans les tempêtes. Il se fera des copains et doit aussi apprendre par lui-même à discerner ; ceux qui valent la peine de devenir ses amis ; ceux qui seront que de bonnes connaissances ; ceux qui seront ses rivaux.
Dans tous les cas, un minimum de politesse s’impose afin de se mettre personne à dos. Si je peux placer mon petit 5 sous, je vous conseillerais d’inscrire votre jeune à des cours d’art martiaux afin de :
1) Se faire respecter
2) Prendre de la confiance
3) D’acquérir une bonne discipline de vie.
C’est la vie qui veut ça. Même les meilleurs n’ont pas que des amis.
pierrea
2 décembre 2011
06h28
Cher Stéphane, pour donner suite à mon témoignage, je m’en suis “sacré” autant que possible et j’jétais très “résilient”, mais le harcèlement et l’intimidation peuvent à la langue complètement pénalisé la personne et lui volé une grande partie des occasions qui permettent justement de développer sa confiance en soi.
Tu remarqueras que ça a pris au moins huit ans pour saper tout ce que j’avais. Alors moi, j’ai vécu les deux côtés de la médaille. Je comprends à quoi tu veux en venir, c’est vrai qu’il faut rester fort, le plus fort possible. Mais parfois, tous les efforts sont couronnés d’un immense échec.
Autre aspect: savais-tu que les gens qui développent des problèmes de santé mentale sont aussi des personnes handicapées? Dans ce contexte, l’impossibilité de rester fort prend une toute autre allure.
Nous sommes du même âge, et nous avons connu une autre époque. Je suis très content que nous nous en soyons très bien sortis et je crois que nous cherchons à aider les autres. Ça prend des gens qui disent “Tiens-toi debout” et d’autres qui disent “Veux-tu en parler?”. Voilà.
jomarcotte
2 décembre 2011
06h51
Le commentaire fait à 13h50 par une Johanne Marcotte n’est pas celui de Joanne Marcotte (qui est moi), auteure de “Pour en finir avec le Gouvernemaman” et cofondatrice du Réseau Liberté-Québec.
Joanne Marcotte
Sogeking
2 décembre 2011
07h32
Mon opinion va sans doute paraître bien naïve aux yeux de certains, mais pour ceux qui y sont parvenus, vous pourrez attester (je pense) de la véracité de mes propos.
Un peu d’optimisme ne fait pas de mal.
Je vais surtout réagir au commentaire de stark. qui disait : “J’ai des amis comme tout le monde, je réussis bien dans la vie, j’ai une blonde vraiment adorable, et (merci seigneur!) j’ai moins l’air de Mr. Hyde qu’au secondaire. Reste que mes tortionnaires ont gagné.”
Non, je ne suis pas d’accord. Avoir des amis, être en couple, bien réussir dans la vie C’EST UNE IMMENSE VICTOIRE FACE A CES TORTIONNAIRES.
Même si avec l’âge on se dit qu’on a plus rien à leur prouver, et quand bien même ils ne sont plus là pour en témoigner, je peux vous dire que réussir socialement en dépit des railleries que l’on a subi, ça fait énormément de bien à l’égo.
“Ego” n’est peut-être pas le bon terme, je devrais plutôt dire que l’on recouvre un peu de confiance en soi, ce qui n’est pas du luxe, surtout dans une société comme aujourd’hui où le manque de confiance en soi se paie très cher.
Bref, toujours est-il que ces stigmates d’enfant victime ne disparaîtront jamais complètement, car “c’est un bagage que porte l’adulte tout au long de sa vie”, comme cela a été si bien dit. Mais les gens qui vous aiment, qui vous estiment en tant qu’être humain, parviennent à effacer ces cicatrices, petit à petit.
Quand bien même on vous aurait piétiné un milliard de fois, si malgré ça l’adulte que vous êtes ne s’est pas laissé écrasé par le poids de cette fatalité, vous avez GAGNÉ.
davewright
2 décembre 2011
07h38
Depuis quelques jours que l’on dépeint “l’intimidation” sous toutes ses formes, paroles et/ou gestes, que subissent les ados.
Et à entendre ce qui se dit, on dirait qu’une fois passé l’adolescence, tout ça s’arrête! Fini! On n’est plus victime “d’intimidation”.
Pourquoi j’écris “intimidation” entre guillemets? Parce que c’est ce mot que je ne le comprends pas. C’est quoi au juste l’intimidation, qu’est-ce que ça englobe?
Je trouve que c’est flou. Quand est-ce qu’on passe de la moquerie, à l’intimidation? Quand est-ce que l’intimidation devient du harcèlement? Lorsqu’on parle des jeunes enfants, on dit d’eux qu’ils sont ingrats. Adolescents, on dit victime d’intimidation. Adultes, on dit victime de harcèlement.
Évidemment que l’histoire de la petite Marjorie me touche et m’interpelle. Mais on banalise son histoire en ne la mettant pas en perspective dans l’ensemble d’une vie. Car l’histoire de Nelly Arcand aussi m’avait touché. Au fait, Nelly, c’était une victime d’intimidation?
Son histoire à Marjorie se transpose malheureusement dans le même scénario que pour plusieurs autres enfants, ados et adultes. Un seul scénario, mais avec des protagonistes différents et des histoires différentes. Et aussi, j’en conviens, des dénouements tous différents.
Et avouons qu’un bon dénouement “punché” comme celui dans l’histoire de Marjorie ou de Nelly, ça fait toujours un beau morceau de charogne à grignoter dans les médias par les vautours.
stephanie2009
2 décembre 2011
09h02
@donaldpierre
“Il y a de l’intimidation à l’école mais c’est un passage obligé. Pour nous préparer à l’intimidation au travail et dans la vie de tous les jours. Comprenez-moi bien, je déplore le suicide de cette jeune fille et condamne ce genre d’agissement. Mais à trop crier au loup, quel genre de génération prépare-t-on pour notre avenir?”
Alors c’est que vous avez intégré comme étant une chose normale que le milieu de travail ainsi que les autres milieux de vie soient des lieux de brimades et d’agression. On ne peut pas changer les choses? On a seulement le choix entre être celui qui serre les dents ou celui qui frappe le plus fort?
Lorsqu’un cas d’intimidation fait les manchettes, on ne voit que la pointe de l’iceberg. Le jeune encaisse souvent courageusement en silence des brimades répétées et parfois de véritables agressions physiques depuis des années. Si j’étais vous, je m’inquièterait davantage du manque de courage de ceux et celles qui se mettent à plusieurs pour tourmenter un(e) jeune, qui s’en prennent à un plus petit ou qui utilisent des méthodes de lâches (cyberintimidation, rumeurs, calomnie) dans son dos. Je m’inquiéterais aussi des jeunes qui harcèlent ou agressent sexuellement des filles ou des enfants et des filles qui lancent de fausses accusations d’agression sexuelle contre un professeur qui a osé leur donner une mauvaise note pourtant méritée.
Vous parlez de l’importance d’être “tough” dans la vie. C’est aussi important pour moi mais il y avait autrefois quelque chose qui s’appelait l’honneur. Je ne sais pas si ce n’était qu’un vain mot mais en principe on valorisait le courage de défendre les persécutés, de ne pas frapper quelqu’un qui est déjà par terre, de se battre un contre un et avec quelqu’un de sa taille. Le respect n’était pas toujours pratiqué mais c’était une valeur importante, de même que l’intelligence de faire valoir son point de vue en se servant de son esprit.
Nous ne vivons pas dans la jungle et les jeunes qui apprennent à confondre la peur et le respect seront aussi mésadaptés qu’il est possible de l’être lorsqu’ils arriveront dans le vrai monde, où il y a des lois et des règlements à respecter et où ce n’est pas celui qui frappe le plus fort qui a systématiquement raison. Banaliser l’intimidation c’est favoriser la loi de la jungle et le manque de solidarité et surtout, c’est consacrer empereur l’enfant-roi.
coutuju
2 décembre 2011
09h06
Le problème est que ma fille n’a et n’aura probablement jamais ta répartie, Stéphane…
Le problème est que même si j’ai du menacer l’école de régler moi-même le cas des p’tits cons et qu’ils ont fait en sorte qu’elle ne se fasse plus écoeurer, il était trop tard.
Ma grande fille a changé…elle ne sera plus jamais la même…elle aussi a cessé un moment donné d’aller à l’école, et elle a dérapé, elle a pris une route qui aurait pu être dramatique pour elle. Nous avons dû bien malgré elle intervenir.
Marjorie, je suis CERTAINE que tu es mieux maintenant…c’est juste dommage que les p’tits cons qui t’ont fait du mal ne le réalise pas…
J’espère ne jamais avoir à vivre ce que tes parents ressentent présentement…
Il y a de cela maintenant trois ans. Et aujourd’hui?? Elle a toujours le mal de vivre, mais ça va un peu mieux.
frankididoudelidou
2 décembre 2011
09h20
Faites une recherche google: “gros cave” “ne veut pas d’enfant”.
lisemoga
2 décembre 2011
09h28
M. Laporte, votre article est très touchant. J’admire votre sens de la réparti pour tourner une situation dramatique en une occasion de croissance. J’ai envoyé votre texte à une de mes filles qui a connu l’intimidation.
En quatrième année, devant l’intimidation, je lui avais conseillé d’aller en parler à son professeur. Celle-ci lui a dit de s’arranger avec ses troubles. Je suis allée rencontrer le directeur pour l’informer du résultat de cette intervention et je lui ai dit que puisqu’elle devait s’organiser, je l’instrumenterais en l’inscrivant au karaté. Le directeur ne savait que contester mon choix sans ne pouvoir m’offrir autre alternative.
En sixième année, elle a reçu une jambette d’un “agresseur” de réputation et elle a dû s’excuser devant toute la classe. Je suis encore bleue juste à y penser. Je suis allée rencontrer le professeur et je lui ai demandé des explications.
moi: “Comment ça, on reçoit une jambette et on doit s’excuser?”
p. -: “Votre fille a provoqué.”
moi: “Qu’est-ce qu’elle a fait pour provoquer?
p.- “Mum…… ”
moi: ” Vous ne pouvez pas me dire quelle est la nature de cette provocation et vous affirmez qu’il y a eu provocation??? … donc, si ma fille provoquait “plus fort” ce jeune serait justifié de tuer????
J’ai sorti ma fille de l’école.
vennest
2 décembre 2011
09h29
Moi je pense que c’est l’odeur “particulière” de la salle de mississipi du Collège de Mtl qui était toxique.
Kacco
2 décembre 2011
09h39
Belle initiative… mais je vais malheureusement me ranger du côté de ceux qui vous disent que vous manquez le but de beaucoup.
Il n’y a pas de concours ”mon intimidation était pire que la tienne”… Mais je crois qu’il y a une différence entre ”un évènement intimidant” et un ”quotidien intimidant”. Être confronté à la stupidité une fois de temps en temps n’a rien à voir avec subir le harcèlement physique et/ou psychologique sur une base quotidienne.
Une petite répartie rapide, si on est chanceux d’y penser dans ce moment de panique, ça peut nous sortir d’un petit malaise, mais ce n’est pas suffisant pour lutter ”pour sa vie” à chaque jour. Les mots semblent forts, mais c’est réellement ce qui se passe dans notre tête quand on vit de l’intimidation qui perdure. On se sent en danger constamment; d’une minute à l’autre on peut se faire démolir.
Je vois bien vos bonnes intentions, mais les petits messages de ”aime-toi”, ”reste toi-même”, ”il faut que tu t’en foutes”, c’est franchement mettre un ”band-aid” sur une jambe arrachée par le tordeur. Il n’y a pas que l’intimidation et ses effets dans cette tragédie… le jeune, il a un passé avant de commencer à se faire intimider. Et si ce passé l’a un tant soit peu fragilisé à la base, il ne sera définitivement pas capable de s’en sortir tout seul. Quoi que même si tout va bien à la maison et ailleurs, ça ne garantie pas non plus qu’il soit assez fort.
Moi le message, je ne veux pas qu’on l’adresse aux jeunes victimes. Nous n’avons pas à leur demander d’être assez fort! C’est ridicule! C’est aux adultes qui les entourent qu’on doit demander d’agir. Aux victimes, tout ce qu’on a à dire c’est: ”Viens avec moi, on va sortir prendre l’air, on va aller faire quelque chose de l’fun… Tu vas voir, il y en a des endroits et des gens qui vont te faire tripper. Moi je vais m’occuper de toi, parce que tu en vaux la peine. Tu vas guérir.”
siresagud
2 décembre 2011
09h42
Non, la morale de cette histoire n’est pas de s’en foutre et encore moins de culpabiliser les victimes.
Ma propre histoire est bizarre mais pas du tout à recommander, mais c’est celle-là que j’ai choisi.
Je suis jumeaux, 6′-5”, cheveux longs, pas du tout bien habillé (ma mère étant monoparentale!) Pourtant aujourd’hui, dans le monde adulte, on trouve çà sympathique, mais au début des années 90, les jeunes aimaient bien nous achaler ou soit nous essayer à la bagarre, pour se vanter ensuite d’avoir battu un plus grand. Les frustrations étaient quotidiennes, et moi et mon frère jumeaux , on se tapait dessus. On tapait je ne sais qui, soi-même peut être? Dans tous les cas la pression retombait… Ensuite j’ai appris que se défouler sur un ballon de soccer était moins risqué. Quand je me suis retrouvé seul au collège, mon frère ne pouvant plus supporter l’acharnement des autres à nous intimider, je me suis perdu dans la lecture, le walkman sur les oreilles dans l’autobus. J’avais la paix, les autres pouvaient bien parler, je ne les entendait pas!
J’avais bien des amis, du même statut que moi, des boursiers! La meilleure gang de gars, honnêtes et sympathiques! La rage étant encore là des fois, quand je ne réussissais pas à répliquer immédiatement aux intimidations des autres. Je m’inventais, par après, des répliques mordantes qui malheureusement n’ont pas été dites; je m’en voulais et rageais. Je me suis dit ensuite que je deviendrais un jour quelqu’un et qu’ils deviendraient peut-être rien. J’ai ensuite compris que ma vie n’était pas basée sur ce que les autres en disait mais bien ce que j’avais à l’intérieur et les talents que je connaissais très bien, les milliers de possibilités que chacun a en soi! Et encore, je les explore et en découvre encore. Et je ne m’empêche pas d’apprendre!
Aujourd’hui, avec le temps, tout ceci n’est que broutille, l’adolescent sensible à l’environnement extérieur et à fleur de peau est devenu adulte et sait très bien faire face à l’hypocrisie et les “mémérages” de bas étage. On apprend beaucoup à l’adolescence et on se prépare à la vie adulte. Il serait faux de dire que l’adolescence est un chemin tortueux obligatoire pour que le chemin ensuite se redresse, surtout pour ceux qui y en on plus bavé. Mais tout comme M. Laporte, mon moyen pour m’en sortir est celui décrit ci-haut. Ce peut être un outil pour certains et pour d’autres non. J’ai, par contre, la fierté de n’avoir jamais été du coté des méchants!
Eric Dugas
matelot2
2 décembre 2011
10h19
Ouais,c’est plein de bons sens ce que vous ecrivez, faut avoir confiance en soi d’abord et ensuite ne pas prendre toutes leurs blagues trop serieusement. Tiens le fait de leur repondre du tac au tac a sans doute suffi pour le desarmer .Je regrette de ne rien avoir lu de semblable au temps ou j’etais moi meme a l’ecole. J’ai souvent subis les sarcames de cerains compagnons de classe parce que je prenais leur blagues trop serieusement.Si seulement j’avais su…
une_voix_parmi_les_autres
2 décembre 2011
10h33
Intimidation
En tant que victime On a beau dénoncer, ignorer, se défendre
Ou même en Rire, rien n’y fait ! Quand on n’est sur le dos
D’une différence …
Intervenir par des conséquences non ! Conscientiser oui !
L’agresseur a autant besoin d’être pris en charge que la victime;
Malheureusement les moyens d’interventions sont limités
Au budget des nombreuses commissions scolaires !
Demander aux intervenants, aux travailleuses sociales, aux psychologues qui travaillent
En collaboration avec les écoles, les parents de tous ses jeunes victimes ou agresseurs !
Ça ne reste que des jeunes qui ont chacun leurs histoires ! Et un ben gros manque
D’estime d’eux! Je comprends pourquoi j`aime autant 30 vies ! :-)
stephanie2009
2 décembre 2011
10h44
@pierrea
“Cher Stéphane, pour donner suite à mon témoignage, je m’en suis “sacré” autant que possible et j’jétais très “résilient”, mais le harcèlement et l’intimidation peuvent à la langue complètement pénalisé la personne et lui volé une grande partie des occasions qui permettent justement de développer sa confiance en soi. ”
Tout à fait vrai. Le harcèlement systématique opère une véritable érosion progressive et insidieuse de l’estime personnelle. Au secondaire, j’étais la championne du stoïcisme (j’avais précédemment essayé les insultes sans succès). Je ne dénonçais jamais personne, je ne versais pas une larme et pas un muscle de mon visage ne bougeait. Vous m’auriez vue et vous auriez pensé que je ne comprenais pas le français! Il y a le rejet silencieux aussi, comme si on était atteint d’une maladie contagieuse.
À la longue, on se fait de plus en plus petit, on se dis qu’à force de ne pas attirer l’attention et tenter de se confondre avec les murs, les autres vont bien finir par nous sacrer la paix (évidemment, ça ne marche pas). On perd l’habitude d’aller vers les autres parce qu’on en anticipe toujours le pire. C’est vrai qu’on perd beaucoup d’occasions de développer sa confiance en soi ainsi, c’est un cercle vicieux.
