Stéphane Laporte

Archive, septembre 2010

Mercredi 29 septembre 2010 | Mise en ligne à 22h04 | Commenter Commentaires (20)

Merci Monsieur Bélair

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Quand j’étais flot et qu’il pleuvait le samedi midi, je regardais Bon week-end. C’était une émission de services au canal 10, dans les années 70. Il y avait toutes sortes de chroniqueurs, un avocat, un historien, un monsieur gadget, un chef cuisinier et j’en oublie…

C’était du Canal Vie avant son temps. Mais pas en location. Dans un bon vieux studio, en direct. Les spécialistes défilaient durant 2 heures aux côtés de Serge Bélair. Avec chacun d’eux, l’animateur avait du fun. Pas du plaisir, du fun, du gros fun. On entendait les caméramans rire. Pas une once de prétention. On avait l’impression d’entendre des voisins jaser. Et on aurait aimé être un petit oiseau pour savoir ce qu’ils se disaient durant les commerciaux. Ça devait être salé.

La première fois que j’ai rencontré Serge Bélair, c’est durant les années 90, à CKVL. Il animait Vedettes en direct avec Érick Rémy. Son jeune co-animateur l’appelait Monsieur Bélair. Et il y avait de quoi. L’homme était imposant. Il avait déjà plus de 30 années d’expériences. Il était devenu plus sévère. À la radio, il ne mâchait pas ses mots et passait quelques artistes au tordeur. Il était une sorte de justicier du showbiz. Un vieux sage qui rappelait aux petits jeunes qu’ils n’avaient pas tout inventé. Que c’est le public qui avait raison. Pas eux. Ses entrevues n’étaient pas complaisantes. Valait mieux avoir aiguisé ses patins avant de débarquer rue Gordon. Vedettes en direct, c’était la bande des six du vrai monde.

La dernière fois que j’ai vu Serge Bélair, c’est cet été à l’enregistrement du Banquier Spéciale 50 ans de TVA. Il avait tout de suite accepté l’invitation de nos recherchistes. Il était heureux de retrouver ses confrères et consoeurs de la belle époque.

Quand on l’a vu, on a eu un petit choc. Sa coiffe de coq avait disparue, comme il l’a dit en ondes. Mais son sourire était toujours franc et ses yeux allumés. Quand l’animatrice lui a dit qu’il était un monument, on a senti que ça lui a fait plaisir, que ça lui a fait du bien.

Je suis heureux que cette fleur venant de Julie, il l’ait reçue de son vivant, dans sa dernière apparition télé. Il était temps. Il était moins cinq.

Les pionniers de la télé sont trop vite oubliés.

Serge Bélair fait partie de cette génération d’annonceurs capables de tout faire. De ces hommes de télé multi-disciplinaires jamais pris au dépourvu. Des ces belles voix qu’on ne se lassait jamais d’entendre.

Merci Monsieur Bélair.

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Mardi 28 septembre 2010 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (74)

Les sacres, est-ce qu’on s’en sacre?

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Claude Dubois revient à V, ce soir, sans sacrer. C’est Hugo Dumas qui nous l’apprend dans La Presse, de ce matin.

Vous connaissez l’histoire, Dubois ne voulait pas qu’on l’entende sacrer en ondes. V voulait laisser les sacres au montage. Une cris… de grosse chicane. Emission annulée, la semaine dernière. On s’est finalement entendu. Dubois en réalité purifiée.

Tout ça pour ça.

Je me demande où en est la sensibilité du Québécois face aux sacres? On sacre à la télé depuis Lance et compte et son Sacrament Suzie. On sacre dans les fictions mais dans les émissions de variétés, c’est plus rare. Pierre Falardeau sacrait allègrement dans tous les talk-shows. Mais à part lui, c’est rare qu’une personnalité ose nommer les saints ustensiles.

La très grande majorité des Québécois sacre de temps en temps, moi le premier, mais sommes-nous prêts à ce que le sacre vive en totale liberté ? Maintenant que nos églises sont vides, est-ce toujours péché de sacrer? Le sacre est-il devenu un assaisonnement du langage? Une couleur québécoise? Où est-il toujours un manque de savoir-vivre, une indélicatesse de l’esprit?

Bref ,est-ce que ça vous choque encore quand quelqu’un sacre?

Pour ma part, tout est dans la manière. Dans les films de Forcier, Jean Lapointe sacrait tellement bien, c’était presque de la poésie. Par contre quand j’entends, au parc, un parent sacrer après son enfant, c’est d’une violence intolérable.

Sacrer ou ne pas sacrer, voilà l’ostie de question…

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Vendredi 24 septembre 2010 | Mise en ligne à 21h14 | Commenter Commentaires (101)

No respect for le Bonhomme!

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Pauvre Bonhomme Carnaval, toujours aussi loooosers! Québec a beau être devenue une ville de gagnants, le grand monstre blanc fait toujours rire de lui. Après les coups de poêlon des Bleu Poudre, le Bonhomme reçoit maintenant les cheaps shots des anglos.

La revue MacLean’s l’a choisi pour personnifier la corruption au Québec. Pourquoi lui? Pourquoi pas Fava, Charest, Labonté? Parce que le Bonhomme, c’est pas grave. Ça ne froisse personne. Même pas les séparatistes.

Les dirigeants du Carnaval de Québec exige des excuses. C’est le chief editor qui doit rire.

Un jour, le Bonhomme va se foutre dans le micro-ondes. Et ce sera notre faute à tous.

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