Il y a deux dimanches, je me suis assis sur la terrasse, et j’ai lu d’un trait On peut se dire au revoir plusieurs fois de David Servan-Schreiber.
Le neuropsyciatre qui avait semé le cancer, il y a 20 ans, savait que tôt ou tard, le crabe le rattraperait. Il lui soufflait dans le cou, pour pas dire dans la tête, depuis un an. Une rechute fulgurante. Pressé, il a voulu, une dernière fois, nous apprendre à vivre et à mourir. Ce livre raconte son dernier combat, sans jamais tomber dans le pathos. C’est un condamné qui l’écrit, mais un condamné qui n’abandonne pas. Qui n’abandonne ni lui, ni personne.
C’est écrit avec l’intelligence du coeur et de l’esprit. Un livre qui fait du bien. Plus intime encore que les deux best-sellers du célèbre docteur: Guérir et Anticancer.
Une lecture qui nous aide à accepter notre condition humaine. Qui apprivoise la fin. Notre fin.
Pour guérir, Serban-Schreiber croyait à la médecine, mais il croyait surtout aux légumes, aux fruits rouges, à la méditation, à l’humour, aux amis, bref à la vie.
J’ai donné le bouquin à Dominique Michel quand je l’ai vue au festival Juste pour rire, la semaine dernière. Elle aussi l’a dévoré en un après-midi. Et ça lui a rappelé son combat à elle contre la maladie maudite: ” J’ai eu mal comme jamais dans ma vie pendant les traitements contre mon cancer. Mais j’ai aussi ri. Beaucoup ri.”
Ri comme dans guéri. Le docteur Servan-Schreiber serait fier d’elle.
Il y a deux dimanches, je lisais le livre d’un homme qui luttait pour rester en vie.
Ce dimanche, il vient de mourir.
Que personne ne dise qu’il a perdu son dernier combat.
David Servan-Schreiber a gagné le ciel.
Et ses livres sont encore là pour nous aider à gagner le nôtre.

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patmacho
24 juillet 2011
21h25
En vous lisant, je me rapelle d’une chanson que Dominique Michel chantait en spectacle et qui disait:
…..Y a des jours où je cours, y en a d’autres où je marche, y a même des jours où je rampe….mais j’avance, j’avance.
Ce bout de chanson m’a aidé à vivre, vous n’avez pas idée et madame Michel non plus.
Merci madame
J’ai vu et entendu David Servan-Schreiber lors d’une émission d’Oprah. Extraordinaire, cet homme. Qu’il repose en paix.
moietlautre
24 juillet 2011
22h13
Il a mentionné qu’il avait oublié de prendre le temps de vivre – “balance in life”. Il a donné beaucoup, beaucoup de lui, de son savoir et malheureusement de son temps — Passant par là 2 fois, je sais de quoi il peut en retourner. Il a beaucoup apporté au monde, à nous de prendre notre temps, de profiter du temps le temps qu’il est encore temps!
Je souhaite offrir mes condoléances à ses amis québécois et ils sont nombreux ainsi qu’à sa famille. Merci à ce grand homme pour sa générosité … elle sera toujours le réconfort de millions de gens.
joswill
24 juillet 2011
23h14
Cancer un jour cancer toujours. Il faut arrêter de penser que l’on peut guérir. J’ai moi-même le cancer et en aucun moment je pense guérir. Je crois seulement que le temps fait son oeuvre et la mort fait partie de la vie. Je n’ai jamais été impressionné par ce docteur et ceux qui nous présentent des recettes qui pourraient nous guérir.
Arrêtons de faire des éloges de ces gens et disons-nous qu’ils sont aussi vulnérables que la moyenne dans la population.
Je ne pense qu’il était un grand homme. Il était un humain comme tout le monde et sa souffrance n’est pas plus exemplaire que les autres. Que l’on arrête dans les médias de faire des exemples qui n’en sont pas.
Monsieur Laporte, votre souffrance n’a d’égale que votre perception sur vous même.
vetoleduc
25 juillet 2011
00h42
C’est triste, ça ne se termine jamais comme au cinéma. Il était aimé, c’est ce qui compte le plus j’imagine. Mais une petite question tout de même, c’est quoi cette histoire de ciel?
D. Leduc
glepage
25 juillet 2011
01h18
J’ai lu son livre Guérir en 2005 et ça a littéralement changé ma vie!