Le pire c’est lorsqu’on finit par se résigner à ne pas être aimé ni même respecté et ce à un très jeune âge. Dans mon cas, j’étais déjà résignée à 13 ans…
stephanie2009
2 décembre 2011
10h54
Au fait, l’une des phrases de mon avant-dernier commentaire porte un peu à confusion. Dans la phrase suivante:
“Je m’inquiéterais aussi des jeunes qui harcèlent ou agressent sexuellement des filles ou des enfants et des filles qui lancent de fausses accusations d’agression sexuelle contre un professeur qui a osé leur donner une mauvaise note pourtant méritée.”
le terme “enfants” désigne les victimes de jeunes pédophiles et n’est pas associé aux instigateurs de fausses accusations d’agressions sexuelles contre les profs (qui sont surtout des instigatrices, j’imagine). J’aurais dû mettre un “et” plutôt qu’un “ou”…
clarissa
2 décembre 2011
10h59
Stéphane, tu étais déjà blindé. Tu avais la confiance en toi. Ce que la plupart des victimes d’intimidation n’ont pas.
elvis_vivant
2 décembre 2011
11h38
Article très humain. Malheureusement, ce genre d’histoire ne finit pas toujours aussi bien.
Il est également intéressant de constater que ça ne date pas d’hier qu’on s’appelle par nos noms de famille au Collège de Montréal (il était fréquent de ne pas connaître le prénom de la moitié de nos confrères de classe)…
Pour votre information, la salle des pas perdus, haut lieu de ping-pong, mississippi, échecs et même tir au poignet (!), est devenue une salle de casiers. Que font désormais les élèves pour se divertir durant les récréations ? Comme toute bonne polyvalente, ça flâne dans les casiers : exit le sport ! Cocktail idéal pour l’intimidation. Pathétique.
PiBlay
2 décembre 2011
11h58
Je ne veux pas juger d’un cas particulier, mais d’une tendance:
Il y a de l’intimidation dans les écoles, les parents, les profs et la direction sait pas quoi faire.
Il y a de l’intimidation dans les syndicats de construction
Il y a de l’intimidation entre la mafia et les entrepreneurs de construction
Il y a de la corruption en politique et personne n’ose dénoncer
Collectivement on fait la chasse aux anglophones unilingues mais individuellement il y a peu de plaintes en fonction de la loi 101
Devant un anglos les québécois passe à l’anglais automatiquement au lieu de montrer un désacord.
Dans l’affaire Shafia il y a eu des signalements mais personne n’a osé agir avant les 4 morts.
Nos administration ne corrige un problème que lorsque ça passe dans les média car sinon personne ne leur met la pression.
Quand une administration a un problème, c’est toujours du à un manque d’effectif, c’est la faute des autres, c’est la faute du système, c’est au gouvernement à tout régler. (y’a des profs, des surveillants, des directeurs, y’a tu quelqu’un qui fait sa job?)
Je fait juste rassembler ce qu’on lit dans les journaux depuis trois mois, mais c’est un phénomène qui a toujours existé.
Quand on a un référendum on ose pas…
Nos problèmes viennent d’Ottawa, des riches, des anglos, de montréal… mais pas de nous.
Politiquement on vit dans le consensus de centre gauche parce qu’on a peur de se chicaner. Hors du consensus point de salut.
Les québécois ont peur du risque et moitié moins qu’ailleurs osent se lancer et devenir entrepreneurs.
Je rassemble ces éléments et je me pose une question: Est-ce que les québécois sont pissous?
Est-ce possible de changer cette attitude? De donner du courage aux gens? De changer les modèles, de changer le discours. Quel est l’élément à changer au Québec qui aura le plus d’impact? Il y a peut-être des valeurs qu’on met pas assez en avant: l’honneur, le courage, le devoir, la responsabilité.
La religion a peut être cette qualité d’avoir un discours qui garde le focus, la direction, quitte à être borné.
Les laïc doivent se former ce propre discours interne eux même, comment faire avec toute une société, la réthorique? Je sais pas, j’explore, qu’en pensez vous?
ti-caille
2 décembre 2011
12h04
À celui qui n’a pas changé de bette depuis la p’tite école, bravo au meilleur écrivailleux.
antoinettedc
2 décembre 2011
12h26
@ walt68 qui dites “ce n’était pas de vrais méchants”. Les méchants n’ont pas tous un fusil ou une arme blanche. Une blessure, ça cicatrise. Ça laisse une trace, mais ça cicatrise. Une blessure à l’âme, ça ne cicatrise jamais totalement. Ça saigne toujours un peu. Et ça fait toujours mal lorsqu’on y repense. L’enfance est la base de l’âge adulte. Et si la base est déstabilisée, ça fait un arbre tout croche avec pleins de noeuds dedans. C’est ce qui nous touche tans dans la mort de Marjorie Raymond. On a tous nos blessures d’enfances, mais pour certains elles sont plus présentes que d’autres.
Et ça me fait peur pour mon petit garçon qui grandit. Et comme ça me fait peur, je vais lui apprendre. Apprendre que la différence, c’est la NORMALITÉ. Si chacun d’entre nous montrait ça à ses propres enfants, ils auraient peut-être moins tendance à fesser sur ce qui leur semble différent. Parce que ça ne leur ferait plus peur d’être différent….
chantale13
2 décembre 2011
12h29
Vous prouvez encore une fois combien j’adore vos propos, votre manière d’écrire, votre auto-dérision, votre authenticité, en fait je vous adore tout court. Je partagerai ce texte avec mes ados que j’aime tant, ils le méritent.
Merci Stéphane Laporte
tazzmaniac13us
2 décembre 2011
12h37
C’est amusant l’histoire, mais là c’est rendu que tout est de l’intimidation “ahh j’ai fait rire de moi une fois: C’EST DE L’INTIMIDATION!” Appelez Jasmin Roy, y va se suicider!
Ma mere m’a rappeler une fois où un gars m’écoeurait, me menacait. Je lui en ai parler, elle m’a demandé ce que je pensais pouvoir faire? J’ai dit que je pouvais aller avertir une surveillante ou un professeur. Je l’ai fait, la surveillante a rien fait parce qu’a l’avait pas vu. Ca l’a recommencé, ma mere a dit “Ok, ben défend toi”
Je l’ai fait, pis ca jamais recommencé.
J’ai 29 ans aujourd’hui pis un gars a voulu se battre avec moi y a 2 ans pour une histoire de mon chien a fait peur au sien. Une fois au bar un gars m’a menacé de me tirer une balle dans tete pour une histoire de réservation de table de pool.
A 14 ans un gars de 19 ans est venu me voler ma casquette direct sur la tete. Un adulte est aller le repogner, le gars a voulu me pogner ensuite.
C’est sur que quand on vieillit on développe son sens de la répartie, on se tient droit(plus), mais de stigmater ca a une catégorie d’age c’est absurde. Les vieux, les adultes, les enfants, tout le monde risque de se faire intimider (pis pas juste une affaire de rire d’un pour faire rire ses chums)
T’apprend a te tenir droit, t’affirmer, éviter les problèmes mais surtout se donner les moyens de ne pas les fuir quand ils viennent nous chercher.
bonserge
2 décembre 2011
14h31
Faut quand même êtres conscients qu’il y aura toujours des jeunes qui vont se moquer d’autres jeunes pour toutes sortes de raisons. Rien ne viendra à bout de ça et certains d’entre nous doivent se faire à l’idée qu’ils devront se bâtir une carapace.
Moi je faisais parfois les frais des taquineries des autres parce qu’à l’époque, j’étais un peu chétif et j’avais une dentition hors de l’ordinaire. La plupart du temps, je réussissais à gérer la chose avec humour et même finir par développer certains liens d’amitié avec des gens qui m’abordaient initialement à coups de taquineries.
Le problème c’est que les autres ne le savent pas qu’à force de se faire taquiner à tous les jours pour un simple petit défaut physique, même si à l’extérieur on semble encaisser le coup avec humour, ça finit par faire mal et gruger notre confiance en soi. Je suis certain que plusieurs auraient gardé leur plaisanteries pour eux s’ils avaient su qu’il m’arrivait parfois d’en brailler le soir, seul dans mon lit.
Mais faut être réalistes. Ce genre de petit harcèlement ordinaire, on ne l’enrayera jamais. C’est malheureux mais certains d’entre nous devront apprendre à composer avec.
Sauf qu’il y a des cas bien plus graves dont j’ai personnellement été témoin lors de mon enfance. Des jeunes qui étaient devenus des cibles publiques et dont les vies ont été carrément ruinées. Moi-même j’y ai participé car pendant que d’autres subissaient, moi on me laissait tranquille. Je me demande encore parfois comment les adultes ont pu laissés faire de telles choses. Fallait vraiment fermer les yeux pour ne pas voir.
Alors du harcèlement entre jeunes qui peut pousser jusqu’au suicide, je ne doute pas une seconde que ça puisse exister car j’ai l’ai vu de mes yeux. Et je n’ai rien fait pour l’empêcher, trop content que j’étais qu’il y en ait des plus mal prit que moi.
Douxvison
2 décembre 2011
15h01
Excellente description de l’événement. ça m’a fait penser à “Vipère au poing” !!
Mais ça m’a rappellé aussi un événement. J’avais 15 ans, j’étais à la cafétéria et mes amis étaient sortis et moi j’avais décidée de rester pour lire un peu mon nouveau livre “Alice au pays des merveilles”. J’en avait entendu parler et j’étais curieuse de le lire enfin. (J,ai toujours aimé la littérature fantastique) Il y avait 2 filles près de moi qui ont commencé à me ridiculiser parce que je lisais “des romans pour enfants”. Elles riaient beaucoup mais moi une petite voix me disait” ignores les” et ça m’a apaisé. J’étais une adolescente jolie et intelligente mais j’étais réservée. J’ai donc laissé passé. Sauf qu’en fin d’après-midi après l’école, les 2 filles descendaient au même arret d’autobus que moi. Je marchais devant elles et je les entendaient rirent et dirent les mêmes commentaires et là j’avais l’impression qu’il fallait qe je fasse quelque chose. Je me suis arrêté de marcher soudainement sans me retourner, sans dire un mot. Elles ont arrêtés de parler et sont passé à coté de moi la tête basse. Je crois qu’elles ont eu peur et moi j’ai continuer mon chemin derrière elles calmement, très fiere de moi. Je venais de développer ma “technique” de protection, soit simuler “La sans peur” ou, selon les circonstances, “faire la morte”.
L’enfance et l’adolescence ne sont pas toujours faciles tout le temps !
jenpeuxpu
2 décembre 2011
15h03
Quand j’étais jeune si quel qu’un m’intimidait je m’enfonçait deux doigts dans la gorge et je lui vomissais dessus, ça marchait à 100% car c’était l’autre qui était le plus écœuré!
yconnaispasca
2 décembre 2011
16h25
Le problème d’intimidation ne date pas d’aujourd’hui.Cela existait il y a plus de 50 ans .
La donne a changé depuis que les phsyco de toutes agabits et de touts genres ont pronnés des changements tels le renforcement positif,abolition des 3-400 claques ça yeule pis une rage de coup de pieds au cul .Ce qui a engendré multiples génération vers une débandage collective.Résultats :l’intimidation vient en top liste,les profs sont poursuivis lorsqu’ils élèvent moindrement le ton et on peut en lister d’autres.Est =ce qu’il y a moins d’enfants battus depuis que notre socièté moderne ne tolère plus la fessée?Ce sont ces même phsyco qui en ont proné l’abolition sous prétexe que nos enfants seront les top du top.
Solution: Intimidons les intimideurs suffisamment pour dompter les autres ,Pas l’idéal mais au moins cela va permettre d,arrêter l,hémorragie pour ensuite trouver des solutions applicables et appropriées.
denbed869
2 décembre 2011
16h54
Pour chaque enfant intimidé, il y a plusieurs intimidateurs, que je vais appeler MONSTRES.
Votre enfant fait-il parti des MONSTRES? Que faites vous pour vous en assurer? êtes-vous certain que votre petit roi ou votre petite reine n’est pas un MONSTRE?
Il faudrait parler de ces monstres aussi, il me semble qu’ils passent inaperçus en ce moment. Il faut les dénoncer et cesser de les protéger.
Denis Bédard
jppineau
2 décembre 2011
17h28
À ceux qui se vantent d’avoir fait cesser l’intimidation à leur endroit à coups de claques sur la gueule : je vous rappelle que la jeune Raymond a servi une correction à la petite Isabel-Rioux, sa tortionnaire la plus connue. Or, ça ne l’a pas empêchée de se pendre par écoeurement.
Personnellemnt, j’ai relaté mon histoire un peu plus haut… mais j’ai omis de raconter que j’étais revenu dans mon patelin avec une ceinture marron de Kempo… Savez-vous quoi? Je n’ai jamais osé planter un assaillant réellement pour ne pas me retrouver pris dans des «tournois» de revanches éternels. Lorsque confronté à l’inévtable, je me suis servi de ma connaissance du Close-Combat pour éviter de me faire blesser et pour anticiper les coups qui ne pouvaient que m’effleurer. J’avais tout simplement peur de TUER, car je connaissais maintenant les risques d’une échaufourrée et les techniques que j’utilisais en entraînement étaient toutes mortelles, ou presque pour un non-initié. Je précise qu’à cette époque, les bagarres étaient monnaie courante les fins de semaines, durant les sorties, puisque c’était l’époque des gangs de bums.
À 15 ans, j’avais appris que la violence ne me sauverait pas mais qu’elle me suivrait si j’en faisais un usage inconsidéré
lionking
2 décembre 2011
17h35
Bon sang, je viens de relire mon texte plus haut et m’aperçois que j’ai raté le coche et en suis resté au préambule.
Par contre , plusieurs bons commentaires forts éloquents.
Simple et complexe à la fois , ce phénomène de l’intimidation. Il prend différentes formes selon les milieux. Mais une chose est commune, par les mots comme par les gestes, on est en face d’un problème de jeu et d’abus de pouvoir.
Glorifiant pour l’intimidant et dévastateur pour l’intimidé … s’il est laissé à lui-même. L’un se gonfle l’EGO en profitant de son statut ou carrément de sa stature pour en imposer à l’autre, pour qui les coups reçus sont autant d’attaques à l’estime qu’on puisse avoir de soi-même. On peut y répondre comme on peut s’affaisser, absorber, cela dépend des individus, de leur nature. Chose certaine, l’intimidé, pour différents motifs, ne cadre pas dans le décor de ceux et celles qui le rejettent. Et le phénomène le plus aggravant, c’est l’utilisation des médias sociaux qui donnent libre cours au déversement de propos vinaigrés, violents, menaçants envers les proies choisies, enfants ou adultes. Relativement nouveau dans l’univers de l’intimidation.
À l’école, on est plus en mesure de la constater ( intimidation ), d’identifier rapidement les individus en cause et d’intervenir dans de cours délais. Plus facile au primaire , je dirais. Les enfants sont plus ” malléables ” et mieux encadrés qu’au secondaire. Et c’est au primaire qu’il est vital d’intervenir, pendant qu’il en est toujours temps. Autant auprès des agresseurs que des victimes, ils ont tous les deux besoin d’encadrement et de suivi. Direction d’école, enseignant, psychologue, psycho-éducateur, PARENTS et s’il le faut, à la limite, DPJ et intervention policière ( vu et connu ça ). Petites chicanes d’enfants ? Nenon ! À prendre au sérieux drette là. Casser le moule au plus sacrant. La première intervention peut se limiter , à la discussion, à la prise de conscience des faits et gestes de l’intimidant, etc. Lettre de réflexion et d’excuses à la personne lésée. Signée par les parents. Faut pas oublier qu’il y a un code de vie à l’école. L’enfant est au courant, les parents aussi. Et il y a des conséquences au manquement à ces règles de vie. Donc, des sanctions qui accompagnent ces règles. Le plus souvent, ça se règle dès la première intervention. C’est dans les cas les plus lourds que doit intervenir la rigueur dans l’encadrement des fautifs récidivistes. Ne jamais abandonner le dialogue mais les conséquences aux comportements déviants qui continuent deviennent plus lourdes : retrait de privilèges, retenues, récrés en dedans pour aboutir , dans les cas les plus lourds, à la suspension de l’école ( une journée, deux, etc ) avec travaux à remettre. Bref, les moyens du bord, du renforcement positif au
Malgré tout, il y en aura toujours quelques-uns sur qui ces interventions n’auront aucun effet, malheureusement. Tellement important d’avoir l’appui des parents. Dans certains cas, c’est peine perdue. C’est eux qu’il faudrait éduquer.
Je peux vous dire une chose : depuis tout jeune, particulièrement à l’adolescence, passée au collège où on vivait sous un régime de terreur, physiquement et psychologiquement ( et je n’exagère en rien , je pourrais vous en conter des salées à vous en faire dresser les cheveux sur la tête ), j’étais incapable de supporter qu’on s’en prenne à quelqu’un sans que mon sang ne se mette à bouillir. Mon premier réflexe était de protéger le plus faible. Tout le temps. Je ne pouvais blairer ça. Pas parce que j’étais gros et imposant. parce que dans ma tête, ça ne se faisait pas.
Ça m’a suivi dans toute ma carrière d’enseignant. Les petits ” bullies” n’avaient pas leur place dans mes classes, autant au primaire qu’au secondaire. Ils avaient l’heure juste assez vite, croyez-moi. Tu ne t’acharneras pas sur un plus faible. Pas vrai tant que tu vas être sous ma responsabilité. Ça vient me chercher aux tripes, je n’y peux rien. Faut croire que j’ai l’instinct protecteur développé. TK.
Tout ça pour dire qu’il faut agir promptement pour essayer de casser au plus tôt dans la vie, des comportements destructeurs qui peuvent , comme on le constate encore aujourd’hui , entraîner des conséquences aussi dramatiques, et pour les victimes et pour ceux et celles qui leur survivent. Ceux qui partent mettent fin à leur souffrance. Ceux qui restent en vivent une autre toute leur vie.
Bonne soirée.
nininou
2 décembre 2011
19h25
@jppineau, cette 2 watts a eu le culot de se réjouir mardi du suicide de la jeune fille sur Facebook? Non, ce n’est pas public puisqu’il faut être ami pour avoir accès aux commentaires.
Et personne n’a déposé de plainte?
Le lien s.v.p. Je me charge de déposer une plainte à Facebook et à la police.
Plume68
2 décembre 2011
22h30
Assez simpliste comme billet…..
En plus, n’oubliez pas que votre jeunesse ne s’est pas déroulée 2011. Les temps ont bien changé depuis.
Vous n’avez qu’à prendre le bus dans Montréal-Nord à l’heure de pointe avec des jeunes. Votre pseudo-théorie du psychologue juvénile du dimanche tombe à l’eau. Voyez-vous les temps ont bien changé depuis votre jeunesse. De “les laisser faire”, ça ne marche plus tout le temps.
Et de toute façon, je suis sûre que des personnes comme Marjorie Raymond y avaient déjà pensé de les laisser faire. Elles ne sont pas moins intelligentes que vous et elles ne se prenaient pas pour des victimes.
Ce n’est pas tout que de se penser plus fin que tout le monde comme vous le faites. Il y a du cas par cas et des contextes différents, au niveau de l’époque, du degré de violence, sa durée, le support familial, etc.
Il faut savoir relativiser les choses quand on est une personnalité publique. Non ?
Et il faut aussi user de délicatesse, surtout quand des personnes ont perdu une enfant qui a vécu l’intimidation. Vous êtes comme en train de dire que vous, vous auriez fait mieux. Et je suis sûre que si vous aviez été dans les souliers de Marjorie, cela n’aurait pas été le cas.
maxlamontagne
2 décembre 2011
23h42
Ceux qui refusent d’impliquer la police dans les cas d’intimidation d’enfants sont les mêmes qui sont révoltés chaque fois qu’un jouer de hockey est victime d’un coup vicieux. Ils demandent même à la justice de s’en mêler.
Si un joueur de hockey n’est pas capable de se défendre contre des agressions sur la glace, comment peut-on demander à des enfants d’en faire autant?
Si on demande l’implication de la police pour les bagarres sur la glace, pourquoi ne pas impliquer la police quand des enfants se font attaquer? Les enfants seraient-ils plus forts que les joueurs de la LNH?
La prochaine fois que je vais lire un Laporte se plaignant de la violence au hockey, je vais me rappeler de son opinion sur la violence dans les écoles: “C’est pas grave, faut faire comme si de rien n’était”.
Maxime Lamontagne
nininou
2 décembre 2011
23h50
@Plume68, je vous retourne la pareille:
Assez simpliste comme commentaire… Vous n’avez rien compris au billet de M. Laporte.
D’ignorer les harceleurs, ne pas leur faire voir que leurs comportements nous blessent peut être une solution. Pas la seule, c’est certain, mais chacun sa façon de se défendre. M. Laporte nous a fait part de son expérience personnelle, ce n’est pas ce que j’appelle se penser plus fin que tout le monde, mais essayer de donner l’espoir à ces jeunes qui font l’objet de moqueries qu’on peut s’en sortir, qu’il existe une solution. Il le dit en début du billet: si ça peut aider quelqu’un… Ben, si ça aide une seule personne, c’est déjà ça!
Vous, vous ne soumettez aucune solution. Vous parlez de délicatesse, vous en manquez pourtant. On voit la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre dans son propre oeil.
mariodupuis
3 décembre 2011
00h11
Si seulement j’avais lu votre commentaire plus tôt dans ma vie, peut-être que ma vie aurait été beaucoup plus positive aujourd’hui. voyez-vous, moi aussi j’ai été la risée et victime d’intimidation parce que j’étais différent des autres. Parce que depuis que j’ai 10 ans, je porte des lunettes et des appareils auditifs, mes compagnons d’école me surnommaient Sourdine, du nom du personnage myope et sourd de la belle série pour enfants «Grujot et Délicat. J’en pleurais de rage. Mais depuis j’ai pardonné à ces jeunes de l’époque parce que j’ai découvert que, la plupart du temps, les jeunes ont peur de ceux qui sont différents d’eux-mêmes.
jolico
3 décembre 2011
01h40
@barnabee (premier commentaire) – mentalité de prison!
jppineau
3 décembre 2011
01h43
@nininou :
Pour une raison que j’ignore, sa page entière est publique et a été largement partagée sur le net. C’est assez imprudent, merci…
Vous ne trouverez rien là pour porter plainte… car lesdits commentaires ont été en partie retirés, il semblerait. Certains intervenants y font simplement référence. C’est plus instructif de lire ces commentaires, d’ailleurs, que de s’intéresser à la jeune fille qui aura bien d’autres difficultés puisqu’elle est largement visée par la réprobation de ses collègues et et autres concitoyens. C’est un petit milieu, vous savez…
Il faut garder à l’esprit qu’elle n’est pas la cause unique et directe de ce drame mais une actrice parmi tant d’autres. Aussi, ses commentaires décousus, émis sur le moment, se voulaient-ils une bravade d’enfant idiote? Il reste que ça donne une forte idée de ce qu’on peut devenir dans le déni. Cet événement est survenu dans ma région… et j’ai trouvé que certains adultes appelés à s’exprimer aux bulletins de nouvelles régionaux faisaient aussi dans le déni.
https://www.facebook.com/messages/?action=read&tid=id.236574503074750#!/permalink.php?story_fbid=2121093348860&id=1291595668
stridulation
3 décembre 2011
05h52
@Plume68
Je rejoins pas mal votre point de vue.
Monsieur Laporte, je n’ai vraiment pas aimé votre texte. Comme beaucoup trop de gens, vous ramenez l’expérience des autres à la vôtre. Comme les adultes qui ont entouré Marjorie, vous ne faites pas l’effort de comprendre ce qu’elle a vécu, qui ne se ramène pas à votre expérience.
Trop souvent, l’entourage ne sait pas être attentif à ce que les enfants vivent. Souvent, la victime va se plaindre bien avant de passer à l’acte, sauf que l’on va minimiser ce qui se passe, comme vous le faites. Les conseils sont soit d’ignorer le ou les agresseurs, ce qui ne fonctionne jamais, à « défends-toi », ce qui peut fonctionner dans certains cas, mais aussi envenimer les choses. Je me souviens de ce jeune qui se faisait donner des raclées par une petite bande qui était sur son cas. Son père l’a surpris un jour avec un couteau: il voulait se défendre…
Bref, il faut tenir compte du contexte et de la gravité des gestes d’intimidation. Contexte qui peut être très différent de celui que vous racontez. Ce n’est jamais très utile de juger les choses à partir de son nombril… Apprendre aux jeunes à se défendre, j’en suis, leur donner confiance en eux, mais il y a des contextes où la violence peut mener à de graves dérapages, comme on l’a vu récemment dans une école de Louiseville, où un jeune en a poignardé un autre. Encore une histoire qui n’aurait pas dû avoir lieue, si les adultes autour avaient été le moindrement attentifs.
http://fr.aol.ca/article/agression-armee-dans-une-ecole-de-louiseville-le-suspect-accuse-de-tentative-de-meurtre/847034/
Je suis tanné de lire ce genre d’histoire. Ça me parle d’adultes qui ne sont pas attentifs à ce que vivent les enfants dont ils sont pourtant responsables. Ça m’enrage. Pis quand je lis des finfins qui viennent nous raconter leurs expériences, comme si eux auraient réagi autrement, j’enrage encore plus. C’est bien ça le problème: trop de gens ne voient pas plus loin que leur nombril. Ne se préoccupent pas des autres, même pas de leurs enfants ou des enfants dont ils ont la responsabilité.
Pis svp, les autres finfins qui nous racontent que ça a toujours existé, ne faisons rien contre les meurtres d’abord. Ça a toujours existé, non? La victime aurait pu apprendre à se défendre après tout…
J’exagère? L’intimidation peut devenir un meurtre à petit feu, qui détruit petit à petit la personne à qui elle s’adresse. Qui peut en venir au suicide mais, malheureusement, parfois beaucoup plus tard, donc les médias n’en parlent pas…
stridulation
3 décembre 2011
06h08
Le monde est censé évoluer, et c’est certainement un signe d’évolution que nous soyons devenus moins tolérants envers l’intimidation. Enfin. Tant qu’à moi, les adultes devraient être beaucoup plus à l’écoute, et savoir quand intervenir. Ne pas laisser les choses dégénérer. Je crois à la théorie de la vitre brisée:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_de_la_vitre_brisée
Souvent, il y a eu une vitre brisée avant que les choses ne virent au drame, mais les adultes ont laissé passer. Les petits gestes d’intimidation devraient mener à une action forte de la part des adultes, question de faire comprendre à tous que l’école ne tolérera pas de tels gestes, même mineurs. Il ne s’agirait pas nécessairement de taper sur la tête de l’intimidateur, mais de le responsabiliser, lui et ses parents. Essayer de comprendre ce qui se passe, ce qui n’exclut pas non plus une punition, qui doit viser aussi les parents. L’intimidation est souvent le produit d’un système, pas seulement un acte individuel.
Je crois en la justice réparatrice. C’est un bon moyen de responsabiliser les agresseurs. L’obliger, lui et ses parents, à faire des excuses publiques à l’agressé par exemple. Ou bien à faire don à l’agressé d’un objet auquel il tient beaucoup, question de lui faire comprendre qu’il a pris quelque chose de précieux à l’autre: sa dignité. Tiens, ça me parait une bonne idée ça, et elle atteint aussi les parents, qui devront en racheter un autre à leur enfant…
germanicus
3 décembre 2011
06h35
http://www.youtube.com/watch?v=MNdMgGt0pls&feature=related
Les soldats de la Révolution sont les pères de Cadet Rouselle. Si la Marseillaise et le Chant du Départ exaltent leur patriotisme, le personage fantasque et attendrisant de Cadet Rouselle les distrait des privations quotidiennes de leur vie de soldats. Comme eux, Cadet Rouselle est mal loti; cest un “Cadet”, un bidasse. Qui plus est, cest un “roussel”, un rouquin. Cest deux-mêmes que se moquent les soldats avec ce sobriquet.
stephanie2009
3 décembre 2011
08h48
@yconnaispasca
“La donne a changé depuis que les phsyco de toutes agabits et de touts genres ont pronnés des changements tels le renforcement positif,abolition des 3-400 claques ça yeule pis une rage de coup de pieds au cul .Ce qui a engendré multiples génération vers une débandage collective.Résultats :l’intimidation vient en top liste,les profs sont poursuivis lorsqu’ils élèvent moindrement le ton et on peut en lister d’autres.”
Si j’ai bien compris votre point de vue, les intimidateurs agissent comme ils le font parce qu’ils n’ont pas été suffisamment gifflés et bottés (renforcement négatif) et parce qu’on les a récompensés pour leurs bonnes actions (renforcement positif) au lieu de d’ignorer celles-ci. Bien que je sois pour davantage de discipline à la maison et à l’école envers les jeunes, je serais curieuse de connaître les études prouvant qu’une “rage de coups de pieds au cul” leur apprend à ne pas être violents. C’est un peu comme de dire “Respecte ta mère, maudit enfant d’chienne” non?
Des dizaines d’études, qui dans certains cas s’échelonnent sur plus de 20 ans avec les mêmes jeunes, établissent depuis longtemps un lien entre les mauvais traitements et la violence, les comportements asociaux, la délinquance, la dépression et les comportements autodestructeurs, comme le suicide. On établi même un lien entre la maltraitance et une diminution de l’intelligence. Voici quelques liens utiles (plus un résumé de l’aspect neurologique de l’impact des mauvais traitements sur l’intelligence à la fin de mon commentaire):
“Les effets de la fessée sont évidents”:
http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=78:les-effets-de-la-fessee-sont-evidents&catid=2:etudessondages&Itemid=3
“La fessée diminuerait le quotient intellectuel des enfants”:
http://www.naitreetgrandir.net/fr/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=20091019_fessee-diminuerait-quotient-intellectuel-enfant
http://www.nospank.net/n-q64r.htm (article plus détaillé en anglais)
“L’impact de la maltraitance sur le développement psychosocial des jeunes enfants”:
http://www.child-encyclopedia.com/Pages/PDF/PollakFRxp.pdf
Plusieurs recherches (liens en anglais):
http://www.repeal43.org/research.html
Le renforcement négatif a été abandonné jusque dans les écoles de dressage de chien. La violence physique n’apprend pas à un enfant à distinguer le bien du mal mais seulement c’est que c’est le privilège du plus fort de frapper le plus faible. Ça lui apprend surtout que la seule façon de ne pas être la victime c’est d’être l’agresseur. Les enfants battus frappent souvent leurs frères et sœurs plus jeunes ou leur animal domestique. Plus tard, ils risquent de frapper d’autres enfants à l’école, souvent plus petits ou plus faibles. À l’âge adulte, le risque est plus élevé qu’ils commettent de la violence domestique, contre un(e) conjoint(e) et bien sûr contre leurs enfants. Et le cycle recommence… On règle les conflit de la façon dont on a appris à les régler à la maison.
Un enfant dressé aux coups se concentre essentiellement sur les stratégies pour éviter les coups (mensonge, dissimulation, manipulation, etc). La plus efficace est bien sûr d’imiter le parent violent et de réserver discrètement sa propre violence à ceux qui ne peuvent pas riposter. On ne frappe pas son patron, il va nous foutre à la porte. On ne frappe pas son voisin, il va appeler la police. On ne frappe que ceux dont on n’a rien à craindre: ses propres enfants, sa(son) conjoint(e), un parent vieillissant, un animal domestique, etc. L’intimidation existe depuis la nuit des temps et elle a toujours fonctionné de cette façon.
En terminant, bien que l’article 43 du Code criminel autorise toujours les parents à employer une force physique “raisonnable” (terme malheureusement assez vague) pour corriger leurs enfants, la Cour suprême a décrété que cette force physique ne doit pas être “dégradante, inhumaine ou douloureuse”. En outre, la correction doit être de nature “passagère et négligeable” et ne doit pas être motivée par la frustration ou la colère du parent.
À ceux et celles que ça pourrait intéresser, voici les coordonnées de Ligne-Parents (anciennement SOS-Parents), une ligne d’aide et téléphonique gratuite et disponible en tout temps pour les parents:
1-800-361-5085
http://ligneparents.com/menu/index.php?lang=fr&choix=accueil
*Le parent qui maltraite son enfant a généralement moins d’interaction verbale avec lui (les hurlements ne comptent pas), ce qui limite les connections neuronales. De plus, le cerveau d’un enfant soumis à un stress régulier produit trop de cortisol, l’hormone liée du stress, ce qui altère de façon irrémédiable le fonctionnement de zones-clef du cerveau liées à l’apprentissage, la concentration, la mémorisation et la maîtrise des émotions.
Julylou
3 décembre 2011
10h32
Comment se fait-il que tout le monde (ou presque) soit à donner des trucs pour les victimes d’intimidation tout le temps ? Elle est où la source du problème ?
Je le prenais le temps d’expliquer à mes enfants que le “bully” de l’école avait peut-être mangé une râclée de son père le matin ; on ne sait jamais ce qui se passe derrière les portes closes.
Ça se peut très bien que ça n’aille pas bien dans la vie du pauvre intimidateur… Faudrait peut-être que ça pénètre son cerveau que la vie de celui qu’il vient de rentrer dans le mur n’est peut-être pas plus rose que la sienne déjà, et qu’il en rajoute.
Il est plutôt normal qu’à deux ans, quand la vie ne fait pas ce qu’on veut, on tape sur ce qui passe pour passer sa frustration. À 5 ou 6 ans, on a déjà appris à le faire de façon détournée (ça fait partie de la socialisation, il paraît) pour se débarrasser de nos mal-êtres sans avoir à en porter les conséquences ; faire les choses dans le dos des gens ou à petites doses quotidiennes nous évite d’avoir à porter la responsabilité des conséquences (c’est pas de ma faute qu’il s’est tué, mettons). À 2 ans, OK, ça se peut… À 6 ans, faudrait y voir… On attend quoi pour éduquer les intimidateurs. Y a moyen d’ouvrir leurs consciences. Et il faut aussi s’occuper de la conscience des “assistants” ; ceux qui ne disent rien par peur d’avoir à subir le même sort que la victime du moment. “L’union fait la force”… C’est pour ça que la gang de l’intimidateur ne s’en prend qu’à une seule victime à la fois.
2003, mon fils est en 6e année, école de campagne de 180 quelques élèves en tout. La fin de l’année scolaire approche et le bal de finissants aura lieu dans 2 semaines. Comme mon fils est du genre à me raconter sa journée au retour de l’école, j’apprends que les deux petites les plus populaires de la classe se sont mises à en ostraciser une “chanceuse”. Tous les moyens sont bons… Même l’internet. Toute la classe est au courant ; certains ne font que se taire et d’autres préfèrent se ranger du côté de nos deux petites. Bon, qu’est-ce que je fais…
Je commence par en parler en catimini avec le professeur. Je suis chanceuse, elle est humaine ! Je lui propose de parler à la classe ; comme j’étais souvent à l’école à “bénévoler”, ça passerait.
J’arrive à l’école et la classe est à voir un documentaire sur l’hygiène dentaire que je regarde avec eux ; les examens sont déjà faits et on passe le temps en attendant le 23 juin.
Voici, en résumé, mes propos:
Il arrive parfois que des gens nous envient. On est plus belle, plus intelligente, plus aimable, plus artistique, plus sportive, plus n’importe quoi… Y aura toujours des jaloux qui ne se rendent pas compte qu’il le sont. D’une certaine façon, ils se sentent “moins importants” parce qu’ils pensent qu’on a peut-être mieux qu’eux. Y a personne qui aime se sentir “moins important”. Y en a même qui pensent qu’ils ne peuvent pas devenir importants ou qui ne sont pas prêts à y mettre l’effort. Ils vont souvent essayer d’abaisser les autres ; ça leur donne l’impression qu’ils sont mieux quand l’autre est plus “petit”. Et y a plein de façon de rendre l’autre “plus petit”… Ils se sentent forts quand les autres sont “plus petits”.
Si jamais vous “sentez” que quelqu’un essaie de vous faire sentir “plus petit”, rappelez-vous que ce quelqu’un-là se sent probablement “plus petit” que vous ; d’une certaine façon, c’est vous qui l’intimidez juste en étant qui vous êtes. Même si vous n’êtes pas “plus” que lui, c’est quand même ce que lui pense et ça le fera agir en conséquence…
Je ne regardais personne en particulier, je n’ai nommé aucun nom. J’ai atteins les victimes et les intimidateurs. C’est l’éducation qui mène à la prise de conscience la clé, je crois ; il ne devrait pas y avoir d’âge pour ça. Étrange comment les deux petites ont cesser subitement leurs activités d’intimidation.
Que des parents de ces enfants soient outrés ne me dérange pas ; ça ne dérangeraient que ceux qui profiteraient de l’ignorance de l’enfant du processus d’intimidation. Quand un parent se permet d’intimider ses enfants et que, par la porte de derrière, je sème dans l’esprit de son enfant que son parent l’intimide pour se débarrasser de son “je ne suis pas assez à mon goût”… So be it ! Ça sera utile pour l’enfant toute sa vie… De toute évidence, y a pas que les enfants qui doivent apprendre et prendre conscience de certaines choses.
Enfant ou adolescent, on peut penser que l’intimidation apporte le respect. Faudrait les informer que la peur et le respect ne sont pas synonymes.
De penser que l’intimidation psychologique n’est rien parce que ça ne laisse pas de trace matérielle est une grave erreur… Les “c’est pas si grave” de l’entourage tuent ; on est dans un tunnel sans sortie. Se réveiller le matin (si on a réussi à dormir, bien sûr) pour continuer de vivre en enfer, c’est pas évident ; l’enfer nous suit dans notre tête 24 heures sur 24. Enfant ou ado (même adulte, parfois), on ne le voit pas que ça finira par finir. Et y en a qui se rendent au suicide juste pour que ça arrête ; c’est le seul moyen !!! ET ILS ONT RAISON !!!!!!! C’EST le seul moyen. Qu’est-ce qui arrive à l’intimidateur quand la victime réussit de peine et de misère à se faire entendre ? On le prive d’école pour 2 semaines ? Et depuis quand est-ce utile de récompenser un délit ? Il n’est pas content de ne pas être à l’école, le petit…??? La victime se tait si elle est intelligente ; si elle parle, les 2 heures de colle qu’on fera subir à l’intimidateur lui permettront de bien touiller sa vengeance sur la victime qui a parlé, voyons donc ! De la copie ? Il frappera avec l’autre main du fait qu’il aura mal à celle avec laquelle il aura fait sa copie.
C’est une bonne douche d’humiliation qu’il se plaît à donner que ça lui prendrait à notre intimidateur, histoire d’avoir un substitut pour la claque dans la figure que ça prend pour réveiller une personne inconsciente. Une bonne dose de sa médecine en lui demandant après comment il se sent… Si tant est qu’il soit encore capable de sentir et qu’il ait appris à nommer ses sentiments.
Se faire intimider une fois on s’en souviens… Quand on se fait intimider à tous les jours on s’en souviens dans toutes les molécules de notre corps qui vit avec la peur d’une autre douche froide à tout moment… On devient fou avec le supplice de la goutte d’eau, non ?
Pour les parents qui ont perdu un enfants, j’ai beaucoup de sympathie et d’admiration pour vous. Je ne crois pas qu’il y ait de plus grande peine à subir que la perte d’un enfant… Pour ceux dont l’enfant fait subir l’enfer à d’autres, j’ose espérer que vous arriviez un jour à voir ce qui dans votre propre comportement à mener à faire croire à vos enfants que ce qu’ils font aujourd’hui est correct.
Julie
nininou
3 décembre 2011
11h04
@jppineau, merci pour le lien! La proprio de cette page qui se réjouit de n’avoir eu que 5 jours de suspension (et heureuse de ce petit congé) me soulève le coeur.
Je suis renversé de lire certains commentaires, mais espoir, y’en a qui se montrent plus intelligents que d’autres.
sbseguin@
3 décembre 2011
12h52
Je vois,que plusieurs ont subi,ce sort.Oui,les intimidateurs sont des “Jaloux”,car ils sentent qu’ils sont inférieures et s’en prennent a ceux à qui ils aimeraient ressembler.Moi,aussi je l’ai subi ceci,mais dans ma famille.Quelques fois ce sont,le père,la mère,le frère ou la soeur,qui est un grand manipulateur.Remarquer,que quand ds une famille,il y a de la manipulation,il y a souvent des suicides…mais ces gens sont tellement manipulateur,qu’ils se font passer pour des victimes.en espérant qu’un jour ,ce fléau soit contré.
vlrglqqf
3 décembre 2011
13h30
Je crois sincèrement qu’un enfant est dépouvu de malice à sa naissance. Sitôt qu’il entre dans la société (maternelle, primaire) il apprend d’instinct à dominer ou a se victimiser. Il apprend sur le tas, indépendamment de ce qu’il vit à la maison, ie. son vocabulaire change du tout au tout, il va sacrer, dire ou faire des grossièretés. Etant souvent laissé à lui-même son comportement prend des proportions qu’on apprend plus tard quand survient un drame.
J’ai moi-même été agressé et agresseur, j’ai fait des coups pendables. Pourtant je voulais être un modèle en tout, un saint même comme Domenico Savio. Insécure depuis l’âge où toutes ces choses étaient sans importance, je me suis senti tout aussi coupable. Le suicide? Rien que d’y penser, c’était un péché mortel grave et passible d’aller tout droit en enfer.
Dans sa détresse, Marjorie a pris la bonne décision, SA décision, elle vivait déjà SON enfer. Sinon elle aurait eu à vivre avec des souvenirs malheureux et peut-être obsédants. Très chère petite Marjorie, repose en paix.
bonserge
3 décembre 2011
13h37
On en apprend un peu plus sur l’histoire de la jeune Majorie Raymond. Son “intimidatrice” était en fait une copine avec qui elle s’était chicanée pour une histoire de garçon.
Je trouvais ça louche aussi… à la polyvalente, c’est pas les belles petites filles qui sont victimes d’intimidation et de harcèlement. C’est comme l’histoire de cette Jade Wasylenko qui a fait le tour de la planète internet et qui a été reprise ici par Laurent Paquin (et à l’échelle planétaire par Justin Bieber). La petite est bien en vie et semble apprécier sa célébrité:
http://www.formspring.me/jadewasylenko
Comprenez moi bien, je ne veux pas dire que je n’approuve pas cette vague de sensibilisation à laquelle nous assistons ces derniers jours. Mais il y a quelque chose qui m’agace un peu dans tout ça… comme si on s’en souciait juste quand ça arrive à de belles personnes médiatiquement vendables alors qu’en fait, on en a tous connu des gens victimes de harcèlement et d’intimidation de notre entourage. Et a-t-on fait quelque chose?
Les personnes qui ont vraiment besoin d’aide, généralement elles n’épandent pas leurs états d’âme sur les réseau sociaux comme cette Jade Wasylenko, elles ont plutôt honte d’êtres des victimes et veulent juste se qu’on les laisse tranquilles. Elles n’attirent pas naturellement la sympathie des autres et peuvent même paraître rébarbatives quand on les approche car rester distant des autres devient une sorte de réflexe d’autodéfense.
C’est à nous tous de percevoir la détresse que ces personnes essayent de dissimuler et faire ce qu’on peut pour qu’elles se sentent acceptées comme elles sont. J’ai pas de mode d’emploi, mais c’est juste des petits gestes, montrer un peu de sympathie. Pas besoin que l’Assemblée Nationale parte en croisade, c’est à nous tous d’ouvrir les yeux car ça se produit partout autour de nous dans la vie de tous les jours.
anmarival@
3 décembre 2011
15h21
Prenez le temps de lire cet article de Stéphane Laporte…très enrichissant.
Mon opinion est personnel, je crois que la tâche revient aux parents d’enseigner à l’enfant avant l’âge de 5 ans de ne pas intimider et renforcer l’estime de celui-ci afin qu’il ne s’en laisse imposer.C’est aussi aux parents de sanctionner contre l’intimidation…commençons par mettre nos culottes de parents avant de demander aux professeurs de mettre les leurs avant nous…..merci beaucoup M.Laporte
lacmegantic
3 décembre 2011
16h31
Merci pour votre article M. Laporte D’où vient ce besoin de blessé …Je l’ignore . Je cherche comme bien des gens de bonne volonté
certaines lacunes sont flagrantes .
Si on prend le temps en fermant les yeux pour écouter le ton de la voix avec laquelle nos journalistes , politiciens , commentateurs etc …..prennent pour nous informer ,communiquer et dialoguer et ce de bonne foi , je crois .
Juste le ton pas autre chose … quelle agressivité ! ouf!!!!! on dirait des pittbulls affamés depuis plusieurs jours Peut être croient -ils que le message passera mieux ….? J’ose le croire
Voilà ,nos jeunes ont toujours appris par l’exemple m’a t-on enseigné , si tu sèmes
la paix c’est assez rare que tu vas récolter la guerre
Et les parents dans tout ça que sème t-il ?????Que leur avons nous transmis ,un arrêt s’impose un moment de réflexion dans le calme ….. il faut que tous fasse l’effort, c’est la faute à ……..inutile ,le temps presse
L’éducation du jeune se commence à partir du berceau, Cessons de compter sur les autres retroussons nos manches , prenons nos responsabilités en tant que parents , puis un jour l’école est là pour continuer et travailler AVEC la famille Ce sera un travail de longue haleine mais si on ne commence jamais…. .Patience et encore patience, l’éducation ce n’est pas de la soupe que tu réchauffes au micro -onde en pestant et rouspétant que c’est trop long .
Bon courage
Plume68
3 décembre 2011
19h52
Pour ma part, j’ai travaillé dans les milieux communautaires avec des personnes jeunes et défavorisées. Effectivement, le point de vue de M. Laporte est tellement loin de la réalité : on n’est plus en 1976 comme à son époque et on est loin des milieux bourgeois et des niaiseries verbales et légères…. Maintenant c’est beaucoup plus intense et violent. Je ne crois pas que M. Laporte ait vécu dans ce contexte……… Il n’y a donc pas de leçon à recevoir de lui. Quant à l’une de ses solutions du “laisser faire”, on la connaissait tous bien avant de lire son billet.
Plume68
3 décembre 2011
19h57
@ Stridulation : Bons commentaires. Voilà une personne digne de bon sens qui sait relativiser les choses.
Comme quoi les commentaires qui suivent un billet sont parfois plus pertinents que le billet lui-même.
ben878
3 décembre 2011
21h28
“De toute façon, il ne faut pas essayer d’être aimé. Il faut aimer. C’est tout. Et le reste suivra. ”
Je crois que cette phrase s’avère être un des principals vecteurs de ce merveilleux article.
J’ai moi même souffert d’intimidation durant mon primaire, un moment de ma vie qui a été très difficile. J’ai cependant réussi me sortir de celui-ci à l’école secondaire avec un nouveau départ, un nouveau milieu. Certains n’ont pas eu cet chance, et c’est en lisant ce texte comme le vôtre, que mes pensées vont vers eux, des jeunes qui comme Marjorie, subissent jour après jour l’abus de ceux qui ont une faible estime d’eux; il est plus facile de rire des autres que de soit-même.
Mes pensées vont vers la famille de Marjorie et à tous les jeunes qui continuent de subir ces abbérations.
Benoît
Zen36
3 décembre 2011
22h53
@julylou.
Texte bien documenté qui élargit le débat autour de la cellule familiale. C’est là que l’enfant développe d’abord ses mécanismes de défense. Ce qu’écrit Séphane Laporte, c’est ce qu’il a appris de ses parents . C’est avec eux que l’enfant peut et doit savoir argumenter avec une pointe d’ironie. L’intimidateur cherche avant tout le combat physique mais il existe une alternative très bien illustrée par Stéphane: débattre verbalement avec son protagoniste et transposer le conflit au niveau du jeu verbal. Je me souviens d’un film français intitulé “Ridicule” où le gagnant du jeu était celui qui savait manier “la phrase qui tue”
Ici, au Québec, on s’est longtemps contenter du “Mange de la marde” ou de ces combats sur la patinoire qui exalte la puissance des gros bras. . Voilà la bien mauvaise manière d’éduquer le jeune de se défendre.
Il serait intéressant, Stéphane, que tu nous racontes comment tu as développé ce sens de l’ironie à la fine pointe du ridicule qui nous aura tant fait rire dans tes articles. Ce n’est quand même pas dans tes bandes dessinées ou en plaquant un joueur dans la bande que tu es devenu, un spécialiste de l’auto-dérision. Car, enfin, c’est bien là que réside une partie de la solution. au problème de l’intimidation. Hélas! C’est autour d’une table et non devant un écran de télévision ou sur internet que cela s’apprend.
Et puis, il y a aussi que personne n’osera intimider quelqu’un qui a son groupe d’amis. Comme le félin dans la jungle, celui-ci s’attaque toujours à l’isolé. Il est vrai que l’élève doué est trop souvnt seul. Mais en les regroupant tous dans une même classe , il se développe alors un esprit de solidarité dans un lieu exempt de conflit. Ils peuvent, alors, pour s’amuser , s,exercer aux arts martiaux !
messchrs
4 décembre 2011
07h11
je peux vous dire que des histoires dintimidation il y en a beaucoup plus quon pense. cest malheureux , jen connais quelques uns qui ont passé leur secondaire a se faire intimider et en sont resté marqués psychologiquement aujourdhui. jai moi meme été victime de cet enfer car je navais pas la force de répliquer et de me défendre, le tout a cesser le jour ou jai eu le courage de sortir les poings et de me plus jamais me laisser marcher dessus. ca meme eu le coté positif de me rendre plus fort face a la vie. mais ce qui est malheureux cest le nombre de fois ou jai tenter dobtenir de laide de la direction qui a pratiquement ridiculisé le tout. cest ca le principal probleme. aucune aide,aucun support alors ceux qui nont pas la force de se défendre vont trouver leurs années scolaires tres longues…
ilisepa
4 décembre 2011
09h08
Évidemment, l’intimidation est un problème grave dans notre société mais pour le cas récent (la jeune fille de Sainte-Anne -des Monts) une zone d’ombre me semble entourer l’affaire… Pourquoi une jeune fille de 15 ans plutôt jolie choisit-elle d’emblée le suicide comme solution ? Sa lettre d’adieu fait souvent référence à un “au-delà” meilleur, “un paradis ailleurs”, bref, la jeune fille me semble n’avoir aucun doute de sa “rédemption”, les propos de sa mère non plus… Et si on apprenait que cette famille est Témoins de Jéhova ? Adventistes du 7e jour? Je déraille, désolé, mais cette histoire semble beaucoup plus complexe que le traitement médiatique le laisse entendre…
jules-jim
4 décembre 2011
12h20
« L’intimidation » (Bullying) est enseignée, projetée, transmise à l’enfant dès sa naissance par la MÈRE ! Ce « manège d’intimidation » va se poursuivre et atteindre son point crucial vers l’âge de 3 à 4 ans. QUATRE ANS D’INTIMIDATION INTENSIVE ET RÉPÉTITIVE. Et paf ! déjà le « mal » est fait ! Dès que l’enfant atteindra sa puberté, à « son tour », il « déversera » l’accumulation de ses « frustrations » (pré-adulte) sur autrui (de préférence de son âge/ comme étant « un reflet » de lui-même) avec la même « férocité » que la MÈRE le faisait sur lui. Cette période (12-15ans) est LE SEUL MOMENT DE SA VIE où ce phénomène se produit chez TOUS LES HUMAINS DE TOUS LES RACES.
walt68
5 décembre 2011
09h06
@antoinettedc,
Bien, nous avons une légère divergence d’opinion, mais moi j’ai répondu comme un mâle. je trouve par ailleurs mal de faire croire aux enfants que tout le monde est son ami. C’est faux.
Mais, dans l’histoire, je crois que M.Laporte a bien agi, car il s’est sûrement évité une bonne raclée.
Finalement, n’oubliez pas que les parents ont un primordial dans le développement de leurs enfants et que le laisser-faire peut avoir des conséquences désastreuses.
Julylou
5 décembre 2011
19h13
@ jules-jim,
Je suis d’accord que la majeure partie de l’intimidation soit apprise. Et qu’on le veuille où non, c’est une « maladie familiale ». Il faut voir la source de l’intimidation. Une mère (ou un père) férocement intimidateur (pour emprunter vos mots) a probablement vécu l’intimidation d’un ou de ses deux parents. C’est un poison qui se perpétue, qui est insidieusement perfusé aux enfants qui deviendront ou bien soumis ou bien intimidateurs eux-mêmes.
Je comprends très bien la douleur et la colère qui suivent la prise de conscience des injustices subies (à répétition) à un moment de la vie où nous sommes vulnérables. Je n’excuserai jamais la personne qui profite de sa « force » supérieure pour écraser un « plus faible ». De là l’importance rendu à l’âge adulte de se voir HONNÊTEMENT pour pouvoir arrêter la transmission du poison aux générations suivantes. C’est possible.
Et c’est vrai que l’agressivité est « normale » chez l’être humain qu’il soit de n’importe quelle race. C’est notre héritage animal ; notez qu’en temps normal, un animal ne devient agressif que s’il sent sa survie menacé. Comme il semble que nous soyons dotés d’une conscience, il serait quand même bien qu’on se mette à s’en servir de la bonne façon…
Jpenseque...
5 décembre 2011
19h51
@jules-jim: Votre métabolisme vous a envoyé une surdose de testostérone, vous-là? La mère n’enseigne aucunement l’intimidation à ses enfants. Retournez faire vos classes en éducation où le développement de l’enfant y est très bien enseigné.
richarland
6 décembre 2011
21h35
Stéphane,
Je suis stupéfait de l’actualité de cette histoire, c’était vrai dans le milieu des années 70 et ce l’est toujours. Je te félicite pour ton humilité et pour le réalisme de ton récit. Les gens qui ont un handicap sont des “cibles” faciles, mais où je trouve ta force, c’est le réalisme de la force de la “tête”. Plusieurs n’ont pas les ressources intérieures ou les ressources familiales pour y parvenir.
Bravo et merci encore
channye
7 décembre 2011
12h09
Bravo Stéphane , une vrais leçon de courage !!! Je fait suivre à des amis (es) Je suis vraiment contente que tu ais partager Josée
louiseracine
10 décembre 2011
11h29
MERCI Stéphane pour le bel article du samedi 5 décembre,”La Société des intimidés disparus”. Quelle belle âme du as et quelle force de caractère extraordinaire!
Mademoiselle68
12 décembre 2011
15h55
Bravo , tu étais déjà super brillant à cet age-là. Je t’admire beaucoup.