Je me suis mise à consommer davantage d’omégas-3, j’ai fait de l’acuponcture, je me suis achetée des souliers de courses (hmhmm que je devrais utiliser davantage), j’ai fait des traitements à l’EMDR et je m’efforce à communiquer autrement et mieux.
Hommage à ce grand homme, lucide et optimiste, qui nous aura appris à mieux vivre.
americanophile
25 juillet 2011
05h51
C’était un honnête homme.
marie-danielle
25 juillet 2011
08h04
Même si on me disait que j’ai tort, je vais continuer de dire que je suis guérie et j’en suis profondément convaincue. Si certains croient que David Servan ne mérite pas les éloges qu’il reçoit, c’est qu’ils n’ont pas compris ce que signifie toute la recherche qu’il a faite pour ensuite nous en transmettre les résultats. Grâce à sa générosité, j’ai pu passer par cette étape difficile un peu plus sereinement. Son blogue aussi autorisant d’écrire notre journal et le partager avec d’autres personnes atteintes m’ont vraiment aidée. Il y a plein de bonnes raisons de dire merci à David Servan. Alors, je lui rends hommage ce matin.
Nous ne sommes pas invulnérables. Je sais bien qu’un jour je devrai partir. En attendant, je vis dans le présent, bien dans mon corps comme dans ma tête.
tokyo
25 juillet 2011
08h12
Après Montignac, Servan-Schreiber. On peut pas dire que manger des graines fait vivre vieux?
Who’s next? Le Doc Béliveau?
claude-t
25 juillet 2011
08h35
un bel humain qui nous quitte, l’expression perdre son combat selon moi ne reflète que la difficulté comme humain d’accepter notre impuissance …
ovni
25 juillet 2011
09h06
Son emphase sur l’importance de manger des Omega-3 est d’une naïveté un peu embarassante. Et il y a chez lui un côté gourou qui ne me plait pas. Gourou doucereux.
samsuffi
25 juillet 2011
09h35
Sachant que la médecine ne pouvait le guérir, il a essayé d’autres approches. C’est exactement ce qu’il faut faire. Le dr Béliveau suggère l’alimentation de son côté.
Il y a plein de nouvelles façons de traiter la maladie. Malgré les récentes découvertes des chercheurs, les gens continuent à mourir du cancer.
De mon côté, je suggère d’y aller à fond avec la médecine, accepter les traitements de chimio et autres et essayer dans la panoplie des traitements issus de la médecine alternative celle qui nous attire le plus.
Le choix est énorme aujourd’hui et on ne peut pas tous les essayer.
Moi, j’ai choisi les approches de la médecine énergétique. Un gros travail, un gigantesque travail.
Les Chinois, les Japonais, les Américains, les Indiens, les Thibétains, aie, ça commence à en faire du stock. Ce que j’aime de cette médecine, c’est qu’elle utilise la “force brute” pour ramener la santé.
C’est un outil de plus pour combattre la maladie et ainsi améliorer sa qualité de vie.
C’est un complément à la médecine traditionnelle. Les médecins encouragent les gens aujourd’hui dans ce sens-là. Il y a l’art thérapie, la méthode en Écho, etc.
dodo66
25 juillet 2011
09h40
Lorsque la peur, la douleur, la détresse et l’inquiétude viennent rôder autour de nous, bien peut de gens peuvent arrivé à trouver les mots pour nous permettre de continuer et d’espérer. Le courage et la force d’avancer peut alors flancher même pour le plus grand des guériés. À la lecture des livres de David Servan-Schreiber, j’ai compris qu’il y avait en moi ce qu’il fallait pour me permettre d’avancer et surtout de vivre pleinement et positivement l’aventure qui s’annoncait alors.
Je rends hommage également à ce grand homme qui m’a aidé à poursuivre ma route sans baisser les bras et à les ouvrir très grands vers la vie.
5sur5continents
25 juillet 2011
09h44
J’ai beaucoup d’admiration pour cet homme, contrairement à tous les charlatans de ce monde ses conseils sont basés sur des recherches scientifiques, c’est ce qui leur donne une toute autre valeur. Il a toujours dit que les méthodes proposées dans ses livres ne pouvaient remplacer les traitements traditionnels (ex.chimiothérapie) mais les compléter.
Et OUI il y a certains cancers qui peuvent êtres guéris…
Marie D., pharmacienne hospitalière
meerly
25 juillet 2011
17h21
Un combattant et un brillant chercheur, un médecin avant-gardiste qui a su explorer les médecines alternatives non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres…merci pour vos recherches et sincères condoléances pour vos proches.
ducalme
25 juillet 2011
21h12
CLAUDE BÉCHARD – JACK LAYTON
Monsieur Laporte, je ne sais pas si en publiant votre billet sur David Servan-Schreiber vous aviez une prémonition de la nouvelle de la rechute que nous annonçait Jack Layton aujourd’hui.
Chez les Canadiens, Jack Layton jouit d’un capital de sympathie énorme.
Je me sens personnellement interpelé par cette rechute qui m’attriste énormément.
Jack Layton est un politicien comme je les aime: honnête, capable de compromis, chaleureux et vif d’esprit.
C’est aussi quelqu’un de chez-nous: le petit gars de Hudson.
Une personne avec laquelle on aimerait bien passer une soirée.
Il entre dans une période difficile où le support de nos pensées ou de nos prières est ce qu’on peut faire de mieux pour lui.
Ce triste événement n’est pas sans rappeler qu’à peu près à la même date l’an dernier (si ma mémoire est fidèle c’était le 2 août), France Beaudoin recevait le député-ministre de Kamouraska-Témiscouata à son émission BONS BAISERS DE FRANCE.
Un Claude Béchard qui disait bien aller et qui a parlé de sa cochonnerie de maladie qui était un cancer du pancréas.
Taux de survie: 20% après 5 ans du diagnostic.
À ses débuts en politique, je trouvais Claude Béchard un politicien fendant, arrogant et baveux (c’est le terme qu’il avait utilisé lui-même avec France Beaudoin).
La maladie l’avait cependant transformé de même que l’assassinat à Rivière-Ouelle de son attachée de circonscription.
Claude Béchard était devenu un homme attachant, un homme de vision où enfin le visage humain était apparu.
Il était devenu un successeur naturel de Jean Charest, une ambition fort légitime pour lui.
Un mois plus tard, c’est à la cathédrale de La Pocatière qu’on lui rendait un dernier hommage, lui qui entamait à peine la quarantaine.
En lisant les commentaires publiés sur ce blogue, je me rends compte que beaucoup d’intervenants ont perdu des proches dans des drames similaires.
Mon meilleur ami, un compagnon d’enfance qui avait suivi un parcours semblable au mien, est décédé à 48 ans d’un cancer généralisé.
Je l’ai accompagné jusqu’à la fin, traversant avec lui toutes les étapes de sa maladie, de l’annonce de celle-ci en passant par la révolte et jusqu’à l’acceptation partielle qu’il allait nous quitter.
À toutes celles et ceux qui sont atteint de cette maladie, à celles et ceux qui les aident à lutter ou à accepter, mes pensées les plus profondes.
grain-entier
2 août 2011
22h30
David SS était très intelligent mais pas très conscient… Le stress des dernières années n’a sûrement pas aidé sa cause… Il aurait dû mettre beacoup plus d’emphase sur son alimentation… Il voyageait beaucoup ces derniers temps, et ce n’est pas dans les aéroports et dans les salles de congrès que l’on peut bien se nourrir… Il n’avait que de yeux pour la diète du Docteur Richard Béliveau… beaucoup de fruits et légumes, moins de viandes rouges et moins de sucre raffiné… Cette diète ne va tout simplement pas assez loin… Il faut SUPPRIMER les viandes rouges, SUPPRIMER les sucres, SUPPRIMER les produits laitiers et tout ce qui reste (oui j’entends déjà, mais il reste quoi à part ça?… Allons un peu d’imagination chère audiance!) doit rencontrer les cahiers de charge BIOLOGIQUE.
Le Docteur Tulio Simoncini lui, utilise la matière alcaline pour guérir les cancers. Simple sa méthode, la maladie (y compris le cancer) ne vit pas dans un milieu alcalin.
Même chose pour Brian Clement de l’institut Hipocrate. Sa diète est hyper alcaline. Simple sa méthode, la maladie (y compris le cancer) ne vit pas dans un milieu alcalin.
De quoi le cancer se nourrit-il?… de sucre… il en rafolle!…
Taper aussi Mike Adams health ranger sur votre moteur de recherche… et conscientisez-vous